Plaisians

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Plaisians
Plaisians
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Louis Aicardi
2020-2026
Code postal 26170
Code commune 26239
Démographie
Gentilé Plaisianais, Plaisianaises
Population
municipale
206 hab. (2019 en augmentation de 10,16 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 48″ nord, 5° 19′ 05″ est
Altitude Min. 391 m
Max. 1 364 m
Superficie 29,64 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Plaisians
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Plaisians
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Plaisians

Plaisians est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plaisians est situé dans le sud du département, limitrophe du Vaucluse, à 11 km au sud-est de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Sites particuliers[1] :

  • Col d'Aiguières
  • Col de Guibert
  • Col de Fontaube
  • Col de Font Combran
  • Col de Geine
  • Col de la Bohémienne
  • Col de la Jas
  • Clue
  • la Nible
  • le Favet (1164 m)
  • le Roumégous
  • Montagne de Banne
  • Montagne de Geine
  • Montagne de Serre Gautier (1125 m)
  • Roche Colombe
  • Rocher de Martine
  • Rocher des Allègres (854 m)
  • Rocher des Toures (1135 m)
  • Rocher du Pas (585 m)
  • Rochers de Coste Raz
  • Rochers d'Eygalière
  • Rochers du Plan
  • Serre de Sayette
  • Serre des Plans (524 m)
  • Serre des Tatiers

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[1] :

  • Ravin de Chaussène
  • Ravin de la Combe du Bohémien
  • Ravin des Enfers
  • Ravin des Plans
  • Ravin du Lauron
  • Ravin du Partivour
  • Ravin du Pas
  • Ravin du Raïs
  • Ruisseau d'Aiguières
  • Ruisseau de Derboux
  • Ruisseau de Sénaris

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plaisians est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,6 %), forêts (37,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Sites Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Aigue Astaud
  • Aiguières
  • Bauchières
  • Bluye
  • Bois de la Draye
  • Carrière
  • Chapelle de Villeneuve
  • Chaussène
  • Clos Mourlet
  • Comment
  • Conil
  • Flaux
  • Fontaube
  • la Blachette
  • la Campane
  • la Chapusse
  • la Fontaine des Marins
  • l'Aramond
  • le Bohémien
  • le Clos de Caillon
  • le Collet
  • le Lauron
  • le Ranc
  • les Arnauds
  • les Bastiers
  • les Blaches
  • les Conches
  • les Cours du Dégoutail
  • les Courtasses
  • les Estaronnets
  • les Estèves
  • les Flaux
  • les Girards
  • les Grands Simonds
  • les Molières
  • les Rameaux
  • les Rustres
  • les Tours
  • Pié Jaillet
  • Rieu Girard
  • Saint-Marcellin
  • Souliers
  • Sous le Plan
  • Trou du Pertus
  • Vence
  • Villeneuve

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits :

  • les Allègres est un hameau attesté en 1891[8].

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 1113 : mention de la paroisse : ecclesia de Valle Pladiani (cartulaire de Saint-Victor, 848).
  • 1183 : mention de la paroisse : capella de Placiano (Masures de l'Isle-Barbe, 117).
  • 1216 : Plazianum (Valbonnais, I, 17).
  • 1293 : castrum de Aplaysiano (inventaire des dauphins, 221).
  • 1317 : castrum de Plasiano (Valbonnais, II, 165).
  • 1336 : castrum de Playssiano (inventaire des dauphins, 222).
  • 1516 : mention du prieuré : prioratus cura de Plesiano (pouillé de Gap).
  • XVIIIe siècle : Pleysian, Plaisian et Plezians (inventaire de la chambre des comptes).
  • 1891 : Plaisians, commune du canton de Buis-les-Baronnies.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[9] :

  • Au point de vue féodal, Plaisians était une terre (ou seigneurie) de la baronnie de Mévouillon.
  • Possession d'une famille de son nom.
  • 1324 : possession des Baux.
  • Vers 1333 : possessions des Agoult.
  • Avant 1389 : la terre passe (par mariage) aux Villars.
  • 1402 : elle est donnée aux Lévis.
  • Recouvrée par les Baux.
  • Passe (par héritage) aux Poitiers.
  • 1489 : cédée aux La Baume-Suze.
  • 1687 : passe aux Polignac.
  • Vendue aux Orcel.
  • Passe (par mariage) aux Covet de Marignane, derniers seigneurs.

XIIIe siècle : naissance de Guillaume de Plaisians au village. Il fut l'un des fameux légistes du roi Philippe IV le Bel[réf. nécessaire].

Le , à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fait donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et de leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d'Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers et Éguilles.
Son neveu, en contrepartie, devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l'observation d'un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d'Alix et d'Odon, ces derniers devaient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne[10],[11].

Pendant les guerres de Religion, le village et le château sont détruits par Montbrun[12].

1772 : Émilie Covet de Marignane épouse Mirabeau[12]. La cérémonie a lieu le en l'église du Saint-Esprit d'Aix-en-Provence[13]. Elle est l'une des filles du puissant marquis de Marignane qui avait refusé sa main au comte de Valbelle. Ils ont un fils, Victor, mort en bas âge en 1778[14].

1786 (démographie) : 450 habitants[9].

Avant 1790, Plaisians était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis.
Elle formait une paroisse du diocèse de Gap, dont l'église, dédiée à saint Blaise, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît qui, dépendant premièrement de l'abbaye de Saint-Victor-de-Marseille et ensuite de celle de l'Île-Barbe, était uni à la cure dès le XVe siècle[9].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Mollans. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans celui de Buis-les-Baronnies[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 Antoine Lombard   conseiller d'arrondissement (Canton de Crest-Nord)
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 Roger Matio    
1995 2001 ?    
2001 2008 Louis Aicardi PS retraité
2008 2014 Louis Aicardi   maire sortant
2014 2020 Louis Aicardi   maire sortant
2020 En cours
(au 13 février 2021)
Louis Aicardi[15][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections législatives, la commune fait partie de la troisième circonscription de la Drôme. Avant mars 2015, elle faisait partie du canton de Buis-les-Baronnies.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 206 habitants[Note 2], en augmentation de 10,16 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650669696709773786748752719
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
685728718653668632650568518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452401367294264225203169166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
154147118120157175183192177
2014 2019 - - - - - - -
191206-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le premier dimanche de mai[12].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : oliviers, abricotiers, lavande, raisin de table[12].

Commerce[modifier | modifier le code]

La commune possède un antiquaire[12].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les gorges de la Clue.
  • Les gorges de la Clue de Plaisians[12] que traverse la route permettant d'accéder au village.
  • Une source pétrifiante[12].
  • Une grotte[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Plaisians possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 6 (Les Allègres).
  9. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 275 (Plaisians).
  10. Robert Bailly, Dictionnaire des communes de Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1985, p. 101.
  11. Louis Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison des Baux, Marseille, 1882, Charte 1692.
  12. a b c d e f g h i j k et l Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Plaisians.
  13. André Bouyala d'Arnaud, Évocation du vieil Aix-en-Provence, Paris, Éditions de minuit, , 326 p., p. 118.
  14. Mirabeau et l'armoire de fer : Les Grandes Énigmes du temps jadis, place des éditeurs, 23 février 2012, 53 p.
  15. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.