SOS

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SOS en morse (info)

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SOS est l'interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d'assistance immédiate signé à la convention de Berlin le [1], · · · — — — · · ·  ; par extension le sigle « SOS » est utilisé comme nom mnémotechnique de ce signal.

En radiotélégraphie, ce signal est en principe envoyé sur une fréquence internationale de détresse, à savoir 500 kHz ou de 8 364 kHz[2].

Explications[modifier | modifier le code]

Ce signal est constitué de trois points, trois traits et trois points (· · · — — — · · · ), qui se lisent « ti ti ti ta ta ta ti ti ti ». Ce signal doit être envoyé comme s'il formait une lettre unique, c'est-à-dire en n'utilisant pas d'intervalle interlettre. Ce signal morse a été choisi parce qu'il est facilement transmissible et reconnaissable même par un amateur et en présence d'interférences.

Le découpage de ce signal en S, O et S est donc arbitraire, même s'il a été retenu comme le plus intuitif, puisque d'autres séries de lettres peuvent correspondre[3] ; on lui attribua par la suite (par rétroacronymie) les significations "Save Our Ship" (« sauvez notre navire ») ou Save Our Souls (« sauvez nos âmes »)[4].

Origine[modifier | modifier le code]

Le signal radio original de détresse était « CQD ». Proposé par Guglielmo Marconi et adopté en 1904, le « CQ » était un préfixe général demandant l'attention, suivi d'un « D » pour distress. Le « CQD » était souvent lu comme « come quick, distress » (« venez vite, détresse »). Ce signal n'a pas survécu longtemps ; à la conférence internationale de Berlin, le le standard allemand « SOS » était adopté[5], choix officiellement ratifié en 1908. Le signal « CQD » resta utilisé encore quelques années, surtout par les opérateurs britanniques qui l'avaient proposé initialement.

Le premier sauvetage à la suite d'un signal de détresse radio fut, en , celui de 1 500 personnes après la collision du Republic et du Florida, récupérées par le Baltic après réception du message CQD. Le SOS fut utilisé peu après (en conjonction avec le signal CQD), pour l'une des premières fois, par les opérateurs radios du paquebot Titanic, lorsque ce dernier heurta un iceberg le . Un des films consacrés à l'histoire du paquebot s'appelle d'ailleurs S.O.S. Titanic.

Transmission[modifier | modifier le code]

Le signal peut être transmis de différentes manières.

  • Par signaux lumineux ou sonores : pour les navires (Lampe Aldis, sifflet), aéronefs (feux d'atterrissage), et même alpinistes (miroir réfléchissant la lumière du Soleil, lampe de poche lorsqu'il fait nuit, sifflet) en situation de détresse. Ce signal a en effet l'avantage d'être facile à transmettre avec divers moyens souvent simples, et d'avoir une bien plus grande portée que la voix seule.

Il est recommandé aux personnes en situation de détresse (blessés, survivants d'un crash aérien ou naufrage,…) de se signaler en transmettant le signal spécifique SOS plutôt que n'importe quel autre qui pourrait, selon les circonstances, ne pas être interprété comme un appel à l'aide.

Il est interdit d'émettre ce signal lorsque la situation ne l'exige pas[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Convention de Berlin de 1906 Règlement de service XLII: Conformément à l'article 11 de la Convention de Berlin, ce règlement entrera en vigueur le 1er juillet 1908. En foi de quoi les plénipotentiaires respectifs ont signé le Règlement en un exemplaire qui restera déposé aux archives du Gouvernement Impérial d'Allemagne et dont une copie sera remise à chaque Partie. Fait à Berlin, le 3 novembre 1906.
  2. Union internationale des télécommunications Appendice S13 section 3 Veille sur les fréquences de détresse A20 veille obligatoire jusqu'au
  3. Par exemple : IJS, EIMNI, IAGI, IATB, VGI etc.
  4. http://www.cnrtl.fr/definition/s.o.s
  5. Conférence de Berlin de 1906
  6. Jusqu'au , la fréquence 8 364 kHz était désignée pour être utilisée par les stations d'engin de sauvetage équipées pour émettre sur les fréquences des bandes comprises entre 4 000 kHz et 27 500 kHz et désirant établir avec les stations des services mobiles maritime et aéronautique des communications relatives aux opérations de recherche et de sauvetage.
  7. Référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; AP17, Parties A, B
  8. Ouvrage 2A : règlement international pour prévenir les abordages en mer, Annex IV Alinéa 2 "2. Est interdit l’usage de l’un quelconque des signaux ci-dessus, sauf dans le but d’indiquer un cas de détresse ou un besoin de secours, ainsi que l’usage d’autres signaux susceptibles d’être confondus avec l’un des signaux ci-dessus."