Joë Bousquet

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Joe Bousquet

Activités Poète, écrivain
Naissance 19 mars 1897
Narbonne, Aude, Drapeau de la France France
Décès 28 septembre 1950 (à 53 ans)
Carcassonne, Aude, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français

Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950, est un poète et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, le 27 mai 1918, âgé de 21 ans, il est grièvement blessé lors du combat de Vailly : il est atteint à la colonne vertébrale par une balle allemande. Paralysé à hauteur des pectoraux, il perd l'usage de ses membres inférieurs. Il demeurera alité le reste de sa vie, au 53 rue de Verdun à Carcassonne, dans une chambre dont les volets seront fermés en permanence. Conservée en l'état, la Maison des Mémoires abrite une exposition permanente, ainsi que le Centre Joë Bousquet et son temps. Ce dernier organise de nombreuses manifestations autour de l'œuvre du poète.

Avec ses amis François-Paul Alibert, Ferdinand Alquié, Claude-Louis Estève et René Nelli, il fonde en 1928 la revue Chantiers.

Dans les années 1940, la revue Les Cahiers du Sud le charge d'un Cabinet de lectures, dont il s'occupe avec Francine Bloch, premier chroniqueur principal de la revue.

Il est en relation épistolaire avec de nombreux écrivains et artistes dont Paul Éluard, Max Ernst et Jean Paulhan. Il écrit constamment son prénom « Joe », sans tréma. De ce point de vue, la forme imprimée « Joë », avec tréma, qui est devenue usuelle du vivant de l'auteur, n'en est pas moins fautive. Joe Bousquet laisse une œuvre poétique considérable.

Une rue porte son nom à Carcassonne et à Narbonne, ainsi qu'à Labastide-Saint-Georges (Tarn) et à La Palme (Aude), où il aimait passer des vacances chez ses grands-parents[1]. Une place porte également son nom à Villalier (Aude).

Il repose dans le cimetière de Villalier.

Fin 2008 est éditée une correspondance amoureuse (20 janvier 1946 - 17 février 1949) de Joe Bousquet avec une jeune femme, « Linette ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésies[modifier | modifier le code]

  • La Fiancée du vent, Chantiers, 1928
  • Il ne fait pas assez noir, R. Debresse, 1932
  • Le Mal d'enfance, Denoël, 1939, illustré par René Iché
  • Mon frère l'ombre, Cahiers de l'École de Rochefort, 1943
  • La Connaissance du soir, Éditions du Raisin, 1945
  • L'Œuvre de la nuit, Éditions Montbrun, 1946
  • Chantelaine, Les Bibliophiles alésiens, 1947

Romans[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Fruit dont l'ombre est la saveur, Éditions de Minuit, 1947

Œuvres érotiques[modifier | modifier le code]

Essais critiques[modifier | modifier le code]

  • Les Capitales : ou de Jean Duns Scott à Jean Paulhan, 1955
  • Lumière, infranchissable pourriture et autres essais sur Pierre Jean Jouve, Fata Morgana, 1987

Correspondance[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

  • Fumerolle, 1951
  • La Neige d'un autre âge, Cercle du livre, 1952
  • Le Mal du soir, Bordas, 1953
  • Langage entier, Rougerie, 1966
  • Notes d'inconnaissance, Rougerie, 1967
  • Le Sème-Chemins, Rougerie, 1968
  • Le Salut d'une parole, Gaston Puel, 1968
  • Le Pays des armes rouillées : mémoires, Rougerie, 1969
  • D'une autre vie, 1970
  • L'Homme dont je mourrai, Rougerie, 1974
  • La Romance du Seuil, Rougerie, 1976
  • Le Bréviaire Bleu, Rougerie, 1977
  • Le Roi du sel, suivi de Le Conte des sept robes et de Le Cahier C1, Albin Michel, 1977
  • Isel, Rougerie, 1978
  • Papillon de neige : journal 1939-1942, Verdier, 1990
  • Langage entier, Rougerie, 1981
  • Note-book, Rougerie, 1983
  • La Beauté dans les choses, Éditions Unes, 1983
  • La Nacre de sel, J.M. Savary, 1988
  • Exploration de mon médecin, Sables, 1988
  • D'un regard l'autre, Verdier, 1990
  • Le Galant de neige, Fata Mogana, 1994
  • René Daumal, Éditions Unes, 1996
  • L'Œuvre de la nuit, Éditions Unes, 1996
  • L'Archimûr à l'x orange, Les Librairies entre les lignes, 1999
  • Amarante et Muette, conte, ables, 2005
  • Le Soleil souterrain, Sables, 2008

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Édith de la Héronnière, Joë Bousquet, une vie à corps perdu, Albin Michel, 2006
  • Pierre Cabanne, La Chambre de Joe Bouquet, Enquête et écrits sur une collection, André Dimanche Éditeur, 2005.
  • Joe Bousquet présenté par Michel Maurette. Lettres inédites. Une bibliographie. Visages de ce temps. Collection dirigée par Jean Digot. Rodez. Editions Subervie.1963. in-12 de 127 pages
  • Suzanne André, Hubert Juin, Gaston Massat, Joë Bousquet, Seghers, Poètes d'aujourd'hui, 1972.
  • Il venait en vacances chez ses grands-parents à La Palme, un petit village de l'Aude en bord de mer Méditerranée.
  • René Nelli, Joë Bousquet, sa vie, son œuvre, Albin Michel, 1975.
  • Dans "La route des étangs" (Grasset, 1971) son ami Jean Mistler évoque longuement leur amitié. L'intrigue du roman est d'ailleurs empruntée à un souvenir que Joë Bousquet avait raconté à Jean Mistler, et qui figure dans l'un des derniers livres de Bousquet ("Le Médisant par bonté", L'imaginaire Gallimard, p.154)

Autres articles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Seul un long-métrage produit pour la télévision (France 3) a été adapté de l'œuvre de Joë Bousquet et diffusé en 1980 : La Tisane de sarments, réalisé par Jean-Claude Morin, adapté du roman éponyme et de Traduit du silence par le réalisateur et la scénariste et écrivain Marie-France Briselance, avec notamment Philippe Léotard dans le rôle du poète. La très forte charge émotionnelle du comédien (ancien professeur de français et connaisseur du poète), alors en complète déroute affective, compense largement le manque de ressemblance physique avec Joë Bousquet, le personnage principal de La Tisane de sarments étant de toute façon un personnage fictif bien qu'empruntant beaucoup à la vie de son auteur. Bernard Weisz, dans L’Humanité, souligne que « C’est un film de communion avec Bousquet, d’une facture rare à la télévision. Ce roman onirique, cette histoire d’amour fou est devenue un film qui donne le goût très fort de connaître Bousquet et ses livres »[2]. Ce film de long-métrage avait été précédé par un court-métrage de 13 minutes, toujours pour France 3 et du même réalisateur, Joë Bousquet, ou le mouvement paradoxal, une évocation des actions de résistance (paradoxales pour un infirme, imaginables pour un chantre de la liberté) du poète face à l'Occupation allemande et à la rafle des juifs en France. Ces films sont disponibles à l'INA (www.institut-national-audiovisuel.fr).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir : La Route des Étangs, de Jean Mistler (Grasset 1971)
  2. L'Humanité du samedi 10 mai 1980, page 2 de Télévision / Radio / Presse, Bernard Weisz

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]