Mahamudra

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La Mahāmudrā (sanskrit en devanāgarī : महामुद्रा ; Phyag-rgya chen-po en tibétain), « Grand Symbole » ou « Grand Sceau » désigne un système de méditation utilisé pour atteindre l'éveil, la réalisation de la nature ultime de l'esprit et de la vacuité, pénétrant tous les phénomènes du Saṃsāra et du Nirvāna.

Dans le bouddhisme tibétain cette méthode est principalement pratiquée par la lignée Kagyüpa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mahāmudrā a initialement été développé en Inde avant d'être introduit au Tibet par Marpa Lotsava (1012-1097). Lui-même ayant reçu ces enseignements de Naropa (les Six yogas de Naropa), disciple de Tilopa, qui en eu la révélation du Bouddha primordial Vajradhara.

Les principaux maîtres de l'Inde ayant transmis le Mahāmudrā sont : Saraha, Savaripa, Tilopa, Nāropa et Maitripa.

Au Tibet, après son introduction par Marpa, les principaux maîtres tibétains ayant transmis le Mahāmudrā sont : Milarépa, Gampopa. Ces maitres étant à l'origine de la lignée Kagyüpa, le Mahāmudrā est donc aujourd'hui principalement enseigné dans cette tradition.

Le corps de la pratique[modifier | modifier le code]

Le corps de la pratique est divisé en deux[1] :

  • Samatha / Chiné : exercice de quiétude mentale.
  • Vipasyana / Lhagthong : méditation de la vision pénétrante.

Citation[modifier | modifier le code]

« De même qu'un pigeon lâché d'un bateau au milieu de l'océan ne peut rien faire d'autre que d'y retourner, de même, peu importe l'intensité de son activité, votre esprit ne peut que retourner à son état pacifié une fois que vous avez réalisé la quiétude mentale. »[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b IXème Karmapa, Le Mahamoudra, éditions Marpa, 1998