Niche (architecture)

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Exemple de niche : mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan (Tunisie). Il s'agit d'une niche en cul-de-four vide, encadrée de colonnes.
Le peintre Filippo Lippi de la Renaissance italienne a placé sa Madonne du quattrocento à l'intérieur d'une niche dont la tête est en forme de coquillage

Une niche (ou niche votive) est un emplacement rond, rectangulaire ou en cul-de-four pratiqué en renfoncement dans un mur en façade, en encoignure ou bien est situé à l’intérieur. Elle est destinée à recevoir une statue ou une urne. Elle est parfois encadrée de pilastres.

Différents styles[modifier | modifier le code]

Dans le style gothique, les niches sont agrémentées afin de recevoir des statues de taille moyenne, de colonnettes soutenant un petit tympan.

Dans le style baroque des églises corses, les niches de toutes tailles, sont destinées à recevoir des statues de saints particulièrement vénérées dans la paroisse. Elles occupent généralement l'étage inférieur, et sont situées de part et d'autre du portail. Elles occupent quelquefois l'étage supérieur, et plus rarement, les deux étages simultanément.
La forme de base de ces niches est presque toujours la même : un demi-cylindre vertical coiffé d'un quart de sphère, parfois séparés par une fine corniche en léger relief, décoré dans certains cas d'un simple crépi lisse et uni, quelquefois peint avec des motifs végétaux en forme de volute et de coque. Ce décor est le plus souvent sophistiqué et en volume : pilastres, clé de voûte, encadrement mouluré, entablement ouvragé au-dessus de l'ensemble, volutes, billettes, etc.[1].

La niche en tabernacle est surmontée de dais.

Dans un mur d'église l'enfeu est une tombe, une niche à fond plat.

Dans la construction de mur mitoyen en France, la niche de mitoyenneté est le signal que la propriété de cette face du mur s'arrête au fond de la niche.

En Belgique, la niche portant la protection religieuse a le nom de Potale[2].


Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Regards sur l'architecture religieuse corse, une production du CAUE de la Haute-Corse (Jean-Baptiste Motroni président, Jean-Luc Simonetti-Malaspina directeur - imprimerie Bastiaise 2008.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Regards sur l'architecture religieuse corse, une production du CAUE de la Haute-Corse (Jean-Baptiste Motroni président, Jean-Luc Simonetti-Malaspina directeur - imprimerie Bastiaise 2008
  2. Jacques Mercier, Le français tel qu'il se parle en Belgique, éd. La Renaissance du Livre/La Libre Belgique, 2000, p. 215