Condé-sur-Noireau

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Condé-sur-Noireau
Le centre-ville
Le centre-ville
Blason de Condé-sur-Noireau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Canton Condé-sur-Noireau
Intercommunalité Communauté de communes Condé Intercom
Maire
Mandat
Pascal Allizard
2014-2020
Code postal 14110
Code commune 14174
Démographie
Gentilé Condéens
Population
municipale
5 315 hab. (2011)
Densité 424 hab./km2
Population
aire urbaine
7 588 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 03″ N 0° 33′ 00″ O / 48.850833, -0.5548° 51′ 03″ Nord 0° 33′ 00″ Ouest / 48.850833, -0.55  
Altitude Min. 72 m – Max. 173 m
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Condé-sur-Noireau
Liens
Site web www.conde-sur-noireau.com

Condé-sur-Noireau est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 5 315 habitants[Note 1] (les Condéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Condé-sur-Noireau est en Bocage normand, aux confins de la Suisse normande et des Bocages flérien et virois. L'atlas des paysages de la Basse-Normandie la place pour sa plus grande partie dans l'unité de la Suisse normande qu'il caractérise par « un relief particulièrement vigoureux » aux paysages « parmi les plus emblématiques de l’image touristique de la région »[1]. Le sud-ouest du territoire est classé dans l'unité du bassin de Vire. L'agglomération est à 12 km au nord de Flers, à 26 km à l'est de Vire, à 30 km à l'ouest de Falaise et à 46 km au sud de Caen[2].

L'agglomération est traversée par la route départementale no 562 (D 962 dans l'Orne), ancienne route nationale 162, reliant Caen à Flers. Elle y est rejointe par la D 512 (ancienne N 812) menant à Vire à l'ouest et la D 511 (ancienne N 811) permettant de joindre Pont-d'Ouilly à l'est et Saint-Pierre-d'Entremont puis Tinchebray au sud-ouest. La D 36 mène à Proussy au nord-ouest.

Condé-sur-Noireau est dans le bassin de l'Orne, par son affluent le Noireau qui délimite le territoire puis le traverse au sud-est. Son affluent la Druance, arrivant par le nord-ouest, traverse l'agglomération avant de confluer. Elle y reçoit les eaux de l'Odon (homonyme de l'affluent direct de l'Orne) provenant du sud-ouest.

La Druance dans le centre-ville.

Le point culminant (173 m) se situe au nord-est, au lieu-dit la Justice, en surplomb de la chapelle Saint-Jacques. Le point le plus bas (72 m) correspond à la sortie du Noireau du territoire, à l'est.

Comme toute la Basse-Normandie, Condé bénéficie d’un climat océanique avec des étés frais et des hivers doux. La station météorologique la plus proche est celle de Caen-Carpiquet à 38 km, celle d'Alençon-Valframbert est à 65 km et celle de Granville-Pointe du Roc à 75 km. La Suisse normande et surtout le Bocage virois s'en différencient toutefois assez nettement pour la pluviométrie annuelle qui, à Condé, avoisine les 900 mm[3].

En dehors de la partie urbaine, les principaux lieux-dits sont, du nord-ouest à l'ouest, dans le sens horaire, le Poncel, le Perreux, Bouilly (au nord), la Justice, Plaisance, Vaux, les Folies (à l'est), la Manigance, la Conterie, Belle Étoile, Brévaux, la Gestrie, l'Abbaye(au sud), la Milonnière, le Busq, la Rougetière, la Cirouetière, la Rougetière, la Louvetière, la Calaisière, l'Aumondière, la Poissonnière, la Blonnière, la Mérousière, les Folies (deux lieux-dits homonymes), la Belloyère (à l'ouest), la Mottinière, le Bas Mesnil, le Haut Mesnil et le Mesnil[4].

Communes limitrophes de Condé-sur-Noireau[5]
Saint-Germain-du-Crioult Proussy Saint-Denis-de-Méré
Saint-Germain-du-Crioult Condé-sur-Noireau[5] Saint-Denis-de-Méré,
Saint-Pierre-du-Regard (Orne)
Montilly-sur-Noireau (Orne) Montilly-sur-Noireau (Orne) Saint-Pierre-du-Regard (Orne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté au Moyen Âge sous les formes latinisées Condatensem, Condetensem vicum vers 1020, puis Condati 1106 - 1135, Conde en 1236[6].

Condé représente l'évolution phonétique régulière du gallo-roman CONDĀTE en langue d'oïl. Ce type toponymique est issu du gaulois condate « confluence, réunion ». On le rencontre dans de nombreux noms de communes, dont le déterminant complémentaire est souvent le nom du cours d'eau principal. Il en est ainsi de Condé-sur-Huisne, Condé-sur-Iton, Condé-sur-Sarthe, Condé-sur-Vire, auxquels on peut ajouter Condé-sur-Laizon devenu après fusion Condé-sur-Ifs. Pour Condé-sur-Seulles et Condé-sur-Risle, la rivière ne reçoit pas mais se sépare momentanément en deux cours d'eau[7]. Condé-sur-Noireau doit donc son nom à la confluence de la Druance et du Noireau.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1418, pendant la guerre de Cent Ans, elle tombe sous la domination anglaise et John Fastolf en est le gouverneur. La ville est plus tard employée par François de Surienne pour attaquer la ville de Fougères en Bretagne. Cela mène à la fin de la guerre de Cent Ans, quand Charles VII reprend la ville, et tout le duché de Normandie.

Condé fut l'une des premières villes majoritairement réformée. Au XVIe siècle, les protestants y tinrent plusieurs assemblées. En 1674, ils y tinrent un synode provincial.

Le Noireau et la Druance ont favorisé les activités de Condé. La ville comptait avant le XVIIIe siècle deux importants moulins à farine sur le Noireau, le moulin de Saint-Martin en amont et le moulin Biot en aval, et un autre sur la Druance, le moulin de la Bataille. Il y avait également des moulins à tan et des moulins à foulon[8].

Dès le XVIIIe siècle, Condé est l’une des cités les plus actives du département. La fabrication de la toile, des draps et du lin fait vivre environ 7 000 ouvriers[9]. La coutellerie est également réputée.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Noireau[10].

Au début du XIXe siècle, les petites filatures hydrauliques s’installent à Condé. La première imprimerie date de 1829. Dans les années 1860, la ville est à l’apogée de son développement économique avec une grande industrie textile (on compte alors 55 filatures hydrauliques, 8 000 métiers à tisser) à laquelle s’ajoute un artisanat très actif. Elle obtient en 1868, pour accompagner ce développement, la création du chemin de fer de la Suisse normande partant de Flers et rejoignant Caen en 1874. Entre temps, l'activité condéenne aura cependant subi ses premières difficultés : le blocus naval lors de la guerre de Sécession rompt une grande partie de l'approvisionnement en coton et seule une filature reste en activité en 1863. Il y a 650 chômeurs, les actifs voyant leurs horaires très restreints[11].

Avec la Seconde Guerre mondiale, Condé connaît ses heures les plus tragiques. La ville est détruite à 95 % par les bombardements qui feront au total 252 victimes. La reconstruction de la ville s’achève en 1963 avec l’inauguration de l’hôtel de ville. Condé-sur-Noireau devient alors la « filleule de guerre » de la ville de Vincennes (Val-de-Marne), qui aide à sa reconstruction.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Condé-sur-Noireau

Les armes de la commune de Condé-sur-Noireau se blasonnent ainsi :
D’azur à la fleur de lys d'argent[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[13]
Période Identité Étiquette Qualité
v. 1850   Guillet[14]    
         
1934 1944 Louis Trolley    
1944 1944 Fernand Bibaut    
1944 1959 René Pauwels    
1959 1964 Robert Gossart    
1964 1971 Maurice Dossin    
1971 1995 Maurice Piard    
1995 en cours Pascal Allizard[15] DVD, puis UMP Sénateur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 315 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Condé-sur-Noireau[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Condé-sur-Noireau a compté jusqu'à 7 350 habitants en 1876.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 327 3 700 3 925 5 436 5 562 6 449 5 976 6 355 6 368
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 969 7 234 6 643 6 871 7 350 7 279 7 252 6 764 6 663
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 591 6 247 5 604 5 357 4 937 4 852 4 800 3 358 4 277
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 231 6 568 7 287 7 098 6 309 5 820 5 603 5 315 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,5 %) est en effet supérieur au taux national (23,2 %) et au taux départemental (23,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,15 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2011, la suivante :

  • 46,85 % d’hommes (0 à 19 ans = 26,0 %, 20 à 64 ans = 52,9 %, plus de 64 ans = 21,1 %) ;
  • 53,15 % de femmes (0 à 19 ans = 20,5 %, 20 à 64 ans = 49,8 %, plus de 64 ans = 29,6 %).
Pyramide des âges à Condé-sur-Noireau en 2011 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
1,9 
10,4 
75 à 89 ans
16,7 
16,6 
60 à 74 ans
17,8 
19,1 
45 à 59 ans
18,5 
17,1 
30 à 44 ans
15,2 
19,5 
15 à 29 ans
14,6 
16,4 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2011 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,3 
14,2 
60 à 74 ans
15,0 
20,5 
45 à 59 ans
20,0 
19,4 
30 à 44 ans
18,2 
19,5 
15 à 29 ans
18,2 
19,5 
0 à 14 ans
17,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Les Condéens disposent d'une médiathèque et d'un cinéma (Le Royal), remis complètement à neuf et rouvert en 2003, à la suite des terribles dégâts causés par la tempête de décembre 1999. La ville dispose en outre d'un centre aquatique de loisirs et d'un vaste parc municipal au cœur de la ville.

Côté musical, Condé-sur-Noireau abrite l'orchestre d'harmonie de l'école de musique de la ville, ainsi que la Manécanterie des Petits Chanteurs de Notre-Dame de la Joie qui donnent plusieurs concerts et animations chaque année.

En 1999, la ville de Condé-sur-Noireau, avec l'aide financière de la Région et du Département, a pu acquérir l'importante collection Léandre créée par Henri Buron et exposée à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) ; 80 œuvres sur un fonds de près de 300 sont exposées en permanence à l'espace-musée Charles Léandre.

Sports[modifier | modifier le code]

Les amateurs de sports aquatiques peuvent s'adonner à leur activité sous le toit ouvrant du centre aquatique, qui possède trois bassins et un toboggan géant.

Les couleurs de Condé sont défendues à haut niveau par son équipe féminine de football, le Football Club féminin Condéen[24].

L'Entente sportive municipale condéenne fait quant à elle évoluer une équipe masculine de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[25].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Voir Scandale de l'amiante.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr (Dreal Basse-Normandie) - Les unités de paysage : Unité 7.3.2 : La Suisse normande » (consulté le 14 octobre 2013)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (consulté le 9 septembre 2012) (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  4. Condé-sur-Noireau sur Géoportail.
  5. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)[1]
  7. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253247-9), p. 85
  8. François Lefaivre, Petite histoire de l'activité industrielle de Condé-sur-Noireau aux XIXe et XXe siècles, Condé-sur-Noireau, Éditions du Petit Chemin,‎ juin 2007 (ISBN 978-2-7546-0027-9), p. 9-11
  9. François Lefaivre, Petite histoire de l'activité industrielle de Condé-sur-Noireau aux XIXe et XXe siècles, Condé-sur-Noireau, Éditions du Petit Chemin,‎ juin 2007 (ISBN 978-2-7546-0027-9), p. 11
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. François Lefaivre, Petite histoire de l'activité industrielle de Condé-sur-Noireau aux XIXe et XXe siècles, Condé-sur-Noireau, Éditions du Petit Chemin,‎ juin 2007 (ISBN 978-2-7546-0027-9), p. 22
  12. « GASO, la banque du blason - Condé-sur-Noireau Calvados » (consulté le 24 mai 2013)
  13. Source partielle : François Lefaivre, Condé-sur-Noireau et sa communauté de communes, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet,‎ septembre 2010 (ISBN 978-2-84706-323-3), p. V
  14. Annuaire du Calvados, année 1850, p.368.
  15. Réélection 2014 : « Deux nouveaux adjoints aux côtés de Pascal Allizard », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  16. « Condé-sur-Noireau (14110) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er mai 2014)
  17. Date du prochain recensement à Condé-sur-Noireau, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  19. « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Commune de Condé-sur-Noireau (14174) », sur le site de l'Insee (consulté le 8 juillet 2014)
  20. « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Département du Calvados (14) », sur le site de l'Insee (consulté le 8 juillet 2014)
  21. a, b, c, d, e et f « Condé-sur-noireau.com : Industries à Condé sur Noireau » (consulté le 4 novembre 2008).
  22. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/29/a-conde-honeywell-ferme-la-porte_3438963_3234.html
  23. Site du groupe
  24. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – F.C. Feminin Condeen » (consulté le 29 février 2012).
  25. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent.S. Municipal Condeenne » (consulté le 24 mai 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Condé se souvient, éditions Charles Corlet,‎ 1994 (ISBN 2-85480-634-4)
  • Roger Pecqueur, Condé-sur-Noireau sous les bombardements, éditions Charles Corlet,‎ 1994 (ISBN 2-85480-535-6)
  • François Lefaivre, Les Condéens sous l'occupation, éditions Charles Corlet,‎ 2001 (ISBN 2-85480-015-X)
  • Stephen Cooper, The Real Falstaff, Sir John Fastolf and the Hundred Years War, (Pen & Sword 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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