Académie des technologies

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Académie des technologies
Pour un progrès raisonné, choisi et partagé
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Pays
Langue de travail
Organisation
Fondateur
Président
Protecteur
Affiliation
Euro-CASE
CAETS, conseil international d'académies des technologies
Site web
Identifiants
SIREN
OpenCorporates

L'Académie des technologies est une société savante française, fondée le , dont le but est d’« éclairer la société sur le meilleur usage des technologies ». Elle est un établissement public à caractère administratif en France depuis 2007.

Historique[modifier | modifier le code]

L'idée de l'Académie des technologies est lancée, dès 1997, par Jacques-Louis Lions, alors président de l'Académie des sciences. La réforme est validée en 1998 par le Conseil des applications de l'Académie des sciences (CADAS), dont l'Académie des technologies va prendre la suite.

L'Académie est fondée le . Son premier président est Pierre Castillon[2].

En , elle devient un établissement public à caractère administratif[3], en vertu de la loi de programme pour la recherche de 2006. Elle est placée sous la protection du président de la République[4].

Constitution, buts et activité[modifier | modifier le code]

L'Académie est constituée de 339 membres français ou étrangers[5] désignés par cooptation, renforcés par un réseau national et un réseau international d’experts. Dix pôles[6] préparent communications, avis, rapports ou expertises.

Son objectif est de fournir une expertise scientifique et technique, et d'ouvrir, permettre et enrichir le débat sur la technologie, conformément à sa devise, « Pour un progrès raisonné, choisi, partagé ».

Ses actions visent principalement trois types de public : les pouvoirs publics eux-mêmes, les entreprises et la société civile. Le changement de statut donne à ces fonctions une mission de service public. Elle est ainsi expressément chargée d'un rôle de conseil du gouvernement français.

L'Académie se réunit en assemblée pour adopter les avis et le rapport annuel, ainsi que pour procéder aux votes de cooptation. Le bureau est constitué d'un président, d'un vice-président et d'un délégué général élus, ainsi que du président sortant. Le conseil académique, qui joue aussi le rôle de conseil d'administration, comprend outre les membres du bureau, cinq membres de l'assemblée désignés au sein de ses instances (sections) et sept membres élus par l'assemblée générale. Le conseil académique et, dans certains cas, le bureau, assurent la gestion de l'Académie.

L’Académie est membre d’Euro-CASE, fédération européenne de 21 académies des technologies rassemblant 6 000 experts, et du CAETS, conseil international d'académies des technologies.

Organisation de l'Académie[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Vice-présidents[modifier | modifier le code]

Délégués généraux[modifier | modifier le code]

Quelques membres[modifier | modifier le code]

Prise de position[modifier | modifier le code]

L'Académie des technologies estime qu'en matière de réchauffement climatique, la « sobriété est nécessaire à court terme, car la technologie ne [suffit] pas à faire face à l’urgence climatique ». De manière plus générale, elle affirme que la « sobriété est nécessaire au progrès et [que] le progrès est nécessaire à la sobriété »[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’ancien président d’Airbus aux manettes de l’Académie des technologies », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Création de l’Académie des technologies, La Jaune et la Rouge, no 563, mars 2001.
  3. Soumis aux articles L.328-1 à L.328-3 du code de la recherche et au décret no 2006-1533 du .
  4. Article 111 de la loi no 2013-660 du relative à l'enseignement supérieur et à la recherche.
  5. Voir le site officiel.
  6. Voir le site officiel.
  7. « Bruno Jarry (Académie des technologies) : « Le bâtiment est un secteur en pleine révolution » », sur alliancy.fr via Wikiwix (consulté le ).
  8. a et b « Thierry Breton entre à l’Académie des technologies », sur usine-digitale.fr (consulté le ).
  9. « Articles », sur ticsante.com (consulté le ).
  10. « Rapport annuel 2005 » [PDF], Académie des technologies (consulté le 11 octobre 2020).
  11. « Matières à penser sur la sobriété : Synthèse du séminaire 2022 de l’Académie des technologies » [PDF], sur Académie des technologies, , v-vi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Fillet (rapporteur), Une académie des technologies pour la France, Paris, Tec & Doc, coll. « Académie des sciences ; Comité des Applications ; rapport no 17 », , 92 p. (OCLC 231874736)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]