Akasha (sanskrit)

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Ākāśa (en sanskrit IAST ; devanāgarī: आकाश)[1] signifie éther ou espace.

Dans l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Dans la théorie des cinq éléments de l'Āyurveda l'espace ou l'éther sont caractérisés principalement par le son (śabda)[2]. Les écoles de philosophie indienne āstika Nyāya et Vaisheshika établissent l'Ākāśa comme le cinquième élément constituant la substance physique, lequel est le substrat qui a la qualité du son. Celui-ci est indivisible, éternel, tout pénétrant et imperceptible. Dans le Sāṃkhya, Ākāśa est connu comme un des cinq Mahābhūta (grands éléments), produit par le tanmatra (élément subtil) du son (śabda). Enfin, l'école philosophique du Chārvāka ne reconnaît que quatre éléments et exclut ce cinquième élément.

Selon Vivekananda : « D’après les philosophes de l’Inde, l’univers tout entier est compose de deux substances. L’une est l’âkâsha ; c’est l’existence omniprésente, qui imprègne tout. Tout ce qui a forme, tout ce qui est le produit d’une combinaison provient de cet âkâsha. C’est l’âkâsha qui devient l’air, qui devient les liquides, qui devient les solides ; c’est l’âkâsha qui devient le soleil, la terre, la lune, les étoiles, les comètes ; c’est l’âkâsha qui devient le corps humain, le corps des animaux, les plantes, toutes les formes que nous voyons, tout ce qui peut tomber sous nos sens, tout ce qui existe. Il ne peut pas être perçu, il est si subtil qu’il échappe à toute perception ordinaire ; on ne peut le voir que lorsqu’il s’est épaissi, lorsqu’il a pris forme. Au début de la création, il n’existe que lui ; à la fin du cycle, les solides, les liquides et les gaz se fondent tous à nouveau en l’âkâsha, et la création suivante proviendra de même de cet âkâsha.
Quelle est la force qui, de cet âkâsha, confectionne l’univers ? La puissance de prâna. Tout comme l’âkâsha est la substance infinie et omniprésente de cet univers, de même le prâna est la force infinie et omniprésente qui s’y manifeste[3]. »

Dans le bouddhisme[modifier | modifier le code]

Dans le Bouddhisme phénoménologique, Ākāśa est divisé en Skandha, Desa et Pradesa.

Dans le jaïnisme[modifier | modifier le code]

Dans le Jaïnisme, Ākāśa représente l'espace[4]. Cette conception s'inscrit dans la catégorie des dravyas: les substances composant l'univers. Les jivas : les âmes sont les éléments vivant dans la cosmographie jaïne. La non-violence: l'ahimsa doit être faite envers toutes les vies pour les jaïns.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. Rama Prasad: Nature's Finer Forces. The Science of Breath and the Philosophy of the Tattvas. 1889 / Kessinger Publishing 2010, page 7, ISBN 978-1162567242
  3. Swami Vivekananda, Les Yogas pratiques, Albin Michel, 1988, p. 373.
  4. Jainism The World of Conquerors, par Natubhai Shah, Motilal Barnasidass Publishers, volume I, page 283, ISBN 8120819381

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]