Point Break

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Point Break

Titre québécois Point Break Extrême limite
Réalisation Kathryn Bigelow
Scénario W. Peter Iliff
Acteurs principaux
Sociétés de production Largo Entertainment
JVC Entertainment
Networks
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre policier
Sortie 1991
Durée 120 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Point Break (titre québécois : Extrême limite) est un film américain réalisé par Kathryn Bigelow, sorti en 1991. Ce film fait acquérir à Keanu Reeves une notoriété mondiale.

Le film est un succès commercial dès sa sortie en VHS, puis plus tard en DVD et en Blu-ray, alors qu'il acquiert un statut de film culte dans le monde entier.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Johnny Utah, âgé de 25 ans et ancien joueur universitaire de football américain, a dû faire une croix sur sa carrière sportive suite à une blessure au genou. Désormais agent du FBI, on le charge d'enquêter sur le gang des « anciens présidents », auteur de vingt-six braquages de banques. Son équipier, Angelo Pappas, a une théorie : pour lui, tout porte à croire que les braqueurs sont une bande de surfeurs. Johnny infiltre alors leur milieu, se lie d'amitié avec la jolie Tyler, et découvre le mystique Bodhi.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Angelo Pappas, agent spécial du FBI à L.A., reçoit comme équipier Johnny Utah, un ancien joueur de football américain qui a dû arrêter ce sport pour cause de blessure à la rotule et qui vient d'intégrer le FBI. Leur mission est de trouver le « gang des présidents », une équipe de braqueurs de banques qui portent des masques d'anciens présidents des États-Unis. Pappas, qui est depuis longtemps chargé de cette enquête, a une théorie : d'après lui, il s'agirait de surfeurs.

Utah, qui n'a jamais surfé de sa vie, est alors chargé de s'intégrer au milieu fermé des surfeurs, et il tombe amoureux de Tyler, la jeune surfeuse qui a accepté de lui apprendre les rudiments de ce sport (sachant que Tyler a perdu ses parents dans un accident d'avion, il prétend que les siens sont morts dans un accident de voiture pour qu'elle accepte de l'aider) ; il rencontre à cette occasion l'ancien petit ami de Tyler, un surfeur professionnel "mystique" du nom de Bodhi Salver.

Alors que Tyler et les autres surfeurs ignorent qu'il travaille au FBI, Johnny est convoqué par Pappas qui lui ordonne d'aller, sous sa surveillance, inspecter les différentes plages de surf, avec pour seul indice le fait que les voleurs doivent former un véritable clan : Johnny trouve un tel groupe avec qui il a maille à partir et se bat. Après une attaque réussie mais sanglante de la maison où loge le groupe, les policiers découvrent qu'il ne s'agit pas des voleurs recherchés : il s'agit en fait de trafiquants d'héroïne nazifiants qui avaient été infiltrés par un agent des stupéfiants. Suite à leur bavure, ils effectuent une ultime tentative en faisant rechercher la plage où le sable a la même composition que diverses traces laissées par les "faux présidents" lors de leurs différents braquages : il s'agit de celle où Utah surfe, et il s'aperçoit que les braqueurs ne sont autres que les membres du groupe de Salver. Les deux policiers se retrouvent face aux "faux présidents" qui sortent d'une banque qu'ils viennent de dévaliser, et après une course poursuite ils tombent enfin sur eux. Utah se bat contre le brigand qui porte le masque de Ronald Reagan pendant que Pappas tire sur la voiture des "faux présidents" Johnson, Nixon et Carter. Mais ils ne parviennent pas à les intercepter.

Tyler comprend alors qu' Utah travaille au FBI, devient folle furieuse et s'enfuit. Bodhi emmène Utah avec lui et ce qui reste de son groupe de braqueurs pour faire un saut en parachute. Après ce moment de plaisir intense, Bodhi montre à Utah une vidéo sur laquelle on voit Tyler ligotée et bâillonnée. Johnny est contraint de se joindre à eux pour un braquage de banque afin qu'ils laissent Tyler en vie. Pendant ce dernier braquage, un policier tire sur Bodhi, Utah, le faux Nixon et le faux Johnson ; ce dernier en meurt mais Bodhi tue le policier et assomme Utah. Revenu à lui, Utah est arrêté et son patron s'énerve contre lui ; puis Pappas frappe le patron qui vient de l'insulter et emmène Utah avec lui sur la piste de Bodhi et sa bande ; mais Utah lui dit qu'ils ne peuvent pas les arrêter sinon Tyler sera tuée. Sur l'aérodrome où les fuyards doivent s'envoler pour le Mexique, Pappas se cache derrière l'avion de Salver en le mettant en joue. Pappas tue plusieurs des brigands mais est tué à son tour. Salver emmène Utah avec lui ; en plein vol, il saute de l'avion en parachute mais Utah - sans parachute - s'agrippe à lui et ils sautent ensemble. Après l'atterrissage, Tyler est libérée et vient retrouver Utah.

Quelque temps plus tard, après avoir suivi sa trace tout au long des différents spots de surf du monde entier, Utah retrouve Bodhi en Australie (où il avait dit qu'il se rendrait pour surfer la "méga vague géante" du siècle lors de la tempête des 50 ans) et ils se battent ; Utah passe finalement les menottes à Bodhi qui lui demande de lui accorder une dernière faveur avant d'aller en prison : celle de le laisser surfer cette vague qui est la plus haute des cinquante dernières années ; l'issue fatale de cette tentative de Bodhie ne faisant aucun doute, on voit Utah jeter sa plaque de policier dans l'océan déchaîné.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Point Break est sorti le 12 juillet 1991 aux États-Unis dans 1 615 salles. Lors de son premier week-end d'exploitation, le long-métrage prend la quatrième place du box-office avec 8 514 616 $, pour une moyenne de 5 272 $ par salles[1]. Le week-end suivant, il atteint le seuil maximal de salles (1 625 salles, soit 10 salles supplémentaires), engrangeant 5 743 397 $ et portant le cumul des recettes totalisées au cours des deux week-ends à 18 559 671 $[1]. Finalement, Point Break a rapporté 43 218 387 $ de recettes sur le territoire américain, se classant ainsi à la 29e place des meilleures recettes au box-office de 1991[1].

Le film sort un mois plus tard en France, où il totalise 1 351 132 entrées, permettant ainsi de figurer à la 20e place du box-office français l'année de sa sortie[2].

À l'international, Point Break totalise 40 313 571 $, portant le total du box-office mondial à 83 531 958 $, ce qui est considéré comme un succès commercial au vu du budget de production[1],[2].

Production[modifier | modifier le code]

À l'origine, Matthew Broderick, Johnny Depp, Val Kilmer et Charlie Sheen ont tous été auditionnés pour le rôle principal de Johnny Utah, avec Ridley Scott comme réalisateur[3]. Après avoir acquis le scénario, les producteurs de Point Break commencent à rechercher un réalisateur. À cette époque, le producteur exécutif, James Cameron, est marié à la réalisatrice Kathryn Bigelow, qui vient juste de terminer Blue Steel et cherche un nouveau projet[3].

Point Break se nomme à l'origine Johnny Utah quand Keanu Reeves intègre le casting pour le rôle principal[4]. Mais les studios sentent que le titre n'a que très peu à voir avec le monde du surf et lorsque Patrick Swayze intègre le casting, le film est renommé Riders on the Storm d'après la célèbre chanson des Doors. Cependant, les paroles de Jim Morrison n'ont rien à voir avec le film et le titre est rejeté. Ce n'est que vers la moitié du tournage que le titre Point Break est retenu[4]. Car le titre se réfère à un terme de surfeur[4]. Dans certains cas, les spots à fond rocheux créent des vagues qui déroulent sur une très grande distance, parfois plusieurs centaines de mètres. Ce sont des point breaks. La houle diffracte le long du récif, c'est-à-dire qu'elle change de direction au contact de la masse rocheuse. La zone de déferlement se fait donc uniquement sur ce point de contact. La vague déroule très régulièrement et sa volute y est particulièrement violente, car les crêtes de houle convergent vers ce point où l'eau est peu profonde

  • La célèbre (et future) citation de Titanic, « Je suis le roi du monde », est prononcée ici pour la première fois par Johnny Utah pendant qu'il surfe dans le noir. James Cameron, le réalisateur de Titanic, était à l'époque à la fois le producteur du film et l'époux de la réalisatrice, Kathryn Bigelow.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Impacts dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le film (et plus particulièrement Bodhi) est largement évoqué dans Brice de Nice (2005).
  • Les héros de Hot Fuzz (2007) regardent ce film pour « arrêter de réfléchir ».
  • Alain Chabat dans La Cité de la peur (1994) reprend une scène de Point Break lorsqu'il tire plusieurs coups de pistolet en direction du ciel, voyant le tueur hors de portée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Point Break », sur Box Office Mojo (consulté le 12 décembre 2013).
  2. a et b « Point Break : Extrême Limite », sur JP Box-office (consulté le 12 décembre 2013).
  3. a et b Point Break DVD Liner Notes". Point Break: Pure Adrenaline Edition (20th Century Fox). 2006
  4. a, b et c Point Break DVD Liner Notes". Point Break: Pure Adrenaline Edition (20th Century Fox). 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]