Max Euwe

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Max Euwe

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Max Euwe en 1935

Nom de naissance Machgielis Euwe
Naissance 20 mai 1901
Amsterdam
Décès 26 novembre 1981 (à 80 ans)
Amsterdam
Nationalité Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Pays de résidence Pays-Bas
Profession
professeur de mathématiques,
joueur d'échecs
Distinctions
Champion du monde d'échecs
(1935–1937)

Max Euwe (né Machgielis Euwe le 20 mai 1901 à Amsterdam, Pays-Bas - 26 novembre 1981 à Amsterdam) est un joueur d'échecs et professeur de mathématiques néerlandais. Il fut champion du monde d'échecs de 1935 à 1937. Bien qu'il fût amateur, au contraire des autres champions, il a été le premier joueur d'échecs à utiliser un assistant pour préparer ses matchs.

Euwe a beaucoup travaillé au service des échecs et a été le président de la Fédération internationale des échecs (FIDE) de 1970 à 1978. Il a également été un écrivain fécond, publiant de nombreux livres sur les échecs parmi lesquels d'innombrables manuels traduits dans de nombreuses langues, et la Théorie des ouvertures, connue dans le monde entier, sans compter des monographies (Losbladige Schaakberichten).

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Débuts aux échecs (1901-1921)[modifier | modifier le code]

Machgielis (appelé par ses amis Max) Euwe naquit en mai 1901 à Watergraafsmeer dans la banlieue d'Amsterdam. Euwe avait quatre ans quand sa mère lui apprit à jouer aux échecs. À dix ans, il remporta un tournoi le jour de Noël sans perdre une partie. À partir de 1918, il étudia les mathématiques à Amsterdam, interrompant brièvement ses études pour pouvoir consacrer plus de temps aux échecs. À partir de 1919, il fut l'un des meilleurs joueurs des Pays-Bas dont il remporta le championnat à vingt ans, en 1921.

Docteur en mathématiques[modifier | modifier le code]

Max Euwe, sa femme et ses petits-enfants en 1966

En novembre 1923, Euwe obtint son doctorat en mathématiques cum laude, et il devint professeur de mathématiques. Après avoir été stagiaire, il fut pendant deux ans professeur de mathématiques à Rotterdam dans une école supérieure, puis professeur de mathématiques dans un lycée pour jeunes filles à Amsterdam. En 1926, il prépara de nouveau auprès de Luitzen Egbertus Jan Brouwer, une thèse soutenue cum laude, intitulée Variantes différentielles de deux champs vectoriels covariants à quatre variables. En 1929, il publia une dissertation en allemand sur la théorie du jeu des échecs considéré dans une perspective intuitionniste. Le titre en était Mengentheoretische Betrachtungen über das Schachspiel.

En août 1926, Max Euwe épousa Carolina Elisabeth Bergman. De ce mariage sont nées trois filles dont Caroline Euwe, écrivain pour enfants.

L'ascension vers le championnat du monde d'échecs (1920-1934)[modifier | modifier le code]

Max Euwe en 1937.

En 1920 et 1921, Max Euwe commença à affronter en match des joueurs plus forts que lui :

De 1921 à 1935, Euwe fut sans interruption champion d'échecs des Pays-Bas, et remporta ce titre douze fois dans toute sa carrière, et travailla beaucoup dans son pays au service du jeu d'échecs. En 1928, à La Haye, il gagna pour la première fois le championnat olympique monde amateur. En 1923-1924, puis en 1930-1931 et 1934-1935, il remporta le tournoi d'échecs international d'Hastings en devançant Capablanca en 1930-1931 et 1934-1935. En 1934-1935, il partagea la première place du tournoi d'Hastings avec Flohr et Thomas, mais devança Capablanca, Botvinnik et Lilienthal.

Euwe termina également deuxième des tournois de Berne 1932 et Zurich 1934, ex æquo avec Flohr et n'étant devancé que par le champion du monde Alekhine. Ces résultats firent de Max Euwe le challenger naturel de Alexandre Alekhine pour le championnat du monde d'échecs.

Champion du monde (1935 - 1937)[modifier | modifier le code]

Euwe et Flohr analysent une partie du match Alekhine—Euwe de 1935.
Alekhine face à Euwe en 1937

En 1935, Euwe disputa enfin le championnat du monde contre le tenant du titre, Alexandre Alekhine. Après sept parties, Alekhine menait 4 victoires à une et deux parties nulles. Euwe n'égalisa le score que brièvement lors de la treizième partie (6,5 à 6,5) et définitivement lors de la 21e partie (10,5 à 10,5). Il ne prit l'avantage que lors de la 25e partie (13 à 12). Après quatre-vingt jours et trente parties, il fut déclaré vainqueur le 15 décembre 1935, sur le score de 15,5 à 14,5 (+9 -8 =13). La partie la plus célèbre de cette rencontre est la 26e, connue sous le nom de Perle de Zandvoort qui lui donna une avance décisive de deux points (14 à 12).

Le titre mondial d'Euwe suscita un grand enthousiasme pour les échecs aux Pays-Bas, où beaucoup de clubs furent fondés en 1935.

Alekhine (à gauche) et Euwe (au centre) en 1937

Euwe perdit son titre en 1937 dans le match revanche contre Alekhine (9,5 à 15,5). Certains spécialistes, après analyse des parties, sont arrivés à la conclusion paradoxale qu'en 1935, il était en fait moins fort qu'Alekhine, et jouait mieux en 1937, mais d'autres analystes comme les anciens champions du monde Vasily Smyslov, Anatoli Karpov ou Garry Kasparov divergent sur ce point[1]. C'est la méforme d'Alekhine, alimentée entre autres par une consommation excessive d'alcool, qui lui aurait valu la défaite des mains d'Euwe en 1935.

Succès et revers après 1937[modifier | modifier le code]

Max Euwe en 1963

En 1938, Euwe fut 4e du très fort tournoi AVRO remporté par Reuben Fine et Paul Keres devant Mikhaïl Botvinnik. Après 1937, il continua à disputer de nombreux matchs : en 1939-1940, il perdit un match organisé aux Pays-Bas contre Keres (+5 –6 =3). Il battit Bogoljubov 6,5 à 3,5 en 1941 ; fit match nul (5 à 5) avec Vasja Pirc en 1949 et battit Bobby Fischer en 1957 (match exhibition remporté 1,5 à 0,5).

Après la guerre, Euwe remporta cinq tournois en 1946 (Londres, Leyde, Maastricht et Zaandam), et fut deuxième du très fort tournoi de Groningue en 1946 remporté par Mikhaïl Botvinnik. Il remporta quatre fois le tournoi des hauts-fourneaux de Beverwijk : en 1940, 1942, 1952 et 1958 (ex æquo avec Jan Hein Donner).

Euwe participa encore au championnat du monde d'échecs 1948 (dernier avec 4 points sur 20) mais il fut absent du tournoi des candidats de 1950 car il ne put se libérer de ses charges d'enseignement. Au Tournoi des candidats de Zurich 1953, il ne termina que 14e et avant-dernier mais remporta plusieurs parties remarquables. La base de données d'échecs Simbase comprend (en mars 2004) 1 697 parties jouées par Max Euwe : +694 -459 =544. Le pourcentage de victoires est de 56 %.

Professeur de faculté (1964)[modifier | modifier le code]

Max Euwe ne négligeait pas sa condition physique et était boxeur amateur. Après 1950, il s'est consacré davantage aux mathématiques et à l'informatique qui était en train de naître. En 1964, il devint professeur de faculté extraordinaire en méthodologie du traitement automatique d'informations à l'Institut supérieur néerlandais d'Économie à Rotterdam et professeur à l'Institut supérieur catholique à Tilburg.

Président de la Fédération internationale des échecs (1970-1978)[modifier | modifier le code]

Euwe, sa femme et Karpov en 1976
Max Euwe en 1973

Max Euwe fut président de la FIDE de 1970 jusqu'en 1978 et joua un rôle important lors de la réalisation du match Boris Spassky-Bobby Fischer pour le titre de champion du monde en 1972 à Reykjavik ainsi que les négociations avec Bobby Fischer pour le championnat du monde 1975.

Euwe mourut en 1981 à l'âge de 80 ans à Amsterdam.

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Statue de Max Euwe à Amsterdam.

Le prix Euwe a été créé en l'honneur de Max Euwe. Il est décerné tous les cinq ans à un joueur d'échecs méritant. De 1987 à 1996, était organisé un tournoi de grands maîtres à la mémoire de Euwe, le mémorial Max Euwe.

En 2001 a paru un bloc de deux timbres à son effigie. En dehors des Pays-Bas, on a édité aussi des timbres à son effigie en Mongolie et en Yougoslavie.

En 1982, à Amsterdam, a été créé le Centre Max Euwe qui comprend une bibliothèque spécialisée, un musée et des salles de conférences[2]. À Amsterdam, il a également donné son nom à la place Max Euwe (nl) où, le 7 mai 2004, sa statue a été dévoilée, œuvre de l'artiste José Fijnaut, et due à l'initiative de l'association des entrepreneurs de la place Max Euwe.

Publications[modifier | modifier le code]

L'auteur de livres d'échecs[modifier | modifier le code]

Max Euwe en 1975

Comme joueur d'échecs, Euwe était connu pour sa maîtrise des ouvertures. La classification des débuts en jeux ouverts, jeux semi-ouverts, jeux fermés, jeux semi-fermés et jeux de flanc lui est due, selon Frits van Seters[3]. Max Euwe a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels une série sur les ouvertures[4], une série Leçons pratiques d'échecs et le livre Jugement et plan. Ces livres ont été abondamment traduits. Celui qui semble le plus populaire est peut-être Oncle Jan apprend à son neveu à jouer aux échecs : pour beaucoup, il a été la première initiation à ce jeu.

Livres traduits en français[modifier | modifier le code]

  • 1952 :
    • Jugement et plan
    • Position et combinaison
  • 1962 :
    • Maître contre amateur
    • L'Amateur devient maître
  • L'Indispensable aux échecs

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • (en) From My Games, 1920 - 1937, Dover, 1975
  • (en) The Development of Chess Style, 1968,
    • (avec John Nunn) 2e édition augmentée, Batsford, 1997,
  • (en) Fischer and His Predecessors in the World Chess Championship, 1977

De nombreux livres de Max Euwe étaient écrits en collaboration.

  • (en) avec L. Prins Meet the Masters, The Modern Chess Champions and Their Most Characteristic Games - With Annotations and Biographies (1940), 2e édition, Pitman, 1945,
    Étude du style des huit participants au tournoi AVRO de 1938.
  • (nl) avec L. Prins, Het Schaakphenomeen Jose Raoul Capablanca Y Graupera :19 November 1888 - 8 Maart 1942, 1946
  • (en) avec H. Kramer, The Middle Game, Bell,
  • (en) avec M. Blaine et J.F.S. Rumble, The Logical Approach to Chess, 1958 ; Dover, 1986
  • (en) avec Jan Timman, Fischer World Champion (1972), 2e édition, New in Chess, 2002
  • (en) avec David Hooper, A Guide to Chess Endings, Dover, 1976

Palmarès[modifier | modifier le code]

Tournois et principaux matchs[modifier | modifier le code]

1917-1929 : l'ascension parmi l'élite[modifier | modifier le code]

En novembre 1921, Euwe termina 9e et avant-dernier, avec 2 points sur 9 (+1 –6 =2), du tournoi de La Haye remporté par Alekhine. En 1922, il finit 9e-11e à Pistyan (avec 8,5 points sur 18, +4 –5 =9, tournoi remporté par Bogoljubov) et onzième à Londres (avec 5,5 points sur 15, +4 –8 =3, tournoi remporté par Capablanca).

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à sixième
1917 Utrecht, tournoi C : 4,5 / 5
1918 Zwolle : 3 / 3 Arnhem, tournoi B (2e après Kloosterboer) : 3,5 / 5 (+3 –1 =1)
1918-1919 : Amsterdam (6e) : 5,5 / 10 (+4 –3 =3)
(tournoi Silver Queen, victoire de Fick devant Weenink)
1919 Haarlem : 4 / 5 (+4 –1 =0)
(tournoi A de la fédération néerlandaise)

1919-1920 :
Amsterdam (tournoi d'hiver du club ASC) : 12,5 / 14
Hastings, tournoi C (4e-6e) : 7,5 / 11 (+6 –3 =2) (victoire de Kirk)
Amsterdam (6e) : 2 / 6 (+2 –4 =0)
(tournoi organisé par le VAS, victoire de Réti et Marchand)
Championnat des Pays-Bas (2e après Marchand)
(La Haye) : 4,5 / 7 (+3 –1 =3)
1920 Tournoi de Bromley B : 7,5 / 10 (+6 –1 =3)
(tournoi de Pâques, groupe B, ex æquo avec Sergeant)
Préliminaires B (2e-3e) : 3,5 / 5 ; finale groupe B : 4 / 5
Amsterdam (tournoi d'automne) : 3 / 3
Scheveningue (tournoi Silver Queen) : 5,5 / 7 (+5 –1 =1)
Amsterdam (4e) : 3,5 / 6 (+3 –2 =1)
(victoire de Réti devant Maroczy et Tartakover)
Match contre Réti : 1–3 (+1 -3 =0)
Göteborg-groupe B (2e-3e) : 10 / 15 (+7 –2 =6, victoire de Johner)
Scheveningue (2e après van Gelder) : 2 / 3 (+2 –1 =0)
1921 Broadstairs (1er-2e) : 8 / 10 (+7 –1 =2)
Préliminaires : 4,5 / 5 ; finale : 3,5 / 5 (+3 –1 =1)
Championnat des Pays-Bas (Nimègue) : 5,5 / 7 (+5 –1 =1)
(Bad Ausee, Budapest) Match contre Maroczy : 6–6 (+2 -2 =8)
Vienne (2e derrière Sämisch) : 7,5 / 11 (+6 –2 =3)
Budapest (6e) : 5,5 / 11 (+4 –4 =3)
(victoire de Alekhine devant Grünfeld, Kostic, Tartakover et Balla)
1922 La Haye (3e-4e) : 3 / 5 (+3 –2 =0)
(tournoi thématique remporté par Tarrasch)
1923 Amsterdam (tournoi organisé par le VAS[note 1]) : 2,5 / 3
1923-1924 : tournoi d'Hastings : 7,5 / 9 (+7 –1 =1)
(devant Yates et Maroczy)
Mährisch Ostrau (5e-6e) : 7 / 13 (+4 –3 =6)
(victoire de Lasker devant Réti, Grünfeld, Selesnieff et Tartakover)
1924 Weston-super-Mare : 7,5 / 9 (+6 =3)
Championnat des Pays-Bas (Amsterdam) : 7 / 9 (+6 –1 =2)
Tournoi olympique de Paris (4e-6e) : 8 / 13 (+6 –3 =4)
(demi-finale : 4 / 5 (+4 –1) ; finale A : 4 / 8, +2 –2 =4)
(finale remportée par Matttison devant Apsenieks et Colle)
1925 Wiesbaden : 4,5 / 6 (+3 =3)
1926 Weston-super-Mare : 8 / 9 (+7 =2)
Championnat des Pays-Bas (Utrecht) : 10 / 11 (+9 =2)
Amsterdam ASC (3e) : 1,5 / 3 (+1 –1 =1)
(victoire de Colle devant Tartakover)
1926-1927 : Match contre Alekhine : 4,5–5,5 (+2 -3 =5)
(Amsterdam, Zutphen, La Haye, Rotterdam)
1927 Utrecht (mémorial von der Eerden) : 6,5 / 7
1927-1928 : Amsterdam : 6 / 7 (+5 =2)
(tournoi du club V.A.S. ; 10/10 en demi-finale)
Olympiade de Londres (6e) : 10,5 / 15 (+7 –1 =7)
(George Thomas médaille d'or)
1928 Championnat olympique amateur
(La Haye) : 12 / 15 (+10 –1 =4)
Championnat du monde FIDE[note 2] contre Bogolioubov
(Amsterdam, La Haye, Scheveningue) : 4,5–5,5 (+2 -3 =5)
Bad Kissingen (3e-4e) : 6,5 / 11 (+4 –2 =5)
(congrès bavarois, victoire de Bogoljubov devant Capablanca)
1929 Championnat des Pays-Bas (Amsterdam) : 8,5 / 9 1928-1929 : match contre Bogolioubov : 4,5–5,5 (+1 -2 =7)
(La Haye, Rotterdam, Scheveningue, Utrecht, Amsterdam)
Carlsbad (5e-7e) : 12 / 21 (+6 –3 =12)
(victoire de Nimzowitsch devant Capablanca et Spielmann)

1930-1942 : champion du monde[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à sixième
1930 1930-1931 : Hastings : 7 / 9 (+6 –1 =2)
(devant Capablanca et Sultan Khan)
Amsterdam (2e derrière Weenink) : 3 / 5 (+2 –1 =2)
1931 Match contre Capablanca : 4 – 6 (+0 -2 =8)
1932 Match contre Spielmann : 3 - 1 (+2 =2)
Matchs contre Flohr
(Amsterdam et Carlsbad) : 8–8 (+3 -3 =10)
1931-1932 : Hastings (3e) : 5 / 9 (+3 −2 =4)
(victoire de Flohr devant Kashdan)
Berne (2e-3e) : 11,5 / 15 (+8 =7) (victoire de Alekhine devant Flohr)
1933 Championnat des Pays-Bas
(La Haye, Leyde) : 8 / 9 (+7 =2)
1934 1934-1935 : Hastings (1er-3e) : 6,5 / 9 (+4 =5)
(ex æquo avec Flohr et Thomas,
devant Capablanca, Botvinnik et Lilienthal)
Zurich (2e-3e) : 12 / 15 (+10 −1 =4, victoire de Alekhine devant Flohr)
Léningrad (6e) : 5,5 / 11 (+2 −2 =7)
(victoire de Botvinnik devant Romanovski, Rioumine, Rabinovitch et Kan)
1935 Championnat du monde contre Alekhine
(Pays-Bas) : 15,5–14,5 (+9 -8 =13)
1936 Amsterdam : 5 / 7 (+3 =4, ex æquo avec Fine)
(devant Alekhine, Landau et Grünfeld)
Zandvoort (2e derrière Fine) : 7,5 / 11 (+5 −1 =5)
Tournoi de Nottingham (3e-5e) : 9,5 / 14 (+7 −2 =5)
(victoire de Botvinnik et Capablanca devant Fine et Reshevsky)
1937 Bad Nauheim, Stuttgart et Garmisch : 4 / 6
(+3 −1 =2, devant Alekhine, Bogoljubov et Sämisch)

Match exhibition contre Alekhine : 3 - 2 (+2 −1 =2)
Olympiade de Stockholm (3e) : 9,5 / 13 (+8 −2 =3)
(victoire de Flohr devant Kéres)
Championnat du monde contre Alekhine
(Pays-Bas) : 9,5–15,5 (+4 -10 =11)
1938 Championnat des Pays-Bas
(Amsterdam) : 9 / 11 (+7 =4)
Noordwijk (4e) : 5 / 9 (+3 −2 =4)
(victoire de Eliskases devant Kéres et Pirc)
Tournoi AVRO (Pays-Bas) (4e-6e) : 7 / 14 (+4 −4 =6)
(victoire de Kéres et Fine devant Botvinnik, Reshevsky et Alekhine)
1939 Amsterdam (KNSB) (1er-3e)
(ex æquo avec Flohr et Szabo) : 3,5 / 5 (+2 =3)
Hilversum (VARA) : 3,5 / 5 (+2 =3)
(ex æquo avec Landau)
Bournemouth : 9 / 11 (+7 =4)
Championnat des Pays-Bas (Amsterdam) :
match contre Landau : 7,5–2,5 (+5 =5)
1938-1939 : Hastings (2e derrière Szabo) : 6,5 / 9 (+5 −1 =3)





1939-1940 : match contre Keres (Rotterdam) : 6,5–7,5 (+5 -6 =3)
1940 Beverwijk : 3 / 3 ; Budapest : 4,5 / 5
Rotterdam : 7 / 9 ; Amsterdam : 6,5 / 7 et 4 / 5
Delft (2e derrière Kmoch) : 2 / 3 (+1 =2)
1941 Baarn : 6 / 7 (+5 =2)
Match contre Bogolioubov : 5–2 (+5 -2 =0)
Beverwijk (3e) : 1,5 / 3 (+1 −1 =1)
(victoire de Wijnans devant Cortlever)
1942 Beverwijk : 4,5 / 5
Championnat des Pays-Bas (La Haye) :
match contre van den Hoek : 8–2 (+6 =4)

1945-1958[modifier | modifier le code]

En juin-juillet 1949, Euwe disputa des mini-matchs contre les meilleurs joueurs d'Europe de l'Est : Trifunovic (1-1 en Yougoslavie), Szabo (0,5-1,5 en Hongrie) et Jan Foltys (1,5-0,5 en Tchécoslovaquie), puis, en septembre, il battit Alexander (1,5-0,5). En 1950, il annonçait qu'il ne pourrait pas participer au tournoi des candidats de Budapest prévu en avril 1950. Il se consacrait à l'écriture de ses traités sur le milieu de jeu et continuait à enseigner dans son école secondaire. En 1953, il termina quatorzième et avant-dernier du Tournoi des candidats de Zurich avec 11,5 points sur 28. En 1954, il perdit son titre de champion des Pays-Bas contre Jan Hein Donner, qu'il battit l'année suivante en match. Il ne participa plus par la suite aux championnats de son pays.

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à sixième
1946 Londres : 9,5 / 11 (+9 −1 =1)
Maastricht : 7,5 / 9 (+7 −1 =1)
Zaandam : 9,5 / 11 (+9 −1 =1)
Leyde : 6,5 / 7 (+6 =1)
1945-1946 : Hastings (3e-5e) : 7 / 11 (+5 −2 =4)
(victoire de Tartakover devant Ekström)
Tournoi de Groningue (2e derrière Botvinnik) : 14 / 19 (+11 −2 =6)

1947 Mar del Plata (5e-6e) : 10,5 / 17 (+7 −3 =7)
et Buenos Aires (4e) : 4,5 / 10 (+2 −3 =5)
(tournois remportés par Stahlberg devant Najdorf)
Hilversum (4e-5e) : 3,5 / 7 (+3 −3 =1) (victoire de O'Kelly et Muhring)
1948 Plymouth : 5 / 7 (+4 −1 =2)
(ex æquo avec Kitto)
(Rotterdam) Championnat des Pays-Bas :
match contre van Scheltinga : 5,5–2,5 (+3 =5)
Reykjavik : 3,5 / 5 (+2 =3)
Championnat du monde (5e et dernier) : 4 / 20 (+1 −13 =6)
(La Haye-Moscou, victoire de Botvinnik devant Smyslov)

Venise (4e) : 8 / 13 (+5 −2 =6)
(victoire de Najdorf devant Barcza et Canal)
1949 Leyde : 2 / 3 (+1 =2)
(vainqueur après un départage avec Barendregt)
Copenhague : 5,5 / 7 (+4 =3)
Baarn : 6,5 / 7
(Bled) Match contre Pirc : 5–5 (+2 -2 =6)
1948-1949 : New York (3e-4e) : 5 / 9 (+2 –1 =6)
(victoire de Fine devant Najdorf et Pilnik)

1949-1950 : Hastings (3e) : 5,5 / 9 (+3 −1 =5)
(victoire de Szabo devant Rossolimo)
1950
Championnat des Pays-Bas
(Amsterdam) : 9,5 / 11 (+8 =3)
Berlin : 4,5 / 5 (+4 =1)
1950-1951 : Lucerne (1er-2e) : 5,5 / 7 (+5 −1 =1)
(tournoi de Noël, ex æquo avec Pilnik)
Beverwijk (2e-3e) : 6 / 9 ( (+4 −1 =4)
(victoire de Donner devant Rossolimo)
Olympiade de Dubrovnik (6e) : 8 / 12 (+5 –1 =6)
(victoire de Unzicker et Najdorf devant Reshevsky, Gligoric et O'Kelly)
Amsterdam (6e-7e) : 11,5 / 19 (+5 –1 =13)
(victoire de Najdorf devant Reshevsky, Stahlberg, Gligoric, Pirc et Pilnik)
1951 Gijón : 8 / 10 (+7 −1 =2)
La Haye : 3 / 4 (+2 =2, ex æquo avec Donner)
Göteborg : 5,5 / 7 (+4 =3)
New-York (2e-3e) : 7,5 / 11 (+6 −2 =3)
(mémorial Wertheim, victoire de Reshevsky devant Najdorf)
Paignton (2e derrière Golombek) : 6 / 7 (+6 −1 =0)
1952 Beverwijk : 7,5 / 9 (+6 =3)
Championnat des Pays-Bas
(Enschede) : 7,5 / 11 (+5 −1 =5)
Bâle (2e derrière Vidmar) : 5 / 7 (+3 =4) (mémorial Voellmy)
Zurich (2e-3e) : 9,5 / 13 (+8 −2 =3)
(tournoi jubilé remporté par Lundin[5] devant Christoffel)
1953 Ploča (ex æquo avec Rossolimo) : 4 / 5 (+4 –1 =0)
Mont Pèlerin sur Vevey : 4 / 5 (+4 –1 =0)
(tournoi Clare Benedict, ex æquo avec Rossolimo)
Beverwijk (3e-6e) : 7 / 11 (+4 −1 =6)
(victoire de Rossolimo devant O'Kelly, Donner, Kramer et Toran)
1954 Championnat des Pays-Bas (Amsterdam) (2e-3e) : 7 / 11 (+4 −1 =6)
(tournoi remporté par Donner devant Cortlever)
Zurich (3e) : 7,5 / 11 (+5 −1 =5) (tournoi Clare Benedict[6])
(victoire de Lothar Schmid devant Nievergelt)
1955 Veenendaal : 3,5 / 5 (+2 =3)
(ex æquo avec van Scheltinga)
Johannesburg (3e) : 5 / 7 (+4 −1 =2)
(victoire de Heidenfeld et Muhring)
1956 1955-1956 : match contre Donner : 7–3 (+4 -0 =6)
(La Haye, championnat des Pays-Bas)
Lenzerheide (tournoi Clare Benedict) : 4 / 5 (+3 =2)
1957 (New York) Match contre Fischer : 1,5–0,5
Berne (tournoi Clare Benedict) : 4,5 / 5
1958 Beverwijk : 5,5 / 9 (+3 −1 =5)
(ex æquo avec Donner)
Chaumont (Neuchatel) (tournoi Clare benedict) : 1,5 / 4 (+1 -2 =1)
Olympiade de Munich (2e après Gligoric) : 8,5 / 11 (+7 −1 =3)

Matchs d'entraînement[modifier | modifier le code]

Autres matchs disputés[modifier | modifier le code]

  • 1919 : matchs contre Kroone : 5–5 (+4 –4 =2) et 3–2 (+2 –1 =2)
  • 1920 (Amsterdam) :
    • (Amsterdam-Nimègue) match contre Meyer : 5,5–0,5
    • match contre Max Marchand[note 3] (+5 -5 =0)
    • match contre van Hartingsvelt : 6,5 - 4,5 (+6 -4 =1)
    • match contre Wiersma : 4–1, =0
  • 1920-1921 :
    • (Amsterdam) match contre Oskam : 3–1 (+2 –0 =2)
    • match contre Olland : 5,5–1,5 (+5 -1 =1)
  • 1921 :
    • (Amsterdam) match contre Oskam : 13–6 (+11 –4 =4)
    • (Amsterdam) match contre Speijer : +4 –1
    • (Amsterdam) match contre Baay : 3,5–1,5 (+3 –1 =1)
    • (Bad AusseeBudapest) match contre Geza Maroczy : 6–6 (+2 -2 =8)
  • 1921-1922 : match contre Olland  : 6,5–3,5 (+5 -2 =3)
  • 1922 : (Berlin) match contre Kagan  : 1,5–0,5
  • 1923 : (Amsterdam) matchs contre Kroone (+3 -1), Spaans (3,-0,5), Speijer (3,-0,5), Straat (2,5-0,5), van Hartingsvelt (4,5-0,5), Lohr (3-0), Schelfhout (+1 -1) et Weeninck (2-0)
  • 1924 :
  • 1926 : (Amsterdam) match contre Davidson (+3 -0 =2)
  • 1927 : (Amsterdam)
    • match contre Davidson (+2 -0 =1)
    • match contre Schelfhout (+2 -0)
  • 1928 : (Amsterdam) matchs contre Colle (+5 -0 =1) et (+1 -0 =2)
  • -
  • 1939 : match contre Landau (+5 -0 =5)
  • 1941 : match contre Haije Kramer (+6 -0 =2)
  • 1950 :
    • match contre Donner (+1 -0 =3)
    • match contre Wijnans (+3 -0 =1)
  • 1975 : match exhibition contre Sosonko (+0 -1 =1)

Olympiades d'échecs[modifier | modifier le code]

Max Euwe a participé à sept olympiades de 1927 à 1962 ; il a remporté une médaille d'argent et une médaille de bronze individuelles.

  • 1927 (Londres) : 10,5 / 15 (+7 -1 =7), 6e place individuelle, quatrième par équipe
  • 1937 (Stockholm) : 9,5 / 13 (+8 -2 =3), médaille de bronze individuelle, sixième par équipe
  • 1950 (Dubrovnik) : 8 / 12 (+5 -1 =6), 6e place individuelle, cinquième par équipe
  • 1954 (Amsterdam) : 7,5 / 13 (+4 -2 =7), 10e place individuelle, huitième par équipe
  • 1958 (Munich) : 8,5 / 11 (+7 -1 =3), médaille d'argent individuelle, quatorzième par équipe
  • 1960 (Leipzig) : 6,5 / 16 (+3 -6 =7), 29e place individuelle, dixième par équipe
  • 1962 (Varna) : 4 / 7 (+1 =6), onzième par équipe

Matchs par équipe[modifier | modifier le code]

  • 1920 : match radio Hollande - Berlin contre Sämisch : 0,5-0,5
  • 1922 : match Allemagne-Pays-Bas contre Post (Allemagne) : 2–0
  • 1951 (Düsseldorf) : match RFA - Pays-Bas contre Unzicker : 2 - 0
  • 1952 :
    • match radio Hollande - Afrique du Sud contre Heidenfeld : 1 - 0
    • (Londres) match Grande-Bretagne - Pays-Bas contre Klein 0,5 - 0,5
  • 1954 (Utrecht) : match RFA - Pays-Bas contre Unzicker : 1 - 1 (+0-0, =2)
  • 1955 (demi-finale du championnat d'Europe par équipe) :
    • (Vienne) match Autriche - Pays-Bas contre Lokvenc : 1 - 1 (+0-0, =2)
    • (Rotterdam) match Pays-Bas - Tchécoslovaquie contre Filip : 1,5 - 0,5
  • 1957 (Dortmund) : match RFA - Pays-Bas contre Unzicker : 1 - 1 (+0-0, =2)
  • 1958 :
    • Flushing : match Pays-Bas - Grande-Bretagne contre Penrose : 1,5 - 0,5
    • Leeuwarden : match Pays-Bas - Espagne contre Toran : 1,5 - 0,5
  • 1960 (Cheltenham) : match Grande-Bretagne - Pays-Bas contre Penrose : 1 - 1 (+0-0, =2)
  • 1973 : match vieille Hollande contre jeune Hollande contre Hans Ree : 1,5 - 0,5 (+1 =1)

Tournois d'hiver d'Amsterdam (tournois VAS et ASC)[modifier | modifier le code]

Le tournoi d'hiver du club VAS ((nl)Verenigd Amsterdams Schaakgenootschap, union des cercles d'échecs d'Amsterdam) à Amsterdam était la compétition d'échecs la plus importante aux Pays-Bas après le championnat des Pays-Bas[7].

  • 1918-1919 : 2e
  • 1919-1920 : 4e : 7,5 / 11 (+5 −1 =5) (victoire de Marchand)
  • 1920-1921 : 2e : 6,5 / 9 (+6 −2 =1) (victoire de Speijer)
  • 1921-1922 : 1er : 9 / 10 (+8 =2) (devant Maroczy)
  • 1922-1923 : 1er : 10,5 / 12 (+9 =3)
  • 1923-1924 : 1er : 14,5 / 15 (+14 =1)
  • 1924-1925 : 1er : 8 / 8
  • 1925-1926 : 1er : 7 / 8 (+6 =2)
  • 1926-1927 : 1er : 6,5 / 7 (+6 =1)
  • 1927-1928 : 1er-2e (ex æquo avec Weeninck) : 10 / 10 lors des préliminaires et 6,5 / 7 (+6 =1) lors de la finale.

Max Euwe faisait aussi partie du club ASC[8] (club d'échecs d'Amsterdam) qui organisait également un tournoi pendant l'hiver.

  • 1918-1919 : 2e
  • 1919-1920 : 1er : 12,5 / 14
  • 1920-1921 : 1er : 11 / 13 (+11 −2 =0)
  • 1921-1922 : 2e : 8 / 9 (+8 −1 =0)
  • 1922-1923 : 1er : 9,5 / 10 (+9 =1)

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Perle de Zandvoort.

1. Cf3 d5 2. d4 Cf6 3. e3 e6 4. Fd3 c5 5. b3 Cc6 6. 0-0 Fd6 7. Fb2 0-0 8. a3 b6 9. Ce5 Fb7 10. Cd2 De7 11. f4 Tfd8 12. Tf3 Ce4 13. Th3 f5 14. Fxe4 dxe4 15. Dh5 Fxe5 16. Dxh7+ Rf7 17. fxe5 Th8 18. Dxh8 Txh8 19. Txh8 Fa6 20. Cf1 Dd7 21. Td1 Cxe5 22. d5 Cg4 23. dxe6+ Dxe6 24. Thd8 Fb5 25. c4 Fe8 26. T1d5 f4 27. h3 fxe3 28. Cg3 e2 29. Cxe2 Ce3 30. Tg5 g6 31. Cf4 De7 32. Txg6 Cf5 33. Tf6+ Rg8 34. Txe8+ Dxe8 35. Txf5 e3 36. Tg5+ Rh7 37. Th5+ 1-0

1. d4 Cf6 2. c4 g6 3. Cc3 d5 4. Cf3 Fg7 5. Db3 c6 6. Ff4 dxc4 7. Dxc4 Fe6 8. Dd3 Cd5 9. Fd2 Cb4 10. Db1 c5 11. dxc5 C8a6 12. e4 Cxc5 13. Fb5+ Fd7 14. O-O O-O 15. Fe3 Fxb5 16. Cxb5 Dd3 (16... Db6 est meilleur) 17. Cc7 (avec double menace sur Ta8 et Cc5) Cxe4 (si 17... Tc8 18. Fxc5 menace le Cb4 : si Cc2 19. Fxe7) 18. Cxa8 Txa8 19. Td1 Dxb1 20. Taxb1 e6 21. Td7 b6 22. Tc1 Ff8 23. Ce5 Cd5 24. Cxf7 Fe7 25. Ce5 Ff6 26. Cd3 Cxe3 27. fxe3 Fg5 28. Tcc7 Fxe3+ 29. Rf1 Cf6 30. Txa7 Tc8 31. Tg7+ Rh8 32. Tgc7 Td8 33. Ce5 Te8 34. Te7 1-0

Citations[modifier | modifier le code]

  • In one quality I was deficient, the ability to distinguish between the inspired and the unsound.[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tournoi remporté devant Speyer, Weenik et Tarrasch
  2. Championnat du monde amateur disputé aux Pays-Bas.
  3. Marchand était le champion des Pays-Bas en titre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Remembering Max Euwe, Part 1, Gennadi Sosonko sur chesscafe en 2001
  2. (nl) (en) (de) Le site du Centre Max Euwe
  3. "Les échecs", ed. Marabout, 2002, (ISBN 9782501053808)
  4. Theorie der schaakopeningen
  5. Tournoi jubilé du club de Zurcih et championnat ouvert de Suisse 1952, site du jublilée 2009 du tournoi de Zurich.
  6. Deuxième tournoi Benedict, site du jublilée 2009 du tournoi de Zurich.
  7. Alexander Münninghoff, Max Euwe, the Biography, éd. New in Chess, p. 16.
  8. Alexander Münninghoff, Max Euwe, the Biography, éd. New in Chess, p. 14.
  9. Fred Reinfeld, The Human side of chess, Faber & Faber Ltd., Londres, 1953, p. 198

Sources[modifier | modifier le code]

  • J. Kapu, Les Champions du monde, tome I : de Morphy à Alekhine, éd. Bernard Grasset Paris, 1984
  • (en) Alexander Münninghoff, Max Euwe, The Biography, New in Chess The Netherlands, 2001
  • (en) Garry Kasparov, My Great Predecessors, II, Everymanchess, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]