Antoine Le Maistre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maistre.
Antoine Le Maistre, gravé par Charles Simonneau d'après Philippe de Champaigne, ca. 1695)

Antoine Le Maistre[1], né en 1608 et mort le 4 novembre 1658 était un avocat janséniste français. Il était le fils d'Isaac Le Maistre et de Catherine Arnauld, fille aînée de l'avocat Antoine Arnauld (1560-1619).

Jeune avocat célèbre, Le Maistre quitte le barreau alors qu’il n’avait pas encore trente ans et se retire à Port-Royal à l’instigation de Saint-Cyran[2].

Il avait annoncé sa décision dans une lettre à son père après trois mois de réflexion[3]. En période de crise (la Fronde), ce geste de retrait à l’égard des affaires publiques déplut à Richelieu, s’imaginant probablement perdre un juriste de talent[4].

Le 10 janvier 1638, Antoine et Simon Le Maistre s’installent à Port-Royal de Paris[3],[5]. Ils se mettent alors sous la direction spirituelle de l’abbé de Saint-Cyran. À la demande de ce dernier, les frères Le Maistre accueillent plusieurs enfants dans leur maison pour les éduquer selon les principes saint-cyraniens[3]. L’arrestation de Saint-Cyran le 14 mai 1638 met un terme à cette vie de pédagogues[3].

Premier des Solitaires, Antoine Le Maistre se fixe pour toujours à Port-Royal des Champs en août 1639, menant une vie discrète et austère[3]. Jean Racine entretiendra alors avec lui des relations d’amitié. Le Maistre se consacra à faire des traductions, à écrire des vies de Saints[3]. Il a laissé une œuvre abondante et meurt le 4 novembre 1658 des suites d’une maladie. Sa pierre tombale est visible dans le cloitre de Port-Royal de Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

Parmi ses œuvres on retrouve « Dix règles de la traduction française », où des principes comme ceux de l'importance de la fidélité et de la littéralité en traduction sont dégagés. Le texte doit être équilibré et il faut rester fidèle et ne rien ajouter à la traduction. Il a également traduit trois textes de Saint Bernard (« De la vie solitaire », « Des commandements et dispenses », « De la conversion des Mœurs »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Également écrit Lemaistre ou Le Maître ; pseudonymes : Lamy et L. de Saint-Aubin
  2. Jansénisme et politique, textes choisis et présentés par René Taveneaux, Paris, Librairie Armand Colin, 1965, p. 56.
  3. a, b, c, d, e et f « Antoine Le Maistre (1608-1658) », site des Amis de Port-Royal.
  4. René Taveneaux, op. cit., p. 56. Un texte à l’appui de Nicolas Fontaine (p. 56-57) en témoigne (Mémoires pour servir à l’histoire de Port-Royal, t. I, Cologne, 1738, p. 47-48).
  5. René Taveneaux dans op. cit., indique l’année 1637.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sa biographie sur le site des Amis de Port-Royal