Ténès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ténès
Ténès
Ténès
Noms
Nom algérien تنس
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Chlef
Code ONS 0202
Démographie
Population 35 459 hab. (2008[1])
Densité 351 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 30′ 44″ N 1° 18′ 16″ E / 36.512222, 1.304444 ()36° 30′ 44″ Nord 1° 18′ 16″ Est / 36.512222, 1.304444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 779 m
Superficie 101 km2
Localisation
[[Fichier:DZ 02 Tenes.svg[]|lang=fr|280px|alt=Localisation de la commune dans la wilaya de Chlef.]]
Localisation de la commune dans la wilaya de Chlef.

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Ténès

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Ténès

Ténès est une commune de la wilaya de Chlef en Algérie, située à 52 km au nord de Chlef, chef-lieu de la wilaya.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ténès est une ville côtière de la mer Méditerranée, située au nord de l'Algérie, à mi-distance d'Alger (à environ 215 km à l'est) et d'Oran (à environ 230 km à l'ouest).

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Le plateau de Ténès, capitale du Dahra central, se situe à la jonction de deux systèmes orogéniques littoraux, les marnes noirâtres du Sénonien, situées à l'ouest, et les argiles albo-aptiens et les grès du carténien à l'est.

La rivière Oued Allala, anciennement Oued er-rihan (rivière des Myrtes), en sortant de l'étroit défilé des gorges, où elle s'engage au nord de Sidi Akkacha (anciennement appelée Montenotte), contourne le Vieux Ténès par la droite pour aller se jeter dans la mer à moins d'un kilomètre, traversant une petite plaine côtière, délimitant ainsi les deux parties. C'est le cours d'eau le plus important de la région avec l'oued Taghzoult à l'ouest.

Le massif calcaire du Cap Ténès, au nord-est de la ville est essentiellement formé de calcaires blancs compacts du Lias moyen, ces calcaires sont azooïques et de même nature que ceux du Chenoua à 90 km à l'est. Il s'agit du premier pointement de la chaine calcaire littorale kabyle en Algérie. Elle culmine à 642 m. d'altitude, mais le mont Tazanount, au sud-est du Cap Ténès est le point le plus élevé du littoral du Dahra central avec ses 779 m.

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Le nom TNS voulant dire 'campement, lieu de halte' car les Numides au début de leurs installations passaient la nuit au nord du plateau de Ténès, craignant la navigation nocturne et ses dangers, et s'approvisionnaient en eau potable dans les nombreuses sources de ce nouveau lieux.

La toponymie de la région de Ténès est essentiellement d'origine amazigh car toute la région du Dahra était occupée jadis par des tribus berbérophones dont le dialecte zenète est différent du Kabyle des zouaouas. Ces noms anciens, dont la signification n'est pas toujours claire, disparaissent au profit de noms récents, la dissolution des confédérations et des tribus belliqueuses du Dahra au XIX siècle par les français, l'acculturation qui s'ensuivit, l'assimilation dans les centres urbains et l'arabisation des populations à accélérer ce phénomène. Citons quelques exemples de toponymes amazighs de la région de Ténès : Oued Tafelilès, Tigharghar, teraghnia, Dj. Tazanount, Guelamime, Dj. Ach zerfet,Tghalimt,Mainis, Thalassa, Aghbal, Bou yazit, Taghzoult.....etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
Carte ottomane du XVIIIe siècle illustrant la région de Ténès.

L'histoire urbaine de Ténès commence au IXe siècle av. J.-C. , avec les occupations successives, des Puniques, des Berbères, des Romains, des Vandales, des Byzantins, des Arabes, des Turcs et des Français.

Vers le VIIIe siècle av. J.-C., les Phéniciens fondent à Ténès un comptoir commercial et des échanges commerciaux apparaissent avec la population berbère. Des tombeaux existent à ce jour sur la côte de la ville. À partir de ce moment la ville porta le nom de Cartennas[2] Au IIIe siècle av. J.-C., située à l'ouest de la Numidie orientale, elle est placée sous le commandement de Syphax. Sous la domination carthaginoise, elle est délivrée par Massinissa à la fin du siècle.

En l'an 30 av. J.-C.,Selon l'historien romain Pline l'ancien, Auguste y installe les soldats de la Legio II Augusta. Aujourd'hui sont découverts des vestiges datant de cette époque comme par exemple des mosaïques avec des inscriptions romaines : Caius Fulcinius Optatus, soldat de la 2e Légion, ou bien celle de Victoria, fille de descendance sénatoriale décrite dans le livre : "Le Trésor de Ténès".

Entre 875 et 882, la région est entre les mains du chef militaire Abou El Mouhajir Dinar, puis par les dynasties Rostemide, Maghraoua, Ziride, Almoravide, Almohade, Zianide, Mérinide.

En l'an 1302 [réf. souhaitée]les Andalous commencent la construction de Ténès el hadhar appelée plus tard Vieux Ténès par les colons français, et où se trouve la mosquée de Sidi Maiza (considérée comme la 3e du pays et datant du début du Xe siècle[réf. souhaitée]). Ténès devient alors une ville universitaire et certains géographes arabes tels que El Bekri (1068) ou Al Yaakubi viennent y travailler.

Au début du XVIe siècle, les Espagnols sont chassés par les Turcs, à la tête desquels se trouve Khayr ad-Din Barberousse. La ville reste ainsi sous domination turque jusqu'à la colonisation française.

Démographie[modifier | modifier le code]

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

La région de Ténès constitue un des hauts lieux de la Préhistoire du nord de l'Algérie. L'occupation continue et très ancienne de Ténès, depuis le Paléolithique moyen (période Atérienne) à nos jours en fait une ville au patrimoine préhistorique et archéologique assez riche. Les occupations successives de la ville ont laissé beaucoup de vestiges; pour la période préhistorique citons : les grottes préhistoriques au Cap Ténès, les stations de campements et ateliers de taille du silex en plein air tout le long du littoral, les escargotières ibéromaurusiennes et néolithiques etc..., dont la plupart sont malheureusement détruites ou abandonnées. La construction de la nouvelle ville française sur les ruines mêmes de l'antique Cartennas, la dispersion des trouvailles, la destruction de ruines souterraines lors de la reconstruction font que la ville perdit beaucoup de vestiges de son passé glorieux. La nécropole punique appelée "tombeaux phénicien" à Ténès, est abandonnée.

Le même phénomène s'observe au Vieux Ténès, au sud de la ville, cité médiévale construite au IX siècle ap-J.C. par des marins andalous, sa citadelle, Bordj el ghoula (Tour de l'ogresse), est complètement délaissée et sa petite casbah tombe en ruine ou est défigurée par des constructions récentes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Chlef : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. http://whc.unesco.org/en/tentativelists/1773 UNESCO World Heritage Center