Mikhaïl Tal

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Mikhaïl Tal

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Mikhaïl Tal en 1982

Naissance
Riga, RSS de Lettonie
Décès (à 55 ans)
Moscou, Russie
Nationalité Drapeau de la Lettonie Lettonie
Drapeau de l’URSS Union soviétique
Profession Joueur d'échecs
Distinctions
Champion du monde d'échecs

Mikhaïl Nekhemievitch Tal (en letton Mihails Tāls ; en russe : Михаил Нехемьевич Таль), né le à Riga (Lettonie) et mort le à Moscou (Russie), est un joueur d'échecs letton, devenu soviétique comme la Lettonie en 1944. Il a remporté le championnat du monde d'échecs en 1960 et a été six fois champion d'URSS (en 1957, 1958, 1967, 1972, 1974 et 1978).

Champion d'URSS à vingt ans, en 1957, Tal conserva son titre l'année suivante et se qualifia pour le tournoi interzonal de 1958 qu'il remporta ainsi que le tournoi des candidats l'année suivante (1959). Par sa victoire, Tal obtenait le droit d'affronter le champion du monde Mikhaïl Botvinnik. En 1960, il vainquit Botvinnik et devint à 23 ans le plus jeune champion du monde (son record de précocité ne fut battu qu'en 1985 avec l'avénement de Garry Kasparov à 22 ans). En 1961, Tal perdit son titre lors du match revanche contre Botvinnik. Après la perte du titre mondial, il disputa huit tournois interzonaux et participa à cinq cycles des candidats (en 1962, 1965, 1968, 1980 et 1985), mais ne réussit plus, après 1961, à se qualifier pour la finale du championnat du monde d'échecs.

Surnommé « le magicien de Riga », Tal préférait nettement le jeu tactique, et ne reculait devant aucun sacrifice, même le plus risqué. Fumeur et buveur invétéré, il a disputé des compétitions jusqu'à la fin de sa vie, malgré de fréquentes maladies contractées dès 1959. Acharné, il lui arrivait de disputer des parties de blitz dans sa chambre d'hôpital[1], il joua même des parties de compétition alité dans sa chambre d'hôtel[2],[3],[4].

Tal détient deux des plus longues séries d'invincibilité[5] : entre le et le , il joua 86 parties dans diverses compétitions sans perdre : +47 -0 =39. Peu après, d'octobre 1973 à octobre 1974, il fut invaincu pendant 93 parties (+45 =48).

Un tournoi mémorial Tal est organisé chaque année à Moscou depuis 2006.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Années de formation[modifier | modifier le code]

Monument à Riga

Né en Lettonie indépendante, à Riga, en novembre 1936, deux mois avant Boris Spassky, Tal devint Soviétique après l'annexion de son pays par l'URSS en 1944. Sa famille, juive, dut quitter Riga avant l'arrivée des troupes allemandes en 1941. Il apprit à jouer durant la guerre et fut rapidement remarqué pour ses aptitudes. En 1949 débuta une longue collaboration avec Alexandre Koblentz qui resta son entraîneur durant toute sa carrière.

Dans les années 1950, Tal orienta ses études vers la langue et la littérature russes, mais ce furent finalement les échecs qu'il choisit pour profession.

Champion de Lettonie à seize ans (1953)[modifier | modifier le code]

Tal participa pour la première fois au championnat de Lettonie adultes en 1951, il termina 11e-14e en marquant 9 points sur 19. L'année suivante, en 1952, il finit 7e, avec 10 points sur 17. En février-mars 1953, il remporta le titre de champion avec 14,5 points sur 19. Cependant, en 1955, il ne fut que deuxième (14 / 19) et, en 1958, après avoir remporté deux titres de champion d'URSS, il termina seulement troisième avec 16,5 points sur 19. Après la victoire au championnat du monde, Tal ne revint au championnat de Lettonie qu'en 1965 : il remporta un deuxième titre avec 11 points sur 14 (+8 =6).

La conquête du championnat du monde (1957–1961)[modifier | modifier le code]

Champion d'URSS 1957 et 1958[modifier | modifier le code]

Paul Keres, le rival (2e) du tournoi des candidats 1959, 2e du championnat d'URSS 1957, 3e à Zurich en 1959, 3e du tournoi de Bled 1961, tournois tous remportés par Tal

En 1955, Tal termina 3e-4e du tournoi baltique, disputé à Vilnius, qui faisait office de quart de finale du championnat d'URSS. Sur le plan national, Mikhaïl Tal débuta son activité échiquéenne à haut niveau à la fin de l'année 1955 quand, à 19 ans, il gagna la demi-finale du championnat d'URSS à Riga, puis, en janvier-février 1956, il finit 5e-7e du XXIIIe championnat disputé à Leningrad. La même année, il finit 5e-6e de la demi-finale du XXIVe championnat (1956-1957), se qualifiant de justesse pour la finale qu'il remporta à Moscou, à vingt ans, en février 1957. L'année suivante, en 1958, il renouvela son exploit en remportant un deuxième titre de champion d'URSS.

1958-1959 : vainqueur du tournoi des candidats[modifier | modifier le code]

Le deuxième titre de Champion d'URSS de Tal, en 1958, le qualifia pour le tournoi interzonal du cycle 1958-1960 de sélection pour le championnat du monde. Dès lors, il fit partie de l'élite mondiale des échecs qu'il ne quitta plus jusqu'à son décès. Sa première participation à un tournoi interzonal s'acheva par une première place au tournoi interzonal de Portorož de 1958 (+8 -1 =11) et le qualifia pour le tournoi des candidats de 1959 qui devait déterminer qui affronterait Mikhail Botvinnik et lui disputerait le titre de Champion du monde. Le tournoi des candidats se jouait en quatre tours, Tal rencontrant quatre fois les sept autres participants. Il eut lieu en YougoslavieBled, Zagreb, Belgrade). Tal termina premier avec 20 points sur 28 après avoir battu Vassily Smyslov (+2 -1 =1), Bobby Fischer (4-0), Svetozar Gligoric, Fridrik Olafsson et Pal Benko (+3 -0 =1), annulé avec Tigran Petrossian (+0 -0 =4) et perdu contre Paul Keres (+1 -3 =0). Par cette victoire, Tal acquit le droit d'affronter Botvinnik en 1960.

Matchs de championnat du monde (1960 et 1961)[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Tal à Leipzig en 1960
Botvinnik l'adversaire de Tal en 1960 et 1961

À Moscou en 1960, le jeune Tal (23 ans) domina largement la légende des échecs soviétiques Mikhaïl Botvinnik (48 ans) 12,5 à 8,5 (+6 -2 =13) pour devenir le huitième champion du monde. Curieusement, les deux joueurs ne s'étaient jamais rencontrés devant l'échiquier avant la première partie de ce match. La différence d'âge (25 ans) et l'opposition de style entre le stratège, partisan de la méthode scientifique, Botvinnik et le « brillant tacticien » Tal, a fait qualifier ce match de « match du siècle[6] ».

L'ex-champion du monde déchu avait droit à un match revanche. Quelques semaines avant ce match, Tal souffrit de coliques néphrétiques, subit une attaque cardiaque bénigne[7] et fut hospitalisé. Il ne put se préparer convenablement en vue du match-revanche. En conséquence, durant la revanche disputée à Moscou en 1961, il n'opposa pas une bien forte résistance à la préparation « scientifique » de Botvinnik qui récupéra son titre. Tal perdit +5 -10 =6.

Malgré cette lourde défaite, il ne perdit jamais l'espoir de reconquérir un jour sa couronne.

En 1978, il fit partie de l'équipe des secondants d'Anatoli Karpov lors du championnat du monde 1978 à Baguio.

Les tentatives de reconquête (tournois interzonaux et matchs des candidats)[modifier | modifier le code]

1962-1965 : finaliste des candidats[modifier | modifier le code]

Après qu'il eut perdu le titre de champion du monde en 1961, Tal participa au tournoi des candidats de 1962, à Curaçao. Son état de santé l'obligea à se retirer après trois tours (21 parties). Il n'avait alors marqué que 7 points (+3 -10 =8).

Lors du cycle suivant (1964-1966), la FIDE le dispensa de disputer un tournoi zonal et le sélectionna pour le tournoi interzonal. Au tournoi interzonal d'Amsterdam, en 1964, il termina 1er-4e ex æquo avec Larsen, Spassky et Smyslov (+11 =12). En 1965, au cours des matchs des candidats, il battit Portisch (+4 -1 =3) en quart de finale, puis Larsen (+3 -2 =5) en demi-finale avant de perdre en finale contre Spassky (+1 -4 =6).

1968-1969 : demi-finaliste des candidats[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Tal en 1968

Son statut de finaliste du cycle précédent lui évita de disputer le tournoi interzonal de Sousse, en 1967, et Tal fut directement qualifié pour les matchs des candidats. En 1968, il élimina Gligoric (+3 -1 =5) en quart de finale des candidats, mais fut battu par Kortchnoï (+1 -2 =7) en demi-finale. Puis, en 1969, en prévision d'un possible désistement d'un candidat au cours du cycle suivant et afin de le pallier, il dut disputer contre Larsen un match pour la troisième place, match qu'il perdit (+1 -4 =3).

De graves ennuis de santé empêchèrent Tal de participer au tournoi interzonal de 1970 : lors du championnat d'URSS d'octobre 1969 qui était un tournoi zonal, Tal, qui avait retardé une opération du rein, termina 14e-15e et fut éliminé. Un mois après, en novembre 1969, Tal se faisait opérer d'un rein et commença une nouvelle phase de sa carrière.

1973-1980 : quart de finaliste des candidats[modifier | modifier le code]

Sélectionné en 1972 grâce à son classement Elo, Tal fut de retour au tournoi interzonal de Léningrad en juin 1973. Encore mal rétabli après une nouvelle hospitalisation, il finit à une décevante 8e-10e place (+6 -5 =5).

Tal recouvra sa forme passée au tournoi interzonal de Bienne en 1976 avec une 2e-4e place (+6 -1 =12) qui lui permit de disputer un match-tournoi de barrage. À l'issue de celui-ci contre Tigran Petrossian (=4) et Lajos Portisch (-1 =3), il fut éliminé et ne participa pas aux matchs des candidats de 1977.

En 1979, il écrasa la concurrence au tournoi interzonal de Riga où, devant son public, il remporta la première place avec 2½ points d'avance sur le second (+11 =6). En 1980, il fut éliminé dès les quarts de finale par Lev Polougaïevski (+0 -3 =5).

1982-1990 : cinquième du tournoi des candidats[modifier | modifier le code]

À Moscou en 1982, l'année du début de l'ascension de Garry Kasparov qui remporta le tournoi interzonal, puis le championnat du monde, Tal termina à la 3e-4e place (+4 -1 =8), manquant ainsi les deux places qualificatives pour les matchs des candidats (prises par Kasparov et Beliavski).

Au tournoi interzonal du cycle suivant, à Taxco, en 1985, il s'adjugea la 3e place (+5 =10), se qualifiant ainsi pour le tournoi des candidats de Montpellier. En novembre 1985, à Montpellier, il finit 4e-5e (+3 -1 =11) ex æquo avec Jan Timman et fut éliminé après un match de départage contre ce dernier (+1 -1 =4). Timman fut qualifié car il avait obtenu plus de victoires au cours du tournoi.

À l'interzonal de Subotica, en 1987, Tal finit à la 4e-5e place (+6 -1 =8) et fut éliminé. Sa défaite contre l'avant-dernier du tournoi l'empêcha de remporter la première place.

Lors de son dernier tournoi interzonal à Manille, en 1990, qui était un système suisse, Tal termina à la 29e-39e place avec 6,5 points sur 13[8].

Victoires au championnat d'URSS (1967-1979 et 1991)[modifier | modifier le code]

Tal conquit six fois le titre de Champion d'URSS, égalant ainsi le record que Mikhail Botvinnik avait établi auparavant.

En outre, Tal a terminé 2e-3e en 1959, 1962 et 1971 ; 3e en 1964-1965 et 2e-4e en 1975. Il participa pour la dernière fois lors du dernier championnat d'échecs d'URSS en 1991, sept mois avant sa mort.

Séries d'invincibilité (1972-1982)[modifier | modifier le code]

Si Petrossian était réputé le joueur le plus difficile à battre dans les années 1950 et 1960 (il termina six fois invaincu du championnat d'URSS), Tal remporta trois fois le championnat d'URSS sans concéder de défaite (en 1967, 1972 et 1978) et réalisa, dans les années 1970 et 1980, trois des plus longues séries d'invincibilité[5] : entre le (tournoi de Viljandi en Estonie) et le (tournoi par équipe des générations d'URSS), il joua 86 parties dans diverses compétitions sans perdre : +47 =39 (74,5 %). La série se termina au tournoi des générations à Moscou, en 1973, où il perdit deux parties. Peu après, il perdit six parties au tournoi interzonal de Leningrad, puis quatre parties lors du championnat d'URSS. Après sa défaite dans la 15e ronde du championnat d'URSS, contre Petrossian, en octobre 1973, il fut invaincu pendant 93 parties (+45 =48, 74,2 %) jusqu'en octobre 1974 lorsque Nino Kirov Ivanov arrêta sa série dans la 4e ronde du tournoi de Novi Sad que Tal remporta. En 1978 (invaincu) et jusqu'au tournoi de Montréal 1979, il réalisa une série de 79 parties avec une seule défaite (au tournoi de Tallinn). Il réalisa une dernière série de 80 parties sans défaite en 1981-1982 (invaincu en 1981) : +35 =45 (70,1 %).

Champion du monde en blitz (1988)[modifier | modifier le code]

À Moscou, en mai 1992, Tal (assis à gauche du premier l'échiquier) disputa son dernier tournoi un mois avant sa mort. Ce tournoi en blitz fut remporté par Kasparov devant Bareïev et Tal (3e).

En 1970, Tal avait terminé deuxième derrière Bobby Fischer du championnat du monde officieux de blitz (seul Spassky n'y participait pas) à Herceg Novi. En 1988, il conquit le premier titre officiel de champion du monde de blitz en battant en quarts de finale Youssoupov, en demi-finale Tchernine et en finale Vaganian. Garry Kasparov avait été éliminé en quart de finale et Anatoli Karpov en huitième de finale.

Problèmes de santé[modifier | modifier le code]

Tal (derrière Karpov) fumant lors de l'olympiade de Malte en 1980.

Mikhaïl Tal était un gros fumeur et buvait souvent.

En 1959, alors qu'il participait au championnat de Moscou de blitz, deux semaines avant le tournoi des candidats, il eut une attaque et perdit dix parties[9]. Retourné à Riga, il fut transporté à la clinique et on lui enleva son appendice. Pendant près de deux années après l'opération, ses problèmes de rein cessèrent. Lors du championnat du monde à Moscou en 1960, Tal commença à fumer. À la fin du tournoi du nouvel an à Stockholm (1960-1961), quelques semaines avant le match revanche contre Botvinnik, Tal fut atteint de coliques néphrétiques et la fédération internationale envisagea de reporter le match de championnat du monde. En 1961, après le championnat d'URSS de Bakou, les coliques recommencèrent[10] et il se fit opérer du rein mais les médecins ne diagnostiquèrent pas la bonne maladie. En 1962, lors du tournoi des candidats de Curaçao, il fut hospitalisé[11] et dut abandonner le tournoi après 21 parties. En 1963, peu avant le match Botvinnik—Petrossian, un examen révéla qu'une opération était nécessaire[12] ; elle réussit parfaitement. En 1964-1965, lors du championnat d'URSS, sur le conseil des médecins, il disputa des parties alité dans sa chambre d'hôtel.

La pierre tombale de Mikhail Tal
Tal à Oberhausen en 1961. On voit la malformation de la main droite.

En 1969, il décida de reporter son opération du rein pour participer au championnat d'URSS de novembre, tournoi zonal qualificatif pour le championnat du monde ; il termina seulement 14e-15e. Un mois après, les médecins lui retirèrent un rein (Néphrectomie :ablation d'un rein) et Tal remporta le tournoi de Tbilissi à la fin de l'année. En 1973, il fut à nouveau hospitalisé et réalisa des contre-performances au tournoi interzonal et au championnat d'URSS. Il mourut en juin 1992, à 55 ans, d'une insuffisance rénale.

Tal souffrait d'une malformation congénitale qui ne lui laissait que trois doigts à la main droite.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Tal participait à de nombreux tournois. Il disait que pour exercer son talent combinatoire, il avait besoin de disputer plus de cent parties par an. Dans toute sa carrière, il remporta plus de quarante tournois internationaux[13], seul ou ex æquo[14] :

1949 - 1952 : premières compétitions[modifier | modifier le code]

Pendant six ans, de 1949 à 1954, Tal participa au championnat d'URSS junior par équipes : à Moscou (en 1949 et 1950), à Léningrad (en 1951, 4e échiquier), à Rostov (en 1952), à Kharkov (en 1953) et à Léningrad, en 1954, au premier échiquier, où il termina deuxième derrière Spassky. En 1950, Tal remporta le championnat de Riga junior. En 1950-1951, il termina 11e-14e du championnat de Riga adulte (9 points sur 19, après avoir marqué 12,5 points sur 13 lors du quart de finale[15]), puis 11e-14e de la finale du championnat de Lettonie 1951 à Riga[16] en marquant à nouveau 9 points sur 19 (+5 −6 =8[17]). En 1952, il participa à nouveau au championnat de Lettonie à Riga.

1952 – 1960 : champion d'URSS et champion du monde[modifier | modifier le code]

En 1954, Tal termina 9e-10e au premier échiquier de l'équipe du club de Riga lors du championnat d'URSS par équipes de clubs disputé à Riga avec 4 points sur 10 (+1 –3 =6), tournoi toutes rondes remporté par Petrossian devant Aronine, Taïmanov, Kortchnoï et Averbakh. En août-septembre 1959, Tal ne marqua que 2,5 points sur 8 au premier échiquier lors de la spartakiade des peuples disputée à Moscou (sixième et dernier de la finale : 1,5 / 5, +0 –2 =3, Spassky vainqueur devant Geller).

Année Seul vainqueur Deuxième à septième
1952 Championnat de Lettonie (7e) : 10 / 17 (+7 -4 =6)
(Riga, tournoi remporté par Kliavintch devant Pasman[18])
1953 Championnat de Lettonie : 14,5 / 19 (+12 -2 =5) Championnat d'URSS par équipes (Léningrad, 2e éch.) : 8 / 14 (+5 –3 =6)
Demi-finale : 3,5 / 7 (+2 –2 =3) ; 1er-2e de la finale : 4,5 / 7 (+3 –1 =3)
1954 Match contre Saïguine : 8 à 6 (+4 –2 =8)
(match pour le titre de maître)
Match Lettonie—Estonie (Tallinn) contre Kéres : 0-1
Championnat de Lettonie[16] (2e-3e) : 14,5[19] / 19 (+13 -3 =3)
(tournoi remporté par Klovans devant Gipslis)
Championnat d'URSS junior par équipes (2e)  : 7 / 9 (+6 -1 =2)
(Léningrad, tournoi remporté par Spassky : 7,5 / 9)
1955

Riga : 12,5 / 18 (+10 -3 =5)
(demi-finale du championnat d'URSS 1956)
Championnat de Lettonie[16] (2e derrière Gipslis) : 14 / 19[20]
Match-tournoi Lettonie – RSFSR (Riga, 7e-8e) : 6,5 / 11 (+4 –2 =5)
Vilnius (3e-4e) : 11 / 19 (+7 –2 =8) (tournoi remporté par Kholmov)
(tournoi zonal balte, quart de finale du championnat d'URSS 1956)
1956 Olympiade universitaire (1er au 3e échiquier)
(Uppsala) : 6 / 7 (+5 =2)
Championnat d'URSS (Léningrad) (5e-7e) : 10,5 / 17 (+6 –2 =9)
(tournoi remporté par Taïmanov devant Averbakh et Spassky)
Tbilissi (5e-6e) : 11,5 / 19 (+6 -2 =11) (victoire de Petrossian)
(demi-finale du championnat d'URSS 1957)
Match-tournoi Tartu - Riga (4e) : 2 / 4 (+1 –1 =2)
1957 Championnat d'URSS (Moscou) : 14 / 21 (+9 -2 =10)
Olympiade universitaire (Reykjavik) : 8,5 / 10 (+7 =3)
Italie : matchs avec l'équipe de Riga
contre des équipes italiennes : 9 / 10 (+8 =2)
Championnat d'Europe par équipes (1er-2e au 4e échiquier)
(Baden (Autriche)) : 3 / 5 (+2 –1 =2) (ex æquo avec Trifunovic)
1958 Championnat d'URSS (Riga) : 12,5 / 18 (+10 -3 =5)
Olympiade universitaire (Sables d'or) : 8,5 / 10 (+7 =3)
Tournoi interzonal de Portorož : 13,5 / 20 (+8 -1 =11)
Olympiade de Munich (1re réserve) : 13,5 / 15 (+12 =3)
Championnat de Lettonie (3e) : 16,5 / 19 (+16 -2 =1)
(tournoi remporté par Zilber après un match départage contre Gipslis)
1959 Olympiade de Lettonie : 7 / 7
Tournoi international de Zurich[21] : 11 / 15 (+10 =3 -2)
Tournoi des candidats : 20 / 28 (+16 -4 =8)
(Bled, Zagreb et Belgrade)
Match Estonie - Lettonie contre Kéres : 1–1 (+0 –0 =2)
Championnat d'URSS (2e-3e) : 12,5 / 19 (+9 -3 =7)
(Tbilissi, tournoi remporté par Petrossian devant Spassky)
Riga (4e) : 9 / 13 (+7 –2 =4)
(victoire de Spassky devant Mikenas et Tolouch)
1960 Championnat du monde contre Botvinnik
(Moscou) : 12,5–8,5 (+6 −2 =13)
Match-tournoi RFA-URSS (Hambourg) : 7,5 / 8 (+7 =1)
Olympiade de Leipzig (2e au 1er échiquier) : 11 / 15 (+8 -1 =6)
(médaille d'or remportée par Robatsch)

1961 – 1968 : ancien champion du monde[modifier | modifier le code]

En 1962, Tal, malade, se retira du tournoi des candidats de Curaçao après 21 rondes sur 28 et 7 points marqués sur 21.

En 1968-1969, demi-finaliste lors du tournoi des candidats, Tal perdit ses matchs contre Kortchnoï et contre Larsen (match pour la troisième place) et finit quatrième.

Année Vainqueur Deuxième à sixième
1961 1960-1961 : Stockholm : 9,5 / 11 (+8 =3)

Tournoi international de Bled : 14,5 / 19[22] (+11 -1 =7)

Championnat du monde contre Botvinnik : 8–13 (+5 –10 =6)
Championnat d'URSS (Bakou) (5e-6e) : 12 / 20 (+7 –3 =10)
(octobre-novembre 1961, tournoi remporté par Spassky)
Coupe d'URSS par équipes (5e) : 2 / 5 (+0 –1 =4)
1962 Olympiade de Varna (2e réserve) : 10 / 13 (+7 =6) Championnat d'URSS (Erevan) (2e-3e) : 13,5 / 19 (+11 -3 =5)
(tournoi remporté par Kortchnoï devant Taïmanov)
Championnat d'URSS par équipes (5e-6e) : 4,5 / 8 (+1 =7)
1963 Miskolc : 12,5 / 15 (+10 =5)
(tournoi remporté avec 2 points d'avance sur Bronstein)
1963-1964 : tournoi d'Hastings : 7 / 9 (+5 =4)
La Havane (mémorial Capablanca, 2e-4e) : 16 / 21 (+14 –3 =4)
(tournoi remporté par Kortchnoï devant Geller et Pachman)
Moscou (2e derrière Smyslov) : 10,5 / 15 (+7 –1 =7)
1964 Reykjavik : 12,5 /13 (+12 =1) (devant Gligorić)
Tournoi interzonal (1er-4e) : 17 / 23 (+11 =12)
(Amsterdam, ex æquo avec Larsen, Smyslov et Spassky)
Kislovodsk : 12,5 / 20 (+6 -1 =13) (devant Stein)
Coupe d'URSS des clubs (Tallinn, Moscou) : 9,5 / 12 (+7 =5)



1964-1965 : Championnat d'URSS (3e) : 12,5 / 19 (+9 -3 =5)
(Kiev, tournoi remporté par Kortchnoï devant Bronstein)
1965 Championnat de Lettonie (Riga) : 11 / 14 (+8 =6)
Tournoi des candidats (finaliste) :
(Bled) Quart de finale contre Portisch : 5,5–2,5 (+4 –1 =3)
(Bled) Demi-finale contre Larsen : 5,5–4,5 (+3 –2 =5)


(Tbilissi) Finale des candidats contre Spassky : 4–7 (+1 –4 =6)
1966 Sarajevo : 11 / 15 (+9 -2 =4) (ex æquo avec Čirić)
Match d'entraînement contre Bronstein : 2,5 – 1,5 (+3 =1)
Olympiade de La Havane (3e échiquier) : 12 / 13 (+11 =2)
Palma de Majorque[23] : 12 / 15 (+9 =6)
Kislovodsk (6e-7e) : 5,5 / 11 (+4 –4 =3)
(victoire de Geller devant Stein, Kholmov et Loutikov)
Coupe d'URSS par équipes (Moscou) (3e-4e) : 6 / 10 (+2 =8)
(tournoi remporté par Botvinnik et Geller devant Petrossian)
1967 Spartakiade (finale groupe B) : 4 / 5 (+3 =2)
Match Lettonie–Roumanie contre Ciocaltea (à Riga) : 2-0
Championnat d'URSS[24] (Kharkov) : 10 / 13 (+7 =6)
(ex æquo avec Polougaïevski)
Moscou (2e-5e) : 10 / 17 (+5 –2 =10)
(tournoi du cinquantenaire remporté par Stein)
Budva (2e-3e) : 6,5 / 11 (+3 –1 =7)
(tournoi URSS–Yougoslavie remporté par Kortchoï devant Gligoric)
1968 Quart de finale des candidats
(Belgrade) Match contre Gligoric : 5,5–3,5 (+3 –1 =5)

Gori (mémorial Karseldazé) : 7,5 / 10 (+6 -1 =3)

Wijk aan Zee (2e-4e) : 9 / 15 (+5 –2 =8)
(tournoi remporté par Kortchnoï devant Hort et Portisch)
Demi-finale des candidats
(Moscou) Match contre Kortchnoï : 4,5–5,5 (+1 –2 = 7)
Riga (championnat d'URSS par équipe, 6e) : 6 / 11
(victoire de Polougaïevski et Geller)
1968-1969 : Championnat d'URSS (6e-10e) : 10,5 / 19 (+6 –4 =9)
(Alma-Ata, victoire de Polougaïevski devant A. Zaïtsev)

1969 – 1974 : après l'opération du rein[modifier | modifier le code]

Lors du championnat d'URSS 1969 disputé à Moscou en octobre 1969, qui était un tournoi zonal, Tal termina 14e-15e en marquant à nouveau moins de la moitié des points (10,5 / 22). Après cet échec, il partit à Tbilissi pour se faire enlever un rein. En 1972, pendant le tournoi de Vilandji, Tal commença sa première série d'invincibilité qui dura un an. En 1973, pendant le championnat d'URSS, puis le tournoi de Doubna, Tal commença une deuxième série d'invincibilité terminée lors du tournoi de Novi-Sad (1974).

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à neuvième
1969 1969-1970 : Tbilissi : 10,5 / 15 (+7 -1 =7)
(mémorial Goglidze, ex æquo avec Gourguenidze)
(Eersel) Match contre Larsen : 2,5-5,5 (+1 −4 =3)

1970 Championnat open de Géorgie (Poti) : 11 / 14 (+9 -1 =4)
Match URSS–Reste du monde
(Belgrade) Match contre Najdorf : 2–2 (+1 –1 =2)
Championnat d'Europe par équipes[25] : 5 / 6 (+4 =2)
Sotchi[26] : 10,5 / 14 (+9 –2 =3)
Herceg Novi (2e derrière Fischer) : 14,5 / 22 (tournoi blitz)

Coupe d'URSS individuelle (quart de finaliste à Dniepropetrovsk)
1971 Tallinn : 11,5 / 15 (+9 -1 =5) (ex æquo avec Keres)
(devant Bronstein et Stein)
Rostov sur le Don : 4,5 / 6 (+3 =3)
(championnat d'URSS des clubs, finale groupe B)


Pärnu (2e-3e) : 9,5 / 13 (+7 –1 =5) (victoire de Stein devant Kéres)

Championnat d'URSS (2e-3e) : 13,5 / 21 (+9 -3 =9)
(Léningrad, victoire de Savon devant Smyslov)
Moscou (mémorial Alekhine) (6e-7e) : 9,5 / 17 (+4 –2 =11)
(tournoi remporté par Karpov et Stein devant Smyslov)
1972 (Leningrad) Match contre Kortchnoï : +0 -0 =2
(match d'entrainement Lettonie–Léningrad)

Soukhoumi : 11 / 15 (+7 =8)
Olympiade de Skopje[27] (4e échiquier) : 14 / 16 (+12 =4)
Championnat d'URSS (Bakou) : 15 / 21 (+9 =12)
Vilnius (championnat des capitales baltes) : 1 / 3
Olympiade d'URSS (Moscou) : 5,5 / 8 (+4 –1 =3, +1 –1 =3 en finale)
Viljandi[28] (2e derrière Dvoretski) : 10,5 / 13 (+9 -1 =3)


1973 Wijk aan Zee : 10,5 / 15 (+6 =9)
Tallinn : 12 / 15 (+9 =6[29])
Moscou (tournoi du palais des pionniers[30],[31],[32]) : 25,5 / 30

Championnat d'Europe par équipe (Bath) : 4 / 6 (+2 =4)
Sotchi (mémorial Tchigorine) : 10 / 13 (+7 =6[33])
(Riga) Match amical Lettonie–RSFSR : 4 / 6 (+2 =4)
Doubna : 11 / 15 (+7 =8) (ex æquo avec Kholmov)
1973-1974 : Hastings (1er-4e) : 10 / 15 (+5 =10)
(ex æquo avec Kouzmine, Szabo et Timman)
Moscou (2e-3e au 3e échiquier) : 1,5 / 4 (+1 –2 =1)
(tournoi des sélections remporté par Balachov devant Bronstein)
Tournoi interzonal de Léningrad (8e-10e) : 8,5 / 17 (+6 -6 =5)
(tournoi remporté par Karpov et Kortchnoï)

Championnat d'URSS (9e-12e) : 8 / 17 (+3 -4 =10)
(Moscou, tournoi remporté par Spassky)
1974 Simultanée par telex contre l"Australie : 5,5 / 8 (+4 -1 =3)
Olympiade de Nice (1re réserve) : 11,5 / 14 (+8 =7)
Lublin : 12,5 / 15 (+10 =5)
Moscou (coupe d'URSS des clubs)[34] : 6,5 / 9 (+4 =5)
Halle : 11,5 / 15 (+8 =7)
Novi Sad : 11,5 / 15 (+9 -1 =5)
Championnat d'URSS (Léningrad) : 9,5 / 15 (+6 -2 =7)
(ex æquo avec Beliavski)



Match-tournoi URSS—Yougoslavie : 3,5 / 6 (+1 =5)
Match Voïvodine-URSS contre Maric : =2

1975 – 1982[modifier | modifier le code]

En 1975, Tal participa à la préparation de Karpov pour le match Karpov-Fischer qui n'eut finalement pas lieu. En 1978, il le seconda pour le match de Baguio contre Kortchnoï et fut invaincu dans ses propres parties. du championnat d'URSS.

À la fin de l'année 1979, Tal remporta avec deux points d'avance le tournoi interzonal de Riga, puis lors du championnat d'URSS, dix ans après le tournoi zonal de 1969, il finit à nouveau 14e-15e (sur 18 participants), avec 7½ points sur 17 (+3 −5 =9), son pire résultat lors d'une finale, prélude à une année 1980 décevante où Tal perdit 150 points Elo en un an.

En 1980, Tal perdit son match des candidats contre Lev Polougaïevski, termina l'olympiade de Malte en ayant perdu une partie contre Seirawan : 3,5 / 6 (+2 –1 =3) et perdit un mini-match contre Kasparov à Bakou (+0 –1 =1). En 1981, Tal remporta toutes les compétitions auxquelles il participa et il commença une nouvelle série d'invincibilité de 80 parties, qui dura jusqu'en 1982.

Année Seul vainqueur ou covainqueur Deuxième à huitième
1975 Las Palmas (2e-4e) : 10 / 14 (+8 –2 =4)
(victoire de Ljubojevic devant Andersson et Mecking)
Championnat d'URSS par équipe (Riga, 5e) : 2 / 5 (-1 =4)
Milan (6e-7e) : 5,5 / 11 (+3 −3 =5) (victoire de Karpov devant Portisch)
Moscou (mémorial Alekhine) (8e-9e) : 11,5 / 18 (+7 −2 =9)
(victoire de Geller devant Spassky, Vaganian, Kholmov et Kortchnoï)
Championnat d'URSS (Erevan) (2e-5e) : 9,5 / 15 (+5 −1 =9)
(victoire de Petrossian devant Vaganian, Goulko et Romanichine)
1976 Match contre Andersson
(Stockholm) : 4,5–3,5 (+1 −0 =7)
Wijk aan Zee (3e-4e) : 6,5 / 11 (+3 −1 =7)
(victoire de Ljubojevic et Olafsson devant Kurajica)
Tbilissi (coupe d'URSS des clubs) : 3,5 / 6 (+1 =5)
Tournoi interzonal de Bienne (2e-4e[35]) : 12 / 19 (+6 −1 =12)
(victoire de Larsen devant Petrossian et Portisch)
Championnat d'URSS (6e-7e) : 9 / 17 (+3 −2 =12) (victoire de Karpov)
1977 Tallinn : 11 / 15 (+10 −3 =2)
Championnat d'Europe par équipe (Moscou) : 4,5 / 6 (+3 =3)
Leningrad (1er-2e) : 11,5 / 17 (+7 −1 =9)
(ex æquo avec Romanichine, devant Smyslov et Karpov[36])
Sotchi[37] (mémorial Tchigorine) : 11 / 15 (+8 −1 =6)
Match par telex contre l'Australie : 5,5 / 8 (+3 =5)

Las Palmas (4e-5e) : 9 / 15 (+6 −3 =6)
(victoire de Karpov devant Larsen, Timman et Browne)

Championnat d'URSS (Léningrad) (5e-7e) : 8 / 15 (+4 −3 =8)
(victoire de Goulko et Dorfman devant Petrossian et Polougaïevski)
1978 Magilev (coupe d'URSS des clubs, demi-finale) : 4 / 5 (+3 =2)
Championnat d'URSS (Tbilissi) : 11 / 17 (+5 =12)
(ex æquo avec Tsechkovski)
Bugojno (4e-5e) : 8,5 / 15 (+2 =13)
(victoire de Karpov et Spassky devant Timman et Ljubojevic)
Sotchi (tournoi d'entraînement entre quatre équipes) : 3,5 / 6 (+1 =5)
1979 Montréal : 12 / 18 (+6 =12) (ex æquo avec Karpov[38])
(Teslic) Match Yougoslavie-URSS
contre Velimirovic : 2,5-1,5 (+2 -1 =1)
Tournoi interzonal (Riga) : 14 / 17 (+11 =6)
Tallinn (2e-3e) : 11,5 / 16 (+8 −1 =7)
(tournoi remporté par Petrossian devant Vaganian)
Championnat d'URSS par équipes (Moscou) : 4,5 / 8 (+2 -1 =5)

1980 Quart de finale des candidats contre Polougaïevski : 2,5–5,5 (+0 −3 =5)
Bugojno (7e-10e) : 3 / 7 (+1 −2 =4) (victoire de Karpov devant Larsen)
Erevan (4e) : 9 / 15 (+5 −2 =8) (victoire de Petrossian et Tsechkovski)
Tilburg (6e) : 5,5 / 11 (+1 −1 =9) (victoire de Karpov devant Portisch)
1981 Moscou (match-tournoi par équipes) : 4,5 / 6 (+3 =3)
Tallinn : 12,5 / 15 (+5 =10) ; Malaga : 7 / 11 (+3 =8)
Moscou[39] : 7 / 9 (+5 =4) ; Riga : 11 / 15 (+7 =8)
Lvov : 9 / 13 (+5 =8) (ex æquo avec Romanichine)
1981-1982 : Porz[40] : 9 / 11 (+7 =4)
1982 Erevan : 10 / 15 (+6 −1 =8)
Sotchi[41] : 10 / 15 (+5 =10)
Moscou : 9 / 13 (+5 =8) (ex æquo avec Vaganian)
Wijk aan Zee (5e-9e) : 7 / 13 (+5 −4 =4) (victoire de Nunn et Balachov)
Tournoi interzonal de Moscou (3e-4e) : 8 / 13 (+4 −1 =8)
(tournoi remporté par Kasparov devant Beliavski et Andersson)

1983 – 1992 : dernières années[modifier | modifier le code]

À partir de 1985, avec la perestroika, Tal put plus facilement participer à des tournois à l'étranger.

En 1988, il termina 10e-13e du tournoi de Bruxelles (+3 –4 =9) ; puis, en 1989, 10e-12e du tournoi de Skelleftea (+0 –1 =14), ces tournois comptant pour la coupe du monde GMA.

En 1990, il finit 24e-34e (+0 –1 =10) de l'open GMA de Moscou, puis 29e-39e de l'interzonal de Manille (+3 –3 =7) ; puis en 1991, 34e-49e du dernier championnat d'URSS à Moscou (+1 –2 =8).

Année Vainqueur ou ex æquo Deuxième à neuvième
1983 Tallinn[42] : 10 / 15 (+6 -1 =8) (ex æquo avec Vaganian)
Match de départage contre Andersson : 3–3 (+1 -1 =4)
Jurmala (5e-8e) : 6,5 / 13 (+2 -2 =9) (victoire de Romanichine)
Niksic (7e-8e) : 7 / 14 (+1 -1 =12) (victoire de Kasparov)
1984 Albena : 7 / 11 (+5 -2 =4)
(ex æquo avec Azmaïparachvili)
Lvov (5e-6e) : 7 / 13 (+1 =12)
Bugojno (5e-9e) : 6,5 / 13 (+2 -2 =9)
Sotchi (4e-5e) : 8 / 14 (+2 =12) (victoire de Agzamov)
Titograd (3e) : 6,5 / 11 (+3 –1 =7) (victoire de Kortchnoï et Velimerovic)
1985 Jurmala : 9 / 13 (+5 =8)
(ex æquo avec Gourevitch)

Match de départage contre Timman : 3–3 (+1 –1 =4)
Tallinn[43] (3e-6e) : 8,5 / 14 (+4 –1 =9) (victoire de Dolmatov)
Taxco (tournoi interzonal) (3e) : 10 / 15 (+5 =10) (victoire de Timman)
Næstved[44] (4e-6e) : 6 /11 (+2 –1 =8)
Tournoi des candidats (Montpellier) (4e-5e[45]) : 8,5 / 15 (+3 –1 =11)
1986 Open de Berlin-ouest (1er-3e) : 7,5 / 9 (+6 =3)
(ex æquo avec Birnboim et Lauvsnes)
Tbilissi : 10 / 14 (+6 =8) (ex æquo avec Azmaïparachvili)
Open de Reykjavik (2e-8e) : 7,5 / 11 (+4 =7)
Erevan (mémorial Petrossian) (3e) : 9 / 14 (+6 –2 =6)
Sotchi (4e-5e) : 8 / 14 (+3 -1 =10)
1987 Rio Hondo : 8 / 11 (+5 =6)
Jurmala (1er-4e) : 8 / 14 (+3 -1 =10)
(ex æquo avec Psakhis, Gipslis et Razouvaïev)
Reykjavik (2e-3e après Short) : 7 / 11 (+3 =8)
Bruxelles (6e) : 6 / 11 (+2 –1 =8) (victoire de Kasparov)
Tournoi interzonal (Subotica) (4e-5e) : 10 / 15 (+6 –1 =8)
1988 Championnat du monde de Blitz (Saint-Jean)
Match contre Timman (entraînement) : 3,5–2,5 (+2 -1 =3)
Open de Chicago[46] (1er-6e) : 5,5 / 6
Wijk aan Zee (5e-7e) : 6,5 / 13 (+1 –1 =8) (victoire de Karpov)
Open de Saint-Jean (4e-15e) : 6 / 9 (+3 =6)
Tbilissi (mémorial Gorglidzé) (7e) : 5 / 10 (+2 –2 =6)
Reykjavik (coupe du monde GMA) (3e[47]) : 10 / 17 (+4 -1 =12)
(tournoi remporté par Kasparov devant Beliavski)
1989 Aker Brygge[48] (2e) : 3,5 / 6
Marseille (4e-5e) : 4,5 / 8 (+2 –1 =5)
1990 Tel Aviv (2e-4e) : 7,5 / 11 (+4 =7)
Open de New York (9e-19e) : 5,5 / 9 (+3 –1 =5)
Open de Moscou (3e-8e) : 6,5 / 9 (+4 =5)
1991 Buenos Aires (1er-3e) : 8,5 / 13 (+4 =9)
(ex æquo avec Granda Zuniga et Nogueiras)
San Francisco (3e-6e) : 6 / 11 (+2 –1 =8)
1991-1992 : Open de Porz (4e-10e) : 7 / 9 (+5 =4)
1992 Open de Séville (4e-14e) : 7 / 9 (+6 -1 =2)
Barcelone (8e-10e) : 5,5 / 11 (+3 -3 =5)

Championnats d’URSS[modifier | modifier le code]

De 1956 à 1979, Tal a participé à 19 éditions du championnat d'URSS sur 25 possibles. Il n'a été absent que six fois : en 1960 et février 1961, car il devait disputer ses deux matchs de championnats du monde contre Botvinnik ; en décembre 1963, car il participait au tournoi de noël à Hastings ; en novembre-décembre 1965, car le match de la finale des candidats contre Boris Spassky se terminait après le début du championnat ; en 1966-1967, car la finale était un tournoi zonal qui sélectionnait les joueurs soviétiques qui disputeraient l'interzonal de Sousse, en Tunisie, et Tal, non concerné, ne voulut pas influencer le résultat du tournoi ; et en 1970, à Riga où Tal fut remplacé comme joueur hôte du tournoi par Gipslis, car, du fait de sa récente opération d'ablation d'un rein, les sélectionneurs devaient penser qu'il ne terminerait pas le tournoi[49].

Ed. Date Lieu Note Classement Score Principaux adversaires battus Champion(s)
23 1956 Léningrad
5e-7e
10,5 / 17 (+6 -2 =9) Bannik, Ragozine, Simaguine, Tolouch Taimanov
24 1957 Moscou Champion d'URSS 14 / 21 (+9 -2 =10) Bronstein, Keres, Tolouch, Petrossian,
Taïmanov, Bannik, Gourguenidzé
25 1958 Riga Tournoi zonal Champion d'URSS 12,5 / 18 (+10 -3 =5) Averbakh, Spasski, Geller, Kotov,
Taimanov, Gipslis, Fourman, Tolouch
26 1959 Tbilissi
2e-3e
12,5 / 19 (+9 -3 =7) Geller, Bronstein, Polougaïevski,
Averbakh, Fourman, Vassioukov
Petrossian
29 1961 Bakou (décembre 1961)
4e-5e
12 / 20 (+7 -3 =10) Taimanov, Savon Spasski
30 1962 Erevan
2e-3e
13,5 / 19 (+11 -3 =5) Taimanov, Kholmov, Kroguious, Souétine Kortchnoï
32 1964
-1965
Kiev
3e
12,5 / 19 (+9 -3 =7) Chamkovitch, Kroguious, Averbakh,
Osnos, Vassioukov
Kortchnoï
35 1967 Kharkov Système suisse
Covainqueur
avec Polougaïevski
Champion d'URSS 10 / 13 (+7 =6) Antochine, Vassioukov, Lein
36 1968-1969 : Alma-Ata
6e-10e
10,5 / 19 (+6 -4 =9) Tsechkovski, Osnos, I. Zaïtsev Polougaïevski
37 1969 Moscou Tournoi zonal
14e-15e
10,5 / 22 (+6 -7 =9) Kholmov, Vassioukov,
A. Zaïtsev, Toukmakov
Petrossian
39 1971 Léningrad 2e-3e 13,5 / 21 (+9 -3 =9) Balachov, Bronstein, Kroguious,
Geller, Vaganian, Toukmakov
Savone
40 1972 Bakou Vainqueur avec
2 points d'avance
Champion d'URSS 15 / 21 (+9 =12) Savon, Balachov, Fourman, Bronstein
Chamkovitch, Alburt
41 1973 Moscou Ligue supérieure
9e-12e
8 / 17 (+3 -4 =10) Keres, Beliavski Spassky
42 1974 Léningrad Covainqueur
avec Beliavski
Champion d'URSS 9,5 / 15 (+6 -2 =7) Dvoretski, Balachov, Tsechkovski,
Goulko, Taïmanov
43 1975 Erevan
2e-5e
9,5 / 15 (+5 -1 =9) Beliavski, Dvoretski, Fourman Petrossian
44 1976 Moscou
6e-7e
9 / 17 (+3 -2 =12) Petrossian, Tsechkovski Karpov
45 1977 Léningrad
5e-7e
8 / 15 (+4 -3 =8) Kouzmine, Svechnikov, Toukmakov Dorfman, Goulko
46 1978 Tbilissi Covainqueur
avec Tsechkovski
Champion d'URSS 11 / 17 (+5 =12) Beliavski, Dorfman, Kouzmine
47 1979 Minsk
14e-15e
7,5 / 17 (+3 -5 =8) Beliavski, Tsechkovski Geller
Après 9 participations consécutives de 1971 à 1979 (dont 3 victoires), Tal fut absent du championnat pendant les années 1980 :
malade, il se retira dès les premières rondes en 1983 et fut remplacé par Eingorn après une ronde en 1988[4].
58 1991 Moscou Système suisse
39e-49e
5 / 11 (+1 -2 =8) Minassian

Olympiades (1958 – 1982)[modifier | modifier le code]

À partir de 1958, Tal fut une des valeurs sûres de l'URSS qu'il représenta à huit reprises. L'URSS remporta à chaque fois la médaille d'or. Il a le meilleur pourcentage parmi les joueurs ayant participé à au moins 4 olympiades : 82 / 101 (+65 -2 =34).

  • 1958, à Munich - 1er remplaçant : 13,5 / 15 (+12 =3) - Médaille d'or, meilleure performance absolue en pourcentage (tous échiquiers confondus)
  • 1960, à Leipzig - 1er échiquier : 11 / 15 (+8 -1 =6) - Médaille d'argent
  • 1962, à Varna - 2e remplaçant : 10 / 13 (+7 =6) - Médaille d'or

En 1964, Tal fut remplacé par Boris Spassky.

  • 1966, à La Havane - 3e échiquier : 12 / 13 (+11 =2) - Médaille d'or, meilleure performance absolue (tous échiquiers confondus)
Tal face à Fischer à Leipzig en 1960

En 1968, Tal fut remplacé à la dernière minute par Vassily Smyslov.

  • 1972, à Skopje - 4e échiquier : 14 / 16 (+12 =4) - Médaille d'or, meilleure performance absolue (tous échiquiers confondus)
  • 1974, à Nice - 1er remplaçant : 11,5 / 15 (+8 =7) - Médaille d'or

En 1976, l'URSS boycotta l'olympiade de Haïfa. En 1978, Tal, qui avait aidé Karpov pour son championnat du monde, ne fut pas sélectionné dans l'équipe soviétique qui perdit le titre à Buenos Aires.

  • 1980, à La Valette - 3e échiquier : 3,5 / 6 (+2 -1 =3)
  • 1982, à Lucerne - 1er remplaçant : 6,5 / 8 (+5 =3) - Médaille d'argent

Matchs URSS contre le Reste du monde (1970 et 1984)[modifier | modifier le code]

Lors du premier match URSS - Reste du monde à Belgrade, en 1970, Tal fut opposé à Miguel Najdorf au neuvième échiquier. Leur match individuel se solda par une égalité +1 -1 =2.

En 1984, lors du deuxième match à Londres, il joua trois parties au septième échiquier : deux parties contre John Nunn qu'il domina (+1 =1) et une contre Murray Chandler qu'il annula. Total : 2 / 3 (+1 −0 =2).

Autres compétitions par équipes[modifier | modifier le code]

Olympiades universitaires (1956 – 1958).

Dans sa jeunesse, Tal participa à trois éditions de cette compétition. L'URSS remporta la médaille d'or à chaque fois.

Tal (à gauche) à Oberhausen en 1961
  • 1956 - Uppsala : 3e échiquier (+5 =2) - Médaille d'or
  • 1957 - Reykjavik : 1er échiquier (+7 =3) - Médaille d'or
  • 1958 - Varna : 1er échiquier (+7 =3) - Médaille d'or
Championnats d'Europe par équipes.

À chacune de ses participations, l'URSS sortit vainqueur de cette compétition.

  • 1957 Vienne - 4e échiquier (+2 -1 =2) - Médaille d'or
  • 1961 Oberhausen - 2e échiquier (+3 -1 =5)
  • 1970 Kapfenberg - 7e échiquier (+4 =2) - Médaille d'or
  • 1973 Bath - 5e échiquier (+2 =4)
  • 1977 Moscou - 4e échiquier (+3 =3) - Médaille d'or
  • 1980 Skara - 2e échiquier (-1 =4)
Matchs internationaux avec l'équipe de Riga
  • 1957 : Italie, matchs contre Scafarelli (Florence) : 1,5–0,5 ; Ferrantes (Milan) : 2-0 ; Romani (Reggio Emilia) : 2-0 ; Giustolisi (Rome) : 1,5–0,5 et contre Szabados (Venise) : 2-0

Exemples de parties[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Tal en 1973.

Boris Spassky - Tal, Tallinn, 1973 (voir cette partie sur chessgames).

Cette partie a été élue meilleure partie du numéro 15 de l'Informateur (parties du premier semestre 1973). Elle est commentée dans les recueils de parties publiés par Kasparov, Cafferty et Tal.

1. d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cc3 Fb4 4. Fg5 h6 5. Fh4 c5 6. d5 b5 7. dxe6 fxe6 8. cxb5 d5 9. e3 O-O 10. Cf3 Da5 11. Fxf6 Txf6 12. Dd2 a6 13. bxa6 Cc6 14. Fe2 d4 15. exd4 Txf3 16. Fxf3 cxd4 17. O-O dxc3 18. bxc3 Fxc3 19. Dd6 Txa6 20. Fxc6 Fb4 21. Db8 Txc6 22. Tac1 Fc5 23. Tc2 Da4 24. Db3 Df4 25. Dg3 Df5 26. Tfc1 Fb7 27. Df3 Dg5 28. Db3 Tc7 29. g3 Fxf2+ 30. Rxf2 Df6+ 31. Re1 De5+ 32. Rf1 Fa6+ 33. Rg1 Dd4+ 34. Rg2 De4+ 35. Rg1 Fb7 36. h4 Dh1+ 37. Rf2 Tf7+ 38. Re2 De4+ Abandon 0-1

(la dame est perdue dans toutes les variantes : 39. De3 Fa6+ 40. Rd2 Td7)

Tal - Wolfgang Uhlmann, Herceg Novi (tournoi blitz, 1970) :

1.g3 d5 2.Fg2 Cf6 3.c4 dxc4 4.Cf3 Cbd7 5.0-0 a6 6.Ca3 c5 7.Cxc4 e6 8.d4 Tb8 9.Ff4 Ta8 10.dxc5 Cxc5 11.Dxd8+ Rxd8 12.Tfd1 Cfd7 13.Cb6 Ta7 14.Fb8 1 - 0

Svetozar Gligorić - Tal, tournoi des candidats 1959, Belgrade :

1. d4 Cf6 2. c4 c5 3. d5 e6 4. Cc3 exd5 5. cxd5 d6 6. e4 g6 7. Cf3 Fg7 8. Fe2 0-0 9. 0-0 Te8 10. Cd2 Ca6 11. Tb1 Fd7 12. Te1 Tb8 13. b3 b5 14. Fb2 Cc7 15. Dc2 De7 16. Cd1 Fh6 17. f3 Ch5 18. Cf1 Cxd5[50]! 19. exd5 Ff5 20. Dc3 Fg7 21. Dc1 Fxb1 22. Fxg7 Rxg7 23. Dxb1 Cf4 24. Cde3 De5 25. Fxb5! Txb5 26. Cf5+ gxf5!? Gligorić a écrit :

« Typique de Tal. Les Noirs disposaient d'une suite plus sûre et objectivement meilleure par 26...Dxf5 27. Dxf5 gxf5 28. Txe8 Cxd5, où les Blancs auraient dû lutter pour récupérer leur pion et obtenir la nulle - ce qu'ils auraient pu obtenir par 29. Td8 Tb6 30. Cd2 (menaçant 31. Cc4). Mais Tal a parié sur la sévère crise de temps de son adversaire et choisi une suite à double tranchant où les Blancs n'avaient pas de plan clair à leur disposition ».

La suite de la partie a été marquée par des erreurs de part et d'autre dues au zeitnot :

27. Txe5 Txe5 28. g3 Ce2+ 29. Rf2 Rg8? 30. Ce3? Cd4 31. f4 Te4 32. g4?? Txf4+ 33. Rg2 fxg4 34. Cc4 Cf3 35. Dc1 Tf6 36. De3 Rf8 37. De4 Tb8 38. Dxh7 Te8! 39. Dh8+ Re7 40. Dg7 Ch4+ 41. Rg1 Cf3+ 42. Rg2 Tg6 43. Dc3 Cd4 44. b4 Rf8 45. Ce3 g3! 46. h3 Tf6 0 - 1

Citations[modifier | modifier le code]

  • Il y a deux sortes de sacrifices : ceux qui sont corrects et les miens[51].
  • Je bois, je fume et je cours les filles, mais le jeu par correspondance est un des vices que je n'ai pas[52].
  • Alors qu'on lui demandait comment il pouvait laisser autant de pièces en prise, il répondit : Il ne peut en prendre qu'une à la fois[53] !

Publications[modifier | modifier le code]

Tal était journaliste. De 1960 à 1970, il fut le rédacteur en chef de la revue d'échecs lettone Šahs.

Mikhaïl Tal a écrit deux livres très remarqués :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Giffard, Alain Biénabe, Le Guide des échecs. Traité complet, collection Bouquins, Robert Laffont, 1993
  • Bernard Cafferty, Les 100 meilleures parties de Mikhaïl Tal, (1961-1973), traduction Michel Benoît, ed. Raoul Solar, 1977.
  • (en) J. Hajtun, Selected Games of Mikhail Tal, Pitman, 1961
  • (en) P.H. Clarke, Mikhail Tal's Best Games of Chess, Bell, 1961,
    • rééd. Mikhail Tal: Master of Sacrifice, Best Games of Chess 1951-60, Batsford, 1991
  • (en) Joe Gallagher, The Magic of Mikhail Tal, Everyman Chess, 2001, (ISBN 1-85744-266-0)
  • (en) Garry Kasparov, My Great Predecessors, part II, Everyman Chess, 2004
Recueils de parties
  • (en) Hilary Thomas, Complete Games of Mikhail Tal, éd. Batsford, 1979-1981
    • 1936-1959,
    • 1960-1966,
    • 1967-1973,
    • 1974-1980.
  • (en) Aleksandr Khalifman, Mikhail Tal Games, éd. Chess Stars, 1994-1996
    • I : 1949-1962,
    • II : 1963-1972,
    • III : 1973-1981,
    • IV : 1982-1992.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. notamment avec Fischer, à Curaçao, en 1962 et avec Karpov, après son opération, en 1970.
  2. Dans The life and games of Mikhaïl Tal, il écrit, page 247 : « L'année (1964) se termina pour moi à Kiev, où je participais au championnat d'URSS. Là, malheureusement, je pris froid, ce qui se fit sentir. (...) Selon les instructions du médecin, je jouai plusieurs des parties dans ma chambre d'hôtel. La majorité de mes adversaires acceptèrent volontiers, réalisant que ce n'était pas un caprice, mais d'autres se montrèrent moins conciliants et insistèrent pour que la partie ait lieu dans la salle du tournoi. Inutile de dire que je redoublai d'efforts dans ces parties, et les gagnai toutes. En battant Chamkovitch, je gâchai sa position dans le tournoi : jusque-là, il avait fait partie des leaders. Avec Sakharov, mon jeu fut également sans pitié. »
  3. Dans The magic of Mihaïl Tal, Gallagher écrit, p. 183, à propos du tournoi interzonal de Subotica, en 1987 : « Bien que c'était la partie de la 3e ronde, c'était la première partie que Tal disputait dans la salle du tournoi. Au début du tournoi, Tal avait eu une jambe malade et pouvait difficilement marcher. Sa partie de la première ronde contre Sax fut reportée, tandis que la partie de la deuxième ronde contre Smyslov fut jouée dans sa chambre d'hôtel. »
  4. a et b En 1988, lors de la deuxième ronde du championnat d'URSS, Youssoupov refusa d'affronter Tal dans sa chambre d'hôtel et Tal fut remplacé dans le tournoi par Eingorn.
  5. a et b La page Chess Records cite une série de 104 parties remportée par le joueur américain Bill Marz, série plus longue mais mal documentée.
  6. Clarke, Mikhail Tal's Best Games of Chess, Bell, 1961, p.7
  7. The Magic of Mikhail Tal, p. 20
  8. Nicolas Giffard, Le guide des échecs, p. 1432.
  9. Tal, The Life and Games of Mikhail Tal, p. 117.
  10. Tal, The Life and Games of Mikhail Tal, p. 230.
  11. Tal, The Life and Games of Mikhail Tal, p. 233.
  12. Tal, The Life and Games of Mikhail Tal, p. 236.
  13. Une table complète des résultats de Tal jusqu'en 1992, se trouve dans : Tal, The Life and Games of Mikhail Tal, 1997.
  14. Source : Tal et Damski, (en) The Life and Games of Mikhail Tal, 1997.
  15. Tal, (en) The Life and Games of Mikhail Tal, p. 23.
  16. a, b et c Les championnats de Lettonie avaient lieu à Riga
  17. championnat de Lettonie 1951 sur Rusbase.
  18. Pasman : champion de 1951 que Tal battit.
  19. Score donné par (en) The Life and Games of Mikhail Tal et (en) Mikhail Tal's Best Games of Chess de PH Clarke (1961), tandis que RUSbase Riga 1954 donne comme score de Tal et Gipslis : 15 points sur 19 (+14 −3 =2 pour Tal et +12 −1 =6 pour Gipslis).
  20. D'après The Life and Games of Mikhail Tal et le site RUSbase, Le score exact de Tal dans ce tournoi est inconnu ; la base de données éditée par Chessbase donne 8 parties gagnées, une défaite et une partie nulle.
  21. vainqueur du tournoi de Zurich devant Gligoric, Keres et Bobby Fischer
  22. avec 1 point d'avance sur Fischer, 2 points d'avance sur Gligorić, Keres, Petrossian et Geller
  23. Tournoi remporté sans défaite, devant Portisch et Ivkov
  24. tournoi open, système suisse
  25. (Kapfenberg)
  26. Tournoi jeunes maîtres contre grand maîtres.
  27. Meilleure performance absolue à l'olympiade
  28. Mémorial Raud remporté par Dvoretski.
  29. avec 1,5 point d'avance sur Polougaïevski, 3 points d'avance sur Bronstein, Keres et Spassky
  30. ournoi Grands maîtres contre jeunes maîtres, David Bronstein, L'Apprenti sorcier, 2000, p. 361.
  31. Event Details: Moscow GM-Young M, 1972 sur le site chessmetrics donne la date erronée d'octobre 1972.
  32. Hilary Thomas (Complete Games of Mikhail Tal, 1967-1973) et Tal (The Life and Games of Mikhail Tal, p. 410) situent le tournoi en 1973, après le tournoi de Tallinn et avant le tournoi des sélections, également à Moscou.
  33. avec 1 point d'avance sur Spassky
  34. Championnat par équipes des clubs, 1er au premier échiquier.
  35. 4e après le tournoi de départage
  36. Tal premier devant Smyslov, Karpov, Ribli, Balachov, Taïmanov, Smejkal, Beliavski, Kouzmine et Gheorghiu
  37. Tournoi de Sotchi remporté devant Petrossian et Geller.
  38. covainqueur devant Portisch, Ljubojević, Spassky et Larsen
  39. Championnat d'URSS par équipes, premier échiquier
  40. au sud-est de Cologne
  41. Invaincu au mémorial Tchigorine à Sotchi
  42. Covainqueur du mémorial Keres à Tallinn
  43. Mémorial Keres
  44. Mémorial Nimzowitch remporté par Vaganian, Browne et Larsen.
  45. Cinquième après le match de barrage contre Jan Timman
  46. Open national américain de Chicago, disputé en mars 1988, ex æquo avec cinq autres joueurs : AI Magazine, The New-Yort Times
  47. devant Timman, Speelman et Kortchnoï
  48. Tournoi quadrangulaire disputé à Oslo et remporté par Beliavski devant Tal, Smyslov et Agdestein, The Magic of Mikhail Tal, p. 200, Chessmetrics.com.
  49. B. Cafferty & Mark Taimanov, The Soviet Championships
  50. annotations de Gligorić dans le livre du Tournoi (citées par Raymond Keene dans son livre The evolution of chess opening theory, éd. Hardinge Simpole, ISBN 0-9513757-6-8, 2002, page 178)
  51. There are two kinds of sacrifices; correct ones and mine
  52. I drink, I smoke, I gamble, I chase girls -- but postal chess is one vice I don't have
  53. He can only take them one at a time

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Champion du monde d'échecs
1960–1961
Mikhail Botvinnik