Institut bouddhique (Cambodge)

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11° 33′ 21″ N 104° 56′ 10″ E / 11.5557, 104.936 ()

L’Institut Bouddhique de Phnom Penh

L’Institut Bouddhique de Phnom Penh est la principale institution religieuse du Cambodge. Il est également réputé pour ses travaux de recherche et ses publications sur la littérature, la langue et les traditions khmères.

Historique[modifier | modifier le code]

Il a été inauguré le 12 mai 1930 par Sisowath Monivong, roi du Cambodge, Sisavang Vong, roi du Laos, Pierre Pasquier, Gouverneur-général de l'Indochine Française et George Cœdès, directeur de l’École française d'Extrême-Orient[1].

Il fut créé par les autorités du protectorat français pour contrer l’influence politique siamoise sur la communauté religieuse cambodgienne et resserrer les liens de cette dernière avec son homologue laotienne[2]. Jusqu’au milieu des années 1970, il fut un lieu de rencontre pour les intellectuels et écrivains cambodgiens et, d’après l’administration coloniale, un refuge pour les premiers nationalistes cambodgiens, tels Son Ngoc Thanh, qui en fut directeur adjoint dans les années 1930[3].

En 1975, l’institut fut fermé par le régime khmer rouge et ne rouvrit qu’en 1992, d’abord dans les locaux du Wat Ounalom (en), puis dans le bâtiment qu’il occupe actuellement, près du monument de l’indépendance[4].

Principales publications[modifier | modifier le code]

Statue de cire de Chuon Nath, à l’origine du premier dictionnaire de la langue khmère publié par l’institut, en 1938.
  • Le magazine Kambuja Soriya, créé en 1926 et qui continue à parâtre de nos jours; il propose des articles sur la culture, les traditions et le bouddhisme au Cambodge ainsi que l’actualité de l’institut[5].
  • Les travaux de la commission du Tripitaka, crée en 1929 afin de traduire les canons bouddhiques Pali en Khmer ; cette tâche fut achevée en 1961, avec la sortie du dernier des 110 volumes. Depuis, la commission poursuit ses activités sous formes de publications concernant ces textes sacrés[6].
  • Les légendes khmères sont collectées et publiées par la commission mœurs et coutumes et constituaient, au début des années 2010, 9 recueils[6].
  • Le dictionnaire de la langue khmère, dont la première version fut achevée en 1938 est sans conteste l’œuvre la plus notable de l’institut et reste une référence pour la plupart des chercheurs dans le domaine[7].

Liste des diirecteurs de l’institut[modifier | modifier le code]

Nom Année
Suzanne Karpelès 19301941
Pierre Dupont 1941 - 1950
Mang Burey 19501967
Leang Hap An 19671973
Ouk Samon 19731975
Institut fermé
Om Khem 19921999
Nguon Van Chanthy Depuis 1999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Buddhist Institute, Cambodia » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) John Amos Marston, Elizabeth Guthrie, History, Buddhism, and new religious movements in Cambodia, University of Hawai'i Press,‎ 31 octobre 2004, 320 p. (ISBN 978-0824828684), p. 76
  2. (fr) Jean-Hervé Jézéquel, Dominique Barjot (dir.) et Jacques Frémeaux (dir.), Les sociétés coloniales à l'âge des empires : des années 1850 aux années 1950, Paris, Editions Sedes, coll. « Coédition CNED/SEDES »,‎ 18 juillet 2012, 400 p. (ISBN 978-2301001504, présentation en ligne), chap. 21 (« L'enseignement et les sociétés coloniales »), p. 270
  3. (en) David Porter Chandler, The Tragedy of Cambodian History : Politics, War, and Revolution Since 1945, Yale University Press,‎ 2 août 1993, 414 p. (ISBN 9780300057522, présentation en ligne), chap. 1 (« In search of independence 1945 - 1950 »), p. 18
  4. (en) Institut Bouddhique de Phnom Penh, « Buddhist Institute Library » (consulté le 30 mars 2013)
  5. (en) Institut Bouddhique de Phnom Penh, « Kambuja Soriya » (consulté le 30 mars 2013)
  6. a et b (en) Institut Bouddhique de Phnom Penh, « អំពី វិទ្យាស្ថានពុទសាសនបណ្ឌិត្យ » (consulté le 30 mars 2013)
  7. Michel Antelme, « Inventaire provisoire des caractères et divers signes des écritures khmères pré-modernes et modernes employés pour la notation du khmer, du siamois, des dialectes thaïs méridionaux, du sanskrit et du pâli », Corpus des inscriptions khmères,‎ juin 2007 (consulté le 30 mars 2013)