Tigran Petrossian

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Tigran Petrossian

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Tigran Petrossian lors du tournoi de Bervewijk 1960

Naissance 17 juin 1929
Tbilissi, RSS de Géorgie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Décès 13 août 1984 (à 55 ans)
Moscou, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Nationalité Drapeau Soviétique
Profession
Joueur d'échecs
Distinctions
Champion du monde d'échecs

Tigran Vartanovitch Petrossian (en arménien : Տիգրան Պետրոսյան, en russe : Тигран Вартанович Петросян), est un joueur d'échecs soviétique né le 17 juin 1929 à Tbilissi, RSS de Géorgie (URSS) de parents arméniens et mort le 13 août 1984 à Moscou. Il obtint le titre de grand maître international en 1952 et fut le champion du monde d'échecs de 1963 à 1969. Il a remporté quatre fois le titre de champion d'URSS (en 1959, février 1961, octobre 1969 et 1975). Petrossian a fait partie des dix meilleurs joueurs du monde de 1953 à 1980[1] et était connu pour son faible nombre de défaites (il termina six fois invaincu du championnat d'URSS, quatre fois invaincu lors des tournois interzonaux et ne perdit qu'une partie sur 129 aux olympiades d'échecs).

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Famille et débuts aux échecs[modifier | modifier le code]

Tigran Petrossian naquit à Tbilissi en juin 1929. Son père, qui avait fui la Turquie en 1904, était concierge d'un foyer de l'Armée rouge à Tbilissi et son fils avait parfois l'occasion d'assister aux parties d'échecs que disputaient les officiers qui y résidaient. Ce ne fut qu'à l'âge de 12 ans, dans la section d'échecs du palais des pionniers, que Tigran Petrossian en apprit les règles. Parmi ses premiers livres d'apprentissage figurent un livre de Maizelis, L'Art du sacrifice de Rudolf Spielmann et Mon système d'Aaron Nimzovitch, le théoricien de la prophylaxie. Petrossian en apprit par cœur le contenu qui eut une profonde influence sur son jeu. En 1942, Petrossian battit Salo Flohr lors d'une partie simultanée. La même année, pendant l'automne et l'hiver 1942-1943, il fit la connaissance de David Bronstein qui, réformé par l'armée, était venu à Tbilissi avec Chamkovitch.

Champion d'URSS junior (1945 et 1946)[modifier | modifier le code]

En 1944, ses parents moururent tous les deux — son père avait 70 ans — et, à 15 ans, tout en continuant d'aller à l'école, Tigran dut prendre différents petits travaux pour nourrir sa sœur (son frère aîné était dans l'armée).

Après la mort de ses parents, Petrossian ne se détourna pourtant pas des échecs. En 1944, il termina neuvième-onzième ex æquo du championnat de Géorgie. Il participa dès 1945 au championnat d'URSS junior qu'il remporta deux fois : il finit premier-troisième ex æquo en 1945 à Léningrad et seul vainqueur en 1946, devant Viktor Kortchnoï, Nikolaï Kroguious et Iivo Neï.

Champion de Géorgie et d'Arménie (1945-1948)[modifier | modifier le code]

En 1945, Petrossian termina deuxième du championnat de Tbilissi et remporta le titre de champion de Géorgie. L'année suivante, Paul Keres et Vladas Mikenas vinrent participer au championnat de Géorgie et Petrossian finit cinquième du tournoi et deuxième joueur géorgien.

En 1946, Petrossian participa « hors concours » au championnat d'Arménie et termina premier devant Kasparian. Sur la proposition de Kasparian, il déménagea à Erevan en Arménie. À la fin de l'année, il battit Kasparian lors d'un match pour le titre de champion d'Arménie, puis, en 1947 et 1948, il remporta ex æquo avec Kasparian le championnat d'Arménie.

En 1948, Petrossian travaillait comme formateur au club Spartak à Erevan. Il se consacra à l'étude de la théorie et des parties du championnat du monde d'échecs 1948 qui avait lieu à La Haye et Moscou[2]. Il finit deuxième du championnat d'Arménie en mars 1949.

Installation à Moscou (1949)[modifier | modifier le code]

À partir de 1949, Petrossian s'installa à Moscou pour mieux se préparer pour les championnats d'URSS. Il s'inscrivit au club sportif Spartak de Moscou. Petrossian termina troisième du championnat de Moscou en 1950 et le remporta en 1951, 1956 et 1969.

Championnats d'URSS (1946-1961 et 1969-1983)[modifier | modifier le code]

Petrossian participa à sa première demi-finale du championnat d'URSS en 1946 (il finit avant-dernier). Lors de sa troisième participation à une demi-finale, en 1949, il se qualifia pour la finale du XVIIe championnat de 1949 où il occupa une modeste seizième place. Lors de sa deuxième finale, en 1950, il termina douzième ex æquo, puis l'année suivante, en 1951, il s'en adjugea la 2e-3e place derrière Kéres, se qualifiant pour le tournoi interzonal de 1952.

En 1952, à 23 ans, grâce à sa performance lors du tournoi interzonal, Petrossian devint le plus jeune grand maître international[3].

En 1962, Paul Keres terminait deuxième du tournoi des candidats remporté par Petrossian. Covainqueur avec Petrossian des tournois de Los Angeles 1963 et Buenos Aires 1964, il remporta les tournois de Zurich 1961 et Bamberg 1968 en devançant Petrossian.

Par la suite, il conquit le titre à quatre reprises :

  • en 1959 à Tbilissi (+8 =11) ;
  • en février 1961 à Moscou (+9 -1 =9), cette finale était un tournoi zonal, qualificatif pour le championnat du monde.

De 1962 à 1968, Petrossian se consacra à la défense de son titre de champion du monde et fut absent des championnats d'URSS. Il ne revint qu'après la perte du titre contre Spassky en 1969 et remporta le titre ;

  • en 1969 à Moscou (+6 =16), après un match de départage contre Lev Polougaïevski (+2 =3) disputé en 1970 ;
  • en 1975 à Erevan (+6 -1 =8).

Petrossian a occupé quatre fois la deuxième place du championnat d'URSS : en 1951, 1958, 1960 et 1973. Joueur très solide, il termina six fois sans perdre une partie : en 1954, 1955, 1958, 1959, 1969 et 1973.

Cycles des candidats et championnats du monde[modifier | modifier le code]

1951-1959 : premiers tournois des candidats[modifier | modifier le code]

La 2e-3e place de Petrossian au championnat d'URSS de 1951 le qualifia pour le cycle 1952-1954. Au tournoi interzonal qui se tint en 1952 à Stockholm, il obtint la 2e-3e place (+7 =13) et le droit de participer au tournoi des candidats suivant. Il entamait avec ce premier succès une carrière exceptionnelle au plus haut niveau qui devait durer trente ans. À Zurich en 1953, il était le plus jeune participant et fut devancé par des joueurs bien plus expérimentés que lui. Il termina à une honorable cinquième place avec quinze points sur vingt-huit possibles (+6 -4 =18).

En 1955, Tigran Petrossian finit 3e-6e du championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1955-1957. En 1955, il se classa quatrième du tournoi interzonal de Göteborg (+5 =15) et se qualifia pour le tournoi des candidats de 1956. En 1956, à Amsterdam, il subit ses deux seules défaites contre des joueurs qui se situaient derrière lui au classement. Avec +3 -2 =13, il occupa la 3e-7e place.

Petrossian à Oberhausen en 1961

En 1958, Petrossian termina deuxième du championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1958-1960. À Portorož en 1958, sa 3e-4e place (+6 -1 =13) l'emmena vers le tournoi des candidats disputé l'année suivante. Le tournoi des candidats de 1959, disputé en YougoslavieBled, Zagreb et Belgrade), se jouait en quatre tours, chaque joueur disputant quatre parties contre chacun des autres participants. Petrossian se classa troisième avec 15½ points sur 28. Il marqua

1961-1963 : vainqueur du tournoi des candidats et du championnat du monde[modifier | modifier le code]

En 1961, Petrossian remporta le championnat d'URSS et se qualifia pour le cycle 1961-1963. En 1962, à l'interzonal Stockholm, il finit 2e-3e (+8 =14) et put aller à Curaçao défendre ses chances de rencontrer le champion du monde Mikhail Botvinnik. Il ne laissa pas passer sa chance en 1962 : au tournoi de Curaçao qui se déroulait sur quatre tours, chaque joueur rencontrait les sept autres joueurs quatre fois. Il finit premier avec 17½ points sur 27, sans perdre une partie, après avoir dominé Bobby Fischer (+1 –0 =3), Viktor Kortchnoï (+2 –0 =2), Pal Benko (+1 –0 =3), Mikhaïl Tal (+2 –0 =1) et Miroslav Filip (+2 –0 =2) et annulé toutes ses parties contre Paul Keres et Efim Geller (+0 –0 =4). Cette première place lui donnait le droit de rencontrer enfin Mikhaïl Botvinnik qui, malgré deux brèves interruptions en 1957 et 1960, dominait le championnat du monde des échecs depuis quinze ans. Le tournoi de Curaçao fut le dernier de ce type : à cause du soupçon de collusion entre Petrossian, Keres et Geller (ils annulèrent les douze parties disputées entre eux) qui fut émis par Fischer après le tournoi, cette formule de tournoi quadruple ronde fut à partir de 1965 remplacée par des matchs à élimination directe entre les candidats.

En 1963, après sa victoire au tournoi des candidats de Curaçao, Petrossian fut confronté à Mikhail Botvinnik à Moscou. Après un début de match équilibré, puisque les deux joueurs étaient toujours à égalité après quatorze parties (+2 -2 =10), la perte de la quinzième entraîna le découragement de Botvinnik devant le jeu patient et défensif de Petrossian. Le champion du monde ne put plus remporter une seule victoire et dut s'incliner à la suite de la vingt-deuxième partie. Petrossian devenait le neuvième champion du monde (+5 -2 =15).

Matchs contre Spassky (1966 et 1969)[modifier | modifier le code]

En 1964, la Fédération internationale des échecs abrogea le droit du champion du monde déchu (Botvinnik) à un match-revanche et Tigran Petrossian conserva son titre jusqu'à ce qu'un nouveau candidat se présentât contre lui.

En 1966 à Moscou, Boris Spassky, qui était sorti vainqueur du cycle des candidats, vint lui contester le titre. Petrossian prit très tôt l'avantage, puis il attendit la faute de Spassky, se contentant de nulles. Ce ne fut qu'à l'issue de la vingt-quatrième et dernière partie que l'on sut qu'il l'avait emporté. Petrossian conserva son titre sur le score de 12,5 à 11,5 (+4 –3 =17).

Pour Spassky, la revanche se présenta en 1969, toujours à Moscou. A nouveau candidat, il vint à bout de la résistance du champion du monde après la vingt-troisième partie du match et Petrossian dut remettre sa couronne : 10,5 à 12,5 (+4 -6 =13).

Finaliste des candidats (1971)[modifier | modifier le code]

Tigran Petrossian en 1973

Après la perte de son titre de champion du monde en 1969, Petrossian dut participer à la nouvelle organisation du cycle des candidats. Le tournoi des candidats avait été remplacé en 1965 par des matchs éliminatoires. Qualifié d'office pour les matchs des candidats par son statut de champion du monde sortant, il n'eut pas à disputer le tournoi interzonal de Palma de Majorque en 1970.

En 1971, en quart de finale du tournoi des candidats, il élimina Robert Hübner (+1 =6). Ce match devait aller jusqu'à la dixième partie, mais après sa première défaite Hübner abandonna. La raison qu'il invoqua fut que la salle de jeu était très bruyante, ce qui gênait sa réflexion tandis que Petrossian, qui souffrait de surdité, n'était, pour sa part, nullement dérangé par le bruit ambiant. Puis, Petrossian rencontra Viktor Kortchnoï en demi-finale : après huit parties nulles, il gagna le match (+1 =9). En finale des candidats, il affrontait le favori, Bobby Fischer. Petrossian effectua une nouveauté dans l'ouverture dès la première partie, mais Bobby Fischer trouva les meilleures réponses. Puis survint une panne de courant qui déstabilisa Petrossian et Fischer gagna la partie. Lors de la deuxième partie, l'ancien champion du monde l'emporta brillamment, puis lors de la troisième partie, Petrossian qui avait une position gagnante répéta trois fois la même position et la partie fut déclarée nulle. Après deux nulles dans les quatrième et cinquième parties, Fischer, qui était revenu dans le match, remporta quatre parties d'affilée et le match (+1 -5 =3).

1974, 1977 et 1980 : éliminé en matchs des candidats par Kortchnoï[modifier | modifier le code]

Sa position de finaliste des matchs des candidats du cycle 1969 - 1972 dispensa Petrossian de jouer dans l'un des deux tournois interzonaux (Leningrad ou Petropolis) de 1973. En 1974, le quart de finale des candidats l'opposa à Lajos Portisch qu'il élimina (+3 -2 =8). Puis il rencontra Viktor Kortchnoï pour la deuxième fois en demi-finale, dans un match émaillé d'incidents entre les deux joueurs. Le match se jouait en quatre parties gagnantes, mais Petrossian abandonna après sa troisième défaite (+1 -3 =1).

Petrossian en 1975

Lors du cycle suivant (1976-1978), Petrossian dut disputer le tournoi interzonal de Bienne en 1976. Il y termina 2e-4e (+6 -1 =12) et se qualifia cette fois encore pour les matchs des candidats après un tournoi de départage triangulaire contre Lajos Portisch (+1 =3) et Mikhaïl Tal (=4) qui fut éliminé. En 1977, Petrossian fut éliminé dès les quarts de finale par Viktor Kortchnoï (+1 -2 =9).

Lors du cycle 1979-1980, Tigran Petrossian dut à nouveau disputer un tournoi interzonal. À Rio de Janeiro en 1979, il termina 1er-3e (+6 =11) ce qui lui assura l'accès à la phase finale de la course au titre de champion du monde. En 1980, le scénario de 1977 se répéta et, en quarts de finale, il fut à nouveau dominé par son vieil ennemi Viktor Kortchnoï (+0 -2 =7).

1982 : dernier tournoi interzonal[modifier | modifier le code]

En 1982, Petrossian disputa à nouveau un tournoi interzonal. Pour sa dernière apparition et pour la première fois depuis 1952, il ne réussit pas à se qualifier pour les matchs des candidats. Sa 4e-5e place du tournoi interzonal de Las Palmas le laissa à la porte des matchs des candidats : seuls les deux premiers (Zoltan Ribli et Vassily Smyslov) étaient qualifiés.

Maladie[modifier | modifier le code]

Timbre poste arménien de 2005

Petrossian mourut à Moscou d'un cancer de l'estomac en 1984 à l'âge de 55 ans. Bien qu'il ne fût pas né en Arménie et n'y habitât jamais durablement, Petrossian y était considéré comme un héros national. Il est enterré au cimetière arménien de Moscou.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Victoires dans les tournois internationaux (1960 – 1980)[modifier | modifier le code]

S'ils lui permirent d'apparaître souvent dans le haut des classements des tournois, son jeu calme et défensif et le grand nombre de parties nulles qu'il concédait empêchèrent toutefois Petrossian d'en prendre les premières places.

Néanmoins, il faut noter les victoires suivantes :

Années 1960
  • 1960 :
    • Beverwijk, ex æquo avec Bent Larsen, devant Matanovic, Donner et Flohr
    • Copenhague (mémorial Nimzowitsch), seul vainqueur devant Geller, Stahlberg et Larsen
  • 1963 : Los Angeles (coupe Piatigorsky), ex æquo avec Paul Keres, devant Najdorf, Olafsson, Reshevsky, Gligoric, Panno et Benko
  • 1964 : Buenos Aires, ex æquo avec Paul Keres, devant R. Byrne, Najdorf et Eliskases
Tigran Petrossian (debout, derrière Albin Planinc) au tournoi IBM d'Amsterdam en 1973.
Années 1970 et 1980
  • 1972 : San Antonio, ex æquo avec Portisch et Karpov : 10,5 / 15 (+6 =9), devant Gligoric, Kéres, Hort, Mecking, Larsen, Evans et Browne
  • 1973 :
    • Las Palmas, ex æquo avec Leonid Stein, devant Hort, Andersson, Panno, Ribli, Kavalek, Gheorghiu et Ljubojevic
    • Amsterdam (tournoi IBM), ex æquo avec Planinc, devant Kavalek, Spassky, Szabo, Andersson, Ribli, Smejkal et Timman
  • 1976 : open de Lone Pine (Californie) : Petrossian marqua 5½ sur 7 dans le premier système suisse qu'il disputa dans sa carrière,
  • 1979 :
    • Rio de Janeiro (tournoi interzonal), ex æquo avec Portisch et Hübner, devant Hübner, Timman, Ivkov, Balachov, Torre, Sax, Smejkal et Vaganian
    • Tallinn (mémorial Kéres, seul vainqueur) : 12 / 16 (+8 =8), devant Vaganian, Bronstein et Sax,
  • 1980 :
    • Bar (seul vainqueur) : +7 =6, un point devant Smyslov,
    • Las Palmas, ex æquo avec Geller et Miles : +6 =5, devant Sosonko et Andersson.

Tournois et matchs[modifier | modifier le code]

1943 - 1951 : champion de Géorgie, d'Arménie et de Moscou[modifier | modifier le code]

Petrossian commença à jouer aux échecs pendant l'été 1941 et gravit tous les échelons de la cinquième à la deuxième catégorie pendant l'année 1941-1942[4]. En janvier-février 1943, à Tbilissi, il finit premier ex æquo d'un tournoi de qualification pour joueurs de deuxième catégorie[5]. En 1944, il termina deuxième d'un tournoi pour joueurs de première catégorie, réalisa sa première norme de candidat-maître (titre qu'il obtint en novembre 1945[6]) et se qualifia pour le cinquième championnat (adultes) de Géorgie (novembre-décembre 1944)[7]. Dans ce championnat, âgé de seulement quinze ans, il termina neuvième-onzième[8] ex æquo parmi dix-huit joueurs avec 8 points[9] sur 17. Le tournoi fut remporté par Mikenas et Kasparian qui jouaient hors-concours.

En juillet-août 1945, après le championnat de Tbilissi, Petrossian participa à la finale du tournoi des joueurs de 1re catégorie de Tbilissi (classement inconnu) et se qualifia pour la demi-finale du championnat des candidats maîtres de l'URSS qui avait lieu à Erevan. Cependant, en août, il décida de participer au championnat d'URSS junior disputé en même temps à Léningrad. En novembre-décembre 1945, il prit part à la demi-finale du sixième championnat de Géorgie et se qualifia pour la finale qui eut lieu en décembre 1945-janvier 1946 et qu'il remporta à l'âge de seize ans.

En 1946, Petrossian finit dixième du tournoi de candidats maîtres de Leningrad avec 6,5 / 15 (+3 –5 =7). Après sa victoire lors du match contre Kasparian en septembre-octobre, il participa pour la première fois à une demi-finale du championnat d'URSS en novembre 1946 à Tbilissi[10] et il finit avant dernier (16e-17e) : 6 / 17 (+2 –7 =8). En 1947, à Tbilissi, Petrossian remporta le tournoi national des candidats-maîtres et reçut le titre de maître. La même année, à Riga[11], il finit dixième du championnat national du club Spartak avec 10,5 points sur 19 (+6 –4 =9) (victoire de Fourman après un match de départage contre Simaguine disputé en avril 1948 à Moscou[12]). En 1948, il participa à la demi-finale du championnat d'URSS par équipe (au 2e échiquier de l'Arménie) à Tbilissi et marqua 2 points sur 3 (+1 =2)[11]. L'Arménie termina troisième des quatre équipes[13]. En septembre 1951, lors de la finale du Championnat d'URSS par équipe à Tbilissi, Petrossian jouait au troisième échiquier de l'équipe de Moscou. Il finit 4e-5e des six joueurs avec 2,5 points sur 5 (+2 –2 =1). La victoire au troisième échiquier revint à Bannik (Ukraine) devant Amirkhanov (Azerbaïdjan) et Tolouch (Léningrad)[14].

En 1949, Petrossian se qualifia pour sa première finale du championnat d'URSS. Il était le plus jeune joueur et termina seizième : 7,5 / 19 (+4 –8 =7). L'année suivante (en 1950), à Moscou, il finit douzième-treizième ex æquo : 8 / 17 (+5 –6 =6), avant de remporter le deuxième prix en 1951 et de se qualifier pour le tournoi interzonal de 1952 en Suède.

Année Vainqueur Deuxième à cinquième
1943 Tbilissi (1er-3e) : 11,5 / 15 (tournoi 2e catégorie)
1944 Tbilissi (2e) : 8,5 / 11 (tournoi 1re catégorie)
1945 Tbilissi (tournoi junior gagné avec 100 % des points[15])
Championnat d'URSS junior (1er-3e) : 11 / 15 (+8 –1 =6)
(Léningrad, ex æquo avec Vasitchouk et Rechko)
1945-1946 : Championnat de Géorgie[16]
(Tbilissi) : 11,5 / 15 (+10 –2 =3)[17]
Championnat de Tbilissi[18] (2e après Kasparian[15]) : 8 / 11 (+6 –1 =4)[19]




1946 Championnat d'Arménie (hors-concours[20])
(Erevan) : 9 / 10 (+8 =2)
Championnat d'URSS junior (Léningrad) : 14 / 15 (+13 =2)
(Erevan) Match pour le championnat d'Arménie
contre Kasparian : 8-6 (+5 -3 =6)[21],[22],[23]
Championnat de Géorgie (Tbilissi) (5e) : 12,5 / 19 (+10 –4 =5)
(victoire, hors concours, de Keres devant Mikenas et Zagorianski)
(Ebralidsé, quatrième, devint champion de Géorgie[24])


1947 Tbilissi (tournoi de candidats-maîtres[25]) : 11,5 / 15 (+8 =7)
(quart de finale du championnat d'URSS 1948[26])
Championnat d'Arménie (Erevan, 2e-4e) : 8,5 / 11 (+7 =3)
(victoire de Bondarevski, hors concours,
devant Kasparian[27] et Douz-Chotimirski (hors-concours))

Demi-finale du championnat d'URSS 1948[28] (5e) : 8,5 / 15 (+6 -4 =5)
(Moscou, tournoi remporté par Averbakh devant Panov[29])
1948 Championnat de Erevan : 9 / 10[30]
Championnat d'Arménie (Erevan) : 12,5 / 13 (+13 =1)
(ex æquo avec Kasparian)

Championnat des républiques du Caucase (2e après Makogonov)
(Tbilissi) : 9 / 12 (+6 =6)
1949


Tachkent  : 12,5 / 15 (11 –1 =3) (ex æquo avec Oufimtsev)
(tournoi jubilé d'Ouzbékistan)
Championnat d'Arménie (2e derrière Kasparian)
(Erevan) : 12,5 / 15 (+12 –2 =1)[31]
Tbilissi (tournoi de maîtres) (2e-5e derrière Illivitski[32]) : 6 / 12
Demi-finale du championnat d'URSS 1949 (2e derrière Geller)
(Tbilissi) : 11 / 16 (+7 –1 =8)
1950 Championnat de Moscou (3e) : 9 / 15 (+4 -1 =10)
(victoire de Averbakh et Chistiakov : 11 / 15)
Demi-finale du championnat d'URSS 1950 (2e-3e) : 10 / 15 (+8 -3 =4)
(Gorki, victoire de Aronine devant Lioubinski)
1951 Championnat de Moscou : 9,5 / 12 (+7 =5)
(Tachkent) Match contre Moukhitdinov[33] : 10,5-3,5 (+7 =7)

Sverdlovsk : 13,5 / 19 (+9 -1 =9)
(demi-finale du championnat d'URSS 1951)

Championnat open de Lituanie (2e-4e) : 9,5 / 14 (+8 -3 =3)
(Vilnius, victoire de Kholmov devant Lilienthal et Simaguine)
Tbilissi (tournoi de maîtres) (2e-3e) : 9,5 / 15 (+7 –3 =5)
(victoire de Souétine devant Bannik)
Championnat d'URSS (Moscou) (2e-3e) : 11,5 / 17 (+8 -2 =7)
(tournoi zonal remporté par Keres devant Geller)

1952 – 1959 : champion d'URSS et candidat au championnat du monde[modifier | modifier le code]

En 1952, Petrossian participa à ses premiers tournois internationaux à l'étranger : le mémorial Maroczy à Budapest et le tournoi interzonal en Suède ; il fut absent du championnat d'URSS 1952 pour pouvoir se consacrer à la préparation du tournoi des candidats de 1953 en Suisse. Avant 1960, Petrossian termina quatre fois invaincu du championnat d'URSS : en 1954 (tournoi zonal), 1955, 1958 (tournoi zonal) et 1959. De 1952 à 1962, il ne perdit qu'une partie lors des quatre tournois interzonaux (invaincu en 1952, 1955 et 1962 ; une défaite en 1958).

Année vainqueur Deuxième à septième
1952 Mémorial Maroczy (Budapest) (7e) : 9,5 / 17 (+6 -4 =7)
(victoire de Kéres devant Geller, Botvinnik, Smyslov et Ståhlberg)
(Saltsjöbaden) Tournoi interzonal (2e-3e) : 13,5 / 20 (+7 =13)
(victoire de Kotov devant Taïmanov)
Gagra et Voronovo (entraînement) (7e-8e) : 3 / 8 (+2 -3 =2)
1953

(Vienne) Match Autriche–URSS contre Lokvenc : 2-0
(Moscou) Match contre Youdovitch : 1-0
Gagra (entraînement) (2e après Smyslov) : 6 / 9 (+4 -1 =4)
Bucarest (2e derrière Tolouch) : 13 / 19 (+7 =12)
Tournoi des candidats de Zurich 1953 (5e)  : 15 / 28 (+6 -4 =18)
(victoire de Smyslov devant Bronstein, Kéres et Reshevsky)
1954 Match Argentine–URSS contre Pilnik : 2,5–1,5 (+1 =3)
Matchs contre l'Uruguay, la France et la Suède : 2–0
Match États-Unis–URSS contre Bisguier : 3-1 (+2 =2)
Match Angleterre-URSS contre Milner-Barry : 2-0
(Riga) Coupe d'URSS par équipes[34]  : 7 / 10 (+5 -1 =4),
(Moscou) Match Moscou - Ukraine contre Lipnitski : 1-0
Championnat d'URSS (Kiev) (4e-5e) : 12,5 / 19 (+6 =13)
(victoire de Averbakh devant Kortchnoï, Taïmanov et Lissitsine)

Belgrade (4e-5e) : 11,5 / 19 (+7 -3 =9)
(victoire de Bronstein devant Matanovic, Trifunovic et Ivkov)
1955 (Budapest) Match Hongrie – URSS : 5,5 / 7 (+4 =3)
(Moscou) Match URSS – États-Unis : 4-0
(2-0 contre Horowitz et contre Pavey)
Championnat d'URSS (Moscou) (3e-6e) : 11,5 / 19 (+4 =15)
(tournoi zonal remporté par Geller devant Smyslov)
Tournoi interzonal (Göteborg) (4e) : 12,5 / 20 (+5 =15)
(victoire de Bronstein devant Kéres et Panno)
1956 (Moscou) Match Spartak-Torpedo contre Estrine : 1-0
Championnat de Moscou (1er-2e) : 10 / 15 (+6 -1 =8)
Match de départage contre Simaguine : 3,5–1,5 (+3 -1 =1[35])
Tbilissi : 14,5 / 19 (+10 =9)
(demi-finale du championnat d'URSS 1957)
Tournoi des candidats (3e-7e) : 9,5 / 18 (+3 –2 =13)
(Amsterdam, tournoi remporté par Smyslov devant Kéres)
(Belgrade) Match Yougoslavie-URSS : 4 / 8 (+1 –1 =6)


1957
(Moscou) Exhibition contre Lilienthal : 1-0
(Moscou) Matchs contre Terpougov et Prokhorovitch : 1-0
Kiev : 12,5 / 19 (+7 -1 =11)
(demi-finale du championnat d'URSS 1958)
Championnat d'URSS (Moscou) (7e-8e) : 12 / 21 (+7 -4 =10)
(tournoi remporté par Tal devant Kéres et Bronstein)
(Léningrad) Match URSS-Yougoslavie : 5 / 8 (+3 –1 =4)
(Vienne) Championnat d'Europe par équipe : 4 / 5 (+3 =2)

1958
(Moscou) Matchs contre Ignatiev et Lebdev : 1-0

Olympiade de Munich (2e réserve) : 10,5 / 13 (+8 =5)
Championnat d'URSS (2e après Tal) : 12 / 18 (+6 =12)
(Riga, tournoi zonal)
(Vilnius) Championnat d'URSS par équipe (2e échiquier) : 5,5 / 8
Tournoi interzonal (Portorož) (3e-4e) : 12,5 / 20 (+6 -1 =13)
(tournoi remporté par Tal devant Gligoric et Benko)
1959 Championnat d'URSS (Tbilissi) : 13,5 / 19 (+8 =11)
Match Moscou - Biélorussie contre Souétine : 1–1 (+0 –0 =2)
Match Moscou-Léningrad contre Taïmanov (+1 –1 =0)
(Moscou) Spartakiade d'URSS (3e échiquier) : 5 / 7 (+3 =4)
(Kiev) Match URSS-Yougoslavie : 3 / 4 (+2 =2)

Tournoi des candidats (3e) : 15,5 / 28 (+7 -4 =17)
(Yougoslavie, victoire de Tal devant Kéres)

1960 – 1968 : champion du monde[modifier | modifier le code]

En 1960, Petrossian remporta ses premières victoires dans les tournois internationaux (à Beverwijk et à Copenhague). Il devint champion du monde en 1963 (Jusqu'en 1969, les championnats du monde avaient lieu à Moscou). En 1967, Petrossian termina 9e-12e avec 8,5 points sur 17 (+3 –3 =11), du tournoi anniversaire du club central de Moscou, tournoi remporté par Stein devant Gipslis, Bobotsov, Smyslov et Tal.

Année Seul vainqueur ou covainqueur Deuxième à sixième
1960 Beverwijk (1er-2e) : 6,5 / 9 (+4 =5) (ex æquo avec Larsen)
(Tunis) Matchs contre la Tunisie : 2–0 et contre l'Italie : 1–0
(Hambourg) Match RFA-URSS : 6,5 / 7
Copenhague (mémorial Nimzowitsch) : 11,5 / 13 (+10 =3)
Olympiade de Leipzig (2e réserve) : 12 / 13 (+11 =2)
Match Léningrad - Moscou contre Bondarevski : 1,5–0,5
Championnat d'URSS (2e-3e) : 13,5 / 19 (+10 -2 =7)
(Léningrad, victoire de Kortchnoï devant Geller)

Championnat d'URSS par équipe (2e échiquier)
(Moscou) : 4 / 5 (+4 –1 =0)
1961 Championnat d'URSS (Moscou) : 13,5 / 19 (+9 -1 =9)
(tournoi zonal, février 1961)
(Moscou) Championnat du club Spartak : 5,5 / 6 (+5 =1)
(Belgrade) Match Yougoslavie-URSS : 4 / 5 (+3 =2)

(Oberhausen) Championnat d'Europe par équipe : 6 / 8 (+4 =4)

Zurich (2e derrière Kéres) : 8,5 / 11 (+7 -1 =3)
Championnat de Moscou par équipes : 2,5 / 4 (+2 -1 =1)
Bled (3e-5e) : 12,5 / 19 (+8 -2 =9)
(victoire de Tal devant Fischer, Gligoric et Keres)
(Moscou) Championnat d'URSS par équipe : 1,5 / 5 (+1 -3 =1)
1962
Tournoi des candidats (Curaçao) : 17,5 / 27 (+8 =19)
(La Haye) Match Pays-Bas-URSS contre Donner : 1,5–0,5
Olympiade de Varna (2e échiquier) : 10 / 12 (+8 =4)
Tournoi interzonal (2e-3e) : 15 / 22 (+8 =14)
(Stockholm, victoire de Fischer devant Geller)


1963 Championnat du monde contre Botvinnik
(Moscou) : 12,5–9,5 (+5 -2 =15)
Los Angeles[36] : 8,5 / 14 (+4 -1 =9) (ex æquo avec Keres)

Spartakiade d'URSS (3e-4e) : 5,5 / 9 (+4 –2 =3)
(1er échiquier, victoire de Geller et Kortchnoï : 5,5 / 8)
1964 (Moscou) Matchs contre Liberzon et Livichine : 1-0
Buenos Aires : 12,5 / 17 (+8 =9) (ex æquo avec Keres)


Moscou : 10,5 / 15 (+7 -1 =7) (championnat des syndicats)

(Moscou) Coupe d'URSS par équipes (3e-4e) : 3,5 / 6 (+2 -1 =3)
(victoire de Botvinnik et Tal : 4,5 / 6 devant Geller)
(Petrossian marqua 3 / 4 (+2 =2) en demi-finale à Tallin)
Olympiade de Tel-Aviv (6e) : 9,5 / 13 (+6 =7) (Uhlmann médaille d'or)
1965
Championnat d'Europe par équipes
(Hambourg) : 6 / 10 (+2 =8)
Zagreb (3e derrière Ivkov et Uhlmann) : 12,5 / 19 (+7 –1 =11)
Erevan (2e-3e) : 8,5 / 12 (+4 =9) (victoire de Kortchnoï devant Stein)
Match Moscou-Léningrad contre Kortchnoï : 0–2
1966 Moscou (entraînement) : 8,5 / 10 (+8 -1 =1)
Championnat du monde contre Spassky
(Moscou) : 12,5–11,5 (+4 -3 =17)
Olympiade de La Havane : 11,5 / 13 (+10 =3)
Santa Monica (6e-7e) : 9 / 18 (+3 –3 =12)
(victoire de Spassky devant Fischer)
Coupe d'URSS par équipes[37] (3e-4e) : 6 / 10 (+2 =8)
(victoire de Botvinnik : 6 / 9 et Geller : 6,5 / 10)
1967 Spartakiade de Moscou : 3 / 4 (+2 =2) Spartakiade d'URSS (Moscou) : 4,5 / 8 (+3 –2 =3)
Venise (2e-3e) : 10 / 13 (+7 =6) (victoire de Donner devant Evans)
1968 Championnat de Moscou (1er-2e) : 10,5 / 15 (+6 =9)
(ex æquo avec Bronstein)
Olympiade de Lugano : 10,5 / 12 (+9 =3)
Bamberg (2e-3e) : 10 / 15 (+5 =10, victoire de Kéres devant Schmid)
Palma de Majorque (4e) : 11,5 / 17 (+7 -1 =9)
(victoire de Kortchnoï devant Larsen et Spassky)

1969 – 1975 : champion d'URSS et finaliste du tournoi des candidats[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième à huitième
1969 Championnat d'URSS : 14 / 22 (+6 =16)
(ex æquo avec Polougaïevski)
Palma de Majorque (2e derrière Larsen) : 11,5 / 17 (+6 =11)
Championnat du monde contre Spassky (Moscou) : 10,5–12,5 (+4 -6 =13)
1970 Match de départage contre Polougaïevski (+2 –0 =3)



(Belgrade) Match URSS-Reste du monde contre Fischer : 1–3 (+0 -2 =2)
Rovinj et Zagreb (6e) : 10,5 / 17 (+5 -1 =11) (victoire de Fischer)
(Kapfenberg) Championnat d'Europe par équipes (2e) : 3,5 / 6 (+1 =5)
Olympiade de Siegen (6e au 2e échiquier) : 10 / 14 (+6 =8)
Vinkovci (6e-9e) : 9 / 15 (+4 –1 =10)
(victoire de Larsen devant Bronstein, Gligoric et Hort)
1971 Tournoi des candidats (finaliste) : matchs gagnés
contre Hübner : 4–3 (+1 -0 =6)
et contre Kortchnoï : 5,5–4,5 (+1 -0 =9)
Wijk aan Zee (2e-4e derrière Kortchnoï) : 9,5 / 15 (+4 =11)
Finale des candidats contre Fischer (Buenos Aires) : 2,5–6,5 (+1 –5 =3)
(Moscou) Mémorial Alekhine (4e-5e) : 10 / 17 (+4 -1 =12)
(victoire de Stein et Karpov devant Smyslov et Toukmakov)
1972 San Antonio (1er-3e) : 10,5 / 15 (+6 =9)
(ex æquo avec Karpov et Portisch)
Olympiade d'URSS (Moscou, 3e) : 4,5 / 7 (+2 =5)
Sarajevo (2e derrière Szabo) : 10,5 / 15 (+6 =9)
Olympiade de Skopje (8e au 1er échiquier) : 10,5 / 16 (+6 -1 =9)
(Hübner médaille d'or devant Hort et Browne)
1973 Las Palmas : 9,5 / 15 (+4 =11) (ex æquo avec Stein)
(Bath) Championnat d'Europe par équipes
(2e échiquier) : 4,5 / 7 (+2 =5)
Amsterdam : 10 / 15 (+7 -2 =6)
(tournoi IBM, ex æquo avec Planinc)
Match URSS - Yougoslavie contre Gligoric
(Tbilissi) : 2–2 (+1 –1 =2)
Championnat d'URSS (2e-6e après Spassky) : 10,5 / 17 (+4 =13)
(Moscou, ex æquo avec Karpov, Kortchnoï, Kouzmine et Polougaïevski)
1974 Tournoi des candidats (quart de finale) :
(Palma) Match contre Portisch : 7–6 (+3 –2 =8)
Olympiade de Nice (4e échiquier) : 12,5 / 14 (+11 =3)
Manille (2e derrière Vassioukov) : 9,5 / 14 (+5 =9)
Demi-finale des candidats contre Kortchnoï : 1,5–3,5 (+1 –3 =1)
1975 (Milan)
Demi-finale contre Karpov : 2–2 (+0 –0 =4)
Match pour la 3e place contre Ljubojevic : +1 –1 =4

Championnat d'URSS (Erevan) : 10 / 15 (+6 -1 =8)
Las Palmas (7e) : 9,5 / 15 (+4 =11)
(victoire de Ljubojevic devant Andersson, Mecking, Tal et Olafsson)
Milan (3e) : 11,5 / 21 (+3 –1 =17) (victoire de Karpov devant Portisch)
(Milan) Tournoi préliminaire (2e-4e après Portisch) : 6,5 / 11 (+2 =9)
(Moscou) Mémorial Alekhine (6e-7e) : 9 / 15 (+4 –1 =10)
(victoire de Geller devant Spassky, Kholmov, Kortchnoï, Vaganian et Hort)

1976 – 1983 : éliminé en quart de finale des candidats[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième à neuvième
1976 Open de Lone Pine : 5,5 / 7 (+4 =3)

Varèse : 4,5 / 8 (+1 =7)
(tournoi de départage avec Tal et Portisch)

Tournoi interzonal de Bienne (2e-4e) : 12 / 19 (+6 -1 =12)
(tournoi remporté par Larsen devant Tal et Portisch)
Championnat d'URSS (Moscou) (3e-4e) : 10,5 / 17 (+6 -2 =9)
(victoire de Karpov devant Balachov)
Spartakiade d'URSS (Moscou) : 4 / 7 (+1 =6)
1977 Quart de finale des candidats contre Kortchnoï : 5,5–6,5 (+1 -2 =9)
Championnat d'Europe par équipes (2e au 2e échiquier) : 3,5 / 6 (+1 =5)
Championnat d'URSS (Léningrad) (3e-4e) : 9 / 15 (+4 -1 =10)
(victoire de Goulko et Dorfman)
Sotchi[38] (5e-9e) : 9 / 15 (+3 =12) (tournoi remporté par Tal)
1978 1977-1978 : tournoi d'Hastings (2e-3e) : 9,5 / 14 (+5 =9)
(victoire de derrière Dzindzichachvili)
Open de Lone Pine (6e-10e) : 6 / 9 (+3 =6) (victoire de Larsen)
Vilnius (2e derrière Toukmakov) : 10 / 15 (+6 –1 =8)
Olympiade de Buenos Aires (7e au 2e échiquier) : 6 / 9 (+3 =6)
1979 Mémorial Keres (Tallinn) : 12 / 16 (+8 =8)
Tournoi interzonal (Rio de Janeiro) (+6 =11)
(ex æquo avec Portisch et Hübner) : 11,5 / 17
Banja Luka (3e-4e) : 9 / 15 (+3 =12)
(victoire de Kasparov devant Smejkal et Andersson)
Buenos Aires (9e-10e) : 6 / 13 (+2 –3 =8) (victoire de Larsen : 11 / 13)
1980 Bar[39] : 10 / 13 (+7 =6)
Las Palmas (1er-3e) : 8,5 / 11 (+6 =5)
(ex æquo avec Geller et Miles)
(Velden)
Quart de finale des candidats contre Kortchnoï : 3,5–5,5 (+0 -2 =7)
1981 Moscou (9e-10e) : 6 / 13 (+1 –2 =10) (tournoi remporté par Karpov)
Vrsac (3e) : 10 / 15 (tournoi remporté par Sax devant Smejkal)
Tilburg (2e derrière Beliavski) : 7 / 11 (+3 =8)
1982 Las Palmas (interzonal) (4e-5e) : 7,5 / 13 (+3 –1 =9) (victoire de Ribli)
Bugojno (6e-8e) : 7 / 13 (+2 –1 =10) (tournoi remporté par Kasparov)
Tilburg (5e-6e) : 6 / 11 (+3 –2 =6) (victoire de Karpov devant Timman)
1983 Tallinn[40] (3e-5e) : 9 / 15 (victoire de Vaganian et Tal devant Suba et Ehlvest)
(Plovdiv) Championnat d'Europe par équipes (2e au 3e éch.) : 3,5 / 5 (+2 =3)
Championnat d'URSS (Moscou) (6e-9e) : 7,5 / 15 (+2 -2 =11)
(victoire de Karpov devant Toukmakov)

Compétitions internationales par équipes[modifier | modifier le code]

Olympiades[modifier | modifier le code]

Malgré ses bons résultats au plus haut niveau dès 1952, Petrossian ne fut sélectionné en équipe d'URSS, pour laquelle il joua à dix reprises, qu'à partir de 1958. Avec elle, il remporta neuf fois la médaille d'or par équipes et une fois la médaille d'argent par équipes, en 1978. Sur les 129 parties qu'il joua dans cette compétition, il n'en perdit qu'une seule et en annula 50.

  • 1958 - Munich : 2e remplaçant (+8 =5) - Médaille d'or
  • 1960 - Leipzig : 2e remplaçant (+11 =2) - Médaille d'or
  • 1962 - Varna : 2e échiquier (+8 =4) - Médaille d'or
  • 1964 - Tel Aviv : 1er échiquier (+6 =7)
  • 1966 - La Havane : 1er échiquier (+10 =3) - Médaille d'or
  • 1968 - Lugano : 1er échiquier (+9 =3) - Médaille d'or
  • 1970 - Siegen : 2e échiquier (+6 =8)
  • 1972 - Skopje : 1er échiquier (+6 -1 =9)
  • 1974 - Nice : 4e échiquier (+11 =3) - Médaille d'or

En 1976, l'URSS boycotta l'olympiade d'échecs de 1976 à Haïfa.

Championnats d'Europe par équipes[modifier | modifier le code]

Petrossian (à droite) à Oberhausen en 1961

Petrossian représenta l'URSS à huit éditions de cette compétition depuis son origine en 1957 à l'édition de 1983, un an avant son décès. Il n'y perdit jamais une partie (+15 =37). À chaque fois, l'URSS remporta la médaille d'or.

  • 1957 - Vienne : 6e échiquier (+3 =2) - Médaille d'or
  • 1961 - Oberhausen : 4e échiquier (+4 =4) - Médaille d'or
  • 1965 - Hambourg : 1er échiquier (+2 =8) - Médaille d'or
  • 1970 - Kapfenberg : 1er échiquier (+1 =5)
  • 1973 - Bath : 2e échiquier (+2 =5) - Médaille d'or
  • 1977 - Moscou : 2e échiquier (+1 =5)
  • 1980 - Skara : 3e échiquier (=5)
  • 1983 - Plovdiv : 3e échiquier (+2 =3)

Match URSS contre le Reste du monde (1970)[modifier | modifier le code]

En 1970 à Belgrade, lors du match URSS - Reste du monde, Petrossian joua au deuxième échiquier de l'URSS et fut opposé à Bobby Fischer. Il perdit leur match individuel 1 à 3 (+0 -2 =2).

En juillet 1984, lors du match revanche à Londres, Petrossian, qui était malade, fut remplacé par Iouri Razouvaïev. Petrossian mourut un mois après.

Activités de rédacteur dans des revues[modifier | modifier le code]

Portrait de Petrossian à Erevan.

Petrossian fut rédacteur de la revue mensuelle Chakhmatnaïa Moskva de 1963 à 1966.

De 1968 à 1977, il occupa le poste de rédacteur en chef de l'hebdomadaire 64. Il en fut démis après sa défaite contre le dissident Viktor Kortchnoï au cours des matchs des candidats.

Le style[modifier | modifier le code]

Petrossian était un joueur réputé pour son talent défensif et son jeu positionnel. Dans une interview donnée au journal Sovietski Sport, il répondait au journaliste qui lui demandait quel était son credo aux échecs[41] : « Je suis profondément convaincu que les échecs, bien qu’ils restent un jeu, n’ont rien à voir avec le hasard. C’est mon credo. J’apprécie uniquement les parties dans lesquelles j’ai joué conformément aux exigences de la position. Je ne crois qu’à la logique et à la correction du jeu. »

À propos de son jeu très défensif et sans risques, Lev Polougaïevski disait : « Dans les meilleures années de Petrossian, il était plus facile de remporter le Championnat d'URSS que de gagner une partie contre lui[42]. »

Petrossian était connu pour son art de la prophylaxie, il envisageait des possibilités d'attaque pour son adversaire avant même qu'il n'ait l'idée d'attaquer. Toutefois, il convient d'émettre un jugement nuancé. Par exemple, contre 1. e4, dans les années 1950-1960, « si Petrossian adoptait des défenses Caro-Kann ou des parties espagnoles lorsqu'une partie nulle « suffisait », il recourait à la sicilienne Najdorf ou à la Winawer lorsqu'il devait gagner impérativement[43]. »

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Victoire contre Kasparov à Tilburg en 1981

Un bel exemple de l'opiniâtreté de sa défense est sa partie contre Garry Kasparov de Tilburg, 1981 où, avec les Noirs, il subit une très forte attaque, résiste, retourne la situation en sa faveur et gagne :

1.d4 d5 2.c4 dxc4 3.Cf3 Cf6 4.e3 Fg4 5.Fxc4 e6 6.h3 Fh5 7.Cc3 a6 8.g4 Fg6 9.Ce5 Cbd7 10.Cxg6 hxg6 11.Ff1 c6 12.Fg2 Dc7 13.0-0 Fe7 14.f4 Cb6 15.g5 Cfd7 16.Dg4 0-0-0 17.Tb1 Rb8 18.b4 Cd5 19.Ca4 f5 20.Dg3 Cxb4 21.Fd2 Cd5 22.Tfc1 Ra7 23.De1 Fa3 24.Tc2 Dd6 25.Tb3 De7 26.De2 Tb8 27.Dd3 Fd6 28.Cb2 Thc8 29.Cc4 Fc7 30.a4 b5 31.axb5 cxb5 32.Ta2 Rb7 33.Fb4 De8 34.Fd6 Ta8 35.Db1 Rc6 36.Tba3 bxc4 37.Txa6+ Txa6 38.Txa6+ Fb6 39.Fc5 Dd8 40.Da1 Cxc5 41.dxc5 Rxc5 42.Ta4 0-1

Boris Spassky - Tigran Petrossian, Moscou 1966
Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Roi noir sur case blanche c8 Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Case noire f8 vide Tour noire sur case blanche g8 Case noire h8 vide
Case noire a7 vide Fou noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Cavalier noir sur case blanche d7 Case noire e7 vide Pion noir sur case blanche f7 Case noire g7 vide Case blanche h7 vide
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Reine noire sur case noire d6 Pion noir sur case blanche e6 Case noire f6 vide Case blanche g6 vide Case noire h6 vide
Pion blanc sur case noire a5 Pion noir sur case blanche b5 Case noire c5 vide Pion noir sur case blanche d5 Case noire e5 vide Case blanche f5 vide Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Pion blanc sur case noire b4 Pion noir sur case blanche c4 Tour blanche sur case noire d4 Pion blanc sur case blanche e4 Case noire f4 vide Pion noir sur case blanche g4 Pion noir sur case noire h4
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Pion blanc sur case noire c3 Case blanche d3 vide Reine blanche sur case noire e3 Case blanche f3 vide Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Case blanche a2 vide Case noire b2 vide Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Fou blanc sur case blanche e2 Pion blanc sur case noire f2 Pion blanc sur case blanche g2 Case noire h2 vide
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Tour blanche sur case noire g1 Roi blanc sur case blanche h1
Chess zver 26.png
Chess zhor 26.png
Spassky - Petrossian, après 29.Td4?

La partie eut lieu lors du championnat du monde en 1966[44].

1.d4 Cf6 2.Cf3 e6 3.Fg5 d5 4.Cbd2 Fe7 5.e3 Cbd7 6.Fd3 c5 7. c3 b6 8.0-0 Fb7 9.Ce5 Cxe5 10.dxe5 Cd7 11.Ff4 Dc7 12.Cf3 h6 13.Fg3 g5 14.b4 h5 15.h4 gxh4 16.Ff4 0-0-0 17.a4 c4 18.Fe2 a6 19.Rh1 Tdg8 20.Tg1 Tg4 21.Dd2 Thg8 22.a5 b5 23.Tad1 Ff8 24.Ch2 Cxe5 25.Cxg4 hxg4 26.e4 Fd6 27.De3 Cd7 28.Fxd6 Dxd6 29.Td4

29... e5 30.Td2 f5 31.exd5 f4 32.De4 Cf6 33.Df5+ Rb8 34.f3 Fc8 35.Db1 g3 36.Te1 h3 37.Ff1 Th8 38.gxh3 Fxh3 39.Rg1 Fxf1 40.Rxf1 e4 41.Dd1 Cg4 42.fxg4 f3 43.Tg2 fxg2 0-1

Une miniature

Il faut se méfier de l'eau qui dort. Une miniature de Petrossian était chose rare, mais à la moindre inattention, le Tigre sortait ses griffes.

Tigran Petrossian - Hans Ree, Wijk aan Zee, 1971

1.c4 e5 2.Cc3 Cf6 3.Cf3 Cc6 4.g3 Fb4 5.Cd5 Cxd5 6.cxd5 e4 7.dxc6 exf3 8.Db3 1-0 (si le Fb4 se retire, cxb7 gagne une pièce)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chessmetrics
  2. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and his games, 1974, rééd. Ishi Press, 2009, p. 34.
  3. Page des records du monde d'échecs sur le site de Glen Giffen.
  4. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 16.
  5. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 19.
  6. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 17.
  7. cinquième championnat de Géorgie 1944 sur le site de RUsbase.
  8. Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, p. 21.
  9. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 20.
  10. Demi-finale du championnat d'URSS à Tbilissi sur les site de RUsbase.
  11. a et b Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, p. 8.
  12. Championnat du club Spartak 1947 sur le site RusBase.
  13. Demi-finales du championnat d'URSS par équipes de 1948 sur le site RusBase.
  14. Finale du championnat d'URSS par équipe sur le site RusBase.
  15. a et b Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, p. 23.
  16. Petrossian avait fini 9e-11e en 1944, d'après RUSbase et Les Champions du monde de Botvinnik à Fischer, page 160
  17. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 35.
  18. Petrossian, l'intuition à l'affut, page 145
  19. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 25.
  20. Selon Wade, dans The World Chess Championship 1963, p. 11, Petrossian, qui disputait normalement les championnats de Géorgie, jouait hors-concours.
  21. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 48, compte la deuxième partie pour une nulle et donne un score de 8 à 6.
  22. Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, p. 29, donne un score de 8–6.
  23. Match pour le championnat d'Arménie sur le site de RusBase compte la deuxième partie pour une victoire de Kasparian et donne un score de 7,5 à 6,5 (+5 -4 =5).
  24. Championnat de Géorgie 1946 sur le site de RusBase.
  25. Petrossian obtint le titre de maître soviétique à l'issue du tournoi. Il avait terminé 8e-11e avec 6,5 points sur 15, lors du précédent tournoi des candidats-maîtres, disputé en 1946 à Léningrad, selon RUSbase.
  26. Quart de finale du championnat d'URSS (Tbilissi 1947) sur les site de RUSbase.
  27. Petrossian et Kasparian partagèrent le titre de champion d'Arménie 1947.
  28. En 1946, Petrossian avait terminé 16e-17e de la demi-finale du championnat d'URSS 1947.
  29. RUSbase Moscou 1947
  30. D'après le site Chessmetrics.
  31. E. Shekhtman, The Games of Tigran Petrossian, volume 1, 1942-1965, Pergamon Chess, 1991, p. 68.
  32. match tournoi de Tbilissi 1949 (maîtres et candidats maîtres) sur le site de RUsbase.
  33. Moukhitdinov jouait pour obtenir le titre de maître.
  34. Championnat d'URSS par équipes des clubs disputé en novembre 1954, au premier échiquier du club du Spartak.
  35. Di Felice, Chess Results 1956-1960, McFarland, 2010 ; Edouard Shakhtman, The Games of Tigrang Petrosian ; le site Chessmetrics et The 1963 world chess championship, éd. New in Chess, p. 97, donnent une victoire 3,5 à 1,5 (cinq parties disputées).
    Wade, dans The World Chess Championship 1963, page 14, donne une victoire de Petrossian, 4,5 à 1,5, tandis que Viktor L. Vassiliev (Tigran Petrossian) donne une victoire 3–1.
  36. Coupe Piatigorsky
  37. RUSbase Moscou 1966 contient une erreur sur le score de Petrossian.
  38. Mémorial Tchigorine à Sotchi.
  39. Tournoi international de Bar remporté avec un point d'avance devant Smyslov, Petrosian vs the Elite, p. 293
  40. Mémorial Keres à Tallinn.
  41. Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, pp.21-22.
  42. Lev Polougaïevski, Les secrets d'un grand maître (1994), Paris, Armand Colin, p. 254.
  43. Andrew Soltis, Grandmaster secrets: Openings, Thinkers' Press, Inc., 2002, p. 79, (ISBN 0-938650-68-8)
  44. Spassky-Petrossian Moscou 1966

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Albéric O'Kelly de Galway, Pétrossian, l'intuition à l'affût, éd. Castilla, 1963 (30 parties commentées).
  • G. Barcza et L. Alfödy, Les Champions du monde du jeu d'échecs, tome 2 : de Botvinnik à Fischer, éd. Grasset-Pasquelle, 1987
  • (en) P.H. Clarke, Tigran Petrosian, Master of Defence, Petrosian 60 Best Games of Chess (1946-1963), Batsford, 1992
  • (en) R.G. Wade, The World Chess Championship 1963, 1963 ; réimprimé par Hardingpole, 2002
  • (en) Garry Kasparov, My great predecessors, Part III : Petrosian & Spassky, Everyman Chess 2004
  • (en) Ray Keene et Julian Simpole, Petrosian vs the Elite, 71 victories by the Master of Manoeuvre, 1946—1983, Batsford, 2006
  • (en) Viktor L. Vassiliev, Tigran Petrossian, his life and games, R.H.M. Press, 1974 ; rééd. Ishi Press, Tokyo, 2009