Saint-Sauveur (Finistère)

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Saint-Sauveur
L'église paroissiale de Saint-Sauveur (Finistère)
L'église paroissiale de Saint-Sauveur (Finistère)
Blason de Saint-Sauveur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Sizun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Jean-François Kerbrat
2014-2020
Code postal 29400
Code commune 29262
Démographie
Gentilé Salvatorien, Salvatorienne
Population
municipale
782 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ N 4° 00′ O / 48.45, -4 ()48° 27′ Nord 4° 00′ Ouest / 48.45, -4 ()  
Superficie 13,24 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur [sɛ̃sovœʁ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Penzé, limite communale avec Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec
Le moulin de Kéréon sur la Penzé

Située sur le plateau du Léon, entre les Monts d'Arrée au sud et la mer de la Manche au nord, la localité faisait partie de l'ancien évêché du Léon.

Entouré par les communes de Sizun au sud-ouest, Commana au sud-est, Lampaul-Guimiliau au nord et Locmélar, Saint-Sauveur est situé au sud-est de Landivisiau et de Landerneau les villes les plus proches. Le bourg est situé à 170 mètres d'altitude, les altitudes communales allant de 144 à 202 mètres d'altitude; le fleuve côtier Penzé est le principal cours d'eau qui traverse la commune. La commune n'appartient pas au Parc naturel régional d'Armorique mais en est toute proche, elle est située à sa limite nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Deux tumuli de l'âge du bronze ont été trouvés à Ruguellou en Saint-Sauveur et l'un d'eux a été fouillé en 1986 :

« Des deux tumuli de Ruguellou, reconnus grâce au toponyme révélateur, le plus menacé a fait l'objet d'une fouille de sauvetage. La lecture des coupes du tertre indique qu'à l'origine, son emprise au sol ne dépassait pas 25 mètres de diamètre et que, par conséquent, il devait être assez bombé, compte tenu de l'étalement des terres au cours des ans. Sous la masse des terres rapportées se trouvait un ancien sol brun, riche en charbon de bois et petits tessons. La tombe centrale était une fosse subrectangulaire où furent recueillis les débris d'un vase biconique à deux anses au moins, classique de la seconde série des tumulus armoricains ; il permet de situer cette tombe vers 1600-1200 av. J.-C. Les études palynologiques ont fait ressortir la présence d'habitats en zone humide en contrebas du monument et des placages lœssiques, disparus aujourd'hui de cette région[1]. De l'argile d'origine marine dont le gisement le plus proche se trouve à une vingtaine de kilomètres a servi pour la confection du vase funéraire[2]. »

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur était une trève de Commana depuis 1669 (le seigneur de Keravel construit alors une chapelle "en l'honneur de Jésus et de la Sainte Famille"[3], issue du démembrement de la paroisse primitive de Sizun, faisant partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de Saint-Séverin, qui fut érigée en paroisse lors du Concordat. Les habitants de la commune se nomment les Salvatoriens. Le nom breton de la commune est An Dre Nevez ("La Nouvelle Trève").

Saint-Sauveur est un démembrement de la paroisse de Sizun. Ancienne trève de Commana depuis 1669. C'est grâce aux démarches entreprises par le seigneur et les habitants du quartier de Keravel qu'une chapelle "en l'honneur de Jésus et de sa sainte famille" est construite à Parc-ar-Groas, non loin de la croix de Kerbunsou, propriété du seigneur de Keravel. La trève de Saint-Sauveur est érigée en paroisse, dépendant de l'évêché de Léon, lors du Concordat.

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Les deux députés représentant la trève de Saint-Sauveur lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 étaient Jacques Abgrall et Gabriel[4].

La vie rurale traditionnelle[modifier | modifier le code]

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole en 1836 est de 1395 personnes, soit le total de la population communale. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 885 ha de terres arables, 177 ha de landes et bruyères, 39 ha de bois, taillis et plantations, 130 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors 2 moulins en activité. Les paysans de Saint-Sauveur cultivaient à l'époque 177 ha d'avoine, 88 ha de froment, 88 ha d'orge, 12 ha de seigle, 106 ha de sarrasin, 9 ha de lin, 7 ha de chanvre, 18 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 14 ha de navets), 44 ha de trèfle, 44 ha de pommes de terre, 165 ha d'ajoncs d'Europe, 265 ha restant en jachère, et élevaient 330 chevaux (160 mâles, 120 juments, 50 poulains), 390 bovins (dont 250 vaches), 350 porcs, 50 ovins (15 moutons, 40 brebis), 300 poules et 19 coqs, et possédaient 200 ruches à miel[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
638 681 1 251 1 347 1 321 1 395 1 358 1 468 1 488
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 413 1 564 1 505 1 458 1 528 1 464 1 524 1 536 1 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 395 1 385 1 390 1 214 1 177 1 124 1 008 930 836
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
806 734 646 635 654 636 723 735 782
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire: Saint-Sauveur a connu une expansion démographique remarquable début XIXe siècle, sa population faisant plus que doubler en 18 ans entre 1793 et 1821. Sa population continue, en dépit de quelques dents de scie, a croître, mais modérément dans le second tiers du XIXe siècle, atteignant son maximum démographique en 1861. Le troisième tiers du XIXe siècle correspond à une période de stagnation démographique aux alentours de 1 500 habitants. Le XXe siècle est par contre une période de déclin démographique continu, la population perdant 900 habitants, soit 58,6 % de sa population en 106 ans de 1891 à 1999, en raison d'un exode rural continu. La première décennie du XXIe siècle connaît un rebond démographique lié à la périurbanisation en raison du relatif dynamisme économique du bassin d'emploi de Landivisiau, y compris de la commune proche de Lampaul-Guimiliau où des industries agro-alimentaires son implantées.

En 10 ans, de 1998 à 2007 inclus, la commune[8] a connu 112 naissances pour 69 décès, donc un accroissement naturel nettement positif, surtout en 2007 (22 naissances pour 6 décès), ce qui illustre le renouveau démographique de la commune. Le solde migratoire, négatif avant 1975 en raison de l'exode rural (- 1,1 % l'an en moyenne entre 1968 et 1975 par exemple) est désormais nettement positif ( + 1,4 % l'an en moyenne entre 1999 et 2006). La population est désormais rajeunie : en 2006, les 65 ans et plus ne représentent que 12,2 % de la population totale contre 22,0 % de 0 à 14 ans.

La densité de population de la commune était de 56,4 habitants au km² en 2007.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Description du blason
Blason ville fr Saint-Sauveur (Finistere).svg Blason D'argent aux deux pals d'azur ; sur le tout de sinople à l'épi de blé d'or.
Statut Statut officiel à déterminer…
Concept. Fons de Kort

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Sauveur et le calvaire (Finistère)
Le clocher de l'église de Saint-Sauveur (Finistère)
  • L'église Saint-Sauveur[3] date du XVIIe siècle et comprend une nef à trois travées avec bas-côtés et clocher encastré et un transept terminé par un chœur à trois pans ; le portail en plein cintre situé au midi porte la date de 1679. le clocher à une galerie de style Beaumanoir, commencé en 1618, remanié en 1702. Le maître-autel est du XVIIe siècle et est surmonté d'un retable à trois dômes et la chaire à prêcher date de 1842. Ravagée par un incendie électrique, en 1992, ne laissant que le clocher et quelques pans de murs, l'église est entièrement restaurée en 1999, de la charpente au mobilier, en passant par les vitraux.

Les vitraux contemporains de facture abstraite sont l'œuvre de Gérard Lardeur (1931-2002), maître verrier et sculpteur parisien qui réalisait là l'une de ses dernières créations.

  • La Chapelle Saint-Yves de Penanguer au lieu dit Pen Ar Guer datant du XVe siècle et reconstruite en 1882.
  • Plusieurs croix et calvaires : Kerbolot du XVIe siècle, Kerbouzard vers 1630, Mescouez 1923, Pen Ar Guer du XVe siècle, Cimetière 1600-1715, Croix-de-Pen-ar-Ménez vers 1600, Route de Sizun 1964[9].

Le calvaire de Pen-ar-Ménez (route de Commana, à la sortie du bourg) porte une plaque de marbre avec l'inscription suivante : « 9 février 1930 : restauration du Christ abattu par la foudre le 5 décembre 1929, rien n'ayant été brisé. Jules Havas, recteur ».

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  • L'ancien manoir de Keravel
  • Cinq moulins

Événements[modifier | modifier le code]

Pardon : Le lundi de Pentecôte à la chapelle Saint-Yves de Pen Ar Guer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abeozen, de son vrai nom Jean-François-Marie Eliès, né en 1896 à Saint-Sauveur (mais qui vécut une bonne partie de sa vie à Landivisiau), écrivain en langue bretonne, auteur des "Nouvelles léonardes" et de "Pirc'hirin Kala-Goav" (traduit en français par Mikaël Madeg sous le titre Le pèlerin de la Toussaint[10]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Briard, dans son livre "La protohistoire de Bretagne et d'Armorique", Les Universels Gisserot, 1991, consultable http://books.google.fr/books?id=dVLFclOZIOIC&pg=PA54&lpg=PA54&dq=tumulus+Ruguellou&source=bl&ots=UZhN0hENZq&sig=EmvvDrhytb0iRf8Z1Mj-wMQ-RAY&hl=fr&sa=X&ei=C7soT8T5Oca08QPh7MXbAw&ved=0CEgQ6AEwBg#v=onepage&q=tumulus%20Ruguellou&f=false, évoque l'étude palynologique effectuée par D. Marguerie au Ruguellou et qui fait ressortir une végétation à l'époque principalement herbacée (importance des pâturages) avec quelques céréales et environ 30 % d'arbres, principalement des noisetiers et des aulnes
  2. J. Briard, M. Le Goffic, Y. Onnée, B. Bigot, D. Marguerie, "Le tumulus de l’âge du bronze du Ruguellou, Saint-Sauveur (Finistère). Fouilles de 1986", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXVI, 1997 [ISSN 0249-6763]
  3. a et b http://www.infobretagne.com/saint-sauveur.htm
  4. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises", imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480097g/f495.image.r=Locquenole.langFR
  5. Jean-Marie Éléouet, Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. http://www.recensement-2006.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=SAINT+SAUVEUR&codeZone=29262-COM&idTheme=3
  9. http://www.croix-finistere.com/commune/saint_sauveur/saint_sauveur.html
  10. Mikaël Madeg, Le pèlerin de la Toussaint, An Alarc'h, 2011 [ISBN 978-2-916835-27-3], voir aussi Journal Le Télégramme n° 20630 du 29 octobre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Sauveur

Liens externes[modifier | modifier le code]

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