Anatoli Karpov

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Anatoli Ievguenievitch Karpov
Анатолий Евгеньевич Карпов

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Anatoli Karpov en 2013

Naissance 23 mai 1951 (63 ans)
Zlatooust, URSS
Nationalité Drapeau de l'URSS soviétique → Drapeau de la Russie russe
Profession
Joueur d'échecs
Distinctions
Champion du monde d'échecs de 1975 à 1985 et de 1993 à 1999 (FIDE)

Anatoli Ievguenievitch Karpov (en russe : Анатолий Евгеньевич Карпов), né le 23 mai 1951 à Zlatooust, dans l'oblast de Tcheliabinsk en URSS, est un joueur d'échecs russe. Il est grand maître international d'échecs depuis 1970 et ancien champion du monde. Il a disputé onze finales de championnat du monde (une victoire par forfait en 1975 et dix matchs joués de 1978 à 1998) et possède un des plus grands palmarès de l'histoire du jeu avec, en décembre 2012, plus de 170 premières places[1],[2],[3],[4] seul ou ex æquo, en tournoi, en compétition par équipes ou en match, junior ou adulte, à son actif.

Sommaire

Carrière aux échecs[modifier | modifier le code]

Années de formation (1951 à 1964)[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov (Tolia), naquit à Zlatooust, à l'ouest de Tcheliabinsk dans l'Oural, en mai 1951. Il apprit à jouer aux échecs à quatre ans avec son père, un ingénieur en chef dans la métallurgie. Karpov grandit à Zlatoust et avait une sœur qui devint métallurgiste. À l'âge de sept ans, Karpov atteignait le niveau d'un joueur de troisième catégorie[5]. À Zlatoust, au palais des sports de l'usine de métallurgie, il reçut les conseils d'un joueur de première catégorie et lorsqu'il eut dépassé son premier maître, il eut pour entraineur Leonid Gratvol, qui fut aussi l'entraineur de Svechnikov et d'autres grands maîtres du jeu d'échecs[6]. Leur collaboration commença en 1961 alors que Karpov avait neuf ans et dura trois ans et demi jusqu'en 1964. Lorsque Anatoli Karpov venait voir Gratvol, qui habitait à Tcheliabinsk, il participait à de nombreuses compétitions. En 1961, Karpov marqua cinq points sur dix au championnat junior de la république soviétique de Russie (RSFSR) à Borovitchi. À 11 ans, Karpov devint candidat à la maîtrise. À 12 ans, il fut admis dans la prestigieuse école d'échecs de Mikhaïl Botvinnik à Moscou. Pendant ses vacances, en 1963 et 1964, Anatoli se rendait à Moscou. Botvinnik aurait alors dit à son sujet : « Ce garçon ne comprend rien aux échecs et il n'a aucun avenir dans cette profession ». Mais l'enseignement du père des échecs soviétiques développa rapidement sa compréhension de la théorie.

Champion d'Europe et champion du monde junior (1965 à 1969)[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov en 1967

En 1965, à l'âge de quatorze ans, Karpov déménagea avec sa famille à Toula[7], à 180 km au sud de Moscou. À l'âge de quinze ans, en 1966, il remporta le tournoi de maîtres et candidats-maîtres de Léningrad et devint Maître des sports de l'URSS (1966). Il égalait ainsi le record de précocité que Boris Spassky avait établi en 1952. Cependant, de 1964 à 1967, Karpov disputa quatre championnats d'URSS junior, sans jamais dépasser la cinquième place[8]. Il échoua à se qualifier pour la finale en 1967 et ce fut sa deuxième déception dans sa carrière[9] (auparavant il n'avait pas réussi à obtenir le grade de joueur de deuxième catégorie lors de sa première tentative).

Après une victoire lors du tournoi international de Třinec (+9 =4) en 1966-1967, Karpov remporta en 1967-1968 le championnat d'Europe junior de Groningue (+4 =3) et, en 1969, le championnat du monde junior à Stockholm avec dix points sur onze en finale (+9 =2). Grâce à cette victoire, il obtint le titre de maître international et devenait le premier Soviétique depuis Boris Spassky en 1955 à remporter ce championnat.

En 1968, Karpov entra à l'université d'État de Moscou pour étudier les mathématiques, puis il demanda son transfert vers l'université d'État de Léningrad d'où il sortit avec un diplôme d'économie. La raison principale de ce déménagement était de se rapprocher de son entraîneur Semion Fourman.

Premiers succès dans les tournois internationaux (1970-1972)[modifier | modifier le code]

Son classement (4e - 6e avec +8 -2 =7) au tournoi international de Caracas lui fit obtenir le titre de grand maître international en 1970. En 1971, il remporta la demi-finale du 39e championnat d'URSS avec 13 points sur 17 (+9 =8), puis s'adjugea la quatrième place de la finale dudit championnat à Léningrad (+7 -2 =12), qui le qualifia pour l'un des deux tournois interzonaux.

Sa première grande sortie parmi l'élite internationale lors du Mémorial Alekhine à Moscou en 1971 fut couronnée de succès. Il partagea la première place (+5 =12) ex æquo avec Leonid Stein en devançant Vassily Smyslov, Tigran Petrossian, Boris Spassky et Mikhaïl Tal, tous quatre ex-champions du monde. Et trois semaines plus tard, il remportait, ex æquo avec Viktor Kortchnoï, le tournoi de Noël d'Hastings (+8 -1 =6). L'année 1972 fut surtout consacrée aux compétitions par équipes (Olympiade des Étudiants à Graz et Olympiade de Skopje). Il ne participa qu'au tournoi de San Antonio (Texas, États-Unis) où il termina 1er ex æquo avec Tigran Pétrossian et Lajos Portisch (+7 -1 =7).

Le style de Karpov[modifier | modifier le code]

Durant sa prime jeunesse, Karpov avait pour livre de chevet un recueil de parties de José Raúl Capablanca, dont les parties influencèrent profondément son jeu, qui s'orienta vers un style très positionnel.

Karpov a toujours dit jouer « aux vrais échecs » et ne pas laisser place au « hasard » comme le faisait, par exemple, Mikhaïl Tal avec ses attaques virevoltantes et ses sacrifices invraisemblables, quoique parfois douteux, qui ébranlaient psychologiquement ses adversaires. Selon John Nunn[10] : « Il [Karpov] est cependant capable de sacrifices s'il pense que ces derniers sont corrects. Il n'est pas un « théoricien » des ouvertures remarquable, et préfère retarder la lutte principale au milieu de jeu. C'est là que son talent se fait jour. Son point fort est sa capacité à restreindre le contrejeu adverse, mais à la différence de Petrossian, il ne s'agit pas là d'une stratégie passive, mais d'un moyen de mener à bien ses propres plans sans être contrarié. Souvent, ses adversaires en sont réduits à s'empêtrer sans pouvoir réagir, incapables de trouver un plan actif, alors que les desseins à long terme mais finalement mortels de Karpov prennent forme progressivement. » La particularité de Karpov était d'obtenir un petit, voire minuscule avantage dans l'ouverture, puis de l'accroître progressivement par la pression sur une faiblesse créée dans le camp de l'adversaire jusqu'à ce que la position de ce dernier s'écroulât. Il était aussi un excellent joueur de finales.

En outre, il se distinguait à ses débuts par la grande rapidité et la précision de ses calculs, ce qui lui permettait de jouer vite et d'empêcher ainsi ses adversaires d'élaborer leurs plans sur son propre temps de réflexion (cela a changé avec l'âge venant). Une autre évolution de Karpov avec le temps est qu'il est passé de 1. e4 à 1. d4 comme premier coup (alors que Kasparov prenait le chemin inverse).

John Nunn conclut[11] : « A bien des égards, Karpov fait preuve de la grande combativité caractéristique de la période post-Bobby Fischer. La seule exception est qu'il se contente habituellement de la partie nulle avec les Noirs lorsqu'il rencontre un fort grand maître ; par exemple, nombre de ses parties se sont déroulées ainsi (Karpov ayant les Noirs) : 1. e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 a6 4. Fa4 Cf6 5. 0-0 Fe7 6. Te1 b5 7. Fb3 d6 8. c3 0-0 9. h3 Fb7 10. d4 Te8 11. Cg5 Tf8 12. Cf3 Te8 13. Cg5 Tf8 1/2-1/2. »

Vainqueur du cycle des candidats et champion du monde (1973-1975)[modifier | modifier le code]

Karpov rencontre le président de la fédération internationale Max Euwe et sa femme en 1976.

L'année 1973 débuta avec une deuxième place à Budapest (+4 =11), puis Karpov commença sa route vers les matches des candidats en remportant ex æquo avec Viktor Kortchnoï le tournoi interzonal de Léningrad (+10 =7). En octobre 1973, il finit 2e-6e, ex æquo avec Viktor Kortchnoï, Tigran Petrossian, Lev Polougaïevski et Guennadi Kouzmine, du 41e championnat d'URSS remporté par Boris Spassky, à Moscou. À la fin de l'année, Karpov remporta le tournoi de Madrid (+7 =8) et reçut son premier oscar des échecs (prix du meilleur joueur de l'année décerné par des journalistes).

Lors des matches des candidats, en 1974, il battit successivement Lev Polougaïevski (+3 =5), Boris Spassky (+4 -1 =6), puis Viktor Kortchnoï (+3 -2 =19) et devint champion du monde d'échecs en 1975 à la suite du forfait du tenant du titre, Bobby Fischer.

Champion d'URSS (1976, 1983 et 1988)[modifier | modifier le code]

En 1975, Karpov était devenu champion du monde sans avoir auparavant remporté le championnat national. En 1976, il fut le premier champion du monde en titre à disputer un championnat d'URSS, depuis la participation de Botvinnik en 1955. Il remporta son premier titre de champion national en 1976, puis à nouveau en 1983 et en 1988 (ex æquo avec Kasparov).

  • 1970 : 5e-7e à Riga
  • 1971 : 4e à Léningrad
  • 1973 : 2e-6e à Moscou
  • 1976 : champion d'URSS à Moscou
  • 1983 : champion d'URSS à Moscou
  • 1988 : champion d'URSS à Moscou (avec Kasparov)

Victoires dans les tournois internationaux[modifier | modifier le code]

1975 à 1985[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov en 1977

En 1971, quatre ans après le tournoi de Trinec 1966-1967, Karpov remportait son premier tournoi international important à Moscou : le mémorial Alekhine, En 1972, il gagna les tournois de Hastings (1971-1972) et San Antonio, puis, en 1973, celui de Madrid ainsi que le tournoi interzonal de Léningrad.

Karpov fut le premier champion du monde depuis 1948[12] à conquérir son titre sans avoir pu livrer de match contre son prédécesseur. Sa victoire contre Fischer obtenue « sur le tapis vert » et les moqueries qui s'ensuivirent en Occident, où la presse le qualifiait de « champion de papier », amenèrent Karpov, dans le souci d'asseoir définitivement sa légitimité, à concourir dans les tournois où l'opposition était la plus forte. Il devint ainsi le champion en titre le plus actif de l'après-guerre.

De 1972 à 1985, rares furent les tournois où la victoire échappa à Karpov, mais dans la même période (de 1976 à 1984), il refusa, comme les autres joueurs soviétiques, de participer aux tournois où jouait le dissident et numéro deux mondial Viktor Kortchnoï[13]. De 1975 à 1985, Karpov ne concéda la première place que dans sept tournois sur trente sept disputés : à Manille 1976 (2e), Leningrad 1977 (4e-5e), Buenos Aires 1980 (4e-5e), Amsterdam 1981 (2e-3e), Mar del Plata 1982 (4e-5e), Linares 1983 (2e-3e) et Bath 1983 (battu par Miles lors de la finale).

Durant cette période, outre deux championnats d'URSS et deux championnats du monde, Karpov remporta les tournois internationaux suivants :

1986 à 1996[modifier | modifier le code]

À partir de 1987, Karpov dut souvent laisser la première place dans les tournois à Garry Kasparov. Dans toute sa carrière, les seuls tournois où Karpov devança Kasparov sont les tournois de Moscou 1981 et de Linares 1994. À partir de 1991, la nouvelle génération de joueurs (Vassili Ivantchouk, Boris Guelfand, Nigel Short, Viswanathan Anand, Gata Kamsky, Vladimir Kramnik, Michael Adams...) priva Karpov de nombreux premiers prix dans les tournois.

Anatoli Karpov à Dortmund en 1993
  • 1986 : vainqueur des tournois de Bugojno et de Bruxelles (mars, SWIFT)
  • 1987 : vainqueur du tournoi de Bilbao et covainqueur du tournoi d'Amsterdam (avec Jan Timman)
  • 1988 : vainqueur des tournois de Wijk aan Zee, de Bruxelles (avril, Coupe du monde) et de Tilburg
  • 1989 : covainqueur du tournoi de Skellefteå (coupe du monde, avec Kasparov)
  • 1990 : vainqueur du tournoi de Bienne
  • 1991 : vainqueur du tournoi de Reggio Emilia (janvier 1991) et covainqueur du tournoi de Reykjavik (avec Vassili Ivantchouk)
  • 1992 : vainqueur des tournois de Madrid, de Bienne et de Baden-Baden
  • 1993 : vainqueur des tournois de Dos Hermanas, de Dortmund, de Wijk Aan Zee (tournoi K.O.) et de Tilburg (tournoi K.O.)
  • 1994 : vainqueur du tournoi de Linares (+9 -0 =4) : 11 / 13
  • 1995 : vainqueur des tournois de Groningue et de Baden-Baden (tournoi K.O.) ; covainqueur du tournoi de Dos Hermanas (avec Michael Adams et Gata Kamsky)
  • 1996 : covainqueur des tournois de Vienne (avec Boris Guelfand et Veselin Topalov) et de Bienne (avec Milov).

Après 1996, Karpov ne remporta qu'un seul tournoi individuel en cadence lente : le mémorial Najdorf de Buenos Aires en 2001, devant Kortchnoï, Radjabov, Short et Judit Polgar.

Au total, Karpov a remporté sept fois le tournoi d'échecs de Tilburg ; quatre fois le tournoi d'Amsterdam (tournois IBM, OHRA, jubilé Max Euwe et mémorial Max Euwe) ; trois fois le tournoi de Bugojno et le festival d'échecs de Bienne ; deux fois les tournois de Londres (Phillips and Drew), de Linares, de Bruxelles (tournoi SWIFT), de Wijk aan Zee, de Dos Hermanas et de Baden-Baden ; une fois les tournois d'Hastings, de Reggio-Emilia et de Dortmund.

Victoire au tournoi de Linares en 1994[modifier | modifier le code]

En 1994, motivé par les critiques qui dévalorisaient son nouveau titre de champion du monde FIDE acquis en 1993 face à Jan Timman, Karpov remporta le prestigieux tournoi de Linares qu'il n'avait jamais gagné seul[14] et qui regroupe traditionnellement chaque année les meilleurs joueurs d'échecs au monde. Ce fut, avec le tournoi de Moscou en 1981, le seul tournoi où il devança Garry Kasparov. Il établit au passage un record. En effet, lors de ce tournoi auquel participaient entre autres Garry Kasparov, Vladimir Kramnik et Viswanathan Anand, il ne perdit aucune partie et marqua 11 points sur 13 possibles (+9 -0 =4). Sa performance pour ce tournoi, qui laissait ses poursuivants Garry Kasparov et Alexeï Chirov à 2,5 points, équivalait à un classement Elo de 2 977[15]. Le classement Elo maximum jamais atteint par Karpov lors de toute sa carrière fut celui de juillet 1994 : 2 780 (le classement Elo le plus élevé jamais enregistré à ce jour est 2 882 en mai 2014 par Magnus Carlsen).

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov a disputé onze finales de Championnat du monde : en 1975 (victoire par forfait), en 1978 et 1981 (victoires contre Kortchnoï), 1984-1985 (match annulé), 1985 et 1986 (défaites), 1987 (match nul), 1990 (défaite), 1993, 1996 et 1998 (victoires).

Matchs contre Kortchnoï (1978 et 1981)[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov en 1979

En 1978, son ami et entraîneur depuis 1968 Semion Fourman décéda et, la même année, à Baguio (Philippines), Karpov défendit son titre contre Viktor Kortchnoï qui avait fui l'URSS en 1976, était devenu apatride et avait perdu ses soutiens et secondants habituels. La Fédération soviétique des échecs faisait tout pour écarter le dissident du circuit professionnel. Le match prit des allures de guerre psychologique, car Karpov aurait utilisé les services d'un para-psychologue, le Dr Zoukhar, et deux yogis locaux vinrent pour aider Kortchnoï à contrer son influence. Ce dernier joua même avec des lunettes aux verres réfléchissants censés renvoyer les ondes négatives. Il protesta aussi, au début du match, contre l'apport, durant les parties, de yoghourts à Karpov où ses secondants auraient pu dissimuler des suggestions (suivant la couleur du yoghourt) sur la meilleure tactique à adopter. Ce match dura trois mois (94 jours), marqué tant par les tentatives de déstabilisation psychologique que par les parties elles-mêmes. Cette confrontation, qui se jouait en six parties gagnantes, fut remportée à la 32e partie par Karpov, sur le score de 6 victoires à 5 (+6 -5 =21).

Au cycle suivant, en 1981 à Merano (Italie), Karpov affronta le même adversaire dans un match plus court et conserva le titre « à la régulière » en 18 parties sur le score de 6 victoires à 2 (+6 -2 =10).

La perte du titre mondial (1984-1986)[modifier | modifier le code]

Championnat du monde 1985

D'octobre 1984 à février 1985, à Moscou, Karpov rencontra Garry Kasparov dans un match marathon. Comme précédemment, le championnat du monde s'achevait dès qu'un joueur obtenait six victoires, les parties nulles ne comptant pas. Après 9 parties, Karpov menait 4 - 0, puis s'ensuivit une série de 17 parties nulles. Karpov gagna la 27e partie (5 - 0), puis Kasparov gagna la 31e partie (5 - 1). Mais, après une nouvelle série de 15 parties nulles, quand Kasparov remonta à 5 - 3, le match fut interrompu après la 48e partie, sans qu'un vainqueur fût désigné. On accusa le président de la Fédération internationale des échecs, Florencio Campomanes de protéger Karpov. Certains, comme Boris Spassky, surnomment alors ce dernier Karpomanès[16].

En septembre – novembre 1985, le match fut rejoué en 24 parties, Kasparov l'emporta : 13 à 11 (+5 –3 =16). En 1986 eut lieu le match revanche, disputé à Londres et Léningrad, qui vit la victoire de Kasparov sur le score de 12,5 à 11,5 (+5 –4 =15).

Les tentatives de reconquête face à Kasparov (1987 et 1990)[modifier | modifier le code]

Par la suite, Karpov tenta deux fois de récupérer la couronne :

En 1987, après qu'il eut écarté Andreï Sokolov de la course (+4 –0 =7), sa confrontation de Séville contre Kasparov se disputa en 24 parties et s'acheva sur une égalité 12 à 12 (+4 –4 =16) qui favorisait le tenant du titre (Kasparov égalisa dans la dernière partie, conservant son titre de justesse).

Durant le cycle des candidats suivant, en 1988-1989, il élimina successivement Johann Hjartarson (+2 –0 =3), Arthur Youssoupov (+2 –1 =5) et Jan Timman (+4 –0 =5) et se qualifia à nouveau pour la finale de 1990, disputée à New York et Lyon, qu'il perdit 11½ - 12½ (+3 –4 =17).

Au cours de leurs cinq matchs, Karpov disputa un total de 144 parties contre Kasparov avec un résultat de +19 –21 =104. Sur ces 144 parties, 23 ont correspondu à des débuts ouverts et 16 à des débuts semi-ouverts[17].

Champion du monde FIDE (1993)[modifier | modifier le code]

En 1991-1993, après avoir battu Viswanathan Anand (+2 -1 =5), il perdit, en 1992, contre toute attente son match en demi-finale des candidats contre Nigel Short (+2 -4 =4), mais put récupérer le titre laissé vacant par Kasparov, en battant Jan Timman (+6 -2 =13), en 1993, car Garry Kasparov, qui s'était brouillé avec la FIDE, avait quitté la FIDE et créé un championnat du monde « parallèle » (PCA, Professional Chess Association) avec Nigel Short.

Matchs contre Kamsky et Anand (1996 et 1998)[modifier | modifier le code]

Lors de deux finales, il réussit à défendre son titre : en 1996, après avoir écarté Boris Guelfand en demi-finale (+4 -1 =4), il battit en finale Gata Kamsky (+6 -3 =9) ; et, en février 1998, en disposant de Viswanathan Anand, visiblement épuisé par les matchs de sélection, après des parties de départage (+4 -2 =2).

Perte du titre de champion du monde FIDE (1999-2001)[modifier | modifier le code]

Karpov conserva son titre jusqu'au tournoi de Las Vegas en 1999 qui vit l'instauration d'un nouveau système à élimination directe pour décerner le titre et non plus un match entre le champion et un candidat. Karpov poursuivit la FIDE devant le tribunal arbitral du sport de Lausanne car son titre lui était acquis pour deux ans, mais un accord à l'amiable fut finalement trouvé. Il refusa cependant de participer à cette nouvelle formule et perdit son titre au profit du méconnu Aleksandr Khalifman.

En 2001, il fut rapidement éliminé au premier tour du championnat du monde FIDE à Moscou par le Chinois Zhang Pengxiang sur le score de 1 à 3 (=2, -2). La finale fut disputée en janvier 2002 et remportée par Ruslan Ponomariov.

Depuis 2002[modifier | modifier le code]

Après son échec lors du championnat du monde FIDE en 2001, Karpov s'est fait plus rare devant les échiquiers, disputant principalement des tournois à cadence rapide. Il a remporté, outre les éditions de 1996 et 1998, le tournoi de parties rapides du cap d'Agde pour la troisième fois lors de son édition 2012[18]. Il a battu Kasparov lors d'un match rapide en quatre parties disputé à New York en 2002. Ses dernières apparitions en tournoi ne lui apportèrent pas de grands succès et il termina en fin de classement au Championnat du monde de blitz de novembre 2007. Son activité échiquéenne est plus dirigée vers l'enseignement. Il a fondé de nombreuses écoles dans les pays de la CEI, mais aussi en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud. Il était classé 17e joueur russe au classement Elo d'avril 2008 avec un coefficient de 2655. À cette date, son classement international le situait à la 66e place mondiale. En 2008, les deux adversaires historiques Karpov et Kortchnoï, ont joué pour la même équipe Ioujniï Oural de Tchéliabinsk dans la première division du Championnat de Russie par équipes. En 2009, il a disputé un nouveau match rapide et blitz contre Kasparov à Valence où Kasparov a obtenu sa revanche de sa défaite en 2002.

Karpov a fondé en 1999 une petite compagnie pétrolière nommée Pétromir. Au début 2007, celle-ci annonça la découverte d'un énorme gisement de gaz naturel en Sibérie orientale, dans la région d'Irkoutsk, mais est accusée de fraude.

Le 1er mars 2010, Karpov a annoncé sa candidature à la présidence de la Fédération internationale des échecs[19]. En mai 2010, la fédération russe des échecs le nomme candidat à la présidence de la FIDE, aux dépens de Kirsan Ilioumjinov[20],[21]. Ce même mois, Karpov obtient le soutien de Gary Kasparov et Magnus Carlsen pour sa campagne[22] mais en septembre, Kirsan Ilioumjinov est réélu Président de la FIDE, par 95 voix contre 55.

Le philatéliste[modifier | modifier le code]

Karpov est aussi un éminent philatéliste. Il est spécialiste de la Belgique, dont il possédait la plus riche collection au monde. Elle fut dispersée le 8 décembre 2011 lors d'une vente sur offres de la Maison David Feldman à Genève et rapporta la somme totale de 2 532 000 €[réf. nécessaire]. Il est aussi spécialiste de la Russie et de l'Union soviétique dont sa collection se situe au 3e rang mondial. Il possède aussi une grande collection thématique sur les échecs. Son activité philatélique le place sur le plan mondial parmi les dix plus grands collectionneurs actuels.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

À l'époque de l'Union soviétique, Anatoli Karpov était membre de la Commission des Affaires étrangères du Soviet Suprême et très engagé dans l'organisation des jeunesses communistes Komsomol.

Par ailleurs, Karpov fut à partir de 1982 et durant de nombreuses années Président de la Fondation soviétique pour la Paix qui fut créée dans les premières années de l'Union soviétique. Depuis la disparition de l'URSS, il conserve toujours cette fonction dans la structure russe analogue, l'Association Internationale des Fonds de la Paix (AIFP).

Depuis 2005, Karpov est membre de la « chambre des communes » ((ru)Общественная палата) comme représentant des associations russes. La « chambre des communes » est chargée de suivre la législation et les activités du parlement ainsi des différents gouvernements qui composent la Fédération de Russie.

Karpov a été élu député à la Douma, l'Assemblée nationale russe, en décembre 2011 et nommé à la vice-présidence de la commission des ressources naturelles de la chambre des députés début 2012[23].

Palmarès individuel et par équipes[modifier | modifier le code]

Anatoli Karpov

Titres[modifier | modifier le code]

  • Maître ès sport de l'URSS en 1966
  • Maître international en 1969 et maître émérite ès sport de l'URSS en 1974
  • Grand maître de l'URSS et grand maître international depuis 1970
  • Champion du monde FIDE en 1975, 1978, 1981, 1993, 1996 et 1998
  • Champion d'URSS en 1976, 1983 et 1988 (ex æquo avec Kasparov)
  • Vainqueur (avec l'URSS) des Olympiades en 1972, 1974, 1980, 1982, 1986 et 1988
  • Détenteur de l'Oscar du meilleur joueur de l'année à neuf reprises, en 1973, 1974, 1975, 1976, 1977, 1979, 1980, 1981 et 1984.

Tournois et matchs classiques[modifier | modifier le code]

Premières compétitions[modifier | modifier le code]

En 1961, Karpov disputa le championnat de la ville de Zlatoust (+5 =3)[24]. Sa première participation au championnat de la RSFSR[24] des écoliers[25] (juniors) date de juillet 1961 : il avait neuf ans et marqua cinq points sur dix, devançant quarante joueurs tous plus âgés que lui[26] à Borovichi[27]. L'année suivante, en 1962, il affronta Viktor Kortchnoï lors d'une partie simultanée à Tcheliabinsk et fit partie nulle[28]. La même année, il était encore le plus jeune joueur du championnat de la RSFSR des écoliers à Vladimir et marqua à nouveau la moitié des points (5 points sur 10[24]). En 1964, Karpov déménagea à Toula (au sud de Moscou). Il rencontra Mikhaïl Botvinnik à Moscou (en 1964) et Boris Spassky à Vladimir (en 1965) lors de parties simultanées ; il fit match nul contre les champions. Il disputa à nouveau le championnat de RSFSR junior en 1974 à Vladimir[29] mais son score est inconnu[24] (Karpov a conservé quatre de ses victoires lors du tournoi).

1965–1970 : champion du monde junior et grand maître international[modifier | modifier le code]

En 1965, Karpov disputa plusieurs compétitions nationales pour jeunes. Il joua neuf[30] parties lors des spartakiades d'URSS junior à Kharkov et obtint un premier prix (ex æquo) pour le meilleur résultat (7 / 9) au troisième échiquier. Il joua huit parties lors du championnat d'URSS junior où il était le plus jeune participant. Une de ses parties, jouée à Toula lors du tournoi zonal des forces armées de 1965, fut publiée dans Chakhmatni Bulletin (seulement trois parties de 1963, cinq parties de 1964 et cinq parties de 1965 disputées par Karpov, nous sont parvenues[31]). En 1966, l'Informateur des échecs publia sa première partie de Karpov : une nulle contre Igor Zaïtsev[32] disputée à Léningrad en juin 1966 lors du tournoi candidats maîtres contre maîtres.

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à sixième
1965 (Kharkov) Spartakiade d'URSS des jeunes[33] (3e éch. de la RSFSR)
(ex æquo avec Koudichevitch) : 7 / 9
Championnat d'URSS junior[34] (6e-7e)
(Moscou, système suisse) : 4,5 / 8
1966 Tournoi maîtres–candidats maîtres[35] (Léningrad) : 10 / 15 (+5 =10)

Match Scandinavie-URSS junior contre Hattelbakkk
(Stockholm, 6e échiquier) : 1,5–0,5
Championnat d'URSS junior[36] (5e-6e)
(Moscou, système suisse) : 6 / 9 (+4 -1 =4)
(Vladimir[32]) Spartakiade d'URSS des jeunes
(7e échiquier[37]) : 6,5 / 8 (+5 =3)
1967 1966-1967 : Trinec (tournoi de maïtres) : 11 / 13 (+9 =4)


1967-1968 : Championnat d'Europe junior (Groningue) : 10 / 14 (+6 =8)
Demi-finale (2e-5e) : 4,5 / 7 (+2 =5) ; finale (+4 =3)
(Vladimir) Spartakiade de la RSFSR : 4,5 / 7 (+4 –2 =1)
Demi-finale du championnat d'URSS junior[38],[39] (5e)
(Moscou) : 3,5 / 7 (+3 -3 =1[40], victoire de Grigorian)
(Léningrad) Spartakiade d'URSS des jeunes[41]
(2e échiquier) : 7 / 9 (+5 =4)
1968 Match URSS-Yougoslavie contre Vujakovic (Sotchi, 2e éch. junior) : 3,5 / 4
(Riga) Championnat d'URSS par équipes (6e échiquier) : 10 / 11 (+9 =2)
1968-1969 : Championnat de l'université de Moscou : 10 / 13 (+7 =6)
Match URSS–Scandinavie junior contre Jakobsen
(Tallinn, 2e échiquier) : 0,5 – 1,5
1969 Tournoi triangulaire de sélection pour le championnat du monde junior[42]
(Léningrad) : 7,5 / 12 (+5 -2 =5) ; matchs gagnés
contre Vaganian : 3,5–2,5 (+2 –1 =3) et Shteinberg : 4–2 (+3 –1 =2)
Match URSS–Yougoslavie junior contre Evrosimovski (Moscou, +2 –0 =2)
Championnat du monde junior (Stockholm) : 14,5 / 17 (+12 =5)
Demi-finale : 4,5 / 6 (+3 =3) ; finale : 10 / 11 (+9 =2)
Championnat des forces armées par équipes
(Léningrad[43]) : 5,5 / 7 (+5 -1 =1)


(Stockholm)
Championnat du monde blitz junior (2e après Adorjan)

Match Hongrie-R.S.F.S.R. (3e) : 1 / 4 (+0 -2 =2)
(Budapest, échiquier junior,
match-tournoi avec Adorján et Ribli)
1970 Championnat des forces armées par équipes[44]
(demi-finale, Riga) : 4,5 / 6 (+3 =3)
Championnat de la R.S.F.S. de Russie (Kouibichev)
(demi-finale du championnat d'URSS) : 12,5 / 17 (+8 =9)


Tournoi de Caracas (4e-6e) : 11,5 / 17 (+8 -2 =7)
(victoire de Kavalek devant Panno et Stein)
Championnat des forces armées par équipes[45]
finale (Léningrad) : 3,5 / 7 (+2 -2 =3[46])
Championnat d'URSS (5e-7e) : 12 / 21 (+5 -2 =14)
(Riga, victoire de Kortchnoï devant Toukmakov et Stein)

1971–1976 : la conquête du championnat du monde[modifier | modifier le code]

Année Seul vainqueur ou ex æquo Deuxième à quatrième
1971 (Léningrad) Match contre Kortchnoï (entrainement) : 3–3 (+2 -2 =2)
Daugavpils (demi-finale du championnat d'URSS) : 13 / 17 (+9 =8)
Olympiade universitaire (Mayaguez) (3e échiquier) : 7,5 / 8 (+7 =1)
Championnat d'URSS par équipes (Rostov, éch. junior) : 6,5 / 7[47]


Mémorial Alekhine (Moscou) : 11 / 17 (+5 =12) (ex æquo avec Stein)
1971-1972 : Hastings : 11 / 15 (+8 -1 =6) (ex æquo avec Kortchnoï)
Tournoi blitz de Moscou[48] (4e-6e) : 9,5 / 15
(victoire de Petrossian devant Kortchnoï)

Championnat de l'armée par équipes[49] (4e-5e)
(Léningrad) : 4 / 7 (+2 -1 =4)
Championnat d'URSS (4e) : 13 / 21 (+7 -2 =12)
(Léningrad, tournoi remporté par Savon)

1972 Moscou (tournoi blitz) : 24 / 32
Olympiade universitaire (Graz[50]) : 7 / 9 (+5 =4)
Olympiade de Skopje (1re réserve) : 13 / 15 (+12 -1 =2)
San Antonio : 10,5 / 15 (+7 -1 =7) (ex æquo avec Portisch et Petrossian)
Olympiade d'URSS (3e au 2e échiquier)
(Moscou) : 5,5 / 9 (+4 -2 =3)


1973 Moscou (tournoi des sélections[51], 1er échiquier) : 3 / 4 (+2 =2)
Léningrad (interzonal) : 13,5 / 17 (+10 =7) (ex æquo avec Kortchnoï)
Championnat d'Europe par équipes (4e échiquier) (Bath) : 5 / 6 (+4 =2)
Tournoi de Madrid : 11 / 15 (+7 =8) ;
Oscar des échecs
Budapest (2e derrière Geller) : 9,5 / 15 (+4 =11)

Championnat d'URSS (2e-6e derrière Spassky[52])
(Moscou) : 10,5 / 17 (+5 -1 =11)
1974 Tournoi des candidats :
(Moscou) Match contre Polougaïevski : 5,5–2,5 (+3 –0 =5),
(Léningrad) Demi-finale contre Spassky : 7–4 (+4 –1 =6)
(Moscou) Finale contre Kortchnoï : 12,5–11,5 (+3 –2 =19)
Olympiade de Nice (1er échiquier) : 12 / 14 (+10 =4)
1975 Champion du monde (par forfait)
Tournoi de Portorož et Ljubljana : 11 / 15 (+7 =8) ;
Spartakiade d'URSS (Riga) : 5,5 / 7 (+4 =3)
Milan (tournoi préliminaire et phase finale) : 12 / 21 (+4 -1 =16)
(Milan) Demi-finale contre Petrossian : 2–2 (+0 –0 =4) ;
(Milan) Finale contre Portisch : 3,5–2,5 (+1 –0 =5)
Tournoi préliminaire de Milan
(2e-4e derrière Portisch) : 6,5 / 11 (+3 –1 =7)
1976 Skopje : 12,5 / 15 (+10 =5) ;
Amsterdam (tournoi pour le 75e anniversaire de Euwe)  : 4 / 6 (+2 =4)
Montilla-Moriles : 7 / 9 (+5 =4)
Championnat d'URSS (Moscou) : 12 / 17 (+8 -1 =8)
Coupe d'URSS par équipes (2e après Kortchnoï)
(Tbilissi) : 4 / 6 (+2 =4)
Manille (2e derrière Torre) : 3 / 6 (+1 –1 =4)

1977–1983 : la défense du championnat du monde[modifier | modifier le code]

En 1977, Karpov fut invaincu pendant les trois premières compétitions de l'année : Bad Lauterberg (+9 =6), Moscou (5-0) et Las Palmas (+12 =3). Il marqua 30,5 points sur 35 possibles (soit 87 %) et réalisa une série de 13 victoires consécutives[53]. À la fin de l'année, son classement Elo fut de 2 725 points (classement de janvier 1978), un score qu'il ne dépassa qu'en janvier 1989[54].

Karpov obtint ses plus mauvaises performances lors de compétitions par équipes en 1980 : la coupe d'URSS (Rostov-sur-le-Don) : 3 / 7 (+0 –1 =6) et le championnat d'Europe par équipes à Skara : 2 / 5 (+0 –1 =4) où il perdit une partie célèbre contre Tony Miles.

Année Seul vainqueur ou covainqueur Deuxième à quatrième
1977 Bad Lauterberg : 12 / 15 (+9 =6) ;
Championnat d'Europe par équipes (Moscou) : 5 / 5
Las Palmas : 13,5 / 15 (+12 =3)
Tilburg : 8 / 11 (+5 =6) ;
Londres (TV[55]) : 4,5 / 6 (+3 =3[56])
Léningrad[57] (4e-5e) : 10 / 17 (+5 -2 =10)
(victoire de Tal et Romanichine devant Smyslov et Vaganian)
1978 Bugojno : 10 / 15 (+6 -1 =8) (ex æquo avec Spassky)
Championnat du monde contre Kortchnoï
(Baguio) : 6-5 (+6 -5 =21)
1979 Munich (tournoi interrompu) : 3,5 / 5 (+2 =3)
Montréal : 12 / 18 (+7 –1 =10) (ex æquo avec Tal)
Waddinxveen : 5 / 6 (+4 =2) ;
Tilburg : 7,5 / 11 (+4 =7)
Moscou (spartakiade d'URSS) : 4,5 / 7 (+3 –1 =3)
1980 Bad Kissingen : 4,5 / 6 (+3 =3) ;
Bugojno : 8 / 11 (+5 =6)
Amsterdam (tournoi IBM) : 13 / 14 (+7 –1 =6)
Tilburg : 7,5 / 11 (+5 –1 =5)
Buenos Aires (4e-5e) : 7,5 / 13 (+4 –2 =7)
(victoire de Larsen devant Timman, Ljubojevic et Andersson)
Olympiade de Malte (4e) : 9 / 12 (+6 =6)
1981 Moscou (tournoi international) : 9 / 13 (+5 =8)
Linares[58] : 8 / 11 (+5 =6) (ex æquo avec Christiansen)
Championnat du monde contre Kortchnoï
(Merano) : 6-2 (+6 –2 =10)
Moscou (tournoi quadrangulaire des sélections) : 3,5 / 6 (+1 =5)
Amsterdam (2e-3e) : 7 / 11 (+4 –1 =6)
(tournoi IBM, victoire de Timman devant Portisch)
1982 Londres : 8,5 / 13 (+5 –1 =7) (ex æquo avec Andersson)
Turin : 7 / 12 (+3 –1 =8) (ex æquo avec Andersson)
Hambourg : 7 / 10 (+5 –1 =4) ;
Tilburg : 7,5 / 11 (+5 –1 =5)
Mar del Plata (3e-5e[59]) : 7,5 / 13 (+4 –2 =7)
(victoire de Timman devant Portisch, Polougaïevski et Seirawan)
Olympiade de Lucerne : 6,5 / 8 (+5 =3)
1983 Championnat d'URSS (Moscou) : 9,5 / 15 (+5 -1 =9)

Hanovre : 11 / 15 (+8 -1 =6)
Tilburg : 7 / 11 (+3 =8)
Linares (2e-3e) : 6 / 10 (+2 =8)
(victoire de Spassky devant Andersson)
Championnat d'Europe par équipes : 2,5 / 4 (+1 =3)
Moscou (spartakiade d'URSS) : 3,5 / 5 (+2 =3)
Bath (2e derrière Miles) : 5 / 7[60],[61],[62] (+4 -1 =2)

1984–1990 : la lutte contre Kasparov[modifier | modifier le code]

En 1986, à l' olympiade de Dubaï, au 2e échiquier, Karpov marqua 6 / 9 (+4 –1 =4) et termina douzième.

Année Vainqueur Deuxième ou troisième
1984 Oslo : 6 / 9 (+3 =6)
Londres (tournoi Phillips & Drew) : 9 / 13 (+6 -1 =6)
Match URSS - Reste du monde
(Londres) Match contre Andersson : 2,5-1,5 (+1 –0 =3)


septembre 1984-février 1985 :
(Moscou) Match annulé contre Kasparov : 25–23 (+5 −3 =40)
1985 Amsterdam (tournoi OHRA) : 7 / 10 (+4 =6) octobre-novembre 1985 :Championnat du monde
(Moscou) Match contre Kasparov : 11 à 13 (+3 −5 =16)
1986 Bruxelles (tournoi SWIFT) : 9 / 11 (+7 =4)

Bugojno : 8,5 / 14 (+4 −1 =9)

Championnat d'Europe par équipes : 1,5 / 2 (+1 =1)
Open de Vienne (3e-9e après Kortchnoï et Beliavski) : 6 / 9 (+3 =6)
Championnat du monde, match revanche contre Kasparov
(Londres et Léningrad) : 11,5-12,5 (+4 −5 =15)
Tournoi de Tilburg (3e) : 7,5 / 14 (+2 −1 =11)
(tournoi remporté par Beliavski devant Ljubojevic)
1987 Finale des candidats
(Linares) Match contre Andreï Sokolov : 7,5-3,5 (+4 −0 =7)
Amsterdam (mémorial Max Euwe[63]) : 4 / 6 (+2 =4)
(ex æquo avec Timman)
Bilbao : 7 / 9 (+5 =4)
Bruxelles (3e) : 7 / 11 (+3 =8)
(tournoi SWIFT remporté par Kasparov et Ljubojevic : 8,5 / 11)

Championnat du monde
(Séville) Match contre Kasparov : 12-12 (+4 −4 =16)
1988 Tournoi de Wijk aan Zee : 9 / 13 (+6 −1 =6)
Bruxelles (SWIFT, coupe du monde GMA) : 11 / 16 (+7 −1 =8)

Championnat d'URSS (Moscou) : 11,5 / 17 (+6 =11)
(ex æquo avec Kasparov)
Tournoi de Tilburg : 10,5 / 14 (+7 =7) ;
Olympiade de Thessalonique (2e échiquier) : 8 / 10 (+6 =4)
Amsterdam (mémorial Max Euwe, 2e-3e) : 3,5 / 6 (+2 −1 =3)
(tournoi remporté par Short devant Ljubojevic)
Amsterdam (Optiebeurs, 2e après Kasparov) : 6,5 / 12 (+3 −2 =7)
Belfort (GMA, 2e après Kasparov) : 10,5[64] / 15 (+7 −1 =7)



1989 (Marostica) Match contre Andersson : 2,5–1,5 (+1 −0 =3)
Skelleftea (GMA) : 9,5 / 15 (+4 =11) (ex æquo avec Kasparov)

1989-1990 : Tournoi des candidats :
(Seattle) Match contre Hjartarsson : 3,5-1,5 (+2 −0 =3)
(Londres) Demi-finale contre Youssoupov : 4,5-3,5 (+2 −1 =5)
(Kuala Lumpur) Finale contre Timman : 6,5 - 2,5 (+4 −0 =5)

Bienne : 9,5 / 14 (+5 =9)
Tournoi de Linares (2e derrière Ivantchouk) : 7 / 11 (+4 −1 =6)
Rotterdam (GMA, 2e après Timman) : 9,5 / 15 (+7 −3 =5)
Championnat du monde par équipes (Lucerne) : 3 / 4 (+2 =2)
1989-1990 : Reggio Emilia (3e) : 6 / 10 (+2 =8)
(tournoi remporté par Ehlvest devant Ivantchouk)
1990 Haninge (2e-3e) : 7,5 / 11 (+5 −1 =5)
(tournoi remporté par Seirawan devant Ehlvest)
Championnat du monde
(New York - Lyon) Match contre Kasparov : 11,5 -12,5 (+3 −4 =17)

1991–1996 : champion FIDE et vainqueur du tournoi de Linares[modifier | modifier le code]

Au début 1991, à Linares, pour la première fois depuis 1982, un joueur (Ivantchouk) devança Kasparov (deuxième) et battit dans le même tournoi Karpov et Kasparov. Dans le tournoi de Linares, Karpov ne marqua que la moitié des points (6,5 points sur 13, +4 –4 =5) et termina 7e-8e. Peu de temps après, Karpov et Kasparov étaient relégués à la troisième place dans le tournoi d'Amsterdam (mémorial Max Euwe) remporté par Short et Salov. À la fin de l'année, Anand et Guelfand devancèrent Karpov et Kasparov au tournoi de Reggio-Emilia.

En 1992, Karpov perdit un match des candidats contre Nigel Short.

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à septième
1991 Reggio Emilia : 7,5 / 12 (+3 =9)

(Gjovik) Match contre Agdestein : 2–2 (+1 –1 =2)
Quart de finale des candidats
(Bruxelles) Match contre Anand : 4,5–3,5 (+2 –1 =5)
Reykjavik : 10,5 / 15 (+7 -1 =7)
(coupe du monde GMA, ex æquo avec Ivantchouk)

Linares (7e-8e) : 6,5 / 13 (+4 –4 =5)
(victoire de Ivantchouk devant Kasparov, Beliavski, Youssoupov et Salov)
Amsterdam (3e-4e) : 5,5 / 9 (+2 =7)
(mémorial Max Euwe remporté par Short et Salov devant Kasparov)
Tilburg (4e) : 7,5 / 14 (+4 -3 =7)
(tournoi remporté par Kasparov devant Short et Anand)
1991-1992 : Reggio Emilia (4e) : 5 / 9 (+2 -1 =6)
(victoire de Anand devant Guelfand et Kasparov)
1992
Madrid : 7,5 / 9 (+6 =3)

Bienne : 10,5 / 14 (+8 -1 =5)


Baden-Baden : 9,5 / 11 (+8 =3)
Linares (4e) : 7,5 / 13 (+5 -3 =5) (victoire de Kasparov devant Timman)
Tournoi des candidats
(Linares) Demi-finale des candidats contre Short : 4–6 (+2 –4 =4)
Tilburg (tournoi k.o., éliminé au 1er tour par Tchernine) : 1 / 2 (+0 –0 =2)
(éliminé au départage rapide, finale remportée par Adams)
Moscou (mémorial Alekhine) (4e-6e) : 3,5 / 7 (+2 –2 =3)
(victoire de Anand et Guelfand devant Kamsky, Youssoupov et Salov)
1993 Wijk Aan Zee (tournoi k.o.) : 9 / 14 (+6 –2 =6)
Tournoi de Dortmund : 5,5 / 7 (+5 -1 =1)
Dos Hermanas : 7,5 / 9 (+6 =3)
Championnat du monde FIDE contre Timman
(Pays-Bas et Djakarta) : 12,5–8,5 (+6 –2 =13)
Tilburg (tournoi k.o.) : 7,5 / 12 (+3 =9)[65]
Linares (2e-3e) : 8,5 / 13 (+6 -2 =5)
(tournoi remporté par Kasparov devant Anand)

León (3e-5e) : 5,5 / 9 (+2 =7)
(victoire de Youdassine devant Vyjmanavine, Léko et Topalov)

1994 (Las Palmas)
Match contre Morovic Fernandez : 5–1 (+4 –0 =2)

Tournoi de Linares : 11 / 13 (+9 =4)


(San Nicolas) Match contre Campora : 1,5–0,5
(Ubeda) Match contre Lautier : 4–2 (+2 –0 =4)
Dos Hermanas (2e derrière Guelfand) : 6 / 9 (+4 -1 =4)
Las Palmas (2e derrière Kamsky) : 6 / 9 (+4 -1 =4)
Dortmund (4e-7e) : 4,5 / 9 (+2 -2 =5) (victoire de Piket
devant Adams, Epichine, Youssoupov, Dreïev et Kortchnoï)
Tilburg (tournoi k.o.) : 7,5 / 10 (demi-finaliste, éliminé par Bareïev)
(finale remportée par Salov contre Bareïev)
Buenos Aires (5e-6e) : 6,5 / 14 (+2 –3 =9) (tournoi thématique)
(victoire de Salov devant Anand, J. Polgar et Ivantchouk)
1995 Baden-Baden (tournoi k.o.) : 7 / 8 (+6 =2)
Tournoi des candidats
(Sanghi Nagar) Match contre Guelfand : 6–3 (+4 -1 =4)
Dos Hermanas (1er-3e) : 5,5 / 9 (+3 -1 =5)
(ex æquo avec Kamsky et Adams)
Groningue : 7,5 / 11 (+4 =7)
Championnat d'Espagne par équipes : 1,5 / 3 (+0 –0 =3)

Linares (2e derrière Ivantchouk) : 9 / 13 (+5 =8)

Dortmund (2e derrière Kramnik) : 6,5 / 9 (+4 =5)

1996 Championnat d'Espagne par équipes : 3 / 4 (+2 =2)
(Podgorica) Match contre Ivanovic : 3–1 (+2 –0 =2)
Championnat de Yougoslavie par équipes : 2 / 3 (+1 =2)
Championnat du monde FIDE
(Elista) Match contre Kamsky : 10,5–7,5 (+6 -3 =9)
Bienne : 7,5 / 11 (+4 =7) (ex æquo avec Milov)
Vienne (1er-3e) : 5,5 / 9 (+3 -1 =5)
(ex æquo avec Topalov et Guelfand)

Belgrade (3e-4e) : 2,5 / 5 (+1 -1 =3)
(victoire de Bareïev devant Salov et Leko)

Tilburg (6e-7e) : 5,5 / 11 (+2 -2 =7)
(victoire de Guelfand et Piket devant Chirov, Van Wely, Leko et Adams)
Las Palmas (5e-6e) : 4 / 10 (+0 -2 =8)
(victoire de Kasparov devant Anand, Kramnik, Topalov et Ivantchouk)

1997–2010 : derniers championnats du monde FIDE[modifier | modifier le code]

Karpov (à droite) face à Kramnik à Dortmund en 1999.

Le mémorial Najdorf de Buenos Aires 2001 est le dernier tournoi à cadence lente que Karpov remporta dans sa carrière. Après ce tournoi, Karpov ne remporta que des matchs. En 2003, il termina 11e-12e du tournoi de Wijk aan Zee (remporté par Anand) et dernier du tournoi Essent (remporté par Judit Polgar). En 2004, il se retira de la finale du championnat de Russie. En 2007, il termina dernier de la ligue des champions d'échecs (remportée par Topalov) et en 2009, dernier du tournoi de Saint-Sébastien en Espagne. En 2010, Karpov présenta sa candidature à la présidence de la FIDE.

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à onzième
1997

(Jakarta) Match contre Adianto : 2–2
0,5–1,5 en parties lentes puis 1,5–0,5 en rapides
Dos Hermanas (3e-5e) : 5 / 9 (+2 -1 =6) (victoire de Kramnik et Anand)
Tournoi d'échecs de Dortmund (6e-8e) : 4 / 9 (+1 -2 =6)
(victoire de Kramnik devant Anand, Topalov, Ivantchouk et J. Polgar)
Festival d'échecs de Bienne (2e derrière Anand) : 7 / 10 (+5 -1 =4)
1998 Championnat du monde FIDE contre Anand
(Lausanne) : 3 – 3 (+2 –2 =2), puis 2 – 0 (rapide)


Wijk Aan Zee (6e-10e) : 6,5 / 13 (+2 -2 =9) (victoire de Anand et Kramnik)
Polanica-Zdroj (mémorial Rubinstein) (7e-8e) : 4 / 9 (+1 -2 =6)
(victoire de Guelfand devant Chirov, Leko,
Krasenkow, Roublevski et Ivantchouk)
1999 (Monaco) Match contre Piket : 4–4 (+0 -0 =8)



Dos Hermanas (5e-6e) : 4,5 / 9 (+1 -1 =7)
(victoire de Adams devant Kramnik)
Dortmund (3e-5e) : 4 / 7 (+1 =6)
(victoire de Leko devant Kramnik, Adams et Anand)
VAM Hoogeveen (3e) : 3 / 6 (+1 –1 =4) (victoire de J. Polgar et Timman)
2000 (Cannes) Match contre Bacrot : 3–3
1–1 (+0 –0 =2) puis 0–2 en rapide et 2–0 en blitz
(Canton) Match contre Xie Jun : 4–2
2,5–1,5 (+1 –0 =3) puis 1,5-0,5 en rapide
(Shenyang) Match contre Ye Jiangchuan : 3–1
1–1 (+0 -0 =2) puis 2–0 en rapide


Bali (2e-3e) : 6 / 9 (+3 =6)
(tournoi JAPFA remporté par J. Polgar devant Khalifman)
Buenos Aires (4e) : 5,5 / 9 (+3 -1 =5)
(mémorial Najdorf remporté par J. Polgar et Bologane)
2001 (Kalouga) Match contre Dreïev : 1–1 (=2)
Buenos Aires (mémorial Najdorf) : 6,5 / 9 (+4 =5)
Championnat d'Espagne par équipes : 2 / 3 (+1 =2)
Linares (2e-6e derrière Kasparov) : 4,5 / 10 (+1 -2 =7)
Championnat du monde FIDE (Moscou)
1er tour : match contre Zhang Pengxiang : +0 –0 =2 (éliminé au départage)
(victoire de Ponomariov en finale contre Ivantchouk)
2002 Championnat de Belgique par équipes : 1 / 1 Cannes (3e-7e) : 4,5 / 9 (+2 -2 =5)
(tournoi de maîtres du NAO remporté par Guelfand et Topalov)
2003 Championnat d'Espagne par équipes
(Lanzarote) : 4,5 / 6 (+3 =3)
Tournoi de Wijk aan Zee (11e-12e) : 6 / 13 (+2 –3 =8) (victoire de Anand)
Essent Hoogeveen (4e et dernier) : 2 / 6 (+0 –2 =4)
(tournoi remporté par J. Polgar devant I. Sokolov et Aronian)
2004 (Astana) Match contre Sadvakasov : 1,5–2,5 (+0 –1 =3)
(2-2 en parties rapides)
2005 (Bucarest) Match contre Istratescu : 6–2
2,5–1,5 (+2 –1 =1) puis 3,5–0,5 en parties rapides
(Prague) Match contre Navara : 1–1 (+0 –0 =2)
Championnat de Russie par équipes : 1 / 2 (+1 –1)
2006 Championnat de Russie par équipes : 1 / 3 (+0 –1 =2)
2007 Championnat de Russie par équipes : 1,5 / 3 (=3)
Valjevo (3e) : 5,5 / 9 (+3 –1 =5) (tournoi Gorenje, victoire de Roiz et Atalik)
Vitoria-Gasteiz (6e et dernier) : 3 / 10 (+0 –4 =6) (« Ligue des champions »)
(victoire de Topalov devant Ponomariov, Nisipeanu, J. Polgar et Qosimjonov)
2008 Championnat de Russie par équipes : 1 / 3 (+0 –1 =2)
2009 (Teheran) Match contre Maghami : 4–4
2–2 (+1 –1 =2) puis 2-2 en parties rapides
(Karpov gagna 6,5-0,5 en blitz)
Donostia Saint-Sébastien (10e et dernier) : 1,5 / 9 (+0 –6 =3)
(victoire de Nakamura devant Ponomariov,
Svidler, Qosimjonov et Vallejo Pons)
2010 (Sanya) Match contre Hou Yifan : 1,5–0,5

Compétitions blitz et rapides[modifier | modifier le code]

1988-2001[modifier | modifier le code]

Karpov à Berlin en 1988.

En 1988, Karpov remporta les tournois rapides de

  • Mazatlan (championnat du monde Active Chess blitz 5' au Mexique) : 9 / 13 puis (K.O.) (+8 -2 =12) ;
  • Gijón (championnat d'Europe rapide 20 ') : 10 / 13 (+8 –1 =4),
  • Lugano (blitz) : 13,5 / 15
  • Berlin (20') : 5 / 6 (+4 =2).

En 1988-1989, il battit Ljubojevic à Belgrade[66] dans un match rapide (20') (+2 –1 =3). En 1991 et 1992, il fut éliminé lors du tournoi rapide de Paris (Immopar, 25', +1 –3 =2 et +1 –2 =0). En 1992, il disputa les tournois rapides de Roquebrune (3e-5e), Bruxelles (+0 –1 =2) et Moscou (vainqueur avec 10,5 / 13, +8 =5).

Anatoli Karpov lors d'une simultanée à Zurich en 2009

En 1995, Karpov remporta le tournoi rapide de Monaco (25') : 16 / 22 (+13 –3 =6) ainsi que le classement combiné (aveugle et rapide). En 1996, il remporta le championnat d'Europe d'échecs rapides en battant en finale Loek van Wely.

En 1998, Karpov remporta le tournoi blitz de Wijk Aan Zee.

En 2000, il fut battu en finale du tournoi rapide du Cap d'Agde par Mikhaïl Gourevitch.

En 2001, lors du premier tour du championnat du monde FIDE de Moscou, Karpov perdit les deux parties de départage rapide contre le Chinois Zhang Pengxiang, et l'ancien champion du monde fut éliminé de la compétition.

2002–2012[modifier | modifier le code]

En 2003, Karpov termina dernier de son groupe au tournoi du Cap d'Agde. En 2007, il termina 18e du championnat du monde de Blitz. En 2009, il finit dernier du tournoi rapide de Zurich et seizième (sur 22 joueurs) du championnat du monde de blitz 2009 (avec 19 points sur 42). En 2010, il fut éliminé lors du tournoi préliminaire du Cap d'Agde (avec 2,5 points sur 7).

Année Vainqueur Deuxième à sixième
2002 Festival de Manises (10')
(Manises) Finale[67] : match contre Kosteniouk : +3 -1 =0

(New York) Match contre Kasparov (rapide) : +2 -1 =1
Dubaï (tournoi k.o.) (éliminé en quarts de finale par Georgiev)
Prague (tournoi Eurotel rapide k.o.) (battu en finale par Anand)
Cap d'Agde (tournoi rapide k.o.) (battu en finale par Guelfand)
Open Corsica (tournoi rapide k.o.) (battu en finale par Anand)
Benidorm (rapide) (3e-4e) : 7,5 / 11
(victoire de Polgar et Ponomariov devant Chirov)
2003 (Varsovie) Match contre Macieja[68] (rapide) : +4 -2 =2
2004 (Lindsborg) Match contre Judit Polgar (rapide) (+1 =1)
Grand Prix d'Aix-en-Provence (rapide)
2005 (Bucarest) Match contre Istratescu: 3,5-0,5 (rapide)
Mayence[69] (rapide) (+3 -2 =1) (ex æquo avec Kortchnoï)
Grand prix rapide de Bordeaux
Tallinn (mémorial Kérès rapide) (4e-5e) : 3,5 / 7
(victoire de Chirov devant Malaniouk, Balachov et Guelfand)
2006 Tallinn (tournoi rapide) (1er-3e) : 7 / 9
(ex æquo avec Ivantchouk et Qosimjonov)

Zurich (tournoi à 4, blitz, ex æquo avec Kasparov)
Match contre Spassky : 0,5–1,5
(Miskolc) Match contre Leko (rapide) : 3,5 / 8
Cap d'Agde (rapide, groupe B) (6e) : 3,5 / 7
(tournoi groupe B remporté par Volotkhine devant Carlsen)
2007 Corsican Circuit (rapide) (éliminé en demi-finale par Kasimdjanov)
2008 Cap d'Agde (rapide) (éliminé en demi-finale par Nakamura : 1-3)
2009 (Teheran) Match contre Ehsan Ghaem Maghami : 10,5–9,5
(+1 -1 =2, classique), (+2 -2, rapide) et (6,5 - 5,5, blitz)
(Valence) Match contre Kasparov : 3–9
(+1 -3, rapide) et (2 à 6, blitz)
2010 (Sanya) Match contre Hou Yifan : 3,5–2,5
1,5–0,5 (classique) et +0 –0 =4 (rapide)
Match rapide contre Mijkovic : 3,5–0,5
2011 (Madrid-Valence) Match rapide contre Anand : +0 –0 =2
2012 (Saint-Louis) Match contre Seirawan : 9–7
(+0-0=2 classique), (+0-0=2 rapide) et (+6 –4 =2 en blitz)
Cap d'Agde (tournoi préliminaire) : 11,5 / 14
(ex æquo avec Ivantchouk)
Vainqueur de la finale contre Ivantchouk (+3 –2 =1)

Compétitions par équipes[modifier | modifier le code]

Matchs URSS et Russie contre le Reste du monde (1984 et 2002)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Match URSS - Reste du monde.

Trop jeune et inexpérimenté pour participer à la première rencontre URSS - Reste du monde de Belgrade en 1970, Karpov joua au premier échiquier lors du second match disputé à Londres en 1984, où il domina Ulf Andersson (+1 =3) dans leur match individuel.

Après la disparition de l'URSS, la Russie fut à nouveau opposée (à cadence rapide) aux meilleurs joueurs non russes à Moscou en 2002. Karpov ne marqua que 5 points sur 9 (+3 -2 =4) contre neuf adversaires différents. L'équipe de Russie fut défaite par l'équipe du Reste du monde.

Olympiades (1972-1988)[modifier | modifier le code]

Karpov, Tal et Seirawan à l'olympiade de Malte 1980
Beliavski et Karpov face à Ciocaltea et Gheorghiu à l'olympiade de Lucerne 1982

À six reprises, Karpov représenta l'URSS lors des Olympiades, considérées jusqu'au milieu des années 1980 comme le Championnat du monde par équipes. À chaque fois, l'URSS remporta la médaille d'or.

En 1972, à Skopje, en 1er remplaçant, il marqua 13 points sur 15 (+12 -1 =2) et obtint la médaille d'or individuelle pour les cinquième échiquiers. À Nice, en 1974, au 1er échiquier, il obtint 12 points sur 14 (+10 =4) et la médaille d'or individuelle.

En 1976, les Olympiades furent organisées à Haïfa en Israël et l'Union soviétique refusa d'y participer pour raisons politiques. En 1978, à Buenos Aires, Karpov ne joua pas pour son équipe, car il avait été épuisé par son match de championnat du monde qui venait de s'achever. Son absence eut pour conséquence que, pour la première fois depuis 1952, l'URSS dut se contenter de la 2e place, devancée par la Hongrie.

Karpov fut de retour au 1er échiquier, en 1980, à La Valette et marqua 9 points sur 12 (+6 =6). À Lucerne, en 1982, toujours au 1er échiquier, il marqua 6½ points sur 8 (+5 =3). Karpov ne participa pas à l'Olympiade de Thessalonique de 1984, car il disputait alors son premier match contre Kasparov qui dura cinq mois (de septembre 1984 à février 1985).

En 1986 à Dubaï, au 2e échiquier, Karpov inscrivit 6 points sur 9 (+4 -1 =4) et termina douzième au deuxième échiquier. Pour sa dernière participation, au 2e échiquier, en 1988 à Thessalonique, Karpov marqua 8 points sur 10 (+6 =4), obtint la médaille d'or individuelle au deuxième échiquier et réalisa la deuxième meilleure performance absolue (Elo).

Au total, lors de ses six participations, dont trois au premier échiquier, Karpov disputa 68 parties dans le cadre des olympiades, pour un résultat de 54,5 / 68 (+43 -2 =23).

Autres compétitions internationales par équipes[modifier | modifier le code]

Compétitions juniors
  • 1968 : Match URSS - Yougoslavie à Sotchi - 2e échiquier junior (+3 -0 =1 contre Branko Vujaković)
  • 1969 : Match URSS - Yougoslavie junior à Moscou - 3e échiquier (+2 -0 =2 contre Evrosimovski)
  • 1969 : Match Hongrie - RSFSR à Budapest - 1er échiquier junior (+1 -1 =2)
Olympiades universitaires
  • 1971 : XVIIIe Olympiade universitaire à Mayaguez (Porto Rico) - 3e échiquier (+7 -0 =1)
  • 1972 : XIXe Olympiade universitaire à Graz - 1er échiquier (+5 -0 =4)
Championnats d'Europe par équipes

À quatre reprises, Karpov joua au Championnat d'Europe par équipes pour l'URSS qui remporta la médaille d'or.

  • 1973 : Bath - 4e échiquier (+4 -0 =2) - Médaille d'or
  • 1977 : Moscou - 1er échiquier (+5 -0 =0) - Médaille d'or
  • 1980 : Skara - 1er échiquier (+0 -1 =4)
  • 1983 : Plovdiv - 1er échiquier (+1 -0 =3)
Championnats du Monde par équipes à Lucerne

De même, l'URSS s'imposa lors des deux participations de Karpov.

  • 1985 : 1er échiquier (+3 -0 =4) - Médaille de bronze
  • 1989 : 1er échiquier (+2 -0 =2)

Compétitions soviétiques par équipes[modifier | modifier le code]

Championnats d'URSS par équipes / coupe d'URSS

Karpov joua à chaque fois dans l'équipe des Forces Armées.

  • 1968 : à Rīga - échiquier junior : 10 / 11 (+9 -0 =2)
  • 1971 : à Rostov-sur-le-Don - échiquier junior : 7,5 / 8 (+7 -0 =1)
  • 1976 : à Tbilissi - 1er échiquier : 3 / 6 (+2 -0 =4)
  • 1980 : à Rostov-sur-le-Don - 1er échiquier : 3 / 7 (+0 -1 =6)
Matchs-tournois des équipes d'URSS à Moscou
  • 1973 : 1er échiquier de l'équipe Jeunesse contre Boris Spasski (+1 -0 =1) et contre Mark Taimanov (+1 -0 =1)
  • 1981 : 1er échiquier de l'équipe 1 contre Garry Kasparov, Vassili Smyslov et Oleg Romanichine (+1 -0 =5)
Olympiade de l'URSS à Moscou
  • 1972 : 2e échiquier de la RSFSR : 5,5 / 9 (+4 -2 =3)
Spartakiades des peuples de l'URSS

Karpov joua à chaque fois au 1er échiquier de l'équipe de Léningrad.

  • 1975 : VIe Spartakiade à Riga : 5,5 / 7 (+4 -0 =3)
  • 1979 : VIIe Spartakiade à Moscou : 4,5 / 7 (+3 -1 =3)
  • 1983 : VIIIe Spartakiade à Moscou : 3,5 / 5 (+2 -0 =3)

Quelques parties remarquables[modifier | modifier le code]

Karpov - Hübner, Tilbourg 1982[modifier | modifier le code]

Karpov - Robert Hübner, Tilbourg, 1982

Si Anatoly Karpov a l'habitude de ne pas prendre de risques lorsque cela n'est pas nécessaire, la partie suivante démontre qu'il est capable de velléités combinatoires lorsque la position l'exige.

1. e4 c6 2. d4 d5 3. Cd2 dxe4 4. Cxe4 Ff5 5. Cg3 Fg6 6. h4 h6 7. Cf3 Cd7 8. h5 Fh7 9. Fd3 Fxd3 10. Dxd3 Cgf6 11. Ff4 e6 12. 0-0-0 Fe7 13. Ce5 0-0 14. c4 c5 15. d5! Cxe5 16. Fxe5 Cg4 17. Fxg7!? Rxg7 (Robert Hübner a choisi de ne pas emprunter la voie 17...Cxf2 suivi de 18...Fg5+!) 18. De2 Fg5+ 19. Rb1 Cf6 20. dxe6 Dc8 21. e7 Te8 22. Td6! Dg4 23. De5 Rg8 24. Te1 Cd7 25. Txd7!! Dxd7 26. Cf5 f6 27. Dd5+!! Dxd5 28. cxd5 Karpov a une tour de moins, mais ses deux pions passés liés vont décider de la partie. 28...Ff4 29. g3 Fc7 30. Rc2 b5 31. Cxh6+ Rh7 32. Cf5 Tg8 33. d6 Fa5 34. Te6 Tg5 35. Txf6 Txh5 36. d7 Th2 37. Ce3 1-0.

Quinzième partie du match Karpov-Kasparov, 1987[modifier | modifier le code]

Karpov - Gary Kasparov, Championnat du monde 1987, Séville, 15e partie

La partie ci-dessous, jouée durant le Championnat du monde qui a vu Karpov marquer le même nombre de points que Kasparov, a été jugée par Raymond Keene comme « l'une des plus aiguës et des plus excitantes disputées entre ces deux grands champions »[70] .

1. d4 Cf6 2. c4 g6 3. Cc3 d5 4. Cf3 Fg7 5. Db3 d5xc4 (par son ordre de coups malin, Karpov a évité la défense est-indienne fétiche de Kasparov) 6. Dxc4 0-0 7. e4 Ca6 8. Fe2 c5 9. d5 e6 10. 0-0 e6xd5 11. e4xd5 Ff5 12. Td1 Te8 13. d6 h6!! (coup extraordinaire, joué après 23 minutes de réflexion, mais ce coup d'attente a forcé Karpov à réfléchir pendant 29 minutes[71]) 14. h3 Cb4 15. Ff4 Cd7 16. Td2!! (la réponse du berger à la bergère: le pion d6 survivra dans toute sa gloire) a6 17. Db3 b5 18. Dd1 c4 19. a4 Cc5 20. a4xb5 Cbd3 21. Fxd3 Cxd3 22. Txd3 c4xd3 23. Cd5 a6xb5 24. Ce7+ Rh7 25. Txa8 Dxa8 26. Cxf5 g6xf5 27. Dxd3 De4 28. Dxb5 Ta8 29. Fd2 Td8 (29...Ff8!) 30. Dc5 De6 31. Ff4 Fxb2 32. Ch4 Ff6 33. Dxf5+ Dxf5 34. Cxf5 h5 35. g4 h5xg4 36. h3xg4 Rg6 37. Rg2 Fb2 38. Ce7+ Rf6 39. Cc6 Td7 40. Cb8 Td8 41. d7 Re6 42. Rf3 Fa3 43. Fc7 1/2-1/2.

Karpov-Topalov, Linares 1994[modifier | modifier le code]

Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
Tour noire sur case blanche a8 Reine noire sur case noire b8 Tour noire sur case blanche c8 Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Case noire f8 vide Roi noir sur case blanche g8 Case noire h8 vide
Case noire a7 vide Case blanche b7 vide Case noire c7 vide Reine blanche sur case blanche d7 Fou noir sur case noire e7 Pion noir sur case blanche f7 Case noire g7 vide Case blanche h7 vide
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Cavalier noir sur case blanche c6 Case noire d6 vide Pion noir sur case blanche e6 Case noire f6 vide Pion noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Pion noir sur case blanche b5 Pion noir sur case noire c5 Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Case blanche f5 vide Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Pion blanc sur case blanche c4 Case noire d4 vide Case blanche e4 vide Pion blanc sur case noire f4 Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Cavalier blanc sur case noire c3 Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Case blanche f3 vide Pion blanc sur case noire g3 Case blanche h3 vide
Pion blanc sur case blanche a2 Pion blanc sur case noire b2 Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Pion blanc sur case noire f2 Fou blanc sur case blanche g2 Case noire h2 vide
Tour blanche sur case noire a1 Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Tour blanche sur case noire e1 Case blanche f1 vide Roi blanc sur case noire g1 Case blanche h1 vide
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
19. Dxd7 Tc8 : Dans cette position, Karpov (blancs), avec déjà un léger avantage, initie le premier des 3 sacrifices de tours

Karpov - Veselin Topalov, Tournoi de Linares, 1994

La partie ci-dessous, jouée durant le meilleur tournoi de la carrière de Karpov, voit ce dernier offrir sa tour à trois reprises. Elle a remporté le concours de la meilleure partie de l'Informateur d'échecs n° 60[72].

1. d4 Cf6 2. c4 c5 3. Cf3 cxd4 4. Cxd4 e6 5. g3 Cc6 6. Fg2 Fc5 7. Cb3 Fe7 8. Cc3 O-O 9. O-O d6 10. Ff4 Ch5 11. e3 Cxf4 12. exf4 Fd7 13. Dd2 Db8 14. Tfe1! g6 15. h4 a6 16. h5 b5 17. hxg6 hxg6 18. Cc5 dxc5 19. Dxd7 Tc8 (Diagramme)

20. Txe6!! Ta7 [20...fxe6 21.Fxc6 Ta7 22.Dxe6+ Rg7 23.Fd7 les blancs gardent leur avantage matériel] 21. Txg6+! fxg6 22. De6+ Rg7 23. Fxc6 Td8 24. cxb5 Ff6 25. Ce4 Fd4 26. bxa6 Db6 27. Td1 Dxa6 28. Txd4!! Txd4 [28...cxd4 29.Df6+ Rh6 30.Dh4+ Rg7 31.Dxd8 Dxc6 32.Dxd4+ et les blancs sont mieux] 29. Df6+ Rg8 30. Dxg6+ Rf8 31. De8+ Rg7 32. De5+ Rg8 33. Cf6+ Rf7 34. Fe8+ Rf8 35. Dxc5+ Dd6 36. Dxa7 Dxf6 37. Fh5 Td2 38. b3 Tb2 39. Rg2 1-0

Karpov-Kramnik, Linares 1994[modifier | modifier le code]

Karpov - Vladimir Kramnik, Tournoi de Linares, 1994, Défense de Méran

1. d4 d5 2. c4 c6 3. Cf3 Cf6 4. Cc3 e6 5. e3 Cbd7 6. Fd3 dxc4 7. Fxc4 b5 8. Fd3 a6 9. e4 c5 10. d5 c4 11. dxe6 fxe6 12. Fc2 Fb7 13. 0-0 Dc7 14. Cg5 Cc5 15. e5[73]! Dxe5 16. Te1 Dd6 17. Dxd6 Fxd6 18. Fe3! (TN) Ce coup a été jugé la plus importante Nouveauté Théorique dans l'Informateur d'échecs no 60, qui a ainsi décerné ses deux principales récompenses à la même personne pour le même Tournoi. Karpov aurait déclaré[74] : « Cela survient très rarement dans l'histoire de ces compétitions! ». 18. Fe3 est une idée originale, de nature stratégique plutôt que tactique, dans une ouverture (défense semi-slave) dont les arcanes étaient alors un des prés carrés de Vladimir Kramnik. Ce dernier mit près de 50 minutes pour répondre[74] 18...0-0 19. Tad1 Fe7 20. Fxc5 Fxc5 21. Cxe6 Tfc8 22. h3! "un coup modeste, typique de Karpov, qui prépare une offensive à grande échelle sur l'aile-roi" (Kasparov) Ff8? (Viktor Kortchnoï recommanda 22...Tab8!) 23. g4 h6 24. f4! Ff3 25. Td2 Fc6 26. g5 hxg5 27. fxg5 Cd7 28. Cxf8! Cxf8 29. Td6! b4 30. Ce4 (30. Cd5!) Fe8 31. Cg3! Td8 32. Cf5 Txd6 33. Cxd6 Fg6? (33...Ff7) 34. Fxg6 Cxg6 35. Cxc4 Td8 36. Te4! b3 37. axb3 Td3 38. Rg2 Txb3 39. h4 Cf8?! 40. Te8! et les Noirs perdirent au temps dans une position difficile 1-0

Contributions principales aux échecs[modifier | modifier le code]

Contributions à la théorie des ouvertures[modifier | modifier le code]

Deuxième partie du match des candidats Karpov-Kortchnoï, 1974[modifier | modifier le code]

Plusieurs apports de Karpov à la théorie des ouvertures sont détaillés par Gary Kasparov dans son ouvrage On my great predecessors, Part V [75]. Cependant, beaucoup des nouveautés théoriques dans le jeu de Karpov étaient en fait dues à ses nombreux[76] secondants.

Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Reine noire sur case noire d8 Case blanche e8 vide Tour noire sur case noire f8 Roi noir sur case blanche g8 Case noire h8 vide
Pion noir sur case noire a7 Pion noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Fou noir sur case blanche d7 Pion noir sur case noire e7 Pion noir sur case blanche f7 Fou noir sur case noire g7 Pion noir sur case blanche h7
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Pion noir sur case noire d6 Case blanche e6 vide Cavalier noir sur case noire f6 Pion noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Case blanche f5 vide Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Tour noire sur case blanche c4 Cavalier blanc sur case noire d4 Pion blanc sur case blanche e4 Case noire f4 vide Pion blanc sur case blanche g4 Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Cavalier blanc sur case noire c3 Case blanche d3 vide Fou blanc sur case noire e3 Pion blanc sur case blanche f3 Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Pion blanc sur case blanche a2 Pion blanc sur case noire b2 Pion blanc sur case blanche c2 Reine blanche sur case noire d2 Case blanche e2 vide Case noire f2 vide Case blanche g2 vide Case noire h2 vide
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Roi blanc sur case noire c1 Tour blanche sur case blanche d1 Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Tour blanche sur case blanche h1
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
Karpov-Kortchnoï avant 16. Cde2

Un exemple en est donné par la célèbre deuxième partie - une défense sicilienne, variante du dragon - entre Karpov et Viktor Kortchnoï (ce dernier ayant les Noirs) du match des candidats à Moscou en 1974 où Karpov exploita tout un lot de nouveautés théoriques préparées avec son équipe :

1. e4 c5 2. Cf3 d6 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 g6 6. Fe3 Fg7 7. f3 Cc6 8. Dd2 O-O 9. Fc4 Fd7 10. h4 Tac8 11. Fb3 Ce5 12. 0-0-0 Cc4 13. Fxc4 Txc4 14. h5! (bon coup) Cxh5 15. g4 Cf6 (voir diagramme)
16. Cde2 !? (Nouveauté théorique)
16... Da5? (coup douteux, 16...Te8! est meilleur) 17. Fh6! Fxh6 18. Dxh6 Tfc8
19. Td3! (une autre nouveauté théorique)
19... T4c5? 20. g5!! (très bon coup) Txg5 21. Td5!! Txd5 22. Cxd5 Tce8 23. Cef4 Fc6 24. e5!! Fxd5 25. exf6 exf6 26. Dxh7+ Rf8 27. Dh8+ 1-0.

Cette partie superbe a reçu 89 points sur un maximum possible de 90 accordés par le Jury de l'Informateur d'échecs no 18 (8 des 9 juges votèrent pour qu'elle soit la meilleure partie, et le neuvième (Max Euwe) la classa seconde). Une telle unanimité est rare. La partie a également été élue meilleure nouveauté théorique du numéro 18 de l'informateur.

Idées stratégiques[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, Karpov était un spécialiste de la partie espagnole avec les Blancs et avec les Noirs.

Karpov s'est fait le champion de lignes positionnelles telles que 4...Cd7 dans la défense Caro-Kann[77], 3. Cd2 contre la défense française ou bien des lignes avec le modeste coup Ff1-e2 contre la défense sicilienne. Ces ouvertures existaient déjà avant Karpov, mais il a démontré, grâce à son excellente technique, qu'elles pouvaient avoir du mordant. Cela n'était pas évident car une opinion communément répandue était notamment qu'en jouant 1. e4, les Blancs devaient adopter des lignes agressives pour l'emporter[78].

Par conséquent, si Karpov n'était pas un grand découvreur de nouveautés théoriques, il a popularisé une nouvelle approche du milieu de jeu, plus patiente et moins spectaculaire. On peut ainsi lire dans le livre de poche Les échecs de Frits van Seters[79]: « Ses matchs victorieux contre Kortchnoï (Baguio 1978 et Mérano 1981), sa défaite contre Kasparov laissent à la postérité un matériel où des idées stratégiques souvent inédites foisonnent ». Michel Roos a écrit[80]: « Dans une série de parties brillantes, le champion du monde a montré qu'il n'est pas tellement important de pénétrer dès l'ouverture dans le camp adverse avec ses pièces. Bien plus important est de contrôler visuellement les déplacements de l'adversaire et, pendant ce temps, de s'efforcer de créer dans son propre camp un organisme échiquéen élastique, flexible, de modifier l'agencement des pièces à l'affût de futures actions et attaques. Cette nouvelle conception modifie le jugement porté sur un certain nombre d'ouvertures qui, considérées jusqu'ici comme passives, sont à présent reconnues comme favorables parce que permettant de souples préparations à des plans futurs ».

Publications[modifier | modifier le code]

Recueils de parties
  • Parties choisies, 1969-1979, ed. du Progrès (Moscou), 1981 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mes meilleures parties, mes analyses, mes commentaires, ed. Garnier, 1982
  • Des échecs à l'infini, ed. Grasset, 1984 (coécrit avec A. Guik) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mes plus belles victoires (1969-1994), ed. Economica, 1996
  • 101 glorieuses victoires, ed. Economica, 2009
  • (en) Chess at the top (1979-1984), ed. Pergamon Press, 1984 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Learn from your defeats, Batsford, 1985
Parties commentées avec des symboles (notation figurine)
  • (en) My 300 Best Games, Chess Stars, 1997 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (ru) Сто победных партий, Fizikoultoura i sport, 1984 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (ru) А. Е. Карпов (гл. ред.), Шахматы энциклопедический словарь, Советская энциклопедия, Москва, 1990, (ISBN 5-85270-005-3).
Théorie des ouvertures
  • Comment jouer les débuts semi-fermés, ed. A. Colin, 1992
  • Comment jouer les débuts semi-ouverts, ed. A. Colin, 1992
  • La Défense Grünfeld, ed. A. Colin, 1992
  • La Partie espagnole, ed. A. Colin, 1992
  • La Défense Pétroff - partie russe, ed. A. Colin, 1992
  • (en) The Open Game in Action, The Semi-Open Game in Action, Batsford, 1988
  • (en) The Closed Openings in Action, The Semi-Closed Openings in Action, Batsford, 1989
  • (coécrit avec Mikhaïl Yakovlevich Podgaets) Karpov's Caro-Kann:
    • (en) Advance and Gambit Systems, Batsford Chess Books, 2006
    • (en) Panov's Attack, Batsford Chess Books, 2006
Récits autobiographiques
  • (en)Chess is my Life, Pergamon, 1979
  • (en)From Baguio to Merano: The World Championship Matches of 1978 and 1981, éd. Macmillan, 1986
  • (en)Karpov on Karpov: Memoirs of a Chess World Champion, Atheneum, 1992

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Je crois qu'il existe des manières très spécifiques de jouer efficacement contre une machine. Évidemment, nous n'avons aucune chance en tactique pure, parce que l'ordinateur calcule de façon parfaite. Mais lorsque nous faisons appel à notre cerveau en utilisant l'intuition et la compréhension, alors nous restons beaucoup plus forts »[81].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Levy, Karpov's collected Games, Robert Hale, 1975
  • K. J. O'Connell, D. N. L. Levy, J. B. Adams,
    • (en) The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov (1961-1974), B. T. Batsford, 1976
    • (en) Anatoly Karpov's Games as World Champion 1975-77, B.T. Batsford, 1978
  • (en) Edmar Mednis, How Karpov Wins, Courier Dover Publications,‎ 1994
  • (en) Andrew Soltis, Soviet Chess 1917-1991, McFarland & Company, Jefferson, États-Unis, 2000
  • (en) Garry Kasparov, My Great Predecessors, Part V : Korchnoi, Karpov, Everyman Chess, 2006
  • (en) Tibor Károlyi et Nick Aplin, Endgame Virtuoso Anatoly Karpov, The Exceptional Endgame Skills of the 12th World Champion, New In Chess, 2007
  • (en) Tibor Karolyi, Karpov's strategic wins 1, the making of a champion, 1961-1985, Quality Chess, 2011
  • (en) Tibor Karolyi, Karpov's strategic wins 2, the prime years, 1986-2009, Quality Chess, 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Europe Échecs n° 627, décembre 2012, titre en couverture : Le 172e triomphe! - Karpov le phénix - 10(es) rencontres nationales et internationales du Cap d'Agde
  2. Karpov, 101 glorieuses victoires, éd. Economica, 2009, p.1
  3. Dans Mes 64 plus belles victoires, il avait écrit en 1994, p. 1 : « Au cours de ma vie échiquéenne déjà assez longue, j'ai disputé quelque deux cents tournois et matches (sans compter les rencontres par équipes, les tournois de parties rapides et semi-rapides) et j'en ai emporté plus d'une centaine. »
  4. Dans My Great Predecessors V, Garry Kasparov écrit page 202 : « Karpov aime compter le nombre de premières places qu'il a remportées ou partagées dans divers tournois, y-compris les compétitions par équipes et même les compétitions les plus insignifiantes. Là, il a dépassé largement les cent et il se considère le détenteur du record — et ce pourrait être le cas (...). Mais si un décompte aussi scrupuleux devait être fait pour Kortchnoï — qui sait si ce dernier ne dépasserait pas son rival historique. »
  5. David Levy, Karpov's collected games, 1975, p. 16.
  6. Tibor Karolyi, Karpov's strategic wins, the making of champion, 1961-1985, pp. 16-20.
  7. David Levy, Karpov's collected games, 1975, p. 17.
  8. soviet base
  9. David Levy, Karpov's collected games, 1975, p. 18.
  10. John Nunn ,The development of chess style, Batsford, 1997, (ISBN 0-7134-8167-6), p. 189
  11. dans The development of chess style, Batsford, 1997, ISBN 0-7134-8167-6, page 190
  12. En 1948, Botvinnik succeda à Alekhine (qui venait de décéder) en remportant un tournoi disputé entre cinq joueurs.
  13. Karpov céda la place au premier échiquier lors de la coupe d'URSS par équipes en 1976 pour ne pas le rencontrer. De même, il ne participa pas à l'olympiade d'échecs de 1978 à Buenos Aires (où jouait Kortchnoï) et lors de l'olympiade d'échecs de 1982 à Lucerne, il laissa Garry Kasparov affronter Kortchnoï au premier échiquier lors du match URSS-Suisse.
  14. Karpov fut 1er-2e en 1981
  15. ChessBase.com - Chess News - FIDE WCC R6-2: Slow day in Tripoli Karpov's TPR at Linares 1994 would be 2977 - sur chessmetrics.com Jeff Sonas utilise une métrique différente du classement Elo international de la FIDE
  16. (en) Soviets sheds no light on halted chess match New York Times, 17 février 1985
  17. Préface par Karpov de l'ENCYCLOPAEDIA modern chess opening, rédigée sous la direction de Nikolaï Kalinichenko
  18. Europe Échecs n° 627, décembre 2012.
  19. Article sur le site d'Europe-Echecs
  20. « Breaking news: Karpov nominated by Russian Chess Federation », Chessbase (consulté le 15 mai 2010)
  21. « Anatoly Karpov nommé par la Russie?! » (consulté le 15 mai 2010)
  22. Article Chessbase
  23. Europe Échecs n° 624, septembre 2012, p. 3.
  24. a, b, c et d O'Connell, Levy, Adams, , The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov, Batsford, Londres, 1974, p. viii.
  25. O'Connell, Levy, Adams, , The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov, Batsford, Londres, 1974, p. 1.
  26. David Lévy, Karpov's collected games, p. 16.
  27. O'Connell, Levy, Adams, , The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov, Batsford, Londres, 1974, p. 6.
  28. O'Connell, Levy, Adams, , The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov, Batsford, Londres, 1974, p. 3.
  29. O'Connell, Levy, Adams, , The Complete Games of World Champion Anatoly Karpov, Batsford, Londres, 1964, p. 15.
  30. Tibor Karolyi, Karpov's strategic Wins, The Making of a Champion, p. 29.
  31. David Lévy, Karpov's collected games, p. 41-45.
  32. a et b Tibor Karolyi, Karpov's strategic Wins, The Making of a Champion, p. 36.
  33. Championnat junior par équipes 1965, équipes constituées de quatre joueurs. sur RUSbase.
  34. Moins de 18 ans, RUSbase
  35. Chacun des cinq candidats maître affrontait trois fois les cinq jeunes maîtres soviétiques (Rusbase)
  36. RUSbase
  37. Championnat junior par équipes 1965 sur RUSbase (championnat d'URSS junior par équipes).
  38. Demi-finale A ; Karpov's collected games, p. 60. RUSbase dit que la finale du 16e championnat d'URSS junior eut lieu à Toula et fut un système suisse.
  39. Tournoi de sélection pour le championnat du monde junior.
  40. Karpov vers les sommets, p.168
  41. Mark Weeks et Karpov's collected games, p. 62
  42. Match-tournoi éliminatoire pour le champion du monde junior contre Vaganian et Shteinberg

  43. 2e échiquier à Léningrad
  44. Premier échiquier de Léningrad lors de la demi-finale.
  45. 2e échiquier de Léningrad lors de la finale.
  46. My 300 Best Games donne comme score de la finale (+2 –2 =3).
  47. Karpov vers les sommets, p. 168 ; RUSbase
  48. Tournoi disputé en mars 1971 d'après Korchnoi's Chess Games, p. 266
  49. (1er échiquier)
  50. médaille d'or au premier échiquier
  51. Tournoi triangulaire, Karpov jouait dans l'équipe jeune.
  52. Championnat d'URSS remporté par Spassky devant Karpov, Kortchnoï, Kouzmine Petrossian et Polougaïevski.
  53. Tibor Karolyi, Karpov's Strategic Wins 1, Quality Chess, 2011, p.253.
  54. Classements Elo de Karpov sur olimpbase.
  55. Trophée annuel, disputé en 1977 et organisé par le programme télévisé anglais : The Master Game diffusé sur la chaîne BBC2.
  56. Parties choisies (1969-1979) et My 300 Best Games (1966-1996)
  57. Tournoi anniversaire de la révolution d'octobre
  58. vainqueur au départage
  59. ex æquo avec Polougaïevski et Seirawan, d'après Kasparov, (en) My Great Predecessors, tome V, p. 382.
  60. site de Mark Weeks
  61. (en) Chess at the Top de Karpov.
  62. Chessmetrics.com donne un score de 5 / 6 lors du tournoi de sélection, puis Karpov perdit une partie lors de la finale télévisée par la BBC contre Miles.
  63. Tournoi disputé à Amsterdam en mai 1987, tournoi quadrangulaire avec Kortchnoï, Timman et Van der Wiel
  64. Giffard, Le Guide des échecs et Karpov, My 300 Best Games
  65. Départages 20' : 5 / 6 (+4 =2).
  66. My 300 Best Games, p. 269.
  67. Festival de Manises 2002 sur le site The Week in Chess
  68. (en)Karpov vs Macieja sur le site chess.gr.
  69. tournoi jubilé de Unzicker, ex æquo avec Kortchnoï
  70. dans Showdown in Seville: Kasparov-Karpov IV, Batsford, 1987, ISBN 0-7134-5657-4, page 75
  71. Showdown in Seville: Kasparov-Karpov IV, Raymond Keene, David Goodman & David Spanier, Batsford, 1987, ISBN 0-7134-5657-4, page 76
  72. revue Europe Échecs n° 594 (décembre 2009) spécial Karpov, page 47
  73. annotations de Gary Kasparov dans On my Great Predecessors Part V, Everyman Chess, 2006, ISBN 978-1-85744-404-9, p. 454
  74. a et b On my Great Predecessors Part V, Everyman Chess, 2006, ISBN 978-1-85744-404-9, p. 455
  75. ed. Everyman Chess, 2006, ISBN 978-1-85744-404-9
  76. Aleksandr Nikitine, qui a travaillé au sein de l'équipe de taille réduite de Kasparov pour ses deux premiers matchs contre Karpov, aurait par exemple avancé que ce dernier a notamment reçu, pour ces deux matchs, l'aide d'Efim Geller, Lev Polougaïevski, Valeri Salov, Rafael Vaganian, et Tamaz Georgadze, Sergueï Makarytchev, Adrian Mikhaltchichine, Mikhaïl Podgaets, Elizbar Ubilava, en plus de ses seconds officiels Iouri Balachov et Igor Zaïtsev (Source = "Garry Kasparov on Garry Kasparov, Part I: 1973 - 1985", Everyman Chess, 2011, page 488).
  77. Il a (co)écrit plusieurs ouvrages de référence sur cette ouverture
  78. Ainsi, dans son ouvrage The Soviet Chess Conveyor (ed. Semko, 1994, 2002 : ISBN 978-1-931921-22-0), Mikhaïl Chereshevski a écrit (page 5): « Let's assume that White tries to play a slow positional game in some sharp variation of the Sicilian Defence. That strategy can only be successful against an unprepared opponent. Accordingly, the initiative might be gradually seized by Black. »
  79. ed. Marabout, 2002, ISBN 978-2-501-02694-9, page 312
  80. dans le Que sais-je ? n° 1592 de 1990 intitulé Le jeu d'échecs, page 60
  81. Europe Échecs, avril 2000, n° 488, 42e année, p. 11

Liens externes[modifier | modifier le code]