Jacques Futrelle

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Jacques Heath Futrelle

Description de l'image  Jacques Futrelle.JPG.
Naissance
Comté de Pike (Géorgie)
Décès (à 37 ans)
Atlantique nord (Titanic)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américain
Profession Écrivain, journaliste
Conjoint
Lily May Peel (1876 - 1967)

Jacques Heath Futrelle (né le dans le comté de Pike en Géorgie aux États-Unis et décédé le ), est un écrivain américain auteur de nombreuses nouvelles policières mettant en scène la « Machine à penser ». Il meurt lors du naufrage du Titanic en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Jacques Futrelle est né le dans le comté de Pike en Géorgie (États-Unis). Il est le fils de Wiley Harmon Heath Futrelle[1],[2], enseignant d'Atlanta et de Linnie Bevill Futrelle. Il va à l'école de son comté tout en étant éduqué par son père qui lui apprend notamment le français[3]. Pendant sa scolarité, il apprend également les rudiments de l'imprimerie.

Carrière[modifier | modifier le code]

À l'âge de 18 ans, il rejoint l’Atlanta Journal, puis après une courte période pour le Boston Post, il retourne au service de son premier employeur. Il fonde la section « sports » de ce journal[2]. Il est également employé du New York Herald à la même époque.

En 1895, il se marie avec Lily May Peel, elle aussi femme de lettres. Tous deux ont deux enfants, Virginia et Jacques Jr. La famille réside à Scituate (Massachusetts)[4] après quelques années à New York. Futrelle achète même la première automobile de Scituate[3].

Futrelle devient ensuite gérant, en 1902, d'un petit théâtre de Richmond. Il écrit quelques pièces de théâtre et joue parfois. À la même époque, il commence à écrire des nouvelles policières[2].

À partir de 1904, il collabore au Boston American de William Randolph Hearst, dans lequel sont publiés ses récits. Très vite il se spécialise dans les histoires policières, créant un personnage rapidement populaire, le professeur Augustus SFX Van Dusen, surnommé la « Machine à penser »[5]. Dès 1906, il quitte le journal pour se consacrer à plein temps à l'écriture. Il commence alors à écrire des romans.

Mort[modifier | modifier le code]

En 1912, Futrelle et son épouse partent effectuer un voyage en Europe. Le , ils embarquent à bord du Titanic dont ils occupent la cabine C-123[6]. Le jour du départ, Futrelle discute avec le photographe Francis Browne[7] et ce dernier le prend en photo devant le gymnase du navire. Browne ayant débarqué à Queenstown le lendemain, c'est le dernier cliché de Futrelle existant[8].

La veille du départ, Futrelle fêtait son anniversaire avec des amis à Londres. La fête s'est terminée tard dans la nuit, mais les Futrelle ont rejoint Southampton et ont ainsi pu embarquer. Lily May Futrelle a par la suite déclaré que si son mari « s'était saoulé cette nuit-là, il n'aurait pu embarquer, et serait encore en vie. Mais il n'a jamais beaucoup bu[2] ».

Le soir du naufrage, Jacques conduit son épouse à bord du canot D, et cette dernière le voit pour la dernière fois fumant avec John Jacob Astor[2]. Une plaque lui est dédiée près de la tombe de sa mère[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Son épouse, après avoir survécu au naufrage, est morte en 1967 à l'âge de 91 ans. Sa fille Virginia est morte en 1981 et son fils Jacques, après être devenu éditoraliste du Washington Post, est mort en 1979[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les histoires de Futrelle mettent en scène la « Machine à penser ». Sa plus fameuse aventure est Le Problème de la cellule 13, qui est publié la première fois en 1905. Jacques Futrelle s'y montre un des précurseurs du problème de la « chambre close » en le résolvant de façon brillante par le truchement de son héros[5]. La plupart de ses histoires — et c'est ce qui en montre la qualité, à quelques infimes détails près — n'ont nullement vieilli et il est amusant de noter qu'en 1937, soit 25 ans après le décès de son auteur, et trente-deux après sa parution à la suite d'un concours organisé par les éditeurs d'un journal de jeunes afin de choisir quelle était pour eux la meilleure nouvelle policière, c'est Le Problème de la cellule 13 qui obtient le plus de voix.

Les principales nouvelles de Jacques Futrelle sont réunies en deux volumes parus aux États-Unis en 1907 et 1908. Les nouvelles de Jacques Futrelle sont également publiées en Angleterre dans les journaux de Lord Beaverbrock.

Si Jacques Futrelle avait vécu au-delà de sa trente-septième année, il serait certainement devenu l'une des figures dominantes dans l'histoire de la nouvelle policière aux États-Unis, car il marqua une avance considérable pour l'époque, dans la conception de ses récits et dans l'art de les conter. Futrelle est parfois considéré comme une des sources d'inspiration d'Agatha Christie[2].

Treize histoires de la « Machine à penser » ont été rééditées en 1989 aux éditions Terrain Vague-Losfeld et en 1998 aux éditions Payot & Rivage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Futrelle est un descendant de Protestants français émigrés en Amérique.
  2. a, b, c, d, e et f (en) Mr Jacques Heath Futrelle, Encyclopedia Titanica. Consulté le 18 août 2009
  3. a, b et c (en) Biographie, site officiel de Jacques Futrelle. Consulté le 18 août 2009
  4. a et b (en) Mrs Lily May Futrelle, Encyclopedia Titanica. Consulté le 18 août 2009
  5. a et b (en) Carrière, site officiel de Jacques Futrelle. Consulté le 18 août 2009
  6. (fr) Mr Jacques Heath Futrelle, Association Française du Titanic. Consulté le 18 août 2009
  7. E. E. O'Donnell, L'Album « Titanic » du Révérend Père Browne, Éditions Marcel Didier, 1998, p. 91
  8. E. E. O'Donnell, L'Album « Titanic » du Révérend Père Browne, Éditions Marcel Didier, 1998, p. 64

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Futrelle, Treize enquêtes de la machine à penser, Rivages,‎ 1998, 397 p. (ISBN 2743603836)

Liens externes[modifier | modifier le code]