Pontons de Rochefort

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Croix de galets sur l'île Madame.

Les pontons de Rochefort sont un ensemble de trois prisons flottantes, en rade de Rochefort, où des prêtres catholiques qui ne voulaient pas prêter serment à la constitution civile du clergé pendant la Révolution française, ont été regroupés et internés en vue d’être déportés vers les bagnes de Guyane.

Le 1er octobre 1995, 64 de ces prêtres ont été béatifiés par le pape Jean-Paul II[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

« Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans bruit... »

— Capitaine Laly, du ponton les Deux Associés

.

Le clergé réfractaire refusant de signer la Constitution civile du clergé et de prêter le serment est si nombreux qu'on ne peut le condamner à la guillotine dans son ensemble : en 1792 il est donc décidé par l'Assemblée Constituante de les déporter en Guyane ou à Madagascar via les ports de Nantes, Bordeaux et Rochefort. De longs convois s'acheminent vers l'océan. À Rochefort, où ils stationnent longuement, le transfert des prisonniers s'effectue sur des navires (réduits à l'état de pontons) négriers qui ne partiront jamais en Guyane : les Deux-Associés, le Washington et le Bonhomme Richard[2].

La plupart des prêtres déportés décéderont du typhus du à l'insalubrité extrême, l'absence totale d'hygiène, la nourriture rare et très malsaine et des mauvais traitements. Malades du typhus, ils sont transférés sur deux chaloupes-hôpital, puis sous des tentes, ils meurent peu à peu et sont enterrés sur l'île Madame[3] (alors île Citoyenne), et sur l'île d'Aix (Ossuaire des prêtres déportés[4]).

Le 13 juillet 1794, On transfère les prêtres sur l’Indien[5] suite à une visite du Comité de salubrité, et à partir de 1794 un semblant de liberté leur est rendue : lecture du courrier et du bréviaire.

Les survivants sont libérés le 16 avril 1795. Beaucoup raconteront leurs aventures dans des mémoires publiées ultérieurement, et dont les récits concordent.

En 1795 a lieu une seconde déportation. Puis sous le Directoire, à l'île de Ré et d'Oléron (ils furent enfermés dans les forts). La déportation sur les pontons de Rochefort aurait au moins concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795 (en tout entre mille et deux mille prêtres déportés).

Soixante-quatre prêtres ou religieux déportés sont béatifiés par Jean-Paul II le 1er octobre 1995 dont Jean-Baptiste Souzy[1] chanoine, membre du comité des subsistances, délégué par l'évêque en exil comme vicaire-général auprès des prêtres déportés sur les pontons de l'île d'Aix où il mourut. (Un pèlerinage sur l'île Madame est organisé chaque année)[6].

Prière des prêtres[modifier | modifier le code]

Prière récitée par les prêtres déportés sous la Terreur en 1793 à Brouage, en Charente-Maritime.

« Ô Jésus-Christ, tous vos Saints nous disent que votre Cœur a été ouvert pour tous les hommes ; mais bien des prodiges de miséricorde nous disent qu'il a été spécialement ouvert pour la France. O vous qui, dans votre charité, avez pourvu à tous les besoins à venir, en faisant naître cette dévotion au sein du royaume, n'avez-vous pas voulu lui préparer une ressource assurée dans ses malheurs ; et dans le miracle que vous opérâtes, au commencement de ce siècle, en faveur d'une de nos villes qui recourut à votre Cœur sacré, n'avez-vous pas voulu nous laisser un gage de ce que nous devons en espérer si nous y recourons aussi ? Au milieu du fléau destructeur de la peste dans cette malheureuse cité, son charitable pasteur, ses pieux magistrats, vont se prosterner devant votre Cœur, au nom de toute la ville, en lui vouant un culte solennel, et aussitôt la contagion disparaît. O mon Sauveur, en feriez-vous moins pour nous ? Les tristes effets de la contagion de l'impiété et du libertinage subsisteraient-ils encore après que nous aurions réclamé la bonté infinie de votre Cœur divin ? Ah ! quand nous disons à un homme comme nous que nous comptons sur la bonté de son cœur, il ne saurait rien nous refuser. Et qu'est-ce, ô mon Sauveur, que le Cœur de l'homme le meilleur et le plus compatissant, auprès de votre Cœur ? Et nous ne nous confierions pas à la bonté de votre Cœur ! Et nous douterions que de ce Cœur d'où sont sortis tant de miracles de charité, il en sortît encore un aujourd'hui pour nous ! Oh ! non, nous n'en douterons pas... O Jésus-Christ, notre aimable Sauveur, nous nous souviendrons que votre Cœur est le sanctuaire de votre miséricorde et la source de tous les biens. Nous implorons avec la plus tendre confiance, son immense charité pour nous. Nous nous vouerons, nous nous vouons, dès ce moment, au culte de votre adorable Cœur ; tous les cœurs de ce royaume, nous les réunissons par les désirs de la charité, pour les lui offrir tous ensemble. Oui, Cœur de Jésus, nous vous offrons notre patrie tout entière et les cœurs de tous ses enfants. Ô Vierge sainte, ils sont maintenant entre vos mains ; nous vous les avons remis en nous consacrant à vous, comme à notre protectrice et à notre Mère. Aujourd'hui nous vous en supplions, offrez-les, offrez-les au Cœur de Jésus. Ah ! présentés par vous, il les recevra ; il leur pardonnera, il les bénira, il les sanctifiera, il les sauvera, et il sauvera la France tout entière ; il lui rendra la paix, il y fera revivre la foi, la piété et les mœurs ; il y fera refleurir la sainte religion. Ainsi soit-il. »

Abbé Isidore-Bernabé Manseau, Les prêtres et religieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente inférieure sous la Terreur, t.I, chap. XV.

Liste des béatifiés[modifier | modifier le code]

Les soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés par Jean-Paul II, à Rome le 1er octobre 1995 sont :

Mort en 1794[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Etienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
  • Antoine Banassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794.
  • Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.
  • Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
  • Jean-Baptiste Duverneuil (« père Léonard »), carme de la maison d'Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
  • Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.
  • Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
  • Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
  • Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
  • Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794.
  • Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794.
  • Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort], missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
  • Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
  • Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
  • Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.
  • Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 septembre 1794.
  • François d'Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
  • Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.
  • Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.
  • Paul-Jean Charles (« frère Paul »), moine cistercien de l'Abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.
  • Augustin-Joseph Desgardin (« frère Elie »), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
  • Pierre-Sulpice-Christophe Faverge [ou Favergne ?] (« frère Roger »), des Frères des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.
  • Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
  • Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
  • Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.
  • Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la Cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.
  • Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
  • Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.
  • Jean Mopinot (« frère Léon »), des Frères des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 mai 1794.
  • Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.
  • Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
  • Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.
  • Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
  • Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.
  • Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
  • Jean Bourdon (« frère Protais »), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.
  • Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
  • Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
  • Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 août 1794.
  • Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
  • François François (« frère Sébastien »), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
  • Jacques Gagnot (« père Hubert de Saint-Claude »), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.
  • Jean-Baptiste Guillaume (« frère Uldaric »), des Frères des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
  • Jean-Georges Rehm (« père Thomas »), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.
  • Claude Richard, bénédictin à Moyenmoutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.
  • Jean Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.
  • Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794.
  • François Hunot, chanoine de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.
  • Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.
  • Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d'or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.
  • Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.
  • Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.
  • Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.
  • Antoine Auriel-Constant vicaire à Calviat et Sainte-Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.
  • Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.
  • François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.
  • Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.
  • Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.
  • Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu (Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
  • Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.
  • Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.
  • Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.
  • Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.
  • Gilles-Marie Prat, vicaire de Plouzélambre (Côtes-du-Nord). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 28 juillet 1794.
  • Jacques Jan, vicaire à Brélévenez (Côtes-du-Nord). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 juillet 1794.

Mort en 1795[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b www.abbaye-saint-benoit.ch Béatification de Jean-Baptiste Souzy et 63 autres prêtres des pontons de Rochefort par Jean-Paul II.
  2. Les prêtres déportés Deux bâtiments de commerce aménagés pour le trafic d'esclaves, le Washington et les Deux-Associés, sont finalement armés pour le transport des déportés. Les premiers prisonniers montent à bord le 11 avril. l'accueil qu'ils y reçoivent, ne leur laissent aucune illusion : on les interroge, on les fouille, on les dépouille de leurs vêtements, on leur confisque tout ce qu'ils possèdent ne leur laissant qu'une culotte, trois chemises, un bonnet, quelques bas et mouchoirs. Le jour, les déportés étaient parqués sur la moitié avant du pont. La nourriture servie était volontairement infecte, souvent avariée et en quantité insuffisante. La nuit était encore plus terrible à cause de l'entassement dans l'entrepont.
  3. Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort Ils ont été enterrés à l’Île Madame, près de Rochefort, dans une fosse où reposent 254 des 547 prêtres morts sur les pontons en 1794.
  4. L'île d'Aix et l'île Madame Théâtre de sombres exactions entre 1794 et 1795, dans un contexte post révolutionnaire de persécution et de déportation, 827 prêtres considérés comme réfractaires furent retenus sur deux navires ... 220 furent enterrés sur l’île d’Aix où leurs ossements furent recueillis et déposés dans un ossuaire situé sous une dalle devant l’autel de l’église.
  5. Les martyrs des pontons de Rochefort Les décès dus aux conditions de détention s’accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L’épidémie est telle qu’enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l’Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l’île citoyenne (l’île Madame) où beaucoup périront.
  6. seucaj.ifrance.com « Les archives du port de Rochefort constituent elles-mêmes une source particulièrement riche : les listes des objets confisqués aux détenus, les comptes-rendus des visites des officiers de santé à bord des vaisseaux, les listes des décès ainsi que les états d'embarquement sont autant de pièces administratives corroborant les divers témoignages des prisonniers ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Grégoire Labiche de Reignefort, Relation très-détaillée de ce qu'on souffert, pour la Religion, les prêtres et autres ecclésiastiques français, ... détenus en 1794 et 1795, pour refus de serment, à bord des vaisseaux "Les Deux-Associés" & "Le Washington" dans la rade de l'île d'Aix. Seconde édition, revue et corrigée et augmentée de près de moitié : en particulier de notices sur plus de quatre-vingt des prêtres morts dans cette déportation, Le Clere, 1801.
  • Abbé Isidore-Bernabé Manseau (curé de Saint-Martin-de-Ré), Les prêtres et religieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente Inférieure, publiée en deux tomes chez Desclée de Brouwer, Bruges.
  • Jacques Hérissay, Les Pontons De Rochefort 1792 - 1795, éditions Perrin, 1937.
  • Courson, Les prêtres prisonniers sur les pontons de rochefort pendant la révolution.
  • Abbé Yves Blomme, Les Prêtres Déportés sur les Pontons de Rochefort, Éditions Bordessoules, 1995.
  • Louis Garneray, Mes Pontons - Neuf Années De Captivité, Éditions La Découvrance, 2007.
  • Philippe de Ladebat, Seuls les morts ne reviennent jamais : les pionniers de la guillotine sèche, sur Google Books.
  • Marcel Meyssignac, Des pontons de Rochefort aux camps de la mort en Guyane un témoignage constant, M. Chastrusse, Brive, 1998.
  • A. Gaillemin & J. Bours, « Vie et mort des prêtres meusiens déportés sur les pontons de Rochefort en 1794-1795 », in Bulletin des Sociétés d'histoire et d'archéologie de la Meuse, 1996, no 32, pp. 25-102, Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc.
  • Philippe Regibier, « De l'adhésion aux Lumières" aux pontons de Rochefort, l'étrange destinée du chanoine Nicolas-Antoine de la Morre (1736-1794) », in Bulletin des Sociétés d'histoire et d'archéologie de la Meuse 1998-2003, no 34-35, pp. 161-187, Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, Bar-le-Duc, 1964.