Abyss (film)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abyss.

Abyss

Titre québécois L'Abysse
Titre original The Abyss
Réalisation James Cameron
Scénario James Cameron
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Lightstorm Entertainment
Pacific Western
Steve Johnson's XFX Inc. (effets spéciaux)
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1989
Durée 139 minutes (cinéma)
171 minutes (version longue)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Abyss (The Abyss) est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron, sorti sur les écrans en 1989, mettant en vedette Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio et Michael Biehn.

Quand un sous-marin américain coule dans l'Atlantique, l'équipe de recherche et de récupération des États-Unis (les SEAL) travaille avec l'équipage d'une plate-forme pétrolière, faisant la course contre les navires soviétiques pour retrouver le navire. Au fond de l'océan, ils rencontrent une nouvelle et mystérieuse espèce.

Le film a été un échec commercial à sa sortie en Amérique, malgré de bonnes critiques. Le tournage a été éprouvant pour les acteurs. Les effets visuels, innovants à l'époque, présentent pour une des premières fois des effets spéciaux sur des liquides.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’USS Montana, un sous-marin nucléaire lanceur d'engins américain, coule non loin du bord de la fosse des Caïmans (7 686 mètres de profondeur) après une rencontre fortuite avec un objet immergé non identifié. Le sous-marin repose par 274 mètres de fond, alors que des navires et des sous-marins de l'Union soviétique se dirigent vers la zone pour tenter de sauver l'équipage, avec de plus un ouragan en formation en surface.

La marine américaine décide alors, afin de porter secours aux éventuels survivants, que la façon la plus rapide de monter une opération de sauvetage est d'introduire une équipe de commandos SEAL à l'intérieur de Deepcore, une plate-forme de forage pétrolier sous-marine expérimentale qui se trouve près de la zone du naufrage, celle-ci navigant à 518 mètres au-dessous du niveau de la mer, ce qui leur sert de base d'opérations. Le concepteur de la plate-forme réquisitionnée, le docteur Lindsey Brigman, insiste pour accompagner l'équipe SEAL, même si son ex-mari, Virgil « Bud » Brigman, occupe actuellement le poste de contremaître de la plate-forme. L'équipe SEAL, avec à sa tête le lieutenant Hiram Coffey, embarque avec Lindsey Brigman à bord d'un bathyscaphe, les entrainant dans les profondeur sous-marines en direction de la plate-forme. Cependant, lors de la descente, Coffey commence a éprouver un syndrome nerveux des hautes pressions (SNHP), mais il ne révèle pas son état aux autres membres de l'équipe.

Une mission est mise en place pour se rendre à l'épave de l’USS Montana, composée de l'équipe de sauvetage, secondée par les ouvriers de la plate-forme dirigé par Bud. Malgré les recherches, les hommes de Brigman ne trouvent aucun survivant. Les militaires de leur côté récupèrent les codes d'activation des missiles nucléaires. Cependant, lors de la recherche, un des hommes de l’équipe de Bud fait face à un phénomène lumineux inconnu. Il panique, déréglant lors d'un choc le mélange d'oxygène de sa bouteille de plongée, et entre en convulsion. Lindsey, qui a accompagné l'équipe, la suivant dans un sous-marin de poche resté aux alentours du Montana, assiste également au phénomène, qui reste quelques secondes près d'elle, puis qui s'éloigne rapidement vers la fosse des Caïmans, à grande vitesse. L'équipe revenant à la plateforme, Lyndsey fait part de ce qu'elle a vu ; les militaires évoquent la possibilité d'un engin militaire appartenant aux Russes. Coffey décide alors de retourner au sous-marin — sans en avertir l'équipage de la station — pour ramener une ogive nucléaire des missiles Trident du Montana, puis de l'armer.

En surface, le cyclone s'abat sur la zone et provoque la chute d'une grue du Benthic Explorer, le bateau qui relie Deepcore à la surface. La grue, en coulant, chute sur la station et endommage la plateforme. L'eau s'infiltre dans la station, menaçant de la noyer. Cependant, Bud et ses hommes parviennent de justesse à juguler l'inondation, mais les communications sont coupées entre la plateforme et la surface, l'équipe de forage se retrouvant isolée. Le lieutenant Coffey devient donc le seul responsable de l'équipe de militaires, mais cette tension soudaine fait aggraver son SNHP, le rendant instable et paranoïaque.

Le renouvellement d'oxygène avec la surface étant rompu, Lyndsey va récupérer des citernes de réserve à l'extérieur de la station et croise à nouveau un phénomène lumineux. Lorsqu'elle fait part de cette nouvelle rencontre, les autres membres de l'équipage sont sceptiques. Pour récupérer des preuves, elle programme le trajet d'un robot sous-marin muni d'une caméra vidéo dans l'espoir de filmer le phénomène, mais elle ne l'envoie pas immédiatement. C'est alors que ce manifeste de nouveau le phénomène inconnu, prenant cette fois-ci la forme une longue « colonne d'eau vivante » qui explore et traverse toute la station jusqu'à arriver dans la zone ou se trouve l’équipe de Bud et celle de Coffey. Ce dernier, paniqué, ferme une porte étanche sur le trajet de la créature, la coupant net, ce qui transforme instantanément la colonne en masse d'eau qui tombe sur le sol. À la suite de ce nouvel incident, et sous l'influence de son SNHP, maintenant trop voyant pour que les autres l'ignorent, Coffey craque, et met les civils aux arrêts, croyant à tort à une menace. Son idée est d'attacher l'ogive nucléaire récupérée dans le Montana au robot, et d'envoyer le tout dans le fond de la fosse pour faire exploser ce qui se trouve là.

Bud et ses hommes parviennent à s'échapper et, tentant d'arrêter Coffey, Bud et Lindsay engagent le combat contre lui par le biais de leurs sous-marins de poche interposés. Le sous-marin du militaire est en définitive détruit, mais le robot s'échappe et file vers les abysses avec son ogive nucléaire scotchée dessus. Le sous-marin de Bud et Lindsay, endommagé, prend l'eau. N'ayant qu'un seul masque de plongée opérationnel, Lindsay choisit de se laisser noyer, pour tomber en hypothermie, comptant sur Bud (meilleur nageur qu'elle) pour la ramener à temps à la nage à la station et la réanimer ; celui-ci réussit grâce à un massage cardiaque intense. Bud se dévoue ensuite pour aller au fond de la fosse des Caïmans afin de retrouver l'ogive et de la désamorcer, grâce à un scaphandre expérimental pour la plongée en grande profondeur amené par l’équipe du SEAL, alimenté en oxygène par ventilation liquidienne. Il réussit, mais sa quantité d'oxygène restante n'est pas suffisante pour remonter à temps. C'est alors qu'une créature lumineuse — dont la bioluminescence rappelle celle des béroés — vient jusqu'à lui, et l'emmène dans un vaisseau qui se trouve dans le fond de la fosse.

Pendant ce temps, à la surface, d'énormes vagues menaçantes de plusieurs centaines de mètres de hauteur se forment aux abords des côtes dans le monde entier, mais disparaissent au bout d'un moment sans faire de dégât. Ces vagues sont formées par les créatures extra-terrestres qui ont sauvé Bud, pour prévenir l'humanité sur sa propre destruction et l'« éduquer » sur la voie de la sagesse.

Enfin, le vaisseau des créatures extra-terrestres remonte vers la surface, ramenant avec lui Bud ainsi que la station Deepcore ; l'équipage de la station et les SEAL restants sont surpris que cette remontée rapide des profondeurs de l'océan ne leur ait pas occasionné un accident de décompression, pourtant fatal vu la profondeur où ils se trouvaient. Bud, sortant du vaisseau extra-terrestre, se porte à la rencontre de Lindsay courant vers lui, se précipitant l'un à l'autre pour s'embrasser.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Voxofilm[2]

Box-office[modifier | modifier le code]

  • Box-office États-Unis : 54 461 047 $ (toutes exploitations)[3]
  • Box-office France : 1 990 271 entrées[4]
  • Box-office mondial : 90 000 098 $[3]

Dès sa sortie, Abyss a rencontré un échec commercial avec seulement 54 222 310 $ de recettes engrangées sur le territoire américain lors de sa sortie initiale en août 1989[3]. Lors de sa ressortie en février 1993 dans la version Special Edition, il engrange 238 737 $ supplémentaires, portant le total de toutes exploitations à 54 461 047 $[3].

Les recettes internationales atteignent les 35 000 000 $, permettant de totaliser 90 000 098 $ de recettes mondiales [3].

Bande originale[modifier | modifier le code]

The Abyss:
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Alan Silvestri
Sortie 1989
Durée 47:07
Genre Classique
Producteur Alan Silvestri
Label Varèse Sarabande

The Abyss - Original Motion Soundtrack, composé par Alan Silvestri, est la bande originale du film américain de science-fiction réalisé par James Cameron, The Abyss, sorti en 1989.

Liste des pistes
No Titre Durée
1. Main Title 1:30
2. Search the Montana 1:56
3. The Crane 2:01
4. The Manta Ship 6:23
5. The Pseudopod 5:37
6. The Fight 1:47
7. Sub Battle 3:19
8. Lindsey Drowns 4:45
9. Resurrection 1:58
10. Bud's Big 6:10
11. Bud on the Ledge 3:14
12. Back on the Air 1:41
13. Finale 6:46
47:07

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film est un huis clos assez oppressant dû à l'isolement physique de l'équipage (ils sont à plusieurs centaines de mètres de fond), à l'impossibilité pour quiconque de s'échapper (sans possibilité de remonter car il faut trois semaines de décompression et qu'il y a une tempête à la surface), à la présence des militaires à bord dont un est atteint de folie, et à l'apparition de phénomènes inexplicables et inquiétants au fond de l'eau.
  • Les effets visuels, innovants à l'époque, présentent pour une des premières fois des effets spéciaux sur des liquides.
  • Le tournage de Abyss fut difficile, tant pour les comédiens que pour l'équipe technique, qui rebaptisa rapidement le nom du film en The Abuse, le faisant même imprimer sur les tee-shirts portés par la production[5].
  • Pour le tournage du film, James Cameron a rempli une cuve d'une centrale nucléaire en construction de milliers de litres d'eau chlorée, ce qui occasionna bien des désagréments aux acteurs (Ed Harris dut porter des lentilles de contact durant toutes les parties du film se déroulant dans l'eau).
  • Deux des trois modules de sous-marin de poche existent et sont fonctionnels.
  • Le fluide respiratoire employé dans le film pour plonger en grande profondeur existe réellement. De plus, la scène où un rat est emprisonné dans une cage et respire du liquide n'est pas truquée. Cela a attiré les foudres des associations de protection d'animaux ; cette scène a même été supprimée de la version sortie au Royaume-Uni[réf. souhaitée].
  • Après l'immense succès de Terminator 2, un accord entre Lightstorm Entertainment (la société de James Cameron) et la Fox fut conclu. Dans cette somme, 500,000 dollars furent attribués pour achever les effets spéciaux d’Abyss, qui furent inclus en 1993 dans une version director's cut de 171 min. Cette version longue approfondit les personnages secondaires et les relations entre Ed Harris et Mary Elizabeth Mastrantonio et réintroduit surtout la séquence du tsunami dont l'absence rendit la version cinéma peu claire pour le public[6].
  • Orson Scott Card, auteur de science-fiction, a écrit une novellisation du film. Le roman, également appelé Abyss, raconte les événements du film tout en extrapolant sur le passé et les pensées des personnages humains, et sur les intentions des créatures abyssales, ici décrites comme des extraterrestres.

Nominations et récompenses[modifier | modifier le code]

Lors de la 62e cérémonie des Oscars en 1989 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Abyss sur l’Internet Movie Database