Duesenberg (automobile)

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Duesenberg
logo de Duesenberg

Augie et Fred Duesenberg en 1925.

Création 1913
Disparition 1937
Fondateurs Frederick (Fred) et August (Augie) Duesenberg
Siège social Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité Automobile
Albert Guyot aux 500 miles d'Indianapolis 1921 sur Duesenberg (8e).
Planche de bord d'un Modèle "J" de 1930.
Duenseberg SJ, Phaeton à carrosserie Lagrande, 1935

Duesenberg est un constructeur automobile américain du début du XXe siècle.

La marque est fondée en 1913 par les frères Frederick (Fred) et August (Augie) Duesenberg, dans le but de construire des voitures de course. Elle s'illustre en particulier aux 500 Miles d'Indianapolis (qu'elle remporte à quatre reprises, en 1922 -Murphy-, 1924 -Boyer-, 1925 -DePaolo- et 1927 -Souders-), au Grand Prix de France qu'elle remporte en 1921[1] (première voiture américaine à s'imposer dans un Grand Prix européen -Mercer ayant gagné celui des USA en 1914-), et au championnat américain de course automobile AAA grâce à Tommy Milton en 1921, Jimmy Murphy en 1922 (2 victoires[2]), et Peter DePaolo en 1925 (6 victoires[3]), alors que Eddie Hearne dispute 5 saisons complètes pour la marque, avec des troisièmes places en championnat pour 1918 et 1921.

À la suite de difficultés financières, la société est rachetée en 1926 par Errett Lobban Cord, qui en fait la marque de prestige de son groupe automobile. Sous son impulsion, Duesenberg crée son chef-d’œuvre, le Duesenberg J, qui est présenté au salon de New York de 1929 et qui est rapidement choisi par les vedettes d'Hollywood comme Clark Gable ou Gary Cooper.

Grâce à ce modèle, et à son dérivé à compresseur Duenseberg SJ, Duesenberg acquiert aux États-Unis une réputation comparable à celle de Bugatti en Europe, en tant que constructeur alliant performances et élégance exceptionnelles. Toutes les Duesenberg fabriquées deviennent des classiques de la construction automobile américaine de prestige, un cran au-dessus de Cadillac, Lincoln, Packard ou Pierce-Arrow.

À la suite de la faillite du groupe Cord, Duesenberg cesse sa production en 1937. L'usine est rachetée par le constructeur de camions Herrington.

Après la Seconde Guerre mondiale, August Duesenberg essaie de relancer la marque, sans succès. Dans les années 1960, Fritz Duesenberg (le fils d'August) et Virgil Exner comme designer, utilisent le châssis et le moteur de la Chrysler Imperial de 1966. Faute de financement, aucune suite industrielle n'est donnée. En 1976, une nouvelle tentative de relance échoue. Cette fois ci la voiture utilise comme base la Cadillac Fleetwood. Malgré un certain écho, Harlan et Kenneth Duesenberg, petits neveux des fondateurs n'arrivent pas à faire revivre la marque.

Publicité[modifier | modifier le code]

Au temps de sa splendeur, avant l'effondrement boursier de 1929, la réputation de la marque était telle que les publicitaires chargés d'en faire la promotion adoptèrent une stratégie étonnante: Les pages de publicités pour la marque se "payaient le luxe" de NE PAS montrer la voiture : on y voyait seulement une photographie d'un homme (ou d'une femme) élégant (e) et raffiné(e) dans un décor évoquant le luxe (foyer de l'Opéra, à la barre d'un yacht, dans un bal de la haute société...etc) accompagné de la simple mention : " He (ou She)drives a Duesenberg" (Il - ou elle- conduit une Duesenberg).[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sixième le français Albert Guyot, également sur Duesenberg)
  2. (Beverly Hills course 4, et Fresco)
  3. (Culver City course 2N, Fresno, Altoona course 1, Laurel course 1, et Rockingham)

Sources[modifier | modifier le code]

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La Duesenberg Murphy Special de Jimmy Murphy, victorieuse du GP de France 1921 et de l'Indy 500 1922.