Civitas (mouvement)

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Civitas
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Parti politique (depuis avril 2016)
But Participation aux élections locales
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1999 en tant qu'association
2016 en tant que parti politique
Fondateur François de Penfentenyo
Identité
Siège Argenteuil
Président Alain Escada
Affiliation L’aumônerie est assurée par les Capucins de Morgon.
Affiliation européenne Coalition pour la vie et la famille
Méthode Participation aux élections locales, formations, conférences, manifestations
Membres 1000 revendiqués en 2013
Publication Civitas — Revue catholique des questions politiques et sociales
Site web civitas-institut.com

Civitas est un parti politique français, issu de l'association France Jeunesse Civitas. Cette association, aussi connue sous le nom d'Institut Civitas, est généralement considérée comme catholique intégriste[1],[2],[3], « national-catholique »[4] et d'extrême droite[5],[6],[7],[8]. Après avoir été fortement médiatisée en 2012 et 2013, Civitas est en perte de vitesse[9].

L'association se définissait elle-même comme un « lobby catholique traditionaliste »[3]. Ce groupe, que l'ex-ministre de droite Luc Chatel[10] a estimé d'abord proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX)[11],[12], a pris ensuite son autonomie et se rapproche d'un autre groupe religieux[13], les Capucins de Morgon, à mesure qu'il se politisait, jusqu'à devenir un parti politique[14].

Le parti Civitas est actuellement dirigé par Alain Escada, à l'aide d'un cercle d'adjoints dont Léon-Pierre Durin[15], ancien du MNR, et François-Xavier Peron[16]. Civitas adhère à la Coalition pour la vie et la famille, avec le soutien de membres de l'extrême droite européenne, qui est reconnue par le Parlement européen comme parti politique européen[17].

Des débuts sous forme d'association[modifier | modifier le code]

Naissance et première période (1999-2011)[modifier | modifier le code]

L'institut Civitas est fondé 1999. Il est, avec ICHTUS, un des héritiers du mouvement de laïcs intégristes La Cité catholique[18] fondé par l'intellectuel et ancien combattant Jean Ousset, collègue de François Mitterrand sous le Régime de Vichy[19] . Dans cette première période, Civitas regroupe des personnes de sensibilité droitière et traditionaliste. On trouve à l'époque dans sa revue les signatures[20] de Michel Fromentoux ou de Jacques Bompard, sous la houlette de l’amiral François de Penfentenyo[21].

Essor médiatique avec Alain Escada (2012-2014)[modifier | modifier le code]

Civitas connait un essor médiatique avec l'arrivée à sa tête d'Alain Escada, militant d'extrême droite belge issu du courant national-catholique[22], ancien cadre du Front nouveau de Belgique (FNB), qui devient en 2009 secrétaire général de l'association. En 2012, Escada succède à François de Penfentenyo à la présidence de Civitas.

Civitas milite pour la « rechristianisation » de la France et de l'Europe. L'association se définit comme un mouvement social et politique du « lobby catholique traditionaliste »[3], un « mouvement dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ »[23] qui ne se contente pas d'intervenir dans le débat d'idées, mais propose aussi « [...] des stages techniques [...] consist[ant] en un entraînement aux techniques de discussions face à la dialectique subversive, à un apprentissage des savoir-faire fondamentaux pour pratiquer une action efficace : prise de parole en public, organisation de réunions, lancement d'associations, comment mener une action concrète, etc[24]. ».

L'institut Civitas revendique début 2013 plus de 1 000 adhérents et 170 000 « sympathisants » abonnés à sa mailing list[25]. Civitas nourrit des ambitions pour les élections municipales de 2014, visant l'implantation de 300 élus formés par leurs soins[26].

Prise d'autonomie et politisation de Civitas (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

À partir de fin 2014, les liens s'estompent entre la FSSPX et Civitas, qui devient plus politique, et entend ouvrir son recrutement en dehors des cercles catholiques. Libération note[27]: "Cet l’automne, il y a eu des remaniements à la tête des lefebvristes et les nouveaux dirigeants sont plus distants. Et cette année, les soutanes étaient moins nombreuses à défiler".

Pour l'historien Étienne Fouilloux, les militants de l'association, en prônant l’établissement de la royauté sociale du Christ sur terre, contestent le régime républicain lui-même. Selon-lui, Civitas joue dans les mouvements catholiques « un rôle homologue à celui des trotskystes ou des anarchistes dans les manifestations de gauche (...) [celui d']une minorité agissante moins soucieuse de solutions concrètes que de tension révolutionnaire (ou contre-révolutionnaire) »[28].

Le 29 janvier 2016, l'Union des familles laïques annonce qu'à la suite de leur pétition, Civitas ne sera plus financée par l'argent public[29]. De son côté, Civitas déplore un « complot républico-maçonnique » visant à « [les] étrangler »[30].

En mars 2016, les auteurs des attentats de Bruxelles prévoyaient initialement de frapper le quartier de La Défense et l'institut Civitas. Ils auraient changé de cible en raison de la pression policière et de l'arrestation de Salah Abdeslam[31].

La même année, Libération évoque la « chute de la maison Civitas », notant le départ de plusieurs personnalités de sa direction à cause de la proximité d'Alain Escada avec l'extrême-droite radicale comme Alain Soral, faisant fuir les plus modérés, sa difficulté à mobiliser au-delà des marges ainsi que des démêlés avec le fisc[32].

Civitas, parti politique (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

En juin 2016, Civitas devient un parti politique, qui se définit comme un « mouvement politique inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église catholique », qui veut « rechristianiser la France » et se présente comme un « lobby catholique traditionaliste »[14], ce qui lui permet de faire bénéficier ses donateurs de déductions fiscales[33],[14]. Le député Olivier Falorni interpelle à ce sujet le gouvernement, à l'Assemblée nationale[34]. Le programme, présenté en septembre 2016, emprunte à différentes sources selon Le Figaro qui le voit comme « poujadiste, anti-mondialiste, anti-immigrés et identitaire »[35]. Selon La Croix « les membres de ce parti se sont notamment illustrés dernièrement lors de campagnes contre l’avortement ou encore pendant la Manif pour tous où ils étaient armés de pancartes aux slogans scabreux. Controversé, ce mouvement est régulièrement critiqué, recevant de nombreuses demandes d’interdiction et de contrôle. »[14]

Civitas fonde la Coalition pour la Vie et la Famille, avec le soutien d'un élu régional du parti néonazi grec Aube dorée et d'un député du parti néonazi slovaque Parti populaire « Notre Slovaquie ». Son président, Alain Escada a demandé 500 000€ de subsides annuels au Parlement européen[36].

Législatives 2017[modifier | modifier le code]

Aux législatives de 2017, le parti annonce présenter 24 candidats (sur 577 circonscriptions) dont « la moitié est composée de parias du FN » selon l'expression de l’hebdomadaire Marianne, incluant Alexandre Gabriac qui avait été exclu en 2011 du Front national pour avoir fait un salut nazi. Dans son programme figure le retour au catholicisme comme religion d'État, l'interdiction de l'IVG, expulsion des immigrés, abrogation du mariage homosexuel avec annulation des mariages déjà contractés. Selon Marianne, « Des propositions qui fleurent bon la France de Vichy, qui suscite d'ailleurs l'admiration des tradis de Civitas, nostalgiques du maréchal Pétain ». Le parti est contre la démocratie, « tout comme leur figure tutélaire, le royaliste et antisémite notoire, Charles Maurras »[37]. Ce sont finalement 14 candidats qui se présentent, dont tous sont éliminés à l'issue du premier tour. Au niveau national, Civitas recueille 2.143 voix, soit un score de 0,00946 % des suffrages exprimés[38].

Tableau dépliable des résultats par circonscription
Circonscription et nom du candidat score local
Bouches du Rhône – 3e circonscription – Karine Harouche 0,27 %[39]
Gironde – 1re circonscription – Pierre Dinet 0,22 %[40]
Isère –  2e circonscription – Alexandre Gabriac 0,79%[41]
Isère –   9e circonscription – Thibault Barge 0,37%[42]
Haute Loire – 5e circonscription – Céline Thomas 0,63%[43]
Moselle –  5e circonscription – Jacqueline Berger 0,51%[44]
Moselle –  9e circonscription – François Gauche 0,44%[45]
Pas de Calais – 7e circonscription – Marie-Jeanne Vincent 0,41%[46]
Paris  – 3e circonscription – Marthe Caude   0,29%[47]
Paris - 4e circonscription – Michel Simonnot 0,27%[48]
Var – 7e circonscription – Élie Hatem 0,25 %[49]
Yonne – 2e circonscription – Cyrille Rey-Coquais 0,4%[50]
Hauts-de-Seine – 3e circonscription – Arnaud Fournet 0,28%[51]
Hauts-de-Seine – 4e circonscription – Anne Le Baut 0,55%[52]

Après les législatives[modifier | modifier le code]

En octobre 2017, Franck Sinisi, conseiller municipal de Fontaine (Isère) et unique élu de Civitas, est poursuivi pour des propos à l’encontre des Roms[53]. Début décembre 2017, Civitas perturbe une cérémonie œcuménique et inter-religieuse à Lyon avec des militants. Civitas déclare dans un communiqué « réparer publiquement cette offense faite à Dieu et à son Église. Le cardinal Barbarin était présent à ce cirque blasphématoire, organisé entre autres avec des pasteurs protestants (...) Des militants catholiques ne pouvaient pas laisser ce scandale impuni ». D'autres perturbations déjà avait eu lieu lors de cérémonies organisée par l'Église catholique avec des protestants, des juifs et des musulmans[54].

En 2018, ProChoix observe que « l'activité de Civitas semble être assez mince »[9].

Civitas organise son université d'été 2018 dans un domaine privé près de Poitiers, du 16 au . Son thème est « Les droits de l'homme contre le pays réel ». Plusieurs conférences et ateliers y sont proposés[55],[56].

Principales actions[modifier | modifier le code]

Opposition à une pièce de théâtre[modifier | modifier le code]

Le mouvement Civitas se fait remarquer en 2011 à Paris en manifestant plusieurs soirs de suite en opposition à des pièces de théâtre notamment celle de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu présentée au théâtre de la Ville — une représentation est interrompue par des militants qui montent sur scène ou jettent des œufs et de l'huile de vidange sur les spectateurs à l'extérieur[57] — mais aussi devant le théâtre du Rond-Point où se jouait la pièce de théâtre Golgota picnic de Rodrigo García qu'il jugeait blasphématoire[58]. Civitas dénonce ce qu'il appelle la « christianophobie » et organise alors une manifestation plus importante le 29 octobre 2011, tandis que le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence épiscopale de France, rappelle que ces manifestants « ne disposent d’aucun mandat pour défendre l’Église »[59].

Condamnations[modifier | modifier le code]

34 personnes interpellées en marge de la représentation de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » en octobre 2011[60] sont jugées début 2013 devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « entrave à la liberté d'expression ». Le ministère public requiert alors jusqu’à 5000 euros d’amende. Deux personnes sont relaxées, trois condamnées à des amendes fermes de 1500, 1800 et 2000 euros. Les autres de 600 à 800 euros[61],[62].

Opposition au mariage entre personnes de même sexe[modifier | modifier le code]

Manifestation « Non à l'homofolie », le 18 novembre 2012.

En juin 2012, Civitas sort un tract avec le slogan « Confieriez-vous des enfants à ces gens-là ? ». Sur la photo prise lors de la Marche des fiertés, on peut voir deux hommes se promenant dans la rue, uniquement habillés de strings en cuir[63],[64].

En novembre 2012, Civitas organise une manifestation, partant du ministère de la Famille pour se rendre devant l'Assemblée nationale, contre le projet de « mariage pour tous » ; le mouvement réunit ainsi, selon les sources policières, jusqu'à 8 000 personnes contre l'« homofolie »[65].

Le 13 janvier 2013, le collectif La Manif pour tous — dont est exclu Civitas[66] — appelle à un rassemblement national contre le projet de loi. Les militants Civitas qui dénoncent le « concept Barjot » se retrouvent au départ de la place Pinel[67]. Ils protestent contre le mariage gay avec pour mot d'ordre « catholiques pour la famille ». Les organisateurs revendiquent 50 000 personnes, tandis que les forces de l'ordre en comptent 8 000[68] et les reporters de différents médias comme LeMonde.fr[69], le Nouvelobs.com[70]ou lexpress.fr[71] parlent de « quelques milliers de manifestants ».

Opposition à la « théorie du genre »[modifier | modifier le code]

Fin janvier 2014, Civitas apporte son soutien à Farida Belghoul, l'instigatrice des journées de retrait de l'école pour lutter contre ce qu'elle appelle la « théorie du genre », supposée être enseignée dans les établissements publics. Dans le contexte de cette opposition, l'institut doit faire face à une polémique au sujet d'une photo relayée sur son site montrant une professeur d'éducation sexuelle dans des positions qu'il juge douteuses[72]. Accusé par la presse et ses opposants de propager une contre-vérité[73] (la photo venait du Canada), Civitas se justifie en assurant qu'elle n'avait pas les moyens d'authentifier les origines de l'image et que cela n'enlève rien à son caractère choquant. En réponse, le journal Le Monde publie un article démontrant que n'importe qui pouvait authentifier rapidement l'origine des images en question[73].

Une nouvelle polémique surgit quelques jours plus tard quand Civitas appelle à harceler la chaîne de télévision Arte pour interdire la diffusion du film Tomboy, salué par la critique, mais que Civitas dénonce comme faisant de la « propagande pour l’idéologie du genre ». Civitas déclare que « Ce film ne répond pas à la mission d’Arte qui est de "concevoir, réaliser et diffuser des émissions de télévision ayant un caractère culturel" ». Civitas appelle à « protester poliment mais fermement ! Par téléphone, par fax ou par mail »[74],[75].

Défilé de Jeanne d'Arc à Paris et autres manifestations[modifier | modifier le code]

Une double page de Charlie Hebdo du 6 août 2015 rend compte de l'infiltration de deux journalistes[76] dans l'université d'été de Civitas[77], qui compte "une petite trentaine de personnes".

Civitas a co-organisé un défilé en hommage à Jeanne d'Arc, le 10 mai 2015. À cette occasion, la base a été élargie, avec une ouverture plus politique vers des anciens du mouvement La Manif pour tous ou des dissidents du Front national. Cette ouverture ne compense que partiellement le désinvestissement des catholiques traditionalistes. La FSSPX a en effet pris ses distances et ne relaye plus les activités de Civitas[78].

Le 17 octobre 2015, Civitas réunit encore 250 personnes (selon l'AFP) dans sa manifestation parisienne « contre l'anti-christianisme »[79].

En octobre 2015 Civitas a également appelé à trois rassemblements « pour la famille »[80] afin de protester contre le synode de l'Église catholique qui se tenait à Rome. Ces rassemblements n'ont pas été couverts par la presse, et n'ont fait l'objet de recension que sur le blog MPI[81], très proche de Civitas.

Opposition à l'IVG[modifier | modifier le code]

Civitas a participé à la Marche pour la Vie du 22 janvier 2017, contre l'avortement, avec en tête de son groupe Alain Escada, Alexandre Gabriac, et la romancière Marion Sigaut.

Présence sur Internet[modifier | modifier le code]

En 2015, Civitas cherche des relais en ligne via le blog medias-presse.info déposé à son nom[82], en plus de son site civitas-institut.com et de son blog au contenu similaire: francejeunessecivitas.hautetfort.com.

Relations avec l'extrême droite et Fête du pays réel[modifier | modifier le code]

En 2017, une alliance est conclue entre les « Comités Jeanne » de Jean-Marie Le Pen, le parti Civitas, et le Parti de la France de Carl Lang, afin de présenter des candidats communs aux élections législatives de juin 2017[83].

Le 11 mars 2017, Civitas organise sa première « Fête du pays réel », qui réunit 300 personnes à Rungis autour de Carl Lang, d'Alain Escada et de Jean-Marie Le Pen[84]. Les thèmes des interventions sont purement politiques, portant notamment sur l'immigration[85], avec la présence remarquée de la romancière Marion Sigaut.

Controverses[modifier | modifier le code]

Civitas à la manifestation du 13 janvier, place Pinel.

Les actions contre la pièce de Romeo Castellucci entraînent la désapprobation tant de la mairie de Paris que de hauts dignitaires catholiques[86].

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, juge « déplacé » le mot d'ordre de la manifestation du 18 novembre 2012 organisée par Civitas : « Non à l'homofolie ». Des incidents surviennent en marge de cette manifestation. Des féministes du groupe Femen, torse-nu et portant une caricature d'habit de nonne, utilisent des extincteurs à poudre pour asperger des manifestants[87] dont, d'après les organisateurs, des enfants. La journaliste Caroline Fourest, un photographe de l'AFP et des Femen[88] sont pris à partie[89] et pour certains, frappés[90],[91]. La police procède à cinq interpellations. Après ces incidents, six députés socialistes[92] demandent la dissolution de Civitas[93].

Selon l'historienne Galia Ackerman, c'est le service d'ordre de Civitas qui a attaqué les Femen[94]. Selon l'écrivain René Guitton, « L'institut intégriste avait voulu se distinguer des autres courants catholiques en initiant sa propre marche, celle en marge de laquelle des militantes féministes et des journalistes furent agressés par des participants au défilé »[95]. D'après Civitas, la manifestation a été « victime » des militantes du mouvement féministe[87]. De son côté, Jacques Bompard, député-maire d'Orange, dénonce les féministes qui selon lui sont responsables des débordements[96]. Civitas annonce avoir déposé plainte[97] pour exhibition contre ces dernières[98]. Caroline Fourest, qui a été victime de violences, a elle aussi porté plainte[99]. Le 19 janvier 2018 le tribunal correctionnel de Paris condamne sept des huit personnes inculpées pour ces faits à diverses peines de prison avec sursis[100].

Publications[modifier | modifier le code]

L'institut Civitas édite également une revue trimestrielle intitulée : Civitas – Revue catholique des questions politiques et sociales. Elle relate l'actualité du mouvement et analyse les grands thèmes politiques d'actualité. Par ailleurs, Civitas publie "Foi de dissidente"[101] (2016), de Marion Sigaut, qui est la principale intellectuelle du mouvement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Pinte et Jacques Turck (avec la collaboration de Jacques Duplessy) , Extrême droite, pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, Éditions de l'Atelier, 2012, page 10.
  • Jacques Leclercq, De la droite décomplexée à la droite subversive. Dictionnaire 2010-2012, Paris, L’Harmattan, 2012, page 176 et suivantes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'institut Civitas va porter plainte contre les Femen », sur Libération, .
  2. « Manif pour tous, Civitas, Printemps français... la nébuleuse des anti-mariage gay », sur L'Express, .
  3. a b et c « Civitas, le lobby catho qui flirte avec l'extrême droite », sur Rue89, .
  4. Étienne Pinte et Jacques Turck, Extrême droite : Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, Éditions de l'Atelier, (Modèle:Goolge Livres), p. 10.
  5. « Violences de l'extrême droite : les appels à la dissolution de Civitas se multiplient », sur Le Point, .
  6. « Civitas, à l’extrême-droite de Dieu », sur Paris Match,
  7. Jacques Leclercq, De la droite décomplexée à la droite subversive. Dictionnaire 2010-2012, Paris, L'Harmattan, (présentation en ligne), p. 176 et suivantes.
  8. René Terrier, Pourquoi je ne suis plus catholique, Éditions de Brogny, (lire en ligne), p. 259.
  9. a et b « Civitas et la « Fête du Pays Réel » | PROCHOIX », sur www.prochoix.org (consulté le 24 janvier 2018)
  10. « Civitas : les nouveaux "fous de Dieu" en croisade », sur golias-news.fr, (consulté le 9 mai 2018)
  11. « Qui sont les cathos intégristes de Civitas ? », sur ladepeche.fr, .
  12. « Civitas, l’institut qui rêvait de rechristianiser la France », sur slate.fr, .
  13. « L’aumônerie de CIVITAS assurée par les Capucins de Morgon », sur francejeunessecivitas.hautetfort.com (consulté le 19 janvier 2017)
  14. a b c et d « Civitas devient un parti politique », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  15. « Civitas, l’institut qui rêvait de rechristianiser la France », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « Université d'été Civitas - Pour une France catholique », sur Civitas, (consulté le 9 avril 2017)
  17. « Comment des partis nationalistes ont touché des millions du Parlement européen », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  18. Émile Poulat, Modernistica, éd. Nouvelles Éditions Latines, 1981, p. 55 ; Étienne Fouilloux, Les chrétiens français entre crise et libération : 1937-1947, éd. Seuil, 1997, p. 268.
  19. Jérôme Cotillon, Ce qu'il reste de Vichy, Armand Colin, , p. 238
  20. « Civitas, le lobby catho qui flirte avec l'extrême droite », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  21. « Changement à la tête de Civitas : mot de l'Amiral François de Penfentenyo », sur francejeunessecivitas.hautetfort.com (consulté le 4 mars 2017)
  22. Jean-Yves Camus, Les extrémismes en Europe : état des lieux en 1998, éd. de l'Aube, 1998, p. 108 ; Stephen Roth Institute, Antisemitism Worldwide, 2000/1, University of Nebraska Press, 2002, p. 92
  23. christ-roi.net
  24. Site officiel
  25. « Civitas en croisade », franceinfo.fr, 10 janvier 2013.
  26. « Portrait de Civitas, entre coups d'éclat et intégrisme en ligne », franceinfo.fr, 10 janvier 2013.
  27. Bernadette Sauvaget, « A cheval, Civitas veut «délivrer la France» », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  28. Étienne Fouilloux, « Ré flexions d’historien sur la loi Taubira », Lumière et vie, no 298,‎ , p. 100
  29. « Victoire ! Civitas ne se financera plus avec nos impôts ! | Ufal.org », sur Union des FAmilles Laïques (consulté le 30 janvier 2016)
  30. « La république maçonnique veut étrangler Civitas », sur Médias-Presse-Info (consulté le 30 janvier 2016)
  31. La Défense, Civitas... Ce que l'on sait des cibles que voulaient frapper les terroristes en France
  32. Bernadette Sauvaget, « La chute de la maison Civitas », liberation.fr, 6 mai 2016.
  33. Marc de Boni, « Les catholiques intégristes de Civitas forment un parti politique », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  34. « Les intégristes de Civitas agréés comme parti, le député Olivier Falorni crie au "scandale" », sur L'Obs (consulté le 15 janvier 2017)
  35. Marc de Boni, « Civitas, parti en croisade contre la finance, les immigrés et les francs-maçons », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  36. R. F., « Comment des partis nationalistes ont touché des millions du Parlement européen », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  37. « Législatives : Alexandre Gabriac, Marie d'Herbais... voici les premiers candidats de Civitas », Marianne,‎ (lire en ligne)
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  40. « Résultats élections législatives 2017 Bordeaux », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  41. « Résultats élections législatives 2017 Vizille », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  42. « Résultats élections législatives 2017 Voiron », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  43. « Résultats élections législatives 2017 Roanne », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  44. « Résultats élections législatives 2017 Sarreguemines », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  45. « Résultats élections législatives 2017 Thionville », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  46. « Résultats élections législatives 2017 Calais », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  47. « Résultats élections législatives 2017 Paris », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
  48. « Résultats élections législatives 2017 Paris », sur www.rtl.fr (consulté le 13 juin 2017)
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  59. « Une manifestation “anti-christianophobie” aux multiples visages », La Croix.com, 30 octobre 2011.
  60. Armelle Héliot et Flore Galaud, « 220 arrestations en 7 jours suite à une pièce de théâtre », Le Figaro,
  61. « 32 catholiques intégristes condamnés pour avoir perturbé une pièce de théâtre », Sud Ouest, 21 juin 2013.
  62. « Paris : 32 catholiques intégristes condamnés pour avoir perturbé une pièce de théâtre », Le Parisien, 21 juin 2013.
  63. « Les catholiques intégristes préparent leurs armes contre le mariage des homos », tetu.com, 12 juin 2012.
  64. Christian Estrosi «choqué» par la campagne homophobe de l’Institut Civitas
  65. « Mariage gay : les catholiques intégristes de Civitas sont descendus dans la rue », France Info, 18 novembre 2012.
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  69. « Les catholiques intégristes sont arrivés à Port-Royal. Le cortège est composé de quelques milliers de manifestants. Un groupe des jeunesses nationalistes est présent, avec une centaine de skinheads. Ils sont toujours très encadrés par la police pour prévenir tout débordement. », in « Le point sur le cortège Civitas », Le Monde, 13 janvier 2013.
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  71. « Les catholiques intégristes et nationalistes, fortement encadrés par la police, ont répondu dimanche à l'appel de Civitas. Ils étaient quelques milliers à défiler en marge des trois défilés organisés par “La Manif pour tous”. », in « Mariage contre le mariage gay : les intégristes de Civitas ont défilé à part », LEXPRESS.fr avec AFP, 13 janvier 2013.
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