Morgan Robertson

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Morgan Robertson

Description de l'image  Morgan Robertson.jpg.
Activités écrivain
Naissance
Décès (à 53 ans)
Langue d'écriture Anglais américain
Genres nouvelles

Œuvres principales

Morgan Robertson () est un écrivain américain connu pour ses nouvelles. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la mer et de récits maritimes et le possible inventeur du périscope.

De nos jours il est plus connu pour avoir écrit le roman Le naufrage du Titan (en anglais « Futility, or the Wreck of the Titan »). Elle raconte l'histoire d'un paquebot sombrant dans l'Atlantique Nord après avoir heurté un iceberg, une fiction écrite quatorze ans avant le naufrage du Titanic.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'un capitaine de navire, Andrew Robertson, et d'Amelia Glassford Robertson.

En 1898, il publie son roman Le naufrage du Titan.

En 1905, son livre The Submarine Destroyer est publié. Il y décrit un sous-marin qui utilise un dispositif appelé périscope. Malgré les réclamations plus tard de Robertson indiquant qu'il avait "inventé" un prototype de périscope lui même et s'était vu refuser un brevet, Lake et Grubbs perfectionnèrent un modèle utilisé par l'US Navy dès 1902, 3 ans avant le roman de Robertson. On peut aussi ajouter, que le sous-marin électrique français Gymnote était originellement équipé d'un périscope et bien que ce dernier fut par la suite enlevé pour son manque de fiabilité, cela montre que les ingénieurs français pensaient déjà à l'intégration du périscope dans leurs prototypes de sous-marin presque 30ans avant la publication du roman).

En 1914 (dans un volume qui contenait aussi une nouvelle version de Futility), Robertson écrivit une nouvelle appelée Beyond the Spectrum, dans laquelle il racontait une future guerre entre les États-Unis et le Japon, un sujet populaire à l'époque. Comme son Futility or the Wreck of the Titan, Beyond the Spectrum présentait plusieurs ressemblances avec le conflit qui allait se dérouler 27 ans plus tard. Le Japon ne déclarait pas formellement la guerre mais lançait plusieurs attaques surprises contre des navires américains en route pour Hawaii et les Philippines. Une flotte d'invasion qui prévoyait de lancer une attaque surprise sur San Francisco est arrêté par le héros en utilisant une arme prise sur un navire japonais. Le titre fait référence à un projecteur à ultraviolet utilisé par les Japonais (mais inventé par les Américains) pour aveugler les équipages américains.

Robertson est l'auteur de Primordial / Three Laws et la Golden Rule, une nouvelle sur des enfants naufragés qui grandissent ensemble sur une île déserte et tombent amoureux. Des amateurs d'Edgar Rice Burroughs reconnaissent la contribution de Robertson aux travaux d'Henry De Vere Stacpoole, particulièrement Le Lagon bleu, ils pensent qu'aussi bien Robertson que Stacpoole ont influencé Burroughs dans sa création de Tarzan seigneur de la jungle.

Le 24 mars 1915, Robertson a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à Atlantic City. Il était âgé de 53 ans. Il serait mort d'une overdose de protiodide ou d'une maladie cardiaque.

Récemment, Morgan Robertson est devenu le héros d'une BD, l'album Titanic scénarisé par Richard D. Nolane et dessiné par Patrick A. Dumas (Éditions Soleil, avril 2009).

Futility, or the Wreck of the Titan[modifier | modifier le code]

Ce roman écrit en 1898 semble prémonitoire. Robertson y raconte en effet le naufrage d’un grand paquebot nommé Titan réputé insubmersible. Ce dernier, comme le Titanic heurte un iceberg avant de sombrer avec un grand nombre de passagers à son bord, faute d'un assez grand nombre de canots de sauvetage.

Ce qui constitue l’originalité de sa prémonition, c’est qu’il a écrit cette histoire quatorze ans avant le naufrage du Titanic. Il faut ajouter que la construction du navire fut commencée quelques années plus tard, avec une technologie datant de l'époque où Robertson avait écrit sa nouvelle. Avec la connaissance des navires qu'avait Morgan Robertson, il n'est pas étonnant que le Titan et le Titanic se soient tant ressemblés. Il a prétendu qu'une aide ésotérique lui avait donné l’inspiration pour écrire.

Le navire du roman de Morgan Robertson, le Titan, moteurs à peine rodés, percute en avril un iceberg en Atlantique Nord et sombre en faisant 2000 victimes, essentiellement par manque d'embarcations de sauvetage. Dans la nuit du 14 avril 1912 au 15 avril 1912, la réalité rejoint la fiction : le Titanic déchire son flanc tribord contre un iceberg également en Atlantique Nord et, pour les mêmes raisons, perd 1500 passagers. Robertson avait décrit, et dans les moindres détails, son navire imaginaire (système téléphonique interne au navire, principe d'étanchéité des cloisons, nombre de musiciens dans l'orchestre, salle de bal) identiques ou très proche de ceux du Titanic.

Néanmoins, le roman présente des différences avec le naufrage réel, comme par exemple le fait que le Titan a coulé presque aussitôt (rendant l'insuffisance des canots de sauvetage sans objet), et qu'il était sur la route du retour de son 3e voyage à New York.

Ce roman de Morgan Robertson développe une belle et héroïque histoire d'amour entre un marin courageux, une petite fille bravant le danger et une mère retrouvant enfin le bonheur complet.

Ironie du sort : on compte, parmi les victimes du naufrage du Titanic, le célèbre journaliste W.T. Stead qui, dans la critique qu'il avait faite du livre de Morgan Robertson, avait conclu par cette phrase : « C'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebots persistaient à ne pas prévoir assez de chaloupes de sauvetage pour tout le monde ! ».

Le roman est reparu en français en 2000 sous le titre Le Naufrage du Titan aux éditions Corsaire.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]