Liste de naufrages

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Naufrages accidentels[modifier | modifier le code]

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 10 août 1628 : lors du lancement officiel du navire suédois le Vasa, ce voilier tout neuf a chaviré par la conjonction d'une rafale de vent imprévue, d'un poids excessif et des sabords de batterie basse ouverts. Le Vasa devait être la pièce maîtresse de la marine de guerre de Gustave II Adolphe de Suède. Il fut renfloué en 1961 et constitue aujourd'hui une attraction touristique de Stockholm.
  • 4 juin 1629 : naufrage du Batavia de la VOC (Vereenigde Oost-Indische Compagnie : Compagnie néerlandaise des Indes orientales) au large des côtes australiennes. Des 300 survivants, 125 furent massacrés par leurs camarades mutins.
  • octobre 1664 : la Lune, revenant de l'expédition de Djidjelli, coule au large des îles d'Hyères en faisant près de 800 morts.
  • 11 mai 1678 : naufrage des îles Avès. Le vice-amiral d'Estrée, qui veut attaquer la possession de Curaçao à la fin de la guerre de Hollande, échoue les deux-tiers de son escadre sur les récifs des Avès (actuellement sur la côte du Venezuela). Sept vaisseaux de ligne, un flûte, trois transports et trois navires flibustiers sont perdus. Cinq-cent hommes périssent, dont quatre-vingt à bord du vaisseau amiral le Terrible. La faute en revient à d'Estrée qui a négligé les conseils de ses capitaines et de ses pilotes.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le naufrage du Ville de Paris en septembre 1782.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2 juillet 1816 : naufrage de la frégate française La Méduse. Célèbre pour son radeau, illustré par une toile de Théodore Géricault intitulée Le Radeau de la Méduse.
  • 17 mars 1821 : naufrage dans les Îles Crozet du chasseur de phoques, le Princess of Wales, un cotre anglais de 75 tonneaux.
  • 31 août 1833 : naufrage du navire-prison l'Amphitrite. Commandé par le capitaine Hunter, le bateau appareille le 26 à Woolwich (Angleterre) pour Port-Jackson (Australie). Son équipage est composé de 16 hommes et transporte à son bord 108 femmes déportées et 12 enfants. Dès le 29, il fut assailli par une violente tempête et le 31 il s'échoua sur la côte française, en vue du port de Boulogne. A cause de l'entêtement du capitaine qui refusa l'aide des français et de mettre des prisonnières dans des chaloupes, tous périrent noyés hormis 3 hommes d'équipage. (documentation : le journal Détective du 8 février 1934 et l'ouvrage : La Mer, naufrages modernes )
  • 16 décembre 1833 : le Superbe, navire de l’escadre du Levant au large de Paros.
  • 3 décembre 1838 : naufrage de la frégate française Herminie aux Bermudes, un seul tué.
  • 27 février 1845 : le brick aviso Colibri fait naufrage au cours d'une tempête au Nord Ouest de Madagascar
  • 28 avril 1847 : le Carrick fait naufrage près de Cap-des-Rosiers, en Gaspésie, et noie près de 130 immigrants irlandais.
  • 15 février 1855 : la Sémillante, transport de troupes français lors de la guerre de Crimée, coule au large des îles Lavezzi, dans les bouches de Bonifacio, entraînant la mort de 700 personnes. Alphonse Daudet écrivit une nouvelle sur cet événement, intitulée L'agonie de la Sémillante.
  • Le trois mâts Le "Rimac" en 1861, naufrages sur le pont d'Yeu[1].
  • 3 janvier 1864 : la goélette Grafton est drossée contre les rochers de l'île Auckland à plus de 400 km au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les cinq naufragés, tous de nationalités différentes (américaine, française, anglaise, portugaise et norvégienne), survivent pendant 20 mois avant de réussir à quitter l'île par leurs propres moyens. Plusieurs ouvrages relatent le naufrage et la survie des marins. Citons François Édouard Raynal en 1870, le capitaine Musgrave en 1866, et Jules Verne en 1874, qui s'est inspiré de l'aventure pour son roman L'Île mystérieuse.
  • 11 mai 1864 : l’Invercauld s'échoue sur les rochers de la pointe nord-est de la même île Auckland (voir ci-dessus). Des vingt-cinq membres de l'expédition, six se noyèrent. Des dix-neuf naufragés, trois furent recueillis vivants le 20 mai 1865 par le navire portugais Julian. Malgré les 12 mois passés en commun sur la même île, les deux groupes de naufragés n'établirent aucun contact entre eux, alors qu'ils étaient séparés d'à peine une vingtaine de kilomètres.

18 décembre 1865: le "Amiral Magon" de Saint-Servan, parti de Swansea pour Lisbonne, est abordé, dans la nuit et le mauvais temps, par un navire anglais; les avaries sont si graves que tout l'équipage est obligé de se réfugier à bord de ce nouveau bâtiment. Le "Amiral Magon" disparait à l'horizon avant de surement sombrer dans l'océan quand le capitaine se rend compte qu'ils y ont oublié le novice Michel Saint-Julien. Après de vaines recherches, plus de trace du navire qui a vraisemblablement coulé. Quand le jeune s'aperçut qu'il était seul à bord, il tenta de se faire remarquer mais sans résultat, il prit son courage à deux mains, se mit aux pompes, alluma un fanal et sonna la cloche, luttant toute la nuit contre les éléments et tant bien que mal, maintint le bateau à flot. Trois jours durant il va dériver, croiser d'autres bâtiments trop éloignés pour le repérer. Le novice partage son frugal repas avec les trois chats et le chien laissés à bord sans pour autant relâcher les manœuvres aux pompes et les signaux de détresse jusqu'à ce qu'enfin un brick anglais vint les secourir, juste avant que sombre, dans la tempête, le "Amiral Magon". Le Courrier de la Drôme et de l'Ardèche du 22 janvier 1866

XXe siècle[modifier | modifier le code]

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Naufrage de la réplique du trois-mats HMS Bounty, le 29 octobre 2012.

Naufrages en temps de guerre[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 19 juillet 1545 : le navire de guerre Mary Rose, vaisseau amiral de la flotte anglaise, coule dans la rade de Portsmouth sous les yeux du roi Henri VIII lors d'un combat avec les Français. On attribue son naufrage à un coup de vent brusque ou à un virement de bord brutal, qui auraient fait tanguer et déséquilibré le navire. Surchargé d'hommes en armures et de canons retenus sur le pont et dans la cale par des filets de protection, il se serait alors renversé. Le navire a été retrouvé au XVIIIe siècle échoué sur le flanc et partiellement enfoncé dans le fond marin. Une théorie plus récente évoque la possibilité d'une brèche dans la coque sous la ligne de flottaison à la suite du tir d'un navire français.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Référence naufrages et noyades
  2. Trois naufrages pour trois îles, 1998
  3. Alfred William Brian Simpson, Cannibalism and the Common Law: The Story of the Tragic Last Voyage of the Mignonette and the Strange Legal Proceedings to Which It Gave Rise, University of Chicago Press, 1984
  4. Le naufrage du Renard
  5. L'Albatros et le Tamaris par Jacques Nougier, Airelle-Editions, 2013, 140 p.
  6. 2 images de l'épave du vapeur norvégien Martha
  7. Chaloupe canonnière La Grandière: 1893-1910
  8. Historique
  9. Historique
  10. (en) « Achille Lauro Sinks Off Coast of Somalia », The New York Times,‎ 3 décembre 1994 (consulté le 16 juin 2011)
  11. Le dernier voyage du Joola
  12. Royal commission of inquiry into the sinking of the MV Princess Ashika in Tonga - Transcript of hearing - Day 1 - 27th October 2009
  13. (en) "Papua New Guinea ferry: Fears grow for 100 missing", BBC, 3 février 2012
  14. « Ouragan Sandy : un disparu dans le naufrage du Bounty », Le Parisien,‎ 29 octobre 2012 (lire en ligne)
  15. L'odyssée de la frégate Le Sarine
  16. La revue de presse d'une page personnelle sur le Meknès cite par exemple les quotidiens Ouest-France du 24 juillet 2010 et La Voix du Nord du 29 juillet 2010.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Guy Le Moing, ...et l'océan fut leur tombe. Naufrages et Catastrophes maritimes du XXe siècle., Marines éditions,‎ 2005, 319 p. (ISBN 2915379289)
  2. Alexandre Dumas, Les Drames de la mer, Éditions du Sonneur, 272 p. (ISBN 9782916136059) Publiés en 1852, lors de l’exil bruxellois d’Alexandre Dumas, Les Drames de la mer sont un recueil de nouvelles inspirées d’histoires maritimes véritables, toutes plus saisissantes les unes que les autres.
  3. Fortunes de mer sur les bancs de Flandres de Jean-Luc Porhel ; peut être lu aux Archives municipales de Dunkerque ; contient le récit de tous les naufrages documentés survenus au large de cette ville
  4. Patrick Macquaire. Le naufrage du Saint-Philibert et ses conséquences sur l'abandon de l'île d'hoëdic par les pêcheurs et leurs familles: Le cercle des homards. Hoëdic, une île entre rumeur et naufrage. Ethnographie d'une catastrophe maritime.Prix essai 2013 salon International du livre Insulaire d'Ouessant. Editions Petra, Paris 2013. 226 p. (ISBN 978-2-84743-066-0)
  5. Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d’Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]