Nichiren

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Nichiren - 日蓮
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Religieux japonais

Époque de Kamakura
Drapeau du Japon Japon, XIIIe siècle

Nichiren statue Japan.jpg

Statue de Nichiren devant le Temple Honmon-ji
à Tōkyō, District d'Ikegami

Naissance
16 février 1222
Drapeau du Japon Japon, Tojo - Kominato
Décès
École/tradition
Principaux intérêts
Étude des sūtras mahāyāna
Idées remarquables
Trois grands Dharmas cachés
Démonination de la Nichiren Shū
Trois grandes Lois ésotériques
Démonination de la Nichiren Shōshū
et du mouvement laïc Sōka Gakkai
Œuvres principales
Risshō Ankoku ron - 1260
Kaimoku shō - 1272
Kanjin no Honzon shō - 1273
Senji shō - 1275
Hōon shō - 1276
Influencé par
Zhiyi, 3e Patriarche Tiantai
Saichō, fondateur du Tendai
Dozen-bō, son Maître.
A influencé
Célèbre pour
Nam(u) Myōhō Renge Kyō
南 無 妙 法 蓮 華 經
Adjectifs dérivés
Nichirenisme, Nichirenien(ne)

Nichiren Daishōnin[1], Nichiren Shōnin[2], ou tout simplement, Nichiren[3] était un moine bouddhiste japonais du XIIIe siècle, (né le 16 février 1222, mort le 13 octobre 1282), fondateur du Bouddhisme de Nichiren, appelé parfois Hokke Shū[4]. Les écoles principales de la branche sont la Nichiren Shū, la Nichiren Shōshū et de nombreux mouvements bouddhistes laïcs comme la Sōka Gakkai, le Risshō Kōsei Kai ou le bouddhisme Reiyukai.

Les membres de la Nichiren Shōshū et de la Sōka Gakkai donnent le titre de Bouddha originel à Nichiren[5]. La Nichiren Shū, quant à elle, considère le Bouddha Shākyamuni comme le Bouddha originel et éternel[6], et Nichiren comme la réincarnation du Bodhisattva Jogyo[7] qui, selon les écrits[8], doit propager le Sūtra du Lotus lors de la période de MappōKanji 末法 lit. Derniers jours du Dharma ou Derniers jours de la Lois : Dernière des Trois Périodes qui suivent la mort du Bouddha Shākyamuni au cours desquelles le bouddhisme sombrant dans la confusion, son enseignement perd son pouvoir de mener les gens à l'Éveil.

Cette différence a un effet significatif sur l'accent mis à l'enseignement. En effet, tandis que la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai préfèrent étudier les enseignements de Nichiren appelés Écrits de Nichiren ou Gōshō[9], la Nichiren Shū estime, elle, que tous les gōshōs ne sont pas de même valeurs, certains selon elle n'étant pas authentiques et que le Sūtra du Lotus doit donc être l'objet principal d'étude[10].

Le nom de naissance de Nichiren était Zen-nichi-maro[11]. Lorsqu'il entreprit ses études bouddhiques, on le nomma Yaku-o-maro. Plus tard, quand il prononça ses vœux et passa dans les ordres, il fut nommé Zeshō-bō Renchō[12]. Enfin, il prit le nom de Nichiren le jour où il créa sa propre école. Nichiren signifie littéralement Soleil-Lotus[3] : nichi signifie soleil et ren, contraction du mot renge, veut dire lotus.

Nichiren fut en son temps un personnage très controversé qui a échappé plusieurs fois à la mort. La raison est qu'il était très virulent envers les autres écoles bouddhiques (en particulier Zen, Nembutsu, Shingon et Ritsu)[13],[14],[15],[16],[17], s'attirant ainsi une forte hostilité des moines et des autorités.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et années d'études[modifier | modifier le code]

Hypothèses et légendes[modifier | modifier le code]

Ukiyo-e montrant la baie d'Awa pendant la période Edo, par Hiroshige.

Nichiren est né le 16 février 1222 à Kominato, un hameau de pêcheurs de la côte Pacifique faisant partie du village de Tojo et appartenant à la province japonaise d'Awa, actuellement situé au sein de la préfecture de Chiba. Le site exact de la naissance de Nichiren est censé être immergé au large des côtes de l'actuel Tanjō-ji[18] à Kamogawa, temple célébrant la naissance de Nichiren. Avec les temples de Seichō-ji[19] situé aussi à Kamogawa au sein du complexe bouddhique du mont Kiyosumi célébrant, lui, les études monastiques de Nichiren et là où il fit face aux Trois Obstacles[20] et aux Quatre Démons[20] ; le Honmon-ji[21] situé dans le district d'Ikegami à Tōkyō célébrant la mort de Nichiren ; et le Kuon-ji[22] situé dans la préfecture de Yamanashi sur le mont Minobu où reposent les cendres de ce dernier selon ses vœux; le Tanjō-ji fait partie des Quatre Lieux Sacrés du Bouddhisme de Nichiren.

Le nom d'enfant de Nichiren était Zen-nichi-maro[11]. Une légende raconte que lorsque Nichiren est né, des fleurs de lotus ont fleuri sur la mer, des vivaneaux se sont réunis au bord de cette même mer et de l'eau de source a jailli dans la cour de la maison des parents de Nichiren[23].

Son père, Nukina Jiro Shigetada († 1258), également connu sous le nom de Mikuni no Tayu Shigetada, aurait été un petit fonctionnaire travaillant pour un manoir voisin du village. Sa mère, quant à elle, s'appelait Umegiku-nyo († 1267). On sait très peu de choses sur les parents de Nichiren. La Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai suggèrent que la famille de Nichiren avait un lien particulier avec le clan des Fujiwara. Toutefois, Nichiren n'en a jamais fait part dans ses gōshōs[9] et les historiens restent sceptiques quant à l'exactitude de cette hypothèse. Nichiren a écrit qu'il était le fils d'une famille chandāla qui habitait près de la mer, à Tojo, dans la province d'Awa, dans les campagnes reculées de la partie orientale du Japon[24]. Les historiens ont interprété cela comme indiquant que la famille de Nichiren vivait du commerce de poisson. Une autre hypothèse a été soulevée par la Nichiren Shōshū, à savoir que Nukina Jiro Shigetada, le père de Nichiren, ait été un samouraï mais qu'ayant succombé aux illusions et à la violence, il prit la décision de se retirer dans un petit village comme Kominato pour gagner sa vie en tant que pêcheur[25]. Dans tous les cas, Nichiren n'y fait aucune allusion dans ses écrits authentifiés[9]. Il affirma plus tard être le fils d'un humble pêcheur.

Alors qu'il n'avait que 11 ans, son esprit clair et curieux attira l'attention de la dame du manoir local qui employait son père. Ce patronage permis à Nichiren d'entrer dans le Seichō-ji[19], de l'école Tendai sur le mont Kiyosumi, où il a pu recevoir une éducation et commencer ses recherches sur le sens de la vie. Il reçut alors le nom de Yaku-o-maro. Il semblerait que Nichiren ait été un élève brillant. Il étudia les fondamentaux du bouddhisme ainsi que des enseignements généraux sous la direction de Dozen-bō, le supérieur du monastère qui devint plus tard son maître.

Beaucoup de mystères entourent l'enfance et les années d'études de Nichiren. En effet, passant outre les légendes liées à sa naissance, son passage de simple fils de pêcheur à disciple bouddhique reste, pour l'époque, très rare. Chaque école nichirenienne développe sa vision de la naissance de Nichiren et de son passage dans la vie monastique. Les historiens suggèrent, quant à eux, selon les écrits authentifiés[9], que Nichiren était le fils d'un pêcheur et que par chance, il put entreprendre des études bouddhiques.

Éducation Tendai[modifier | modifier le code]

Lors de son entrée au temple, Nichiren pria le bodhisattva Kōkūzo, le bodhisattva de la vacuité une divinité de l'ésotérisme japonais, pour devenir la personne la plus sage du Japon, et cela afin de découvrir la véritable intention des enseignements du Bouddha Shākyamuni. Plus tard, Nichiren écrira : devant mes yeux, le bodhisattva Kōkūzo apparut sous la forme d’un grand-prêtre et m’offrit un joyau de sagesse comme une étoile brillante[26].

L’origine du culte du bodhisattva Kōkūzo remonte au règne de l’Empereur Kōnin. Le Seichō-ji[19], appartenant au complexe bouddhique du mont Kiyosumi, a été fondé en 771 par Maître Fushigi. Celui-ci abattit un vieux chêne et le sculpta en lui donnant les traits du Bodhisattva Kōkūzo. L’effigie est installée alors dans une petite chapelle édifiée à cet effet. En 836, lors de l’un de ses voyages d’enseignement, Ennin, grand patriarche Tendai, fit restaurer ce monastère qui comptait alors douze cellules monacales et une statue du Bodhisattva Fudō[27]. Cet événement marque l’influence du courant ésotérique Tendai et d'autres écoles ésotériques bouddhiques, dont notamment celle de l’école Shingon. En outre, à l’Époque de Kamakura, comme dans la plupart des temples du Japon, l’école de la Terre Pure, également appelé Jōdo shū, exerçait une influence dominante.

C'est pourquoi Nichiren voulait tout particulièrement comprendre la raison pour laquelle le peuple, qui avait placé toute sa confiance dans le Nembutsu[28], continuait à souffrir et subissait des morts terribles et douloureuses. Nichiren voulait aussi comprendre pourquoi l'Empereur japonais avait été vaincu par le shogunat en 1221 alors que la divinité Hachiman[29] avait fait la promesse de soutenir la famille impériale jusqu'au centième empereur. Enfin, Nichiren voulait savoir quelle école bouddhique suivait les véritables enseignements du Bouddha Shākyamuni.

À l'âge de 15 ans, Nichiren fut ordonné prêtre par son Maître Dozen-bō, pour lequel Nichiren a toujours ressenti un devoir de reconnaissance[30]. Nichiren reçut alors le nom de Zeshō-bō Renchō[12]. L'année suivante, en 1239, il partit pour Kamakura, la capitale du shogunat, pour continuer et approfondir ses études. Trois ans plus tard, il revint brièvement au Seichō-ji[19] avant de repartir pour les grands centres d’étude de son époque. Nichiren resta à Kamakura jusqu'en 1242.

Pendant ses années d'études, Nichiren voyagea ponctuellement à travers le Japon, visitant les grands temples et monastères de son époque, les temples Onjo-ji[31], Kongōbu-ji[32], Shitennō-ji[33], etc. cherchant à pousser toujours plus loin sa formation. Dans ces lieux, il fit l'expérience directe de toutes les formes du bouddhisme pratiqué au Japon, y compris la dévotion de l'école Jōdo shū, école bouddhique dominante à l'époque de Nichiren ; le Shingon ésotérique ; la méditation de l'école Zen ; et la stricte discipline du Kairitsu[34]. Il étudia aussi les divers sūtras de ces temples pour voir par lui-même ce que le Bouddha Shākyamuni avait réellement enseigné.

Nichiren séjourna, ensuite, au temple Enryaku-ji[35], fondée par le grand maître Tendai Saichō et situé au mont Hiei. Il resta dans ce temple de 1242 à 1253, soit jusqu'à ses 31 ans. Après ses nombreuses années d'études, Nichiren arriva à la conclusion que le Sūtra de la Fleur de Lotus Blanc du Dharma Merveilleux, plus connu sous le nom de Sūtra du Lotus, était le sommet des enseignements du Bouddha Shākyamuni où celui-ci exposait clairement la Vérité ultime du bouddhisme.

En analysant, Nichiren, éduqué sous une influence Tendai, reprit l'idée de Zhiyi[36], 3e grand patriarche de cette même école, lequel considérait que les enseignements du Bouddha Shākyamuni ont été faits à différentes époques de son Éveil, et que la période finale ou plus aboutie était les huit dernières années de sa vie, celles où il enseigna le Sūtra du Lotus.

Fondations du Bouddhisme de Nichiren[modifier | modifier le code]

Sho Tempōrin de Nichiren[modifier | modifier le code]

À l'âge de 31 ans, Nichiren revint au Seichō-ji[19]. Au matin du 28 avril 1253, face au soleil levant, au sommet du mont Kiyomizu-dera, il récita Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37]. Cet événement est considéré comme le début de sa mission de propagation du Dharma merveilleux et le Sho Tempōrin[38] de la pensée nichirenienne. Il prit également le nom par lequel il est connu de nos jours, Nichiren qui signifie Soleil-Lotus[3], en référence à la lumière du soleil qui dissipe l'obscurité, ainsi que la pureté de la fleur du lotus qui pousse dans des marécages sans que la pourriture environnante ne la salisse. Ces deux images se trouvent en évidence dans le Sūtra du Lotus et sont les qualités que Nichiren souhaitait incarner.

À midi, le même jour, pour célébrer la fin de ses études, Nichiren a tenu son premier sermon devant son vieux Maître Dozen-bō et ses condisciples. Ce discours choqua l'auditoire par sa critique du bouddhisme populaire connu sous le nom de Terre Pure et qui enseignait que la bouddhéité ne pouvait être atteinte qu'après la mort dans une terre pure céleste, grâce à la psalmodie répétitive du nom du Bouddha Amida, communément appelé Nembutsu[28].

À la place de cette pratique, Nichiren préconisait la récitation mantrique de Daimoku[39] ou de l'Odaimoku[39] du Sūtra du Lotus, c'est-à-dire la récitation de Nam(u) Myōhō Renge Kyō. Il enseigna cette pratique en tant que voie pratique et accessible par laquelle tous les hommes pouvaient réaliser les Vérités fondamentales du bouddhisme. De même que le nom d'un pays pouvait activer dans l'esprit toutes les caractéristiques de ce pays, le titre du Sūtra du Lotus incarnait tous les mérites et vertus du Bouddha Shākyamuni exposés dans ce sūtra. Nichiren enseigna aussi que grâce à la récitation de Daimoku[39], chaque personne pouvait recevoir directement la Vérité ultime du Sūtra du Lotus et atteindre la bouddhéité dès cette vie-ci. Bien entendu, à cette époque, ce sermon valut aussi immédiatement à Nichiren des ennemis. Le seigneur local, Tojo Kagenobu, était un fervent disciple de la Terre Pure, qualifia ce discours de blasphématoire et fit une tentative pour arrêter Nichiren.

Ce discours inaugural est commémoré le 28 avril 1253 par les institutions qui se réclament de Nichiren.

Sentant que sa vie était en danger, Nichiren se réfugia à Kamakura, capitale du shogunat. Il s'installa alors dans une petite maison dans un quartier de la ville nommé Matsubagayatsu. Nichiren se mit alors à prêcher aux coins de la rue à des hommes ordinaires : paysans, marchands, artisans, pêcheurs et même aux samouraïs de rang moyen. C'est dans les rues de Kamakura que Nichiren s'est fait connaître comme grand Maître et réformateur du bouddhisme qui se consacrait à sauver, de la souffrance, les gens du commun. Nichiren leur offrait l'essence même des enseignements les plus élevés du bouddhisme sous la forme d'une pratique simple mais néanmoins profonde, la pratique de Daimoku[39] comme moyen habile d'atteindre la bouddhéité. Nichiren mettait également en évidence les erreurs d'élitisme des écoles décadentes et des mouvements qui déformaient, selon lui, le véritable esprit du Dharma bouddhique.

Nichiren est, depuis ce sermon, un personnage très controversé. En effet, nombreuses écoles issues de ses enseignements continuent d'inspirer encore aujourd'hui une certaine controverse relative à l'exclusivisme fait au Sūtra du Lotus. De même, certain pays comme la France déclara, jusqu'en 2002, la Sōka Gakkai, comme ayant une tendance à la dérive sectaire[40].

Risshō Ankoku ron[modifier | modifier le code]

De 1257 à 1259, le Japon connut de nombreux désastres naturels : tremblements de terre, typhons, famine et peste. Sur la base de prophéties faites dans plusieurs sūtras du Bouddha Shākyamuni[41], Nichiren attribua l'apparition des famines, des maladies et des catastrophes naturelles de son époque comme étant l’apparition de la période de Mappō et conclut par l'établissement d'un Dharma correct passant par la dévotion au Sūtra du Lotus pour enrailler ses phénomènes. En réaction à tant de douleur, Nichiren écrivit un de ses gōshō[9] les plus importantes, le Risshō Ankoku Ron[42]. Dans son traité, Nichiren nota que, selon les prophéties, faute de prendre une forme correcte de bouddhisme à l'âge de Mappō[43], le pays serait ouvert aux catastrophes, y compris les conflits armés et notamment à la rébellion interne et l'invasion étrangère. Ses prédictions sont fondées sur le principe bouddhiste que l'environnement reflète l'esprit et le cœur des gens qui y habitent.

Le 16 juillet 1260, Nichiren présenta ce traité à Hōjō Tokiyori, le chef du shogunat de Kamakura. Dans cet ouvrage, Nichiren développait les raisons pour lesquelles le gouvernement devait arrêter toute aide à l'école de la Terre Pure et soutenir au contraire ceux qui plaçaient leur foi dans le Sūtra du Lotus. Nichiren prévenait le gouvernement que dans le cas contraire, le Japon devrait faire face à de nouveaux désastres et que le pays courait le danger d'une guerre civile et d'une invasion étrangère. Si toutefois, le Japon se tournait vers le Sūtra du Lotus, la paix et la prospérité seraient établies. Mais Nichiren n'obtenu aucune réponse de la part du shogunat.

Extrait du Risshō Ankoku ron conservé au temple Hokekyō-ji (Japon)

Il faut se rappeler certains points concernant les remontrances de Nichiren faites au gouvernement. Tout d'abord, tout comme les conditions de vie d'une personne sont le reflet de sa vie intérieure, il en va de même pour une nation. C'est pourquoi Nichiren insistait sur la nécessité d'une foi positive dans la possibilité pour les hommes ordinaires d'atteindre la bouddhéité dès cette vie-ci, et de sorte, transformer le monde actuel en terre pure selon ce qu'enseigne le Sūtra du Lotus. Cette vision était beaucoup plus satisfaisante pour les adeptes de Nichiren, plutôt que l'attitude à l'égard de cette vie et n'espérer le bonheur qu'après la mort selon les enseignements de l'école Jōdo shū[44].

De plus, Nichiren présentait des remontrances au gouvernement sous forme d'un traité demandant la protection des vrais enseignements contre des enseignements erronés[45], ce qui faisait partie d'une longue tradition en Asie de l'Est et dont les racines remonteraient aux tentatives de Confucius pour réformer le gouvernement de son époque[46]. Nichiren n'était nullement le premier à agir de la sorte.

. Il en appelait au shogunat pour que celui-ci cesse de soutenir financièrement[47] les interprétations pernicieuses du bouddhisme erroné et accorde son soutien aux enseignements réellement conformes à ce que le Bouddha Shākyamuni prêchait dans ses sūtras. Le Risshō Ankoku Ron n'est en aucun cas un document nationaliste plaidant la supériorité du Japon, mais au contraire une critique de la gestion shogunale des affaires religieuses. Ce texte visait une réforme spirituelle pour le peuple japonais, de sorte que tous puissent surmonter leurs souffrances et acquérir une valeur à partager avec le reste du monde, l'enseignement et la pratique du Sūtra de Lotus.

Toutefois, il faut nuancer cette argumentation puisque certains extraits du Risshō Ankoku ron restent très durs envers les autres écoles bouddhiques.

« Nembutsu, acte infernal ! [...] Zen, œuvre du Démon ! [...] Shingon, mort de la Nation ! [...] Kairitsu, trahison nationale [48]! »

— Nichiren, Risshō Ankoku ron - 12 juillet 1260

Chaque école se réclamant de Nichiren, apporte, bien sûr, un point de vue différent à cet écrit. La Nichiren Shū considère cet écrit comme une sorte de provocation envers le gouvernement pour que celui-ci agisse rapidement envers son peuple[49]. La Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai, eux, ne prennent pas au mot cet écrit mais ont toujours refusé un dialogue œcuménique entre les autres écoles bouddhiques[50]. Pourtant, le Sūtra du Lotus est assez explicite en affirmant que tous les autres enseignements sont des moyens opportuns et doivent donc être respectés en tant que tels. Les différences dans l'interprétation de la position réelle de Nichiren sur les autres écoles et traditions de son époque, est probablement la cause principale des différentes attitudes et relations qu'entretiennent les différentes lignées nichireniennes.

Oppression et répression[modifier | modifier le code]

Quatre grandes persécutions[modifier | modifier le code]

Persécution de Matsubagayatsu[modifier | modifier le code]

Les efforts de Nichiren pour promouvoir les réformes shogunales étaient non seulement ignorés mais provoquaient la colère des autorités bouddhistes ainsi que celui du gouvernement qui n'appréciaient pas que l'on critique leurs règles. La nuit du 27 août 1260, une foule furieuse mit le feu à la maison de Nichiren situé à Matsubagayatsu, un quartier de Kamakura. Cette attaque fut perpétrée par des croyants du Nembutsu[28], à la suite des critiques formulées par Nichiren dans le Risshō Ankoku ron[42] sur l'école de la Terre pure.

Heureusement, Nichiren avait été prévenu à temps et a pu fuir dans les collines lors de cette attaque. Il se réfugia alors chez Toki Jonin, un de ses disciples également connu sous le nom de Nichijo, dans la province de Shimōsa. Nichiren resta pendant plusieurs mois hors de Kamakura, continuant toujours à enseigner le Sūtra du Lotus à ses disciples. Mais il y revint au printemps suivant pour continuer à prêcher sa doctrine.

Cet événement est commémoré le 27 août en tant que la Persécution de Matsubagayatsu[51], la première des quatre grandes persécutions qu'il eut à subir.

Exil dans la province d'Izu[modifier | modifier le code]

Peu de temps après son retour à sa résidence reconstruite à Kamakura, Nichiren fut arrêté par la police du shogunat. Le 12 mai 1261, sans enquête, il fut condamné et envoyé en exil à Itō, une petite péninsule rocheuse de la province d'Izu. Ses ennemis espéraient que l'exposition aux fortes intempéries de la région lui serait fatale. Les hommes chargés de l'y conduire par bateau ne l'amenèrent apparemment pas à Itō, mais l'abandonnèrent sur la plage d'un petit village du nom de Kawana où il fut trouvé par un pêcheur nommé Funamori Yasaburo[52]. Cet homme et sa femme le nourrirent et le logèrent clandestinement pendant une trentaine de jours.

À l'époque, l'intendant d'Itō, Itō Hachiro Zaemon, était gravement malade. Apprenant que Nichiren avait été exilé dans sa province, le seigneur l'invita à demeurer chez lui et à prier pour sa guérison. Nichiren accepta à la condition que le seigneur adhère à la pratique du Sūtra du Lotus, le Daimoku[39]. Celui-ci accepta et recouvra la santé, il devint alors un fervent disciple de Nichiren. Pour le remercier, Itō Hachiro Zaemon offrit à Nichiren, une statue du Bouddha Shākyamuni trouvée en mer et qui accompagna Nichiren durant toute sa vie.

Loin de se sentir brisé, Nichiren sentit que cet exil lui donna l'occasion de vivre le Sūtra du Lotus de tout son être. Alors que d'autres se contentaient de lire le Sūtra du Lotus, Nichiren vivait en plein accord avec ses enseignements, au risque même de sa vie. Il profita également de son exil pour réfléchir à sa mission et compris alors que celui qui enseigne le Dharma correct doit tenir compte des différences entre les divers enseignements, de la capacité des pratiquants, de l'époque, des spécificités du pays et de la chronologie des sūtras. Il établit donc cinq guides pour la propagation[53] afin que ses disciples puissent enseigner le Dharma correct de façon plus efficace.

Cette deuxième persécution est commémorée le 12 mai en tant que l'Exil d'Izu[54].

Persécution de Komatsubara[modifier | modifier le code]

Le 22 février 1263, Nichiren fut gracié et autorisé à revenir à Kamakura. Il reprit alors la propagation du Sūtra du Lotus. Apprenant que sa mère était malade et à l'article de la mort, son père étant décédé 9 ans auparavant, Nichiren prit le risque de revenir dans la province d'Awa dont le seigneur local, Tojo Kagenobu, était toujours son ennemi juré. En août 1264, il alla voir, malgré la réticence de ces disciples, sa mère et par ses prières lui permit de retrouver la santé.

Sur le chemin du retour, Nichiren et ses disciples furent invités par Kudo Yoshitaka, seigneur du village d'Amatsu dans la province d'Awa et situé au beau milieu de la Forêt de Pins appelée Komatsubara. Quand Tojo Kagenobu et ses hommes apprirent que Nichiren se trouvait dans cette forêt isolée, ils décidèrent de lui tendre une embuscade. Kudo Yoshitaka se précipita alors au secours de Nichiren avec ses propres hommes. Dans cette bataille, qui se déroula le 11 novembre 1264, Tojo Kagenobu et Kudo Yoshitaka furent, tous les deux mortellement blessés. Kyonin-bo, un des disciples de Nichiren, fut également tué et deux autres disciples grièvement blessés. Nichiren lui-même en réchappa à grand-peine, ayant reçu un coup d'épée sur la tête.

Cette troisième persécution est commémorée le 11 novembre comme la Persécution de Komatsubara[55].

Persécution de Tatsunokuchi[modifier | modifier le code]

En 1271, le Japon connut une longue sécheresse et le gouvernement avait ordonné au moine Ryōkan-bo[56], du temple Gokuraku-ji[57] de Kamakura, de prier pour obtenir la pluie. Nichiren lui lança un défi, disant que, si les prières de Ryōkan-bo étaient efficaces dans les sept jours, il deviendrait son disciple, mais que, si elles ne l'étaient pas, Ryōkan-bo devrait adopter la croyance dans le Sūtra du Lotus. Celui-ci accepta volontiers et débuta son rituel de prière mais, au lieu de la pluie, ce furent de grands vents persistants et destructeurs qui se levèrent. Humilié, Ryōkan-bo refusa de tenir sa promesse. Au contraire, il commença même à user de son influence auprès des épouses et veuves de hauts fonctionnaires du gouvernement pour répandre de fausses rumeurs sur Nichiren.

Cela eut comme conséquence la convocation de Nichiren pour être interrogé par l'adjoint au chef des affaires militaires et de la police, Hei no Saemon[58], le 10 septembre 1271. Nichiren saisit cette occasion pour faire des remontrances à Hei no Saemon, en lui prédisant des luttes internes et une invasion étrangère si le gouvernement le punissait injustement. Hei no Saemon, n'ayant aucun élément lui permettant de prononcer lui-même une condamnation, laissa partir Nichiren.

Nichiren sauvé de l'épée du bourreau - Kuniyoshi Utagawa

La prédiction de Nichiren n'est aucunement divine mais vient du fait que des émissaires mongols envoyés de Corée soient venus demander au Japon de leur payer un tribut. Les Mongols menaçaient donc d'envahir le Japon si on ne leur donnait pas satisfaction. Le shogunat refusa de négocier avec les Mongols, qui à ce moment, avaient déjà envahi la Chine et la Corée. Il semblait qu'une invasion du Japon était imminente et que, pour la seconde fois, Nichiren essaya de convaincre le gouvernement de changer d'attitude. Il rappela donc aux autorités politiques et religieuses que cet événement avait été déjà prédit, il y a huit ans de cela dans son traité, le Risshō Ankoku ron. Mais le shogunat n'envisagea aucune réforme.

Dans l'après-midi du 12 septembre 1271, une décision officielle fut prise à l'encontre de Nichiren. Hei no Saemon et plusieurs centaines de guerriers se rendirent alors à cheval à sa résidence et l'arrêtèrent. L'un des hommes, Shofu-bo, saisit le rouleau du Ve volume du Sūtra du Lotus que Nichiren portait dans sa robe et s'en servit pour le frapper au visage[59]. Hei no Saemon amena Nichiren au bureau des conseillers du régent où il fut accusé de trahison et condamné à la peine d'exil sur l'île de Sado. Cependant, Hei no Saemon décida, en secret, de faire décapiter Nichiren avant qu'il n'atteigne ce dernier lieu. Ses hommes et lui quittèrent donc la résidence avec leur prisonnier tard dans la nuit du 12 septembre. Alors qu'ils passaient près du temple de Tsurugaoka dédié à la divinité Hachiman[29], Nichiren fit des reproches au grand Bodhisattva Hachiman qui, selon lui, ne protégeait pas un fervent disciples du Sūtra du Lotus comme cela a été promis lorsque le Bouddha Shākyamuni avait exposé ce sūtra.

Sur le lieu de l'exécution, Nichiren récita le Daimoku[39] avec le plus grand calme et réprimanda Shijo Kingo, un disciple venu mourir avec lui, pour son chagrin en lui disant qu'il n'existait de sort plus enviable que de donner sa vie pour le Sūtra du Lotus. Au moment où Nichiren allait être décapité, un objet lumineux traversa le ciel, en provenance du Sud-Est, terrorisant les soldats et les samouraïs au point qu'ils furent incapables de procéder à l'exécution. Nichiren fut alors placé sous surveillance, comme originellement prévu pendant un mois, et le 10 octobre 1271, il quitta Kamakura sous escorte pour le lieu de son exil, l'île de Sado.

Cette dernière persécution est commémorée le 10 octobre en tant que Persécution de Tatsunokuchi[60], [61].

Cette exécution qui sauva Nichiren d'une mort certaine est interprété différemment selon les écoles. De ce moment, date la conviction de Nichiren d'être, selon la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai, le Bouddha Originel[5] de la période de Mappō[43], ou, selon la Nichiren Shū, la réincarnation du grand Bodhisattva Jogyo[7].

Exil sur l'île de Sado[modifier | modifier le code]

Le 10 octobre 1271, Nichiren fut envoyé sur l'île de Sado dans un sanctuaire en ruine près du cimetière de Tsukahara, sans nourriture et sans vêtements adéquats. Une fois de plus, ses ennemis espéraient qu'il mourrait de froid durant l'hiver impitoyable de Sado sans abri ni provisions. Mais cela est sans compter sur la foi et la détermination inébranlable de Nichiren qui lui permit de supporter ces conditions extrêmes et de se lier d'amitié avec les paysans et les samouraïs des environs qui finirent par pourvoir à ses besoins.

Cet exil sur l'île de Sado est commémoré le 10 octobre comme étant l'Exil sur l'île de Sado[62].

Nichiren en exil sur l'île de Sado - Kuniyoshi Utagawa

Pendant son exil, les adeptes du Nembutsu[28] locales, apprenant que des paysans aidèrent Nichiren à survivre, décidèrent de conspirer contre lui et firent une tentative pour l’éliminer. Ils convoquèrent les adeptes du Zen et du Kairitsu[34] de l’île de Sado, le 16 janvier 1272, pour un débat religieux ayant pour but de condamner pénalement Nichiren. Ce débat est connu sous le nom de Débat de Tsukahara. Lors de ce débat, devant les arguments de Nichiren, beaucoup de paysans et de samouraïs se convertirent au Bouddhisme de Nichiren dont Abutsu-bo[63] et sa femme Sen-nichi, qui admiraient la grandeur du personnage et qui deviendront, plus tard, des grands amis de Nichiren.

Non seulement Nichiren a survécu à toutes ces privations mais il écrivit deux de ses écrits majeurs durant son exil qui durera trois ans. Le premier est le Kaimoku shō[64] qu'il termina en février 1272. Dans ce traité, Nichiren cherche à ouvrir les yeux de tous les hommes au fait que le temps était venu de pratiquer le véritable enseignement, le Dharma correct, c'est-à-dire la foi au Sūtra du Lotus. Le Kaimoku shō révèle également que Nichiren a pris conscience d'être en train d'accomplir le rôle du Bodhisattva Jogyo[7] ou du Bouddha Originel[5], selon les écoles, en tant qu'envoyé du Sūtra du Lotus. À partir de ce moment, Nichiren n'essaya plus simplement de réformer le bouddhisme, il enseigna le Dharma merveilleux du Bouddha Shākyamuni sous la forme de Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37].

En 1272, Nichiren fut transféré dans une résidence plus confortable sur l'île de Sado. À l'abri des éléments et des privations, Nichiren écrivit l'un de ses gōshōs[9] les plus importants, le Kanjin Honzon shō[65] qu'il termina le 25 avril 1273. Dans ce traité, il décrit la transmission du Dharma à tous les êtres, dits sensitifs. C’est après ce traité que Nichiren inscrit pour la première fois, le Gohonzon[66], le 8 juillet 1273. Ce mandala est une représentation visuelle, en caractères chinois, de la Cérémonie dans les Airs[67] décrite dans le Sūtra du Lotus. Pour Nichiren, le Gohonzon incarne la loi éternelle et intrinsèque de Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37], qu'il a identifié comme étant la loi suprême qui imprègne la vie et l'univers.

À la différence des formes précédentes de contemplation qui dépendaient de la capacité du pratiquant à percevoir la Vraie nature de la réalité, Nichiren enseigna que cette vraie nature se manifeste à nous sous la forme de Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37]. En d'autres termes, la bouddhéité n'est pas quelque chose que nous pouvons développer par nos efforts conscients. La Vraie nature de la réalité nous est donc révélée par la présence spirituelle de la bouddhéité dans nos vies.

Retraite sur le mont Minobu[modifier | modifier le code]

Correspondances de Nichiren[modifier | modifier le code]

En mars 1274, Nichiren fut gracié et autorisé à revenir à Kamakura. Le gouvernement chercha, par le biais de Hei no Seamon[58], de rallier Nichiren à leur cause en lui offrant un temple en échange de ses prières contre l'invasion mongole. Nichiren refusa tout compromis et insista une fois de plus sur la nécessité pour le gouvernement de retirer son soutien aux enseignements qui obscurcissaient le Dharma correct du Bouddha Shākyamuni. En voyant que sa troisième remontrance fait au gouvernement ne rencontrait aucun écho, Nichiren décida de suivre le conseil de Confucius de se retirer dans les montagnes et forêts si trois essais de réprimande au gouvernement restaient sans effet. Le 12 mai 1274, Nichiren quitta Kamakura en compagnie de ses disciples pour établir son ermitage sur le mont Minobu[68].

Le 17 mai 1274, il arriva à la maison d’Hagiri Rokuro, un de ses disciples, qui lui offrit un lopin de terre sur le mont Minobu[68]. En juin 1274, Nichiren fit construire une petite cabane et un temple dans lesquelles, il resta, à quelque exception prêt, huit ans. Bien que le mont Minobu soit situé au beau milieu d’une forêt dense et soit un endroit difficile d'accès, Nichiren reçut de nombreuses visites de ses disciples et d’adeptes venant de tout le pays. Aujourd’hui, à cet endroit, se trouve le temple Kuon-ji[22], siège patriarcal de la Nichiren Shū.

Lors de cette retraite, Nichiren se consacra également à la formation de ses disciples et à la correspondance d'encouragement avec ses partisans. C'est là que lui parvinrent les nouvelles des deux tentatives d'invasion du Japon par les Mongols, en octobre 1274 puis en juin 1281. Bien que le Japon fut sauvé les deux fois par des tempêtes qui détruisirent la flotte mongole, Nichiren continua à mettre en garde le shogunat. En effet, les conditions spirituelles qui avaient rendu le Japon vulnérable n'avaient pas changé et conduiraient inévitablement à la souffrance du peuple japonais[69].

Ses prédictions se réalisèrent en 1333, cinquante-et-un ans après la mort de Nichiren, lorsque le shogunat de Kamakura abdiqua, plongeant ainsi tout le pays dans des siècles de guerres et luttes internes. Par une ironie du sort la chute du shogunat était en partie provoquée par les subventions exorbitantes que le gouvernement accordait pour des rituels bouddhiques destinés à procurer la sécurité du pays et se mettait ainsi dans l'impossibilité de payer les samouraïs qui aurait dû défendre le gouvernement.

Nichiren eut également à souffrir des persécutions dirigées contre ses disciples dont le sort l'a toujours beaucoup préoccupé. La pire persécution qui eut lieu contre ses disciples fut celle d'Atsuhara en 1279, lorsque vingt fermiers furent arrêtés sur ordre du shogunat, et trois d'entre eux décapités parce qu'ils refusaient d'abjurer leur foi dans le Sūtra du Lotus. Nichiren a constamment prié pour le bien-être de ses adeptes et leur envoya un grand nombre de lettres d'encouragement. Cette persécution bouleversa tellement Nichiren qu'il écrivit alors à un de ses plus proches disciples une lettre intitulée les Persécutions subies par le Bouddha en février 1279.

Derniers enseignements et polémiques[modifier | modifier le code]

Ukiyo-e montrant une vue du mont Fuji derrière la rivière du mont Minobu - Katsuchika Hokusai

Il écrivit aussi lors de sa retraite, les deux derniers de ses cinq écrits majeurs. Le 10 juin 1275, il rédigea le Senji shō[70] où il reprend les cinq guides de propagation[53]. Ce traité met particulièrement l'accent sur le fait que le temps était maintenant venu pour propager le Sūtra du Lotus, le privilégiant aux autres sūtras et que la libération des souffrances pouvait être obtenue par la pratique de Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37].

Cependant, une différence subtile se glisse entre les différentes écoles nichireniennes sur la méthode de propagation du Sūtra du Lotus. En effet, la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai prônent la méthode de Shakubuku[71] ou de Shoju[72] pour propager la Loi correcte comme l’a enseigné Nichiren notamment dans son traité Sur l'ouverture des yeux (Écrits, 30, p. 220). La Nichiren Shū, quant à elle, réfute cette technique et préfère transmettre l’enseignement du Sūtra du Lotus par le “moyen habile” décrit par le Bouddha Shākyamuni dans ce sūtra, soit par l'utilisation du Kōsen-rufu[73]. La pratique du Shakubuku correspond à “la pratique pour soi et pour les autres” (Jigyo-Keta) de la Sōka Gakkai, ce terme en est venu à désigner toute sorte de propagation, sans distinction de méthode. Dans ce contexte, une ou un “Shakubuku” désigne une personne amenée à la pratique du Bouddhisme de Nichiren par une ou un disciple laïque de la Sōka Gakkai.

Nichiren écrivit aussi le Hōon shō[74] en juillet 1276, après la mort de Dozen-bo, son Maître qui l'avait ordonné et guidé dans son enfance. Dans ce traité, Nichiren insiste sur le fait que la pratique bouddhique doit être motivée par le désir de libérer tous ceux à l'égard de qui on a une dette de gratitude[30] et que la meilleure façon pour cela est de leur enseigner le Sūtra du Lotus. C'est dans le Hōon shō que Nichiren décrit également pour la première fois les Trois grands Dharmas cachés ou les Trois grandes Lois ésotériques : le Gohonzon[66], le Daimoku[39] et le Kaidan[75].

Le 12 octobre 1279 Nichiren légua au monde entier l'inscription, sur un grand support en bois, du Dai-Gohonzon[76], une représentation en grand format du mandala de Nichiren, le Gohonzon[66], constitué par les mentions écrites des noms de bouddhas, bodhisattvas et divinités protectrices, avec, en son centre, verticalement, le mantra Nam(u) Myōhō Renge Kyō[37]. La Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai y voient l'accomplissement du but de la venue de Nichiren en ce monde et font du Gohonzon[66] l'une des Trois grandes Lois cachées. D'autres écoles issues de Nichiren comme la Nichiren Shū contestent les fondements historiques de cette affirmation. Le Dai-Gohonzon est conservé au Taiseki-ji[77].

Nichiren, voyant sa santé décliner en raison des nombreuses difficultés et des persécutions subies pendant des années, quitta le mont Minobu[68] le 8 septembre 1282. Ses disciples l'avaient persuadé de se rendre aux sources chaudes aux vertus médicinales d’Hitachi mais il dut s'arrêter en chemin chez un de ses adeptes dévoués à Tōkyō dans le quartier d’Ikegami. Le 13 octobre 1282, à l'âge de 60 ans, Nichiren mourut entouré de ses disciples et adeptes laïcs. Les cendres de Nichiren, selon ses vœux, furent aussitôt transférées par ses disciples au temple Kuon-ji[22] sur le mont Minobu[68]. Un temple fut aussi construit sur les lieux de la mort de Nichiren à Tōkyō, le temple Honmon-ji[21].

D'après la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai, le 8 octobre 1282, cinq jours avant sa mort, Nichiren aurait désigné le jeune Nikkō, comme son successeur légitime demandant aux moines aînés de suivre dorénavant son enseignement. Cette affirmation est contestée par l'un des principaux courants nichireniens, la Nichiren Shū : Nichiren aurait nommé Six Disciples Aînés[78] pour leur confier la propagation de son enseignement après sa mort.

Le Bouddhisme de Nichiren continua à se développer durant les siècles qui suivirent jusqu'aujourd'hui. Avec le temps, il devint l'une des plus grandes écoles bouddhiques au Japon. Actuellement, on trouve ses adeptes récitant Nam(u) Myōhō Renge Kyō, un peu partout dans le monde.

Titres respectueux et posthumes de Nichiren[modifier | modifier le code]

Après sa mort, Nichiren a été nommé sous des noms posthumes destinés à exprimer le respect envers sa personne ou pour représenter sa position dans l'histoire du bouddhisme. Le nom le plus fréquemment utilisé est “Nichiren Shōnin”[2] qui se traduit par “St. Nichiren” ou “Sage Nichiren”, également orthographié et traduit, en dehors du contexte nichirenien, par “Rév. Nichiren” ou “Prêtre Nichiren”. Il est aussi souvent appelé “Nichiren Daishōnin”[1] ce qui se traduit par “Grand Sage Nichiren” ; ce titre honorifique dépend généralement de l'institution se réclamant de Nichiren, mais il est préféré par les disciples des écoles de la “Lignée de Nikkō Shonin”, c'est-à-dire par la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai.

Les bouddhistes de Nichiren japonais se réfèrent toujours à Nichiren en utilisant une de ces formes respectueuses, par exemple “le Daishōnin”, tant la marque de respect attribuée à la personne concernée est culturellement importante au Japon.

La Cour impériale de Kyōto a également décerné à Nichiren, les appellations honorifiques : Nichiren Daibosatsu[79] en 1358 et Risshō Daishi[80] en 1922.

Écrits de Nichiren[modifier | modifier le code]

Gōshō[modifier | modifier le code]

Le mot Gōshō est formé de deux mot : qui est un préfixe honorifique et Shō qui signifie littéralement Écrit(s). Le mot Gōshō se traduit donc par Vénérables Écrits ou Grandes Écritures et sont les écrits, séparés (un gosho) ou rassemblés (le Gosho), de Nichiren.

Il subsiste aujourd'hui plus de sept cents écrits de Nichiren, y compris des copies et des fragments. L'authenticité de quelques écrits est contestée par certaines écoles nichireniennes, même quand elles reconnaissent l'orthodoxie du contenu. Toutefois quelques écrits sont suspectés être des faux fabriqués par des successeurs désireux de se donner une légitimité. Il subsiste, aujourd'hui, deux recueils rassemblés par les premiers disciples de Nichiren : celui de Nikkō et celui de Nichijo, également connu sous le nom de Toki Jonin.

À l'heure actuelle, il existe trois éditions accessibles au public : le Showa Teihon Nichiren Shōnin Ibun[81] édité en 4 volumes par le Centre d'Études du Bouddhisme de Nichiren de l'Université Risshō situé au Mt Minobu[68] et appartenant à la Nichiren Shū. Il s'appuie sur le Rokunai Gōshō qui remonterait à Toki Jonin. La deuxième édition est le Nichiren Daishōnin Gōshō Zenshu[82] édité par la Sōka Gakkai et la Nichiren Shōshū en 1952, sous la direction du 59e Grand-Patriarche, Nichiko Shōnin. Cette traduction, qui s'appuie non seulement sur les originaux mais également sur les annotations en marges, est à la base d'un certain nombre de divergences doctrinales entre le courant de la Nichiren Shōshū et de la Sōka Gakkai, et les écoles d'obédience comme la Nichiren Shū qui suivent le Showa Teihon. Enfin, la troisième version est le Heisei Shinpen Nichiren Daishōnin Gōshō[83] édité par le Taiseki-ji[77] appartenant au courant de la Nichiren Shōshū en 1994. C'est une révision totale des écrits du Gōshō Zenshu et du Showa Shintei Gōshō, version chronologique éditée 1971, sous le 66e Grand-Patriarche, Nittatsu Shōnin. De nouveaux textes ont été ajoutés et d'autres, dont l'authenticité est controversée, supprimés. Cette édition suit l'ordre chronologique et est en style kakikudashi-bun[84]. Néanmoins, la Nichiren Shōshū prévoit l'édition prochaine des gōshōs en style d'origine.

Une traduction complète en anglais a été éditée en un seul volume en 1999 : The Writings of Nichiren Daishōnin, améliorant les anciens Major Writings of Nichiren Daishonin en 7 volumes. En français également, Les écrits de Nichiren en un volume ont été publiés selon une traduction de 2011 (Sōka Gakkai: www.sokanet.jp) et réimprimés en 2013 par l'Association de Commerce, d'Édition et de Prestations, dite ACEP, sous la direction et la responsabilité du Consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren, en communion avec le Consistoire mondial. Cette version, qui prend en compte la nouvelle traduction du Sûtra du Lotus éditée aux Indes savantes (ISBN : 978-2-84654-180-0), remplace peu à peu les Lettres & traités de Nichiren Daishonin.

Écriture et polémiques[modifier | modifier le code]

Le style d'écriture utilisé dans les traités de Nichiren est le style kanbun, un style d'écriture formelle sur le modèle classique chinois qui a été la langue du gouvernement et de l'apprentissage dans le Japon contemporain. Nichiren a également écrit des lettres aux disciples et aux fidèles laïcs dans un style mixtes kanji-kana vernaculaire ainsi que des lettres en kana simple pour les croyants qui ne pouvaient pas lire les styles les plus formels, en particulier les enfants.

Certaines œuvres de Nichiren, en particulier le Risshō Ankoku ron, sont considérés comme des exemplaires de référence du style kanbun. Beaucoup de ses lettres font preuve aussi d'empathie inhabituelle et de compréhension des opprimés ce qui est très rare pour l'époque. Les gōshōs les plus célèbres furent ceux adressés aux femmes croyantes, que Nichiren avait souvent félicitées pour leurs questions en profondeur sur le bouddhisme, tout en les encourageant dans leurs efforts pour atteindre l'Illumination dès cette vie-ci.

Plusieurs observateurs modernes découvrent aussi dans la lecture des écrits de Nichiren, un message politique. En effet, pendant la période pré-Seconde Guerre mondiale, le gouvernement japonais a insisté pour que des passages et même des documents soit supprimés dans les collections publiées parce qu'elles étaient considérées comme insultantes pour l'empereur japonais.

Enseignement et pensées[modifier | modifier le code]

Trois grands Dharmas cachés[modifier | modifier le code]

Gohonzon[modifier | modifier le code]

Le mot Gohonzon est formé de deux mots, qui est un préfixe honorifique et Honzon[85] qui signifie Objet de vénération. Le mot Gohonzon se traduit donc par “Objet fondamental de vénération” et est l’une des Trois grandes Lois cachées dans le Sūtra du Lotus enseigné par le bouddha Shākyamuni au cours des huit dernières années de sa vie.

Dans le Bouddhisme de Nichiren, le terme revêt une importance particulière car il désigne les représentations écrites que Nichiren a commencé à tracer après la Persécution de Tatsunokuchi[60]. Le Gohonzon de l'Enseignement essentiel[86] est l’une des Trois grandes Lois cachées “entre les lignes du Sūtra du Lotus” que Nichiren révèle afin de “ne pas laisser se tarir le flot de Kōsen-rufu”, conformément au grand vœu exprimé par le bouddha Shākyamuni dans le chapitre XXIII du Sūtra du Lotus.

Au début, les Gohonzon écrits par Nichiren étaient remis nominativement à des disciples afin qu’ils s'en imprègnent durant leur pratique bouddhique. On les appelle Ikki Ichi En[87]. De par l’inscription effectuée sur un rouleau de papier il représente l’expérience de l’Éveil spirituel transférée sur un support relevant du règne du non-sensitif[88]. Actuellement le Gohonzon des fidèles est, dans certaines écoles, obligatoirement consacré par une Cérémonie d'ouverture des yeux[89].

Il existe plusieurs sortes de mandalas représentant le Gohonzon. On distingue les Joju-gohonzon qui comportent le nom du bénéficiaire inscrit dans la marge, les Okatagi-gohonzon, mandalas imprimés ayant reçu la cérémonie d'ouverture des yeux, et les Omamori-gohonzon [90] de taille réduite que l'on utilise surtout lors de déplacements.

La Nichiren Shū définit le Gohonzon de la façon suivante :

« Le Gohonzon est l'objet essentiel de la concentration dévotionnelle. Dans le Bouddhisme de Nichiren, c'est la transmission du Dharma merveilleux par le Bouddha atemporel Shākyamuni à tous les êtres sensitifs, et tout particulièrement aux bodhisattvas Surgis de Terre pendant la Cérémonie dans les Airs[67]. Cela est souvent, mais pas obligatoirement, représenté sous la forme d'un mandala calligraphié[91]. »

— Nichiren Shū, Gohonzon

D'autres écoles, telles la Sōka Gakkai et la Nichiren Shōshū, disent que tout Gohonzon se rattache au Dai-Gohonzon[76] que Nichiren inscrivit le 12 octobre 1279. Autrement dit, les Gohonzon confiés aux pratiquants sont des transcriptions du Dai-Gohonzon faites par les grands patriarches de la Nichiren Shōshū. Le Dai-Gohonzon constitue le cœur des Trois grandes Lois cachées dans le Sūtra du Lotus et le but de la venue de Nichiren en ce monde.

Les Gohonzon prennent la forme d'un mandala tracé sur papier à l'encre sumi (encre de Chine) ou sur bois avec des caractères dorés. Au centre du Gohonzon est écrit : “Nam(u)-myōhō-renge-kyō - Nichiren” indiquant l'identité de la Personne et de la Loi : le Bouddha et le Dharma ne font qu'un. La Sōka Gakkai et la Nichiren Shōshū utilisent les citations des écrits de Nichiren qui évoquent l'inscription du Gohonzon, notamment :

« Ce mandala n’est en rien une invention de Nichiren. C’est l’objet de vénération qui dépeint parfaitement le vénérable Shākyamuni et tous les autres bouddhas dans la [cérémonie de la] Tour aux Trésors, aussi fidèlement que l’estampe correspond à la planche à graver. Nichiren Daishonin, “Le véritable aspect du Gohonzon” (L&T-I, 235-236) »

« Suspendue dans les airs, au dessus du monde saha [que le bouddha de l'enseignement essentiel désigne comme la terre pure et éternelle] apparaît la Tour aux Trésors ; Nam-myoho-renge-kyo  se trouve au centre de cette Tour, avec les bouddhas Shākyamuni et Tahō assis à droite et à gauche, et à leur côté les Quatre Bodhisattvas sortis de la Terre, conduits par Jōgyō. Autour d'eux se trouvent Monju, Miroku et les autres disciples des quatre bodhisattvas. »

« C'est ma propre vie à moi, Nichiren, qui devient l'encre sumi avec laquelle je calligraphie ce Gohonzon. Vous devez donc croire en ce Gohonzon de tout votre cœur. La volonté du Bouddha Shākyamuni est le Sūtra du Lotus mais l'âme de Nichiren n'est autre que Nam-myōhō-renge-kyō[91]. »

— Nichiren, Écrits, 415, Réponse à Kyōo - (août 1273)

Daimoku[modifier | modifier le code]

Kaidan[modifier | modifier le code]

Principes Tendai[modifier | modifier le code]

Non-dualité[modifier | modifier le code]

Dix mondes[modifier | modifier le code]

Ichinen Sanzen[modifier | modifier le code]

Lignées nichireniennes[modifier | modifier le code]

Femmes dans le contexte nichirenien[modifier | modifier le code]

Nichiren a déclaré que les femmes également peuvent atteindre l'Illumination. Considérée dans le contexte de la société japonaise du XIXe siècle, cette position doctrinale sur les femmes a été plus que révolutionnaire[92], [93]. Socialement, les femmes japonaises étaient considérées comme des citoyennes de seconde classe et qui, juridiquement, avaient peu de pouvoir. Dans le monde religieux, les femmes étaient vues comme des êtres secondaires et la majorité des écoles bouddhistes de cette époque discriminaient ouvertement les femmes[92], et nombre de ces écoles avaient un point de vue misogyne.

Nichiren, d'autre part, s'exprima sur l'Éveil en disant que la foi, et non le sexe, est le principal déterminant de l'Illumination [...] des différences physiques ne gênent en aucune façon le salut bouddhiste[92]. Alors que bon nombre de contemporains bouddhistes ont rarement écrit pour les femmes, environ un cinquième des œuvres existantes de Nichiren ont été adressées à des femmes. De plus, environ 30 % des bénéficiaires du Gohonzon étaient des femmes. Les écrits de Nichiren contiennent à la fois la position doctrinale des femmes au sein du mouvement ainsi que des conseils pratiques aux femmes des croyants. Il considérait le mariage comme un partenariat complémentaire, et en parlant de la maternité, il mentionna presque toujours le rôle et les obligations des pères dans l'unité de la famille[92].

« Il ne devrait y avoir aucune discrimination entre ceux qui propagent les cinq caractères de Nam(u) Myōhō Renge Kyō [...] qu'ils soient hommes ou femmes[94]. »

Dans l'ensemble, Nichiren défendu la dignité inhérente de l'être humain. Il a défendu une égalité spirituelle, indépendamment de leur sexe ou leur classe sociale. Cela peut s'expliquer par son identification facile avec les plus défavorisés, puisque selon les écrits, il est issu d' une des castes les plus basses du Japon.

Nichiren et le jeu de go[modifier | modifier le code]

Nichiren est considéré par certains comme un maître du jeu de go en son temps[95]. Greg Schneider, chercheur en théologie à l'Université du Wisconsin, écrit :

« Nichiren, le fondateur du bouddhisme Nichiren, était réputé pour être le plus grand joueur de son époque. Il a introduit une méthode de documentation et d'étude des jeux de société. L'un des jeux qu'il aurait étudié est considéré comme l'une des premières parties de go enregistrées de l'histoire japonaise. Cependant, de nombreux chercheurs suggèrent que ces documents sont des faux fabriqués au XIXe siècle[96]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • ACEP - Le Bouddhisme de Nichiren Daishonin - 2003 - ACEP
  • ACEP - Lettres et Traités de Nichiren Daishonin - Volume 1 à 7 - 1992 à 2000 - ACEP
  • Anesaki M. - Nichiren, le Moine Bouddhiste Visionnaire - 2006 - Myoho
  • Arfuyen - Devenir le Bouddha - 1993 - Arfuyen
  • Causton, Richard: "Buddha in Daily Life: An Introduction to the Buddhism of Nichiren Daishonin", Random House 2011. ISBN 1446489191
  • Christensen, J.A. (1981). Nichiren: Leader of Buddhist Reformation in Japan, Nichiren Buddhist International Centre, ISBN 0-87573-086-8
  • Renondeau G. - La Doctrine de Nichiren - 1953 - PUF
  • Renondeau G. - Le Bouddhisme Japonais - 1965 - Albin Michel
  • The English Buddhist Dictionary Committee (2002). The Soka Gakkai Dictionary of Buddhism., Tokyo, Soka Gakkai, ISBN 4-412-01205-0
  • Yamazaki E. - Introduction au bouddhisme de la Nichiren Daishonin - 1996 - ACEP

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Tout ou partie de la biographie de Nichiren provient du site Nichiren-Études.
Tout ou partie de la biographie de Nichiren provient de la biographie anglaise et espagnole de Nichiren.

  1. a et b Kanji 日蓮大聖人 lit. Grand Sage Nichiren : Titre honorifique utilisé par la Nichiren Shōshū : http://ecolefuji.free.fr/ - et la Sōka Gakkai : http://www.soka-bouddhisme.fr/ ; Voir aussi le chapitre 2 de cet article.
  2. a et b Kanji 日蓮聖人 lit. Sage Nichiren : Titre honorifique utilisé par la Nichiren Shū : http://www.nichirenshueuropa.com/fr/ ; Voir aussi le chapitre 2 de cet article.
  3. a, b et c Kanji 日蓮 lit. Soleil-Lotus : Ce nom fait référence à la lumière du soleil - Dharma de Nichiren - qui dissipe l'obscurité de la fleur du lotus - Dharma du Bouddha Shākyamuni - http://www.nichiren-etudes.net/
  4. Kanji 法華宗 lit. École du Lotus : Le nom vient de la dévotion totale qu'a le bouddhisme nichirenien au Sūtra du Lotus. Certaines écoles, comme la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai, vont jusqu'à renier les autres enseignements, qu'ils nomment provisoires, pour ne se concentrer que sur ce sūtra - http://www.nichiren-etudes.net/
  5. a, b et c Voir la biographie de Nichiren faite par la Sōka Gakkai : http://www.soka-bouddhisme.fr/ - et de la Nichiren Shōshū : http://ecolefuji.free.fr/.
  6. Voir la biographie du Bouddha Shākyamuni faite par la Nichiren Shū : http://www.nichirenshueuropa.com/fr/.
  7. a, b et c Kanji 上行菩 lit. Pratique Supérieure : Guide des bodhisattvas apparaissant dans le Chapitre XV du Sūtra du Lotus - Kanji 從地涌出品 jp. Juji yujutsu hon lit. Surgis de Terre - http://www.nichiren-etudes.net/ ; La Nichiren Shū affirme que Nichiren est la réincarnation du Bodhisattva Jogyo - http://www.nichirenshueuropa.com/fr/
  8. Voir le Chapitre XXI du Sūtra du Lotus - Kanji 如來神力品 jp. Nyorai Jinriki hon lit. Pouvoirs supranaturels des Ainsi-venus - http://www.nichiren-etudes.net/
  9. a, b, c, d, e et f Kanji 御書 lit. Grands Écrits : les lettres et traités écrits de la main de Nichiren relatifs à la doctrine - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi le chapitre 3.1 et 3.2 de cet article.
  10. En effet, par déduction, on comprend que comme la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai donnent un titre honorifique à Nichiren bien supérieur à la Nichiren Shū ; les écrits de Nichiren (gōshōs) sont donc bien plus fondamentaux au sein de ces deux écoles.
  11. a et b Kanji 善日麿 lit. Merveilleux-Soleil-Garçon : ce prénom vient de sa mère qui a rêvé d'un soleil pénétrant dans son ventre lorsqu'elle était enceinte - (en) http://nichiren-shu.org/ ; On peut rapprocher cette légende à la conception du Bouddha Shākyamuni, dont sa mère Māyādevī, avait rêvé d'un éléphant blanc à six défenses pénétrant dans son ventre lorsqu'elle était enceinte - Voir l'article Wikipédia sur la naissance du Bouddha Shākyamuni.
  12. a et b Kanji 是生房蓮長 lit. Lotus Éternel - http://www.nichiren-etudes.net/
  13. « Il faudrait faire brûler jusqu'à la dernière pierre tous les temples du Nembutsu et du Zen, Kenchû-ji, Jufuku-ji, Gokuraku-ji, Daibutsu et conduire les maîtres de ces écoles sur la plage de Yuinohama pour les décapiter. Sinon, il est certain que le Japon sera détruit ! » (Source : Le choix en fonction du temps, Volume III, p. 191, ACEP, 1994)
  14. « Pour le Salut du Pays, ce sont tous les moines du Nembutsu, du Zen, du Ritsu et d'autres écoles du Japon qu'il aurait fallu faire décapiter, en exposant leurs têtes sur la plage de Yuinohama. Mais maintenant, il est sans doute déjà trop tard. » ( Source : Réponse au nyûdô Takahashi, Volume VI, p. 144-145, ACEP, 2000).
  15. « Comme il est regrettable que des émissaires mongols innocents aient été décapités, et non les moines du Nembutsu, du Shingon, du Zen, et du Ritsu, qui sont pourtant les véritables ennemis de notre pays ! » (Source : Les émissaires mongols, Volume V, p. 201, ACEP, 1996)
  16. « J’avais attaqué le Zen en disant qu’il était l’œuvre du démon, qualifié le Shingon d’hérésie qui provoquerait la destruction du pays, et [on rapportait que] j’avais incité à incendier les temples des écoles Nembutsu, Zen et Ritsu, et à décapiter les moines du Nembutsu. (...) Telle était la gravité des accusations portées contre moi. » (Source : Lettre à Konichi-Bô, Volume IV, p. 183, ACEP, 1994)
  17. « Les habitants du Japon sont sans cesse abusés par les moines du Nembutsu, ou par les écoles Zen, Ritsu ou Shingon. Ainsi, en apparence, ils font comme s'ils vénéraient le Sûtra du Lotus, mais dans leur cœur, ils n'y croient pas. Si bien que, lorsque moi, Nichiren, qui n'ait pourtant pas commis le moindre crime, je proclame la supériorité du Sûtra du Lotus, ils me haïssent tous, de la même manière que, dans les Derniers Jours de la Loi du bouddha Ionnô, les gens haïssaient le bodhisattva Fukyô.» (Source : Lettre à Konichi-Bô, Volume IV, p. 182-183, ACEP, 1994)
  18. Kanji 誕生寺 lit. Temple de la Naissance (à comprendre la naissance de Nichiren) : Temple situé près de Kominato et qui fut érigé en 1276 par Jakunichi-bo, disciples de Nichiren également connu sous le nom de Nikke, sur le lieu de la naissance de Nichiren. Parmi ses trésors, on compte sept gohonzon inscrits de la main de Nichiren - http://www.nichiren-etudes.net/
  19. a, b, c, d et e Kanji 清水寺 lit. Temple des Eaux Pures : Monastère érigé par Fushigi en 771 et situé à Kamogawa. C'est dans ce temple que Nichiren commença ses études bouddhiques - http://www.nichiren-etudes.net/
  20. a et b Kanji 三障四魔 jp. San-so Shi-ma lit. Trois Obstacles - Quatre Démons : Difficultés à atteindre l'Éveil énumérés dans le Sūtra du Nirvāna et dans le Traité sur le Sūtra de la Sagesse Parfaite de Nāgārjuna, également connu sous le nom de Daichido Ron - http://www.nichiren-etudes.net/
  21. a et b Kanji 本門寺 lit. Temple de l'Enseignement Primordial : Temple érigé en 1317 à Tōkyō sur les lieux où Nichiren mourut. Ce temple fut construit par Nichiro, un des disciples de Nichiren - http://www.nichiren-etudes.net/
  22. a, b et c Kanji 久遠寺 lit. Temple de l’Éternité : Temple fondé par Nichiren, situé sur le mont Minobu et appartenant à la Nichiren Shū. Il fut érigé en 1274 par le samouraï Hakiri Sanenaga et l'on compte la tombe de Nichiren comme l'un de ses trésors les plus précieux. Ce temple est fameux pour ses 287 marches et pour ses milliers de cerisiers, dont la floraison est source d’admiration. Plus d’un million et demi de visiteurs le parcourent chaque année - http://www.nichiren-etudes.net/
  23. Voir la biographie de Nichiren sur le site officiel de la Nichiren Shū - (en) http://nichirenshu.org/
  24. (en) ACEP - The Writings of Nichiren Daishonin - Chapitre 25 : Bannishment to Sado - Page 202 - http://www.sgilibrary.org/
  25. Voir l'article de cette hypothèse sur le site officiel de la Nichiren Shōshū - (en) http://www.nst.org/
  26. Lire la biographie de Nichiren sur le site Nichiren-Études - http://www.nichiren-etudes.net/ - pour voir cette citation.
  27. Kanji 不動明王 syn. Fudō Myōō lit. L'Immuable : Déité bouddhique associé au feu et à la colère et que l'on prie pour vaincre les Trois Obstacles et les Quatre Démons - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi la référence 16 pour les Trois Obstacles et les Quatre Démons.
  28. a, b, c et d Kanji 念仏 lit. Prière à Amida - 南無阿弥陀佛 - Nam(u) Amida Butsu : Terme générique désignant les écoles bouddhiques, comme la Jōdo shū, cherchant à atteindre la renaissance dans une Terre pure par la dévotion au Bouddha Amida - Voir l'article de Wikipédia relatif au Bouddha Amida.
  29. a et b Kanji 八幡神 : Dieu shinto de la guerre et protecteur divin du Japon et du peuple japonais. Voir l'article de Wikipedia relatif à Hachiman.
  30. a et b Devoir de reconnaissance : Terme venant du gōshō de Nichiren, le Hōon shō publié en 1276 ; lit. Traité sur la dette de reconnaissance - http://www.nichiren-etudes.net/
  31. Kanji 園城寺 lit. Temple du Jardin Royal : Temple principal du Jimon, branche de l'école bouddhiste Tendai faisant partie du complexe bouddhique Mii-dera et situé au pied du mont Hiei. Ce temple fut construit en 686 sous la direction de l'empereur Temmu Tennō - http://www.nichiren-etudes.net/
  32. Kanji 金剛峯寺 lit. Temple de la Mine d'Or : Temple principal de l'école Shingon, situé sur le mont Kōya dans la préfecture de Wakayama. Construit par Kūkai en 816, il est composé de très nombreux bâtiments. Ce temple fut plusieurs fois détruit et restauré, dont la dernière date de 1869 - http://www.nichiren-etudes.net/
  33. Kanji 四天王寺 lit. Temple des Quatre Rois Célestes : Temple bouddhique situé à Osaka et construit par le prince Shōtoku en 593 - http://www.nichiren-etudes.net/
  34. a et b Kanji 戒律 skt. Vinaya lit. Discipline : Terme traduit par les préceptes monastiques que doit respecter scrupuleusement le Sangha noble - Voir l'article de Wikipedia relatif au Vinaya.
  35. Kanji 延暦寺 lit. Temple du Calendrier : Monastère situé sur le mont Hiei surplombant la ville de Kyōto et qui a été établi entre la fin du VIIIe siècle et le début du IXe siècle par Saichō - http://www.nichiren-etudes.net/
  36. Kanji 智顗 jp. Chigi : Troisième grand patriarche Tendai qui a permis, au VIe siècle, une classification de l'enseignement bouddhique et la conceptualisation du principe d'Ichinen Sanzen - http://www.nichiren-etudes.net/
  37. a, b, c, d, e et f Kanji 南無妙法蓮華經 : Dans le Bouddhisme de Nichiren, l'invocation de Nam(u) Myōhō Renge Kyō est l'un des Trois grands Dharmas cachés ou l'une des Trois grandes Lois ésotériques - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi le chapitre 4.1.2 de cet article.
  38. Kanji 初転法輪 lit. Mise en mouvement de la Roue du Dharma : Terme japonais indiquant qu'une pensée bouddhique a été révélé pour la première fois au monde. Le Sho Tempōrin de Shākyamuni a été fait le jour de sa déclaration des Quatre Nobles Vérités aux Parc aux Daims devant ses cinq compagnons ascètes. Le Sho Tempōrin de Nichiren fut le jour où il récita pour la première fois Nam(u) Myōhō Renge Kyō - http://www.nichiren-etudes.net/
  39. a, b, c, d, e, f et g Kanji ( お ) 題目 jp. ( O ) Daimoku lit. Grand Titre : Terme désignant la récitation du titre du Sūtra du Lotus, la Nichiren Shōshū et la Sōka Gakkai utilise le terme de Daimoku et la Nichiren Shū, le terme d'Odaimoku. Le préfixe o- est un préfixe honorifique japonais. Le Daimoku est donc, par déduction, plus important au sein de la Nichiren Shū - http://www.nichiren-etudes.net/
  40. Lire l'article de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) devenu aujourd'hui la Mission Interministérielle de VIgilance et de LUtte contre les DErives Sectaires (MIVILUDES) - http://www.prevensectes.com/soka.htm
  41. Prophéties faites dans le Sūtra de la Lumière Dorée, le Sūtra de la Grande Assemblée, le Sūtra de la Sagesse Parfaite ou Prajnaparamita, le Sūtra du Bodhisattva Guérisseur, le Sūtra du Lotus et dans le Sūtra du Nirvāna - http://www.nichiren-etudes.net/
  42. a et b Kanji 立正安国論 lit. Traité sur la Paix dans le Pays grâce à l'Établissement du Vrai Dharma : Premier gōshōs de Nichiren écrit en 1260 où il enseigne que les hommes doivent abandonner toute croyance dans des doctrines erronées et suivre le Dharma correct sur la base de laquelle le peuple japonais pourraient établir une terre pure dès cette vie-ci - http://www.nichiren-etudes.net/
  43. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Mappo.
  44. Il faut rappeler que cette école bouddhique était majoritaire à l'époque de Nichiren et était fortement soutenue par le gouvernement - http://www.nichiren-etudes.net/
  45. Les vrais enseignements étaient ceux du Sūtra du Lotus et les enseignements erronés étaient ceux les autres écoles bouddhiques du Japon de l'Époque de Kamakura. Selon Nichiren, ces écoles étaient les déclencheurs de la période de Mappō car ils n'enseignaient aucunement la vrai doctrine du Bouddha Shākyamuni - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi référence 9 pour Mappō.
  46. Rappelons, tout de même, que Confucius vécu au Ve avant notre ère et que malgré ces traités, dits choquants mais réformateurs, il est le personnage historique le plus marquant de la civilisation chinoise - Voir l'article de Wikipedia relatif à Confucius.
  47. Il faut noter aussi qu'à cette époque, au Japon, toutes les institutions religieuses n'existaient qu'avec l'accord et/ou le patronage du gouvernement - Voir l'article de Wikipedia relatif à l'Époque de Kamakura.
  48. Kanji 念佛無間 - 禪天魔 - 眞言亡國 - 律國賊 jp. Numbutsu muken ! Ze temma ! Shingon bôkoku ! Ritsu kokuzoku !
  49. Voir l'interprétation de la Nichiren Shū : http://www.nichirenshueuropa.com/fr/ - sur du Risshō Ankoku ron.
  50. Voir l'interprétation de la Nichiren Shōshū : http://ecolefuji.free.fr/ - et la Sōka Gakkai : http://www.soka-bouddhisme.fr/ - sur du Risshō Ankoku ron.
  51. Kanji 松葉ケ谷の法難 jp Matsubagayatsu no Honan : 1re des quatre grandes persécutions où la maison de Nichiren sera brûlée - http://www.nichiren-etudes.net/
  52. Kanji 船守弥三郎 : Disciple de Nichiren qui le recueillit, avec sa femme, lors de son exil dans la province d'Izu - http://www.nichiren-etudes.net/
  53. a et b Kanji 五重の相 jp. Goju no Sotai : Critères qu'il faut prendre en considération lorsque l'on propage le bouddhisme. Il s'agit d'avoir la compréhension correcte : de l'enseignement qu'il faut propager ; des capacités des personnes à croire et à comprendre ; de l'époque à laquelle l'enseignement doit être propagé ; du pays dans lequel il doit être dispersé ; et, des enseignements qui y ont déjà été répandus - http://www.nichiren-etudes.net/
  54. Kanji 伊豆流罪 jp. Izu Ruzai : 2e des quatre grandes persécutions où Nichiren fut envoyé en exil - http://www.nichiren-etudes.net/
  55. Kanji 小松原の法難 jp. Komatsubara no Honan : 3e des quatre grandes persécutions où Nichiren fut blessé. Cette persécution est aussi la première où l'on essaye réellement de tuer Nichiren et ses disciples - http://www.nichiren-etudes.net/
  56. Kanji 良觀 lit. Moine au Double Incendie : Moine de l'école Shingon puis Kairitsu qui tenta d'amener la pluie par des prières et qui échoua alors que Nichiren, lui, réussit. Il semblerait qu'après ces événements, Ryōkan-bo ait voué à Nichiren une rancune tenace qui l'amena finalement à la Persécution de Tatsunokuchi et l'Exil sur l'île de Sado - http://www.nichiren-etudes.net/
  57. Kanji 極楽寺 lit. Temple du Paradis : Temple de l'école de la Jōdo shū, érigé en 1259 à Kamakura sous les ordres d'Hōjō Shigetoki - http://www.nichiren-etudes.net/
  58. a et b Aussi connu sous le nom de Taira no Yoritsuna, ou sous ses nom et titre complets de Hei no Saemon no Jo Yoritsuna, est le fils du général Taira no Sakadoki, un noble et haut fonctionnaire japonais qui, durant la deuxième moitié du XIIIe siècle, a servi successivement deux régents de la famille Hōjō - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi l'article Wikipedia sur le clan Hōjō.
  59. Le Ve volume du Sūtra du Lotus comprend le Chapitre XIII - Kanji 勸持品 jp. Kanji hon lit Exhortation à la sauvegarde qui prédit que les pratiquants fidèles à ce sūtra seront attaqués à coups d'épées et de bâtons et seront confrontés aux Trois grands ennemis - http://www.nichiren-etudes.net/
  60. a et b Kanji 辰口町の法難 jp. Tatsunokuchi no Honan : Dernière persécution de Nichiren où il réchappe par miracle, au dernier moment, à la décapitation - http://www.nichiren-etudes.net/
  61. Cette persécution est décrite en détail dans le Shuju Onfurumai Gōshō lit. Sur le comportement du Bouddha - http://www.nichiren-etudes.net/
  62. Kanji 佐渡の jp. Sado no Kuni : Exil de trois ans où Nichiren fut envoyé sur l'île de Sado, située dans la mer du Japon en face de la ville portuaire de Niigata - http://www.nichiren-etudes.net/
  63. Kanji 阿仏房 : De son vrai nom Endo Tamemori mais se faisant appeler Amidabutsu-bo en l'honneur du Bouddha Amida dont il était un fervent adepte. Il se convertit ensuite au Bouddhisme de Nichiren avec sa femme, la nonne Sen-nichi. Ce couple aida de leur mieux Nichiren par des dons de nourriture et d'objets de première nécessité. Malgré leurs âges, Abutsu-bo et sa femme se seraient rendus trois fois au mont Minobu pour revoir Nichiren - http://www.nichiren-etudes.net/
  64. Kanji 開目抄 lit. Traité qui Ouvre les Yeux : Traités majeurs de Nichiren qui comprend deux parties et qui fut écrit à Tsukahara sur l'île de Sado. La première partie parles des yeux qu'il est question d'ouvrir. Nichiren indique par là qu'il veut libérer les êtres des illusions et des points de vue erronés. La deuxième, quant à elle, parle de la mission que Nichiren doit accomplir, c'est-à-dire la transmission du Sūtra du Lotus - http://www.nichiren-etudes.net/
  65. Kanji 観心本尊抄 lit. Véritable Objet de Vénération : Dans ce traité, Nichiren décrit le véritable objet de vénération, plus connu sous le nom japonais de Gohonzon - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi le chapitre 4.1.1 de cet article.
  66. a, b, c et d Kanji 御本 lit. Objet Fondamental de Vénération : Dans le Bouddhisme de Nichiren, le Gohonzon est l'un des Trois grands Dharmas cachés ou l'une des Trois grandes Lois ésotériques - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi le chapitre 4.1.1 de cet article.
  67. a et b Cette cérémonie est décrite dans le Chapitre XI - Kanji 見寶塔品 jp. Ken Hoto bon lit. Tour aux Trésors et le Chapitre XXII - Kanji 屬累品 jp. Zokurui hon lit. Passation du Sūtra du Lotus. Dans ces chapitres, il est révélé que chaque personne peut atteindre la bouddhéité dans cette vie-ci et que l'essence même de ce sūtra a été confié aux Bodhisattvas surgis de Terre dirigé par le grand Bodhisattva Jogyo, à qui le Bouddha Shākyamuni à confier la propagation du Sūtra du Lotus à la période de Mappō - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi la référence 7 pour Jogyo et la référence 9 pour Mappō.
  68. a, b, c, d et e Kanji 身延 : Montagne proche du mont Fuji dans l'ancienne province de Kai, situé actuellement au sein de la prefecture de Yamanashi. Nichiren s'y retira à son retour de l'exil sur l'île de Sado après sa troisième remontrance sans effet au shogunat de Kamakura - http://www.nichiren-etudes.net/
  69. Rappelons ce qui a été écrit dans le traité de Nichiren, le Risshō Ankoku ron - Voir aussi la référence 38 sur ce gōshō.
  70. lit. Choix en fonction du temps : Traité de Nichiren écrit en 1275 relatif à la propagation du Dharma correct et la supériorité du Sūtra du Lotus - http://www.nichiren-etudes.net/
  71. Kanji 折伏 lit. “Briser - Soumettre” : la réfutation de conceptions erronées ou de préjugés permettant de « briser » les attachements illusoires et de « soumettre » la cause de la souffrance pour guider jusqu'à enseignement bouddhique correct. Adopter une telle attitude conduit à être parfois en opposition à d'autres croyances. Nichiren prône ce comportement dans la période de Mappō et tout particulièrement dans les pays où le bouddhisme a déjà été propagé et a été perverti - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi la référence 9 pour Mappō.
  72. Kanji 攝受 lit. “Éduquer - Recevoir” : Propagation du bouddhisme en conduisant graduellement une personne à l'enseignement bouddhique suprême, sans réfuter son attachement à des enseignements inférieurs ou erronés. Cette méthode est décrite dans le “Chapitre XIV” - Kanji 安樂行品 jp. Anrakugyo hon lit. Pratiques paisibles du Sūtra du Lotus - http://www.nichiren-etudes.net/
  73. Kanji 廣宣流布 lit. Diffuser la Vaste Annonce : Expression tirée du “Chapitre XXIII” - Kanji 藥王菩薩本事品 jp. Yakuo Bosatsu Honji hon lit. Conduite Originelle du Bodhisattva Yakuo du Sūtra du Lotus qui désigne la diffusion du bouddhisme du Lotus sur une très vaste échelle - http://www.nichiren-etudes.net/
  74. lit. Traité sur la dette de reconnaissance : Gōshō majeur de Nichiren où il expose la dette de reconnaissance et les Trois grands Dharmas cachés ou les Trois grandes Lois ésotériques - http://www.nichiren-etudes.net/
  75. Kanji 戒壇 lit. Estrade des Préceptes : Dans le Bouddhisme de Nichiren, le Kaidan est l'un des Trois grands Dharmas cachés ou l'une des Trois grandes Lois ésotériques - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi le chapitre 4.1.3 de cet article.
  76. a et b Kanji 大御本 lit. Grand Gohonzon - http://www.nichiren-etudes.net/ ; Voir aussi la référence 60 pour Gohonzon.
  77. a et b Kanji 大石寺 : Temple de la Nichiren Shōshū situé à Fujinomiya dans l'actuelle préfecture de Shizuoka et fondé en 1290 par Nikkō, un disciple de Nichiren
  78. Nisshō Kanji 日昭 ; Nichirō Kanji 日朗 ; Nikkō Kanji 日興 ; Nikō Kanji 日向 ; Nichiji Kanji 日持 ; et Nicchō Kanji 日頂 - (en) http://nichirenshu.org/
  79. Kanji 日莲大菩萨 lit. Grand Bodhisattva Nichiren : Titre honorifique décerné par la Cour impériale de Kyōto en 1358 - http://www.nichiren-etudes.net/
  80. Kanji 立正大师 Grand Enseignant du Dharma Correct : Titre honorifique décerné par la Cour impériale de Kyōto en 1922 - http://www.nichiren-etudes.net/
  81. Kanji 昭和定本日蓮聖人遺 : Compilation édité en 4 volumes et qui remonterait à Toki Jonin - http://www.nichiren-etudes.net/
  82. Kanji 日蓮大聖人御書全集 lit. Œuvres Complètes de Nichiren Daishōnin : Compilation de la Sōka Gakkai et de la Nichiren Shōshū édité en 1952 - http://www.nichiren-etudes.net/
  83. Kanji 平成新編日蓮大聖人 : Compilation édité en 1994 par le Taiseki-ji, temple appartenant à la Nichiren Shōshū - http://www.nichiren-etudes.net/
  84. Kanji 書き下し文 : Lecture japonaise avec réorganisation syntaxique et certains caractères chinois trop anciens remplacés par ceux utilisés aujourd'hui - http://www.nichiren-etudes.net/
  85. Kanjilit. Objet de Vénération : Représentation, généralement sculptée, d’un Bouddha ou d’un Maître à qui s’adressent la vénération et les offrandes. Le Honzon est la principale effigie d’un temple ou d’une chapelle - http://www.nichiren-etudes.net/
  86. Kanji 本門 lit. Honmon : Doctrine enseignée dans les quatorze chapitres qui constituent la seconde moitié du Sūtra du Lotus, du Chapitre XV - Kanji 從地涌出品 jp. Juji Yujutsu hon lit. Surgis de Terre au Chapitre XXVIII - Kanji 普賢菩薩勸發品 jp. Fugen Bosatsu Kambotsu hon lit. Exhortation du Bodhisattva Fugen. Le Bouddha Shākyamuni y parle non plus en fonction des capacités de ses disciples mais de sa propre initiative et en fonction de sa propre sagesse, révélant ainsi la bouddhéité - http://www.nichiren-etudes.net/
  87. Gohonzon reçu en vertu du lien particulier d'une personne avec Nichiren - http://www.nichiren-etudes.net/
  88. jp. Hijo : Terme désignant tout ce qui est dénué de sentiments, tels que les minéraux et les végétaux, par opposition au sensitif - jp. Ujo, les existences dotées de perception et d'affectivité, tels les animaux - http://www.nichiren-etudes.net/
  89. Kanji 開眼供養 jp. Kaigen-kuyo lit. Ouverture des Yeux : Cérémonie bouddhique destinée à sacraliser une représentation du Bouddha Shākyamuni. Le contact avec des objets et des rites hautement chargés de spiritualité confère à l'image une valeur symbolique qui doit ensuite être développée par le pratiquant. Par ce rituel, l'œuvre cesse d'être un objet créé par un artiste et est offerte à la communauté des pratiquants, les images peintes ou sculptées étant déclarées sacrées - http://www.nichiren-etudes.net/
  90. lit. Mandalas de Protection - http://www.nichiren-etudes.net/
  91. a et b Citation tirée du site Nichiren-Études - http://www.nichiren-etudes.net/
  92. a, b, c et d (en) Kurihara Toshie - A History of Women in Japanese Buddhism : Nichiren’s Perspectives on the Enlightenment of Women - Volume XIII - Page 94, 101, 102, 109, 111, 113
  93. (en) Oguri Junko - Women’s Capacity to Be Reborn in the Pure Land : Women’s Salvation in Japanese History - Page 122
  94. (en) ACEP - The Writings of Nichiren Daishonin - Chapitre 40 : The True Aspect of All - Page 385 - http://www.sgilibrary.org/view.php?page=385
  95. (en) American Go Foundation - History of Go -http://international.ucla.edu/asia/lessons/mferl/history.html
  96. (en) University of Wisconsin - The Religious Dimensions of Go - 2007