Gilles Pécout

From Wikipédia
Jump to navigation Jump to search
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Pécout.
Gilles Pécout
Gilles-PECOUT.jpg
Gilles Pécout en 2012.
Fonctions
Recteur de l'Académie de Paris
depuis le
Directeur
Département d'histoire de l'École normale supérieure (d)
-
François Menant (d)
Sylvia Estienne (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Directeur de thèse
Distinctions

Gilles Pécout, né le à Marseille, est un historien français, spécialiste de l'Italie du XIXe siècle. Il est, depuis le , recteur de la région académique Île-de-France, recteur de l'académie de Paris, chancelier des universités de Paris.

Biographie[edit | edit source]

Ancien élève du lycée Thiers [1] à Marseille et de l'École normale supérieure (rue d'Ulm) (1982 L)[2], Gilles Pécout est agrégé d'histoire.

Il entreprend ses premiers travaux sur les formes de politisation en Italie centrale au XIXe siècle sous la direction de Maurice Agulhon, qui a fortement marqué son approche des faits historiques. Il entre en 1990 à l'École française de Rome, où il poursuit des travaux sur l'implantation du socialisme dans les communes rurales autour de Florence, en Toscane, à la fin du XIXe siècle pour soutenir sa thèse de doctorat en 1992, dirigée par Pierre Milza, intitulée L'entrée en politique des campagnes toscanes de l'Unité au début du vingtième siècle : essai de reconstitution du processus de politisation du monde paysan dans la province de Florence, 1859-1912 [3].

Il est actuellement le meilleur spécialiste français de l'histoire de l'unité italienne, à laquelle il a consacré un ouvrage désormais classique, qui a connu de nombreuses rééditions et est également disponible en traduction italienne (Il lungo Risorgimento. La nascita dell'Italia contemporanea (1770-1922), Milan, Bruno Mondadori, 1999).

Maître de conférences, puis professeur, à l'École normale supérieure (rue d'Ulm), il est également directeur d'études à l'École pratique des hautes études (EPHE, IVe section), où il est titulaire d'une direction d'études sur l'Europe méditerranéenne au XIXe siècle, et enseigne l'histoire contemporaine à l'IEP de Paris. Il est membre de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC, UMR 8066, CNRS - ENS- Université Panthéon Sorbonne)[4].

À la suite de la démission de Denis Pelletier en 2013, Gilles Pécout devient président par intérim de l'EPHE[5].

A été professeur invité plusieurs années à l’université de Genève, à New York University aux États-Unis, et dans de nombreuses universités italiennes.

Il siège au Conseil de direction national de Sciences Po à Paris, au Conseil d’administration du musée de l’Armée (Invalides), au Conseil d’administration de l’Université franco-allemande (UFA) à Sarrebruck ; il est également membre du Conseil d’administration national du Souvenir français.

A l’étranger, il est membre du Conseil scientifique de l’Encyclopédie italienne et, en tant que correspondant étranger, membre de l’académie de Toscane : Società di storia patria de Florence. Il est conseiller scientifique à la télévision italienne (RAI 3 - RAI Storia) et auteur pour l’émission Il Tempo e la Storia de 25 émissions historiques. Egalement conseiller historique pour des coproductions françaises de télévision.

Le , Gilles Pécout était nommé Recteur de l'Académie de Nancy-Metz[6] et Recteur de la région académique Grand Est depuis .

Le , il est nommé Recteur de l'Académie de Paris en conseil des ministres. A ce titre, il est également Recteur de la région académique Île-de-France.

Ouvrages[edit | edit source]

Auteur de plusieurs ouvrages et  éditions scientifiques et directeur ou codirecteur de 8 volumes, il a publié 75 articles dans des revues scientifiques françaises et étrangères (Italie, États-Unis, Grèce, Royaume-Uni, Japon, Chine) et collaboré épisodiquement aux quotidiens Le Monde, Libération et à la presse italienne.

  • Naissance de l'Italie contemporaine, 1770-1922, Nathan, 1997; rééd., Armand Colin, 2004
  • Atlas de l'histoire de France, Autrement, 2007
  • Grand Atlas de l'Histoire de France, sous la direction de Jean Boutier, avec Olivier Guyotjeannin, Autrement, 2011

Direction d'ouvrages[edit | edit source]

  • Penser les frontières de l'Europe du XIXe au XXIe siècle, PUF, 2004
  • (direction avec Jordi Canal et Maurizio Ridolfi), Sociétés rurales du XXe siècle. France, Italie et Espagne, Collection de l'Ecole Française de Rome, 2004, 418 p.
  • (direction avec Michel Pigenet), Campagnes et sociétés en Europe (1830-1930), Editions de l'Atelier, 2005, 272 p.

Contributions à des ouvrages collectifs[edit | edit source]

  • « Politisation et transition étatique dans les campagnes toscanes du Risorgimento », in La politisation des campagnes au XIXe siècle. France, Italie, Espagne, Portugal, Actes du colloque de Rome des 20-21-, Rome, École française de Rome, 2000, p. 81-91
  • « Culture républicaine rurale et géographie politique : André Siegfried et l’histoire socio-politique de la Deuxième République », in Fidélité républicaine et monde rural, Colloque d’Aurillac des 27 et , Aurillac, Société des lettres, sciences et arts, “La Haute Auvergne”, 2001, p. 215-232.
  • « Portrait de groupe de l’Italie et des Italiens de 1880 à 1910 : la difficile entrée dans la modernité », in G. Piantoni, A. Pingeot (dir.), Italies 1880-1910, Catalogue de l’exposition du GNAM de Rome et Musée d’Orsay, - , version italienne Turin, Allemandi, 2000, et version française, Paris, RMN, 2001, p. 15-28.
  • « Vivant Denon, l’impossible négociateur de 1814-1815 », in D. Gallo (dir.), Les vies de Dominique Vivant Denon, Paris, La Documentation française, 2001, tome II, p. 499-516.
  • « La sociabilità e il tempo libero », in M. Firpo et P. L. Zunino (dir.), Guida all’Italia contemporanea. Le immagini e la storia, (Archivi fotografici Alinari-Garzanti), Grande Opere, Milan, Garzanti, 2002.
  • « La carta d’Italia nella pedagogia politica del Risorgimento », in A. Banti, R. Bizzocchi (dir.), Le immagini della nazione nell’Italia del Risorgimento, Rome, Carocci, 2002, p. 69-87.
  • « Jusqu’où va l’Europe au XIXe siècle ? », in G. Pécout (dir.), Penser les frontières d’Europe du XIXe au XXIe siècle. Élargissement et union : approches historiques, Paris, Éditions Rue d’Ulm-PUF, 2004, p. 97-117.
  • « Europe, que doit-on faire de ton histoire et de ta géographie ? », in G. Pécout (dir.), Penser les frontières d’Europe du XIXe au XXIe siècle. Élargissement et union : approches historiques, Paris, Éditions Rue d’Ulm-PUF, 2004, p. 23-38
  • « Réflexions sur l’historiographie des campagnes françaises du XXe siècle », in J. Canal, G. Pécout, M. Ridolfi (dir.), Sociétés rurales du XXe siècle : France, Italie et Espagne, Rome, École française de Rome, 2004, p. 7-21.
  • « Hugo politique dans l’Italie des lendemains du Risorgimento », in J.-C. Caron et A. Stora-Lamarre (dir.), Hugo politique, Besançon, Presses univ. de Franche-Comté, 2004, p. 197-212.
  • « Una crociera nel Mediterraneo con Garibaldi », in G. Pécout, C. Schopp (dir.), Viva Garibaldi. Un’odissea nel 1860, d’Alexandre Dumas, Turin, Einaudi, 2004, p. 7-31.
  • « Cavour visto dagli Stati-Uniti », in D. Fiorentino, M. Sanfilippo (dir.), Gli Stati Uniti e l’Unità d’Italia, Rome, Gangemi Editore, 2004, p. 125-133.
  • « De l’État régional à l’Italie unifiée : une transition territoriale », in J. Boutier, S. Landi, O. Rouchon (dir.), Florence et la Toscane XIVe-XIXe siècles. Les dynamiques d’un Etat italien, Rennes, PUR, 2004, p. 127-144.
  • « La modernisation des campagnes italiennes des années 1830 à la fin des années 1920 », in G. Pécout, M. Pigenet (dir.), Campagnes et sociétés en Europe. France, Allemagne, Espagne et Italie, 1830-1930, Paris, Editions de l’Atelier, 2005, p. 5-16.
  • « Une amitié politique méditerranéenne : le philhellénisme italien et français au XIXe siècle » in M. Ridolfi (dir.), La democrazia radicale nell’Ottocento europeo, Annali della Fondazione Giangiacomo Feltrinelli-2003, Milano, Feltrinelli, 2005, p. 81-106.
  • « D’impossibles lieux de mémoire italiens ?  », in M. Isnenghi (dir.), L’Italie par elle-même. Lieux de mémoire italiens de 1848 à nos jours, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2006, p. 12-27. Article traduit et publié en japonais, in Nichi-i Bunka Kenkyu, Etudes culturelles italo-japonaises, vol. XLV, 2007, p. 46-55.
  • « Los territorios de la politica en la Francia y la Italia del siglo XIX : Debates comparados sobre las identidades nacionales y la politizacion del pueblo », in L. Castells (dir.), Del territorio a la nacion. Idendidates territoriales y construccion nacional, Madrid, Biblioteca Nueva-Instituto Universitario de Historia Social Valentin de Foronda, 2006, p. 157-180.
  • « L’Italie à l’école à la fin du XIXe siècle : une nation sécularisée ? », in Scuola e nazione in Italia e in Francia nell’Ottocento. Modelli, pratiche, eredità, nuovi percorsi di ricerca comparata, Venise, Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti, 2007, p. 67-79.
  • « Des soeurs méditerranéennes de Marianne ? Allégories politiques en Espagne, en Grèce et en Italie », in M. Agulhon, A. Becker, E. Cohen (dir.), La République en représentations, Paris, Publications de la Sorbonne, 2006, p. 315-325.
  • « Les arménophiles et le ‘sentiment public d’Europe’ : de la défense des Arméniens à celle des Crétois », in C. Mouradian (dir.), Arménie, une passion française. Le mouvement arménophile en France 1878-1923, Paris, Magellan-Musée de Montmartre, 2007, p. 127-137.
  • « Le rotte internazionali del volontariato » in M. Isnenghi (dir.), Gli italiani in guerra. Conflitti, identità, memorie dal Risorgimento ai giorni nostri, vol. I, Turin, UTET, 2008, p. 188-196.
  • « Maurice Agulhon et l’École normale supérieure  : naissance d’un militantisme professionnel », in Christophe Charle, Jacqueline Lalouette (dir.), Maurice Agulhon – Aux carrefours de l’histoire vagabonde, Paris, Publications de la Sorbonne, (Collection « Histoire de la France aux xixeet xxe siècles »).

Décorations[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]