Rambo 2 : La Mission

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Rambo 2 : La Mission

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Titre québécois Rambo II: La Mission
Titre original Rambo: First Blood Part II
Réalisation George P. Cosmatos
Scénario Sylvester Stallone
James Cameron
Sociétés de production Anabasis N.V.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre action
Sortie 1985
Durée 92 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rambo 2 : La Mission (Rambo: First Blood Part II) est un film d'action américain réalisé par George Pan Cosmatos, sorti en 1985. C'est le deuxième volet d'une série de quatre films centrés sur le personnage de John Rambo, interprété par Sylvester Stallone.

Synopsis[modifier | modifier le code]

John Rambo purge sa peine de prison lorsque le colonel Trautman lui propose d'accomplir une mission périlleuse : trouver des preuves de la présence de prisonniers américains au Vietnam, en échange de quoi il retrouvera sa liberté. Arrivé dans la jungle, il entre en contact avec l’espionne anti-communiste Co Bao. Ensemble, ils découvrent un camp vietnamien et Rambo libère un prisonnier. Alors que l'hélicoptère chargé d’exfiltrer Rambo arrive, Murdock, le chef de la mission, qui a eu vent de la libération du prisonnier, décide d'annuler la mission sans récupérer ni ce dernier ni Rambo, malgré la tentative du colonel Trautman pour infléchir ses ordres. Murdock espérait en effet que Rambo ne découvre aucune preuve pour pouvoir classer l'affaire car le Congrès américain n’a aucune envie d’une nouvelle guerre du Viêt Nam.

Trahi et abandonné à son sort, Rambo est ramené au camp vietnamien et torturé. Il fera tout pour s'échapper, venir en aide à d'autres prisonniers, se venger de Murdock, mais aussi et surtout prendre sa revanche sur le Viêt Nam.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version Française (VF) sur RS Doublage[3]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Suite au succès du premier film, une suite fut rapidement envisagée. James Cameron écrit alors une 1re version du scénario. Cette version sera par la suite remaniée par Stallone. Ainsi, le script de Cameron prévoyait notamment que Rambo et Trautman se retrouvent au début du film dans un hôpital psychiatrique, et non dans une prison comme le montre finalement le film. James Cameron critiquera ensuite le côté politique du scénario, qu'il attribue à Stallone, alors que lui ne s'est contenté que de la partie « action »[4].

Casting[modifier | modifier le code]

Le Suédois Dolph Lundgren devait à l'origine faire partie du casting, mais Stallone l’avait déjà casté pour son Rocky 4, sorti la même année, et voulait éviter la confusion. Par ailleurs, Lee Marvin a failli incarner Marshall Murdock, avant que le rôle ne revienne à Charles Napier,[4]. De plus, selon le documentaire de 2002 We Get to Win This Time, les producteurs du film voulaient associer John Travolta à Stallone, après leur collaboration dans Staying Alive (1983)[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé de juin à août 1984[5] au Mexique, notamment à Acapulco et Tecoanapa[6].

Musique[modifier | modifier le code]

Rambo: First Blood, Pt. 2:
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Jerry Goldsmith
Sortie 1985
1999 (réédition)
Durée 38:27
Genre musique de film
Label Varèse Sarabande
Silva America
Critique

Allmusic 2/5 étoiles[7] (réédition)

Albums de Jerry Goldsmith

Bandes originales de Rambo

La musique du film est composée par Jerry Goldsmith, qui avait composé celle du premier film. Elle est interprétée par le National Philharmonic Orchestra. L'album contient également la chanson Peace in Our Life coécrite et interprétée par Frank Stallone, le frère de Sylvester Stallone.

Listes des titres
  1. Main Title (2:12)
  2. Preparations (1:16)
  3. The Jump (3:18)
  4. The Snake (1:48)
  5. Stories (3:26)
  6. The Cage (3:55)
  7. Betrayed (4:22)
  8. Escape from Torture (3:39)
  9. Ambush (2:45)
  10. Revenge (6:14)
  11. Bowed Down (1:04)
  12. Pilot Over (1:52)
  13. Home Flight (3:01)
  14. Day by Day (2:06)
  15. Peace in Our Life (3:18) (musique de Frank Stallone, Peter Schless et Jerry Goldsmith ; paroles de Frank Stallone - interprété par Frank Stallone)

En 1999, le label Silva America commercialise une version plus complète de la bande originale.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film restera dans l'histoire du box-office français, ayant été le premier film à passer la barre des 500 000 entrées en première semaine (avec 510 096 entrées pour Paris dès la première semaine). Rambo 2 restera pendant plus de 10 ans le plus gros démarrage en région parisienne avec plus de 80 000 spectateurs sur la première journée d'exploitation. C'est également le deuxième plus gros succès de l'année 1985 avec 5 851 030 spectateurs français[9].

Le Président des États-Unis de l'époque, Ronald Reagan, a dit, en sortant de la salle de cinéma : « Si jamais l'Amérique a un problème on saura qui appeler ! »

Pays Box-office Nombre de semaines Classement TLT[10]
Box-office Monde mondial 300 400 432 $[11] 160e
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis / Drapeau du Canada Canada 150 415 432 $[11] 18[12] 144e
Box-office Drapeau de la France France 5 851 030 entrées[13] 22 15e
Box-office Paris 1 388 142 entrées[13] 22 -

Saga Rambo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rambo (série de films).

Parodies[modifier | modifier le code]

Dans son sketch de 1992 intitulé Rambo, Albert Dupontel narre Rambo 2 : La Mission. Par ailleurs, de nombreuses scènes seront parodiées dans la comédie de 1993 Hot Shots! 2 (qui parodie également Rambo 3), où Richard Crenna reprendra un rôle similaire à celui de Trautman[9].

Commentaire[modifier | modifier le code]

Le premier film expliquait, dans la tirade finale du personnage, que dans la guerre du Viêt Nam, l'arrière avait renié les combattants. Dans ce second film, on laisse entendre que certains services américains les ont plus ou moins trahis, thème qu'on retrouve dans Portés disparus. Par ailleurs ce 2e film, ainsi que le suivant, s'inscrit davantage dans l'Anticommunisme des années 1980[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Cinéma des années Reagan. Un modèle hollywoodien ? Sous la direction de Frédéric Gimello-Mesplomb (éditions du Nouveau Monde)

Liens externes[modifier | modifier le code]