Période védique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Carte de l'inde védique de l'age du fer, d'après Witzel (1989). les tribus sont écrites en noir, les tribus étrangères mentionnées dans les textes védiques anciens en violet et les shakhas védiques en vert. Les rivières sont en bleu. le Désert du Thar est en orange.

La Période védique ou Âge védique est la période de l'histoire de l'Inde où les textes hindouistes canoniques, tels que les quatre védas, les Brāhmaṇas, les Āraṇyaka et les Upaniṣad ont été écrits en sanskrit védique, une forme du sanskrit. La culture associée à cette période, parfois désignée comme la civilisation védique, s'est développée au nord et au nord-ouest du sous-continent indien. La période védique étant, par définition la période où s'est développée la littérature védique, on peut la situer au IIe millénaire av. J.-C. et au Ier millénaire av. J.-C. jusqu'au VIe siècle av. J.-C..

Au cours de la première phase de la période, on voit apparaître la formation de divers royaumes de l'Inde ancienne. La dernière phase, à partir de 700 av. J.-C. voit la montée des Mahajanapadas. Ensuite, il y aura l'âge d'or de l'hindouisme et de la littérature sanskrite classique, l'Empire Maurya à partir de 320 av. J.-C. et les moyens royaumes indiens comme par exemple, le Royaume indo-grec.

642-320 av. J.-C. : Période shishunaga-nanda[modifier | modifier le code]

L’Inde se compose alors d’une multitude de petits états qui se font la guerre. Des royaumes aryens de tailles diverses apparaissent dans le Dekkan vers le VIIe siècle av. J.-C. Celui des Vamsas ou Vatsa, dont la capitale est Kosambi, est annexé par le royaume d’Avanti. La capitale de cet État, Ujjayinî (Ujjain), est peut-être le lieu d’origine du pâli, langue dans laquelle sera composé le canon bouddhique avant qu’il ne soit traduit en sanscrit. La région à l’est du Kosala, entre l’Himalaya et le Gange, est constituée d’une poussière de petites républiques issues de différents clans. La confédération des Vajjis unit huit États. Aux confins du Népal, les Sakyas dominent l’État de Kapilavastu, vassal du royaume de Kosava[1].

La culture de l’âge postvédique a évolué. Sur le plan politique, il n’est fait que de rares mentions aux conseils de tribus. L’autocratie royale ne peut être contrecarrée que par les brahmanes. Les tribus se désintègrent progressivement au profit de royaumes. Une nouvelle catégorie sociale apparaît : celle des courtisans qui englobe le purohita (grand prêtre), le général, le chambellan, etc. Cette période est aussi marquée par un développement important du culte sacrificiel en liaison avec le pouvoir royal, comme le sacrifice de chevaux (ashvamedha) : un cheval consacré est libre de se déplacer ou bon lui semble sous la surveillance d’un groupe de guerriers. Les chefs et rois dont le territoire est foulé par le cheval doivent rendre hommage au souverain ou combattre, et si le cheval n’est pas capturé par l’un d’entre eux, il est reconduit dans la capitale et sacrifié à la fin de l’année.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Daniélou, Histoire de l'Inde, Fayard,‎ 1983 (ISBN 9782213639536, résumé)