Dhutanga

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Les Dhutanga (en pali), dhūta ou dhuta (en sanskrit), tóutuó (頭陀) (en chinois), sont les treize (douze d'après les documents chinois) moyens de purifications ascétiques préconisés par le Bouddha Shākyamouni.

Ces pratiques sont précisées comme devant être suivies avec frugalité, mais ne signifiant pas nécessairement un accomplissement, puisqu'elles peuvent être suivies par stupidité, avec sottise, etc.

Énumération[modifier | modifier le code]

Dhutanga traditionnels[modifier | modifier le code]

Ces moyens de purification sont énumérés dans les sûtras du canon pali (tipitaka) ainsi que dans le visuddhimagga.

1, Vivre dans la forêt (aranya);

2, Vivre de la mendicité avec un bol;

3, Mendier de porte en porte sans distinction;

4, Manger un seul repas par jour avant midi;

5, Manger en quantité modérée;

6, Renoncer au liquide juteux après midi;

7, Porter des robes refaites des pièces abandonnées;

8, Ne posséder que trois pièces vestimentaires;

9, Assis dans un cimetière ou charnier;

10, Assis au pied d'un arbre;

11, Assis en plein air (sans abri);

12, Renoncer à la posture allongée (de jour comme de nuit).

Voici les douze règles de la pratique "dhuta" présentées dans les documents chinois.

Selon les écrits de l'école Théravâda, le N° 5 est de "Ne manger que dans le bol", le N° 6 "Refuser toute autre nourriture", et en plus (on pourrait la nommer N° 13) "Se contenter de n'importe quelle demeure".

Autres pratiques[modifier | modifier le code]

Ces pratiques sont populaires par exemple chez les moines de la forêt ("tudong" en Thaïlande).

Certains moines observent également une période de jeûne plus ou moins longue et stricte, souvent considérée comme favorable à la méditation ; chacun peut donc y voir un exercice intéressant et respectable ou au contraire une mortification contraire aux principes du bouddhisme.

Ascétisme vs mortification[modifier | modifier le code]

Il faut distinguer ces moyens de purifications de l'ascétisme que pratiquait le Bouddha Gautama avant de renoncer à de telles mortifications, jugées dangereuses pour la santé et sans intérêt spirituel. Les mortifications présentent une relation directe à la haine (notamment la haine de soi-même), ils expriment un péril. Par opposition, les moyens de purification, qui ne sont pas obligatoires mais s'ajoutent aux préceptes des moines, doivent être utilisés dans le but précis de pratiquer une voie médiane entre le plaisir sensuel et la mortification.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Angutara Nikaya, livre des un, verset 30
  • Angutara Nikaya, livre des cinq, versets 181 à 190