Fernand Charron (1866-1928)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charron et Fernand Charron (homonymie).
Fernand Charron
Description de cette image, également commentée ci-après

Fernand Charron (1900).

Naissance
Angers
Décès (à 62 ans)
Maisons-Laffitte
Nationalité Française
Profession
Industriel
Autres activités
Coureur cycliste, coureur automobile
Famille

Fernand Charron, né le à Angers et mort le à Maisons-Laffitte, est un coureur cycliste et coureur automobile et industriel français. Il et est le gendre d'Adolphe Clément-Bayard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photo d'un homme en tenue de ville sur un vélo portant un numéro à l'occasion d'une course.
Fernand Charron deuxième du Critérium des Motocycles en 1897.

À 15 ans, il remporte sa première course cycliste, sur un grand-bi (touchant pour prime 2 Francs, 50 centimes et un poulet vivant). En 1888, il monte à Paris pour diriger l'agence de cycle Clément.

En 1891, il gagne le championnat de France de demi-fond de cyclisme devant Henri Fournier et Henri Béconnais, après avoir été troisième du championnat de France de vitesse en 1886. La même année il est l'entraîneur de Jiel-Laval sur le parcours de Paris-Brest-Paris, arrivé deuxième[1].

En décembre 1892, il est directeur pour la France de la marque cycliste anglaise Humber (en)[2], puis en 1893 il fonde le vélodrome de la Seine à Levallois-Perret, avec Adolphe Clément et le populaire coureur cycliste d'alors Frédéric de Civry[3], qui décède dans l'année (double champion du monde en 1883). En 1895, Charron fonde la compagnie C.G.V. en vendant à l'époque des Panhard, Peugeot et De Dion sur l'Avenue de la Grande-Armée. Il ne dédaigne pas à l'occasion des courses de motocyles durant cette période.

Photo d'un pilote et de son mécanicien embarqué prenant la pose dans leur voiture.
Fernand Charron, vainqueur de Marseille-Hyères-Nice, en mars 1898 sur Panhard (mécanicien Knowles, arrivée).

De 1896 (Paris-Marseille-Paris, sur de Dion-Bouton) à 1903 (deux dernières années sur C.G.V.), il participe à dix-neuf courses automobiles et en gagne quatre : Marseille–Nice et Paris–Amsterdam–Paris en 1898, Paris–Bordeaux en 1899 et la coupe Gordon Bennett en 1900 (sur un trajet Paris–Lyon, durant lequel Henri Fournier, né au Mans en 1871 et placé ultérieurement par ses soins chez son beau-père Clément, sera le mécanicien embarqué[4]). Il finit également deuxième de Paris-Bordeaux en 1898, troisième de Nice-Marseille en 1900, quatrième de Paris-Dieppe en 1897 et de Paris-Ostende en 1899, sixième de Paris-Berlin en 1901, et septième de Nice-Castellane-Nice en 1899[5]. Il conduisait principalement des Panhard & Levassor (de 1897 à 1901).

En 1899, il conduit la voiture qui amène à la deuxième place du Bordeaux-Paris cycliste l'Allemand Josef Fischer. En 1901, il part avec son ami Léonce Girardot aux États-Unis pour assister à quelques courses sur la région de New York et notamment à Buffalo.

D'aspect frêle et bien habillé, il dirige la Société des vélocipèdes Clément Gladiator et Humber au Pré-Saint-Gervais (anciennes usines Darracq), puis devient constructeur automobile à l'ouest de Paris associé à Léonce Girardot et Émile Voigt en octobre 1897, les locaux déménageant dans du neuf à Puteaux en 1902 (société CGV pour société des Automobiles Charron-Girardot-Voigt, devenue Charron en 1906).

Photo d'un homme en costume posant devant une voiture, dans la rue.
Fernand Charron au Grand Prix de l'ACF 1914, devant son Alda.

Fernand Charron se marie en 1907 et divorçe avec Jeanne Clément, la seconde fille du constructeur de cycles et d'automobiles Adolphe Clément-Bayard[6]. En 1912, il lance l'Alda (acronyme de « Ah ! La Délicieuse Automobile »), des voitures portant ce nom disputant la Coupe des Voiturettes 1913 et le Grand Prix de l'ACF 1914, avec Maurice Tabuteau, le futur journaliste sportif Henri Petit, Piero Pietro et Ferenc Szisz alors ex-pilote de Renault en Grand Prix.

Remarque[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Vie au grand air, 18 août 1901, p. 474
  2. V. Donnevoi, Dictionnaire vélocipédique illustré, Paris, G. David, , 2e éd. (OCLC 457927483), p. 115
  3. op. cit. p. 116
  4. (en) Robert Dick, Auto Racing Comes of Age : A Transatlantic View of the Cars, Drivers and Speedways, 1900-1925, McFarland & Co, (ASIN B00FDVG4XI, lire en ligne), chap. 1 (« Bennett »), p. 9
  5. (en) « Courses françaises de Panhard entre 1896 et 1902 », sur f1evolutions, sites.google.com
  6. Gérard Hartmann, « Clément-Bayard, sans peur et sans reproche » [PDF], sur hydroretro.net

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :