Espagnol

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la langue espagnole. Pour les autres significations du mot espagnol, voir Espagnol (homonymie).
Espagnol ou castillan
Español ou castellano
Parlée en Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Équateur, Espagne, États-Unis, Guinée équatoriale, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Porto Rico, Maroc, République dominicaine, Salvador, Uruguay, Venezuela
Nombre de locuteurs 406 millions (L1), 466 millions (L1+L2)[1], 500 millions (L1+L2+LE)[2],[3]
Nom des locuteurs hispanophones
Typologie SVO + VSO syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle de Amérique hispanique, États-Unis (certaines jurisdictions du sud-ouest), Espagne, Sahara occidental, Guinée équatoriale et Philippines (certaines jurisdictions).
Régi par Association des académies de la langue espagnole (Académie royale espagnole plus 21 autres académies de la langue espagnole existant dans le monde)
Codes de langue
ISO 639-1 es
ISO 639-2 spa
ISO 639-3 spa
IETF es
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (voir le texte en français) :

Artículo 1

Todos los seres humanos nacen libres e iguales en dignidad y derechos y, dotados como están de razón y conciencia, deben comportarse fraternalmente los unos con los otros.

L’espagnol ou castillan est une langue romane, parlée en Espagne et dans de nombreux pays d'Amérique, ainsi que d'autres territoires dans le monde associés à un moment de leur histoire à l'ancienne métropole.

La langue espagnole, issue du latin vulgaire parlé autour de la région cantabrique, au nord de la péninsule Ibérique, s'est diffusée en suivant l’extension du Royaume de Castille puis fut menée en Afrique, aux Amériques et en Asie Pacifique avec l'expansion de l'empire espagnol entre le XVe et le XIXe siècle, circonstances historiques qui en font la langue romane la plus parlée dans le monde actuellement.

Aujourd'hui, environ 406 millions de personnes ont l'espagnol comme langue maternelle[4],[5],[6], 466 millions si l'on compte les pratiquants secondaires[1]. 500 millions avec pratiquants comme langue étrangère[2],[3]. Ce qui la hisse au deuxième rang mondial en termes de locuteurs natifs loin derrière le chinois mandarin[7],[8]. L'espagnol est la deuxième langue parlée aux États-Unis[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'espagnol est de façon générale resté nettement archaïsant et demeure ainsi relativement proche du latin classique et de l'italien moderne, avec lequel il maintient un certain degré d'intercompréhension. Appartenant à la sous-branche ibéro-romane comme le portugais, l’espagnol permet également une certaine intercompréhension écrite, et dans une moindre mesure orale, avec celui-ci[10]. L’espagnol est morphologiquement proche du français, du fait de leur origine latine commune, mais l'intercompréhension reste toutefois très limitée, bien que facilitée à l'écrit par le caractère archaïsant de l'orthographe française.

D'autre part, l'espagnol étant originaire de la région de Cantabrie, dans le nord de l'Espagne, il a reçu une forte influence du substrat formé par l'ancêtre du basque, en particulier au niveau morphologique, ainsi que, dans une moindre mesure, lexical.

Morphosyntaxe[modifier | modifier le code]

L'espagnol partage avec les autres langues romanes la plupart des évolutions phonologiques et grammaticales caractéristiques du latin vulgaire, telles que l'abandon de la quantité vocalique, la perte des déclinaisons et la disparition des verbes déponents.

Les principales évolutions qui caractérisent l’espagnol sont :

  • diphtongaison spontanée des E (>ie) et O (>ue) brefs toniques (TEMPU(M)>tiempo ; PORTA(M)>puerta etc.)
  • palatalisation des groupes -LL- et -NN- latins en [ʎ] et [ɲ] (ANNU(M)>año etc.)
  • bêtacisme, c'est-à-dire disparition de l'opposition entre les phonèmes /v/ et /b/ (sauf dans certains contextes d'hypercorrection)[11].
  • sonorisation des consonnes occlusives sourdes intervocaliques (VITA>vida ; LACU(M)>lago etc.), trait commun aux langues romanes occidentales.
  • aspiration puis disparition du F- initial latin, conservé sous la forme d'un « h » muet dans la graphie usuelle (FILIUM>hijo ; FACERE>hacer, FABULARE>hablar ; FOLIA>hoja). Ce trait, que l'on retrouve également en gascon, est sans doute une conséquence de l'influence du substrat bascoïde (le système phonologique basque ne connaît pas de F- à l'initiale). Dans certaines régions le H- initial est encore prononcé aspiré.
  • adoption d'un système vocalique simplifié à 5 voyelles (a, e, i, o, u) lui aussi peut-être influencé par le basque.
  • dévoisement puis évolution singulière des fricatives de l'espagnol médiéval dans le sens d'une simplification, débouchant sur la mise en place de deux phonèmes particulier : la fricative vélaire sourde [x] et, dans différents dialectes péninsulaires, incluant notamment les parlers prestigieux de Tolède, Madrid etc., l'interdentale [θ] (proche du th anglais).
  • adoption d'une accentuation tonique basée sur l'intensité et non (comme en italien par exemple) sur la quantité.

En comparaison aux autres langues romanes, l'espagnol possède une typologie syntaxique particulièrement libre et avec des restrictions bien moindres concernant l'ordre des mots dans les phrases (typiquement : sujet-verbe-complément).

Un des traits syntaxiques caractéristiques de l'espagnol est l'ajout d'une préposition « a » devant les compléments d'objet renvoyant à une personne ou un être animé. Il peut être considéré comme une conséquence de la liberté syntaxique précédemment évoquée, le fait de pouvoir intervertir facilement les groupes syntaxiques dans une phrase entraînant possiblement une confusion entre sujet et objet, évitée grâce à l’emploi de la préposition[12]. Ce trait concourt à une confusion que l'on rencontre dans l'usage des pronoms compléments directs et indirects (phénomènes qualifiés de Leísmo, laísmo et loísmo, le premier étant considéré comme correct dans certains cas d'un point de vue académique).

L'espagnol fait fréquemment usage d'un pronom complément indirect redondant en cas de présence du groupe nominal référent : le digo a Carmen : « je dis à Carmen » (littéralement : « je lui dis à Carmen »).

Comme en latin et dans la plupart des autres langues romanes, et à la différence du français[13], l'usage des pronoms sujets est facultatif. Il n'est utilisé que pour lever une confusion dans certains cas de conjugaisons[14] ou pour insister sur le sujet[15].

Système verbal[modifier | modifier le code]

De façon générale, le système de conjugaison de l'espagnol est resté morphologiquement très proche du latin.

Les quatre conjugaisons latines sont réduites à trois en espagnol. Les infinitifs latins en -ĀRE, -ĒRE et -ĪRE deviennent respectivement en espagnol -ar, -er et -ir ; la troisième conjugaison latine, en -ĔRE, est redistribuée entre les deuxième et troisième conjugaisons de l'espagnol, -er et -ir (ex. : FACĔRE>hacer, DICĔRE>decir).

L'espagnol conserve avec une grande vitalité son passé simple, issu du parfait latin, qui tend à être remplacé par des formes analytiques dans d'autres langues romanes[16].

Comme dans d’autres langues romanes, on observe en espagnol une auxiliarisation du verbe haber (« avoir, posséder »). Celui-ci va permettre de construire les temps composés (suivis du participe-passé des verbes conjugués, qui reste toujours invariable en espagnol) mais aussi les nouveaux paradigmes du futur de l'indicatif (infinitif + haber) pour remplacer le paradigme latin (CANTABO…) tombé en désuétude. Le conditionnel est construit par analogie, en utilisant l'auxiliaire simplifié à l'imparfait. haber a fini par perdre son sens original de « avoir, posséder » au profit de tener, pour n’être plus qu’un verbe auxiliaire[17]. Il conserve encore sa valeur sémantique d’origine dans certaines expressions lexicalisées, en particulier haber de + infinitif pour signifier une obligation et la forme hay<ha allí (« il y a ») ainsi que ses variantes dans les différents temps et modes (había, habrá, hubo etc. et même ha habido au passé-composé).

L'espagnol dispose actuellement de deux paradigmes de conjugaison pour le subjonctif imparfait, issues du plus-que-parfait latin, indicatif pour les formes en -ra (AMAVERAM>amara), et subjonctif pour les formes en -se (AMAVISSEM>amase)[18]. Bien que tous deux soient également admis sur un plan académique, le premier tend à se substituer au second, surtout dans le langage oral[19]. De plus, il conserve encore dans certains usages, en particulier littéraires, sa valeur originelle d'indicatif plus-que-parfait[20], et est utilisé comme deuxième variante (libre) du conditionnel présent pour quelques verbes (querer > quisiera~querría ; deber > debiera~debería ; haber > hubiera~habría ; poder > pudiera~podría)[21]. De même, le subjonctif plus-que-parfait peut remplacer le conditionnel passé pour exprimer l'irréel du passé[22].

Les pronoms personnels compléments sont placés en enclise, c’est-à-dire collés immédiatement après le verbe, lorsque le verbe est à l’infinitif (llamarse, « s’appeler » ; dejarme, « me laisser », etc.), au gérondif (mirándome, « en train de me regarder/me regardant ») ou l’impératif (comme en français : mírame, « regarde-moi » ; et comme en français le pronom redevient proclitique si l’impératif est négatif : no me mires, « ne me regarde pas »). Les pronoms sont susceptibles de se combiner, le pronom indirect se place alors en premier : déjamelo, « laisse-le-moi ». Dans une combinaison, le pronom indirect de troisième personne devient se (habituellement pronom réfléchi) et non le : díselo, « dis-le-lui ». Lorsque la forme verbale portant le pronom est associée à un semi-auxiliaire, on a la possibilité de rattacher le ou les pronoms à celui-ci en position proclitique : está levantándose~se está levantando (« il est en train de se lever ») ; ¿Quieres callarte?~¿Te quieres callar? (« Veux-tu te taire ? ») ; suele decirme la verdad~me suele decir la verdad (« il me dit habituellement la vérité »). La construction enclitique est perçue comme légèrement plus soutenue. Les cas d’enclises de pronoms étaient beaucoup plus nombreux en ancien espagnol (direvos, « je vous dirai », os diré en espagnol moderne, etc.) ; certains sont préservés dans des locutions figées. On trouve un phénomène analogue en portugais, en catalan, en occitan aranais[23], ainsi que, partiellement, en italien.

Jusqu'au XVIIe siècle, l'espagnol a maintenu un subjonctif futur en -re (à valeur fortement hypothétique), issu d'une fusion des paradigmes du subjonctif parfait et du futur antérieur (remplacé par la forme composée en utilisant haber au futur). Cette forme a pratiquement disparu de l’espagnol actuel et ne persiste que dans des expressions lexicalisées, des proverbes et certaines formules juridiques[24].

Lexique[modifier | modifier le code]

En raison de ses contacts prolongés avec d'autres langues, le lexique de l'espagnol comporte bon nombre de mots issus d'emprunts, notamment aux langues paléo-hispaniques (ibère, hispano-celtique), au basque, à l'arabe et à différentes langues amérindiennes.

Fonds paléo-hispanique[modifier | modifier le code]

Mots d'origine ibère[modifier | modifier le code]

L'ibère se parlait tout au long de la côte orientale de la péninsule, soit la Catalogne. Le fonds ibère consiste principalement en éléments géographiques et zoologiques, comprenant pour l'essentiel : ardilla « écureuil », arroyo « ruisseau », balsa « étang », calabaza « potiron » (cf. catalan carabassa), cama « lit », conejo « lapin » (du latin cuniculus), cuérrago « lit de fleuve », galápago « tortue de mer » (cf. cat. calapèt « crapaud »), garma « éboulis », gazapo « lapereau » (cf. portugais caçapo), gusano ~ gusarapo « ver », manteca « saindoux », maraña « fourré », marueco ~ morueco « bélier » (cf. cat. marrà, mardà), parra « pied de vigne », perro « chien », autrefois « corniaud », rebeco « chamois, isard » (du latin ibex, emprunté à l'ibère), sima « gouffre, abîme », tamo « menue paille ».

Mots d'origine hispano-celtique[modifier | modifier le code]

L'hispano-celtique regroupe plusieurs variétés, dont le gallaïque (au nord-ouest), le celtibère et le gaulois tardif (au nord-est). Le fonds celtique concerne notamment la botanique, la faune, le labourage et d'une moindre mesure l'artisanat. Au celtique remontent : álamo « peuplier blanc », ambuesta « poignée », amelga « champ défriché », beleño « jusquiame », berro « cresson » (cf. français berle), bezo « babine », bodollo « faucille » (cf. fr. vouge), breca « pandore (mollusque) » (cf. poitevin brèche « vache bigarrée »), brezo « bruyère », bruja « sorcière », cam(b)a « chambige », combleza « maîtresse (d'un homme marié) », corro « cercle », cresa « asticot », cueto « butte, petite colline », duerna « pétrin », galga « galet », gancho « crochet », garza « héron », greña « enchevêtrement », mocho « bouc ou bélier châtré » (cf. fr. mouton), rodaballo « turbot », sábalo « alose », sel « pâturage commun », serna « champ labouré », taladro « tarière », terco « têtu », varga « chaumière », yezgo « hièble ».

Mots d'origine basque[modifier | modifier le code]

Le basque, simple adstrat et d'une valeur culturelle peu estimée, n'a pu susciter qu'un niveau d'emprunt relativement restreint. Toutefois, certains mots, comme (1) izquierda « le gauche », du basque ezkerra (cf. cat. esquerre), (2) madroño « fraisier » (cf. arag. martuel, cat. maduixa), correspondant au basque martotx « ronce » et martuts « mûre », et (3) zarza « ronce » (cf. port. sarça), qui provient du basque anc. çarzi (auj. sasi), ont eu du succès en évinçant le vieil espagnol siniestro « gauche », alborço « fraisier » et rubo « ronce ». Certains d'entre eux ne semblent pas avoir connu de concurrent, comme vega « plaine fertile riveraine » (v.esp. vayca, vajka), qui répond au basque ibai « fleuve », tandis que des mots comme sapo « crapaud », du basque zapo, rivalisent toujours leurs synonymes latins (escuerzo), et enfin d'autres, comme muérdago « gui » et cachorro « chiot » (du basque mihura, txakur), ont fait glisser de sens leurs anciens synonymes (visco « glu (à base de gui) », cadillo « caucalis »). D'autres encore sont de date récente, comme zorra « renard », emprunté au portugais et substantivisé à partir d'un zorro « oisif », lui-même tiré du basque zuur ~ zur ~ zuhur « prudent ». Ce mot est toujours rivalisé par le sobriquet raposa, « la touffue », plus ancien : synonymie recherchée parce que le renard fait l'objet d'un tabou lexical.

Mots d'origine arabe[modifier | modifier le code]

Héritage de l'époque musulmane, l'arabe apporta un grand nombre de mots à l’espagnol (plus de 4 000[25]).

Noms communs d'origine arabe[modifier | modifier le code]
Mot espagnol Traduction Origine arabe
aceite huile āz-zayt (أَلْزيت)
aceituna olive āz-zaytūnah (الزيتونة), singulatif du collectif āz-zaytūn (الزيتون)
alacena placard ⁰āl-ḫazána, du classique ḫizānah (خزانة)
albahaca basilic ⁰āl-ḫabáqa, du classique ḫabaqah (حبق)
albañil maçon ⁰āl-banní, du classique bannā' (بناء)
albaricoque abricot āl-barqūq (الْبَرْقُوق) « la prune »
alcachofa artichaut v.esp. alcarchofa, de l'ar. régional āl-ḫarchūf (الخرشوف) « l’épine de la terre »
alcalde maire āl-qāḍī (القاضي) « le juge »
aldea hameau ād-ḍaj’ah (الضيعة) « le village »
alguacil bedeau, verger āl-wazīr (الوزير) « le ministre en chef »
alhucema lavande ⁰āl-ḫuzáma, du classique ḫuzāma (خزاما)
almohada oreiller ⁰āl-muḫáḍa, du classique āl-miḫaḍah (المخدة)
alquiler loyer āl-kirā’ (الكراء)
alubia haricot āl-lúbijā’ (اللوبيا)
baharí faucon ⁰baḥrí, du classique baḥrī (بحري) « marin »
fulano untel, type, mec fulān (فلان) « quiconque »
gandul feignant ⁰ḡandúr, du classique ḡundar (غندر) « gâté »
hasta jusque v.esp. fasta, de l'anc. (h)ata, fata, de l'arabe ḥatta (حتى)
he voici hā (ها)
jabalí sanglier ⁰ǧabalí, du classique ǧabalī (جبلي) « montagneux »
jarra carafe ⁰ǧárra, du classique ǧarrah (جرة)
majara fou dérivé régressif de majarón, de l'arabe maḥrūm (محروم) « misérable »
marfil ivoire ‘aẓam āl-fyl (عظم الفيل) « os d’éléphant »
marrano cochon ⁰maḥarrám, du classique muḥarram (محرم) « interdit »
ojalá pourvu que ⁰lawchalláh, du classique law cha‘a Allâh (لو شاء الله) « Si Dieu le veut »
rehén otage rihān (رِهان), pluriel de rāhn (رهن) « gage, otage »
zanahoria carotte v.esp. çahanoria, d'un ⁰safunnārjah, du maghrébin isfannārijja (اسفنارية)
Noms propres d'origine arabe[modifier | modifier le code]

[26]

  • Albacete, de l'arabe : البسيط, Al-Basit, la plaine ;
  • Alcázar, de l'arabe : القصر al-qṣar, al kasr ; château/forteresse, terme utilisé pour désigner cette architecture défensive en Andalousie ;
  • Alhambra de l'arabe : الْحَمْرَاء, Al-Ḥamrā', littéralement « la rouge », (la forme complète est Calat Alhambra الْقَلْعَةُ ٱلْحَمْرَاءُ, Al-Qal‘at al-Ḥamrā’, « la forteresse rouge ») ;
  • Almería, de l'arabe : مرأى al-Miraya, tour de vigie, donjon, mirador ;
  • Almodovar, de l'arabe : المدور al-mudawwar, la ronde ;
  • Grenade de l'arabe : غرناطة, Gar-anat, Colline des pèlerins ;
  • Gibraltar, de l'arabe : جبل طارق, djebel Tarik montagne de Tarik ;
  • Guadalquivir, de l'arabe : الوادي الكبير wâd-al-kébir (la grande rivière ou la grande vallée) wâd (oued) signifiant plus la notion de vallée que rivière qui se dit nahr ;
  • Guadalajara, de l'arabe : وادي الحجارة wâd-al-ħijârä (la vallée des pierres ou la rivière des pierres).
  • Andalousie de l'arabe Al-Andalus (Voir : Étymologie d'al-Andalus et de l'Andalousie).
Nom propre d'origine européenne et arabisé[modifier | modifier le code]
  • Alicante, de l'arabe : ألَقَنت Al-Laqant via le catalan Alacant, de la cité romaine Leucante (Lucentum).

Mots d'origine gitane[modifier | modifier le code]

Le caló (dialecte espagnol du romaní, langue des Roms proche des langues indiennes, comme l'hindi, dont de nombreux mots sont similaires : pani, « eau », etc.) a apporté un grand nombre de termes d’argot comme gachó « mec », bato « père », biruji « vent très froid », camelar « aimer », chaval,a « jeune », currelar « bosser », fetén « exellent », parné « fric », sobar « pioncer », pinrel « panard », pureta « vieux, ancien », chorar « chaparder » (cf. fr. chourer), terne « fort, robuste », diñar « donner », mangue « moi », pañí « eau », chingar « emmerder », lacha « honte », pirarse « s'en aller », canguelo « peur », chanchi « super », chanelar « comprendre, piger », chungo,a « merdique », jiñar « caguer », mangar « demander », clisos « yeux », jalar « bouffer ».

Écriture[modifier | modifier le code]

Comme les autres langues romanes, l'espagnol a adopté l'alphabet latin et recourt à des diacritiques et des digrammes pour le compléter. Le tilde Les accents écrits, utilisés en espagnol moderne pour marquer la voyelle tonique dans certains cas, ou pour distinguer certains homonymes, ont été utilisés de façon spontanée jusqu'à la standardisation de leur usage à la création de l'Académie royale espagnole au XVIIIe siècle. De plus, le u porte un tréma dans de rares occasions, à savoir dans les suites güe et güi pour indiquer que le u se prononce (par exemple : bilingüe, « bilingue »).

Le N tildé est peut-être le plus célèbre des diacritiques espagnols ; il donne naissance à un caractère considéré comme une lettre à part entière, ñ. Il s'agit à l'origine d'un digramme NN, le second N ayant été abrégé par suspension au moyen d'un trait devenu ondulé, ~.

Ce sont les scribes espagnols qui ont inventé la cédille (zedilla, « petit z »), celle-ci n'est cependant plus utilisée depuis le XVIIIe siècle (le ç qui notait [ts] étant devenu un [θ] interdental noté z : lança est devenu lanza, « lance », ou c devant e et i : ciego, « aveugle »).

Les points d'exclamation et d'interrogation sont accompagnés par des signes du même type inversés, ¡ et ¿, placés au début de la proposition concernée (et non au début de la phrase) : ¿Qué tal estás? (« Comment vas-tu ? »), ¡Qué raro! (« Comme c'est étrange ! ») mais Si te vas a Sevilla, ¿me comprarás un abanico? (« Si tu vas à Séville, tu m'achèteras un éventail ? »).

De façon générale, l'espagnol, à l'écrit, est une transcription proche de l'oral ; toutes les lettres doivent être prononcées. L'apprentissage de la langue s'en trouve ainsi dans une certaine mesure facilité, pour les hispanophones natifs comme pour les non-natifs désireux d'apprendre la langue. Les combinaisons de lettres ph rh et th ainsi que ch provenant du kh grec ne sont pas utilisées, et seules les consonnes c, r, l et n peuvent être doublées. Le rr, comme r en début de mot, traduit une consonne roulée alvéolaire voisée tandis que ll traduit une consonne centrale liquide. La combinaison qu rend le son k devant e, et i (comme en français).

Traditionnellement, ch et ll ont été considérées comme lettres à part entière et, pour cette raison, dans le dictionnaire, se trouvaient classés en conséquence (par exemple : camisa, claro, charla, ou liar, luna, llama). Les dictionnaires ont cependant peu à peu abandonné cette pratique et recourent à un classement alphabétique classique (comme en français). Cette situation a été régularisée par l'Académie royale espagnole dans une réforme orthographique publiée en 2010 stipulant que ch et ll ne doivent plus être considérées comme des graphèmes indépendants, mais seulement comme une combinaison de deux graphèmes[27].

Variations et dialectes[modifier | modifier le code]

Dialectes d'Espagne[modifier | modifier le code]

Parmi les modalités les plus remarquables du castillan parlé en Espagne, on peut citer l'andalou (notamment caractérisé par la présence de seseo ou de ceceo selon les zones), le murcien, le castúo et le canarien.

Variations en Amérique hispanique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espagnol d'Amérique.

Parmi les plus remarquables, on peut citer l'utilisation d'un autre système de pronoms personnels. Le pronom de la troisième personne du pluriel ustedes (qui sert en Espagne uniquement à s'adresser à un ensemble de personnes que l'on vouvoie) remplace en Amérique hispanique le vosotros. Ce pronom, vosotros (2e personne du pluriel) équivaut en Espagne au « vous » français lorsque l'on s'adresse à un ensemble de personnes que l'on tutoie.

La prononciation ibérique de la consonne c (devant les lettres e et i) ou z (devant a, o et u), est une spirante interdentale (proche du th anglais). En Amérique latine le phonème se prononce toujours /s/ (phonétiquement proche du s français, le s péninsulaire étant plus palatal), un important trait commun avec le canarien et une grande partie de l'andalou. Cette prononciation, appelée en espagnol « seseo », est généralisée en Amérique hispanique.

Les traits communs avec le dialectes andalou et canarien s'expliquent par le fait que la colonisation de l'Amérique hispanique et tous les échanges commerciaux avec celle-ci ont pendant longtemps été centralisés à Séville (les îles Canaries servant alors d'intermédiaire avec la Péninsule Ibérique), ce qui permettait un meilleur contrôle des flux par la Monarchie. C'est ainsi le dialecte andalou qui a été dominant chez les migrants, qui y passaient souvent de longs mois avant de pouvoir embarquer pour le Nouveau Monde.

Les nombreux esclaves africains déportés dans l'empire espagnol ont également influencé certaines différenciations des parlers d'Amérique et développé une forme d'espagnol particulière au contact des colons, tout en apportant leur accent africain.

De grandes disparités peuvent exister au niveau du lexique. Par exemple certains mots courant dans l'espagnol péninsulaire sont obscènes en Argentine, en Colombie ou au Mexique.

La prononciation de l'heure peut différer en Espagne et en Amérique. Pour ce qui est de la première moitié du cadran (12 à 6) l'usage est le même. Pour la deuxième moitié (6 à 12), il y a des variations. Par exemple, en Espagne, « Il est 9 h 40 » se dira « Son las diez menos veinte » tandis qu'en Amérique latine on préfèrera généralement « Faltan veinte (minutos) para las diez », bien que le paradigme péninsulaire existe et soit quelquefois employé. « Il est 1 h » et « Il est 13 h » se disent de la même façon : « Es la una (de la tarde) ».

Le spanglish[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spanglish.

Une conséquence du contact de la langue espagnole avec l'anglais, est l'apparition d'un parler appelé « spanglish », qui est employé notamment par des locuteurs aux États-Unis. Cette variante de l'espagnol est étudiée dans certaines universités comme l'Université Amherst du Massachusetts.

Exemples de spanglish
Mot espagnol Mot anglais Spanglish
Banda Gang Ganga
Camioneta Truck Troca
Disfrutar To enjoy Enjoyar
Reloj Watch Wacho
Creer To believe Bilivar

Extension et usage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Espagnol (langue officielle).
  •      Pays ou l'espagnol est langue officielle.
  • Situation aux États-Unis :
  •      Pays et régions où l'espagnol est parlé sans avoir de reconnaissance officielle[28]

L'espagnol est langue officielle de l'Espagne (coofficielle suivant les régions autonomes) en Europe (45 millions). En Amérique, les pays aux plus grandes populations hispanophones sont le Mexique (107 millions), la Colombie (45 millions), l'Argentine (40 millions), le Pérou (28 millions) et le Venezuela (26 millions). Elle est aussi la langue nationale de la Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de la République dominicaine, de l'Équateur, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama, du Paraguay, de Porto Rico, du Salvador et de l'Uruguay. L'espagnol est encore parlé par les communautés hispanophones des États-Unis (42,69 millions[29]), notamment dans les États du sud-ouest (Nouveau-Mexique, Californie, Texas, Arizona, Nevada, Colorado, Floride avec en tout plus de 18 % d'hispanophones). Il y a également un grand nombre locuteurs au Brésil (langue obligatoire à l'école primaire depuis 2005). En Afrique, l'espagnol est parlé en Guinée équatoriale, et dans les régions nord duMaroc comprenant aussi les deux enclaves espagnoles : CeutaetMelillaainsi que dans le sud marocain , anciennement Sahara occidental sans oublier les Îles Canaries se trouvant à 150 km des côtes africaines. En Asie, plus de 3 millions de locuteurs existaient aux Philippines, mais aujourd'hui il y en a moins de 100 000. Enfin, une variété du castillan appelée selon les auteurs ladino, judesmo, ispanyol ou judéo-espagnol est parlée par la communauté juive séfarade originaire de la Péninsule ibérique en Israël, Turquie, Maroc ou encore Gibraltar.

Répartition des hispanophones dans le monde[réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Hispanophones dans le monde
par ordre alphabétique par nombre
  1. Allemagne (410 000)
  2. Andorre (30 000)
  3. Argentine (41 248 000)
  4. Aruba (105 000)
  5. Australie (150 000)
  6. Autriche (1 970)
  7. Belgique (60 000)
  8. Belize (130 000)
  9. Bolivie (7 010 000)
  10. Bonaire (5 700)
  11. Brésil (1 700 000)
  12. Canada (272 000)
  13. Chili (15 795 000)
  14. Chine (250 000)
  15. Colombie (45 600 000)
  16. Corée du Sud (90 000)
  17. Costa Rica (4 220 000)
  18. Cuba (11 285 000)
  19. Curaçao (112 450)
  20. Équateur (10 946 000)
  21. Espagne (44 400 000 )
  22. États-Unis (41 000 000)
  23. Finlande (17 200)
  24. France (2 100 000)
  25. Guatemala (8 163 000)
  26. Guinée équatoriale (447 000)
  27. Guyana (198 000)
  28. Guyane française (13 000)
  29. Haïti (1 650 000)
  30. Honduras (7 267 000)
  31. Îles Vierges américaines (3 980)
  32. Israël (160 000)
  33. Italie (455 000)
  34. Japon (500 000)
  35. Koweït (1 700)
  36. Liban (2 300)
  37. Maroc (4 301 706)
  38. Mexique (106 255 000)
  39. Nicaragua (5 503 000)
  40. Nouvelle-Zélande (26 100)
  41. Panama (3 108 000)
  42. Paraguay (4 737 000)
  43. Pays-Bas (17 600)
  44. Pérou (26 152 265)
  45. Philippines (100 000)
  46. Porto Rico (4 017 000)
  47. Portugal (1 750 000)
  48. République dominicaine (8 850 000)
  49. Roumanie (7 000)
  50. Royaume-Uni (900 000)
  51. Russie (1 200 000)
  52. Salvador (6 859 000)
  53. Suède (39 700)
  54. Suisse (172 000)
  55. Trinité-et-Tobago (32 200)
  56. Turquie (29 500)
  57. Uruguay (3 442 000)
  58. Venezuela (26 021 000)
  1. Mexique (106 255 000)
  2. Espagne (45 116 866)
  3. Colombie (44 831 434)
  4. Argentine (41 248 000)
  5. États-Unis (37 000 000)
  6. Pérou (26 152 265)
  7. Venezuela (26 021 000)
  8. Chili (15 795 000)
  9. Cuba (11 285 000)
  10. Équateur (10 946 000)
  11. République dominicaine (8 850 000)
  12. Guatemala (8 163 000)
  13. Honduras (7 267 000)
  14. Bolivie (7 010 000)
  15. Salvador (6 859 000)
  16. Nicaragua (5 503 000)
  17. Paraguay (4 737 000)
  18. Maroc (4 301 706)
  19. Costa Rica (4 220 000)
  20. Porto Rico (4 017 000)
  21. Uruguay (3 442 000)
  22. Panama (3 108 000)
  23. France (2 100 000)
  24. Portugal (1 750 000)
  25. Brésil (1 700 000)
  26. Haïti (1 650 000)
  27. Russie (1 200 000)
  28. Royaume-Uni (900 000)
  29. Japon (500 000)
  30. Italie (455 000)
  31. Guinée équatoriale (447 000)
  32. Allemagne (410 000)
  33. Canada (272 000)
  34. Chine (250 000)
  35. Guyana (198 000)
  36. Suisse (172 000)
  37. Israël (160 000)
  38. Australie (150 000)
  39. Belize (130 000)
  40. Curaçao (112 450)
  41. Aruba (105 000)
  42. Philippines (100 000)
  43. Corée du Sud (90 000)
  44. Belgique (60 000)
  45. Suède (39 700)
  46. Trinité-et-Tobago (32 200)
  47. Andorre (30 000)
  48. Turquie (29 500)
  49. Nouvelle-Zélande (26 100)
  50. Pays-Bas (17 600)
  51. Finlande (17 200)
  52. Guyane française (13 000)
  53. Roumanie (7 000)
  54. Bonaire (5 700)
  55. Îles Vierges américaines (3 980)
  56. Liban (2 300)
  57. Autriche (1 970)
  58. Koweït (1 700)

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature espagnole.

Les prix Nobel de littérature en langue espagnole :

Distinction entre « espagnol » et « castillan »[modifier | modifier le code]

Le terme « espagnol » est recommandé par l'Académie royale espagnole (Real Academia Española, RAE), et l'Association des académies de la langue espagnole en tant que dénomination internationale de la langue[30]. Toutefois, cette appellation est peu employée voire rejetée dans de nombreux pays où l'espagnol est langue officielle, et où le terme de castillan est préféré :

  • en Espagne, le terme « castillan » est très couramment utilisé, de longue date. D'autre part, l'adjectif « espagnol » faisant référence à l'ensemble du territoire et d'autres langues étant traditionnellement parlées dans une part importante du territoire (dont le catalan, le basque et le galicien, qui bénéficient d'un statut officiel depuis la transition démocratique[30],[31]), l'appellation de « castillan » est plus proche de la réalité, s'agissant d'une langue d'Espagne parmi d'autres, provenant de Castille ;
  • en Amérique latine, pour des raisons historiques liées au processus d'indépendance de chaque pays et de son rapport à l'Espagne[réf. nécessaire], la dénomination « espagnol » est plus généralement acceptée du Mexique à la Colombie et la dénomination « castillan » est préférée en la République dominicaine, Cuba, Porto Rico, et certains autres pays de l'Amérique du Sud.

Par ailleurs, la dénomination castillan peut désigner plus précisément :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Fiche langue sur le site Ethnologue.com[réf. à confirmer]
  2. a et b http://www.cervantes.es/sobre_instituto_cervantes/prensa/2011/noticias/nota_diae_palabrafavorita.htm
  3. a et b http://www.krysstal.com/spoken.html
  4. congresosdelalengua.es
  5. http://eprints.ucm.es/8936/1/DT03-06.pdf
  6. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Castellano.
  7. Classement ethnologue.com[réf. à confirmer]
  8. Ethnology journal (eldia.es)
  9. Classement World Factbook de la CIA
  10. L'intercompréhension orale est souvent assez bonne pour un locuteur lusophone mais rendue plus difficile pour les hispanophones non familiers du portugais en raison de certaines évolutions particulières de celui-ci.
  11. (es)Tomás Navarro Tomás (1918/1982), Manual de pronunciación española (21e éd.), Madrid, Concejo Superior de Investigaciones Científicas, (ISBN 978-84-00-03462-7), §90-91.
  12. Par exemple, dans la phrase « Juan voit Laura », « Juan ve a Laura », l'ordre des mots étant libre, on peut ainsi aussi bien dire « ve a Laura Juan  », que « ve Juan a Laura », « a Laura ve Juan » etc., les nuances traduites par le choix de l'ordre des mots restent sans incidence sur la valeur sémantique de ce qui est énoncé : le a permet de s'assurer que, quel que soit l’agencement choisi, Laura est objet, et Juan sujet. Le français par exemple n'assure pas cette liberté dans l'ordre des mots et doit recourir à des périphrases pour traduire les mêmes nuances (« c'est Laura que Juan regarde », « c'est Juan qui regarde Laura » loísmo.).
  13. En français, la simplification des déclinaisons verbales a entraîné l'usage obligatoire du pronom sujet dans la plupart des cas. Ainsi par exemple, pour les verbes réguliers du premier groupe, les formes des trois personnes du singulier sont identiques au présent (indicatif ou subjonctif), bien que par écrit ou dans certains contextes de phrases (liaison) on distingue encore la deuxième personne par son -s. Au contraire, l'espagnol ayant en grande partie conservé la variété des terminaisons verbales latines, les possibilités de confusion sont beaucoup plus rares.
  14. Par exemple dans le certains temps, comme l'imparfait de l'indicatif, le présent du subjonctif et l'imparfait du subjonctif, où les formes de 1re et de 3e personne du singulier sont identiques : cantaba → je chantais/il chantait.
  15. "Yo canto" → "Moi, je chante" / "C'est moi qui chante"
  16. C'est par exemple le cas du parfait, encore pleinement utilisé dans une grande partie du domaine linguistique de l'espagnol et qui subsiste dans le langage littéraire mais est couramment substitué en français et en catalan par des formes composées (auxiliaire être ou avoir + participe passé et anar + infinitif respectivement).
  17. Darbord et Pottier, 1994, p. 164-167.
  18. Darbord et Pottier, 1994, p. 173-175.
  19. (en) R. E. Batchelor et Miguel Ángel San José, A Reference Grammar of Spanish, Cambridge University Press, 2010, p. 291.
  20. (en) R. E. Batchelor et Miguel Ángel San José, A Reference Grammar of Spanish, Cambridge University Press, 2010,p. 292.
  21. Michel Bénaben, Manuel de linguistique espagnole, Ophrys, 2002, p. 188.
  22. (es) Académie royale espagnole, Définition de « si », section 1.1.2., alinéa b).
  23. Dans ces dernières langues toutefois, le pronom est séparé graphiquement par un tiret du verbe auquel il est rattaché : mover-se, moure-se, mòure-se, « se déplacer », en espagnol moverse ; italien muoversi.
  24. Darbord et Pottier, 1994, p. 171-173.
  25. Bernard Darbord et Bernard Pottier, La Langue espagnole : Éléments de grammaire historique, Paris, Nathan, coll. « fac. / Études linguistiques et littéraires »,‎ 1994, 2e éd., 253 p. (ISBN 209190836-3), p. 21
  26. (es) José María Calvo Baeza, Nombres de lugar españoles de origen árabe, Madrid, Darek-Nyumba, 1990
  27. (es) Javier Rodríguez Marcos, La "i griega" se llamará « ye », El País, 5 novembre 2010.
  28. où des créoles à base espagnole sont parlés (chamorro, chavacano, papiamento, portuñol, etc.) avec ou sans reconnaissance officielle, et des régions avec une influence hispanique importante
  29. Annual Estimates of the Population by Hispanic Origin for the United States, May-2006, sur American FactFinder
  30. a, b, c et d (es) Entrée « Español » Diccionario panhispánico de dudas, 2005, p. 271-272.
  31. (es) Voir Constitution espagnole de 1978, article 3, sur noticias.juridicas.com. Le texte constitutionnel utilise exclusivement « Castillan » pour désigner la langue.
  32. Entrée « Castillan », Le Petit Robert (édition de 2000).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : langue espagnole.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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