El Milia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
El Milia
la place des martyrs au centre d’El Milia
la place des martyrs au centre d’El Milia
Noms
Nom algérien الميلية
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Jijel
Daïra El Milia (chef-lieu)
Commune El Milia
Statut Ville
Président de l'APC Laouar Tayeb[1]
2012-2017
Code postal 18300
Code ONS 1809
Démographie
Population 78 087 hab. (2008[2])
Densité 336 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 45′ 00″ N 6° 16′ 00″ E / 36.75, 6.26666736° 45′ 00″ Nord 6° 16′ 00″ Est / 36.75, 6.266667  
Superficie 232,07 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Jijel
Localisation de la commune dans la wilaya de Jijel

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
El Milia

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
El Milia
Liens
Site de la commune http://el-milia.over-blog.com/

El Milia (en arabe: الميلية) est une commune et une ville de la wilaya de Jijel, de culture arabo-berbère[3], dont les habitants parlent un arabe pré-hilalien. Elle est un des foyers historique de la tribu des kutama.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'El Milia et situé au Nord-Est de l'Agérie dans la wilaya de Jijel, elle se trouve à mi-distance entre les villes de Jijel, Mila, Constantine et Skikda. La mer méditerranée est à une vingtaine de kilomètre au nord.

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune d'El Milia se situe au nord-est de la wilaya de Jijel. Elle est de par sa superficie la plus grande ville de sa région.

Communes limitrophes d’El Milia
Kheïri Oued Adjoul Mer Méditerranée Oued Zhour
El Ancer El Milia Ain Kachra
El Ancer Ouled Yahia Khedrouche Settara

Relief[modifier | modifier le code]

La région d'El-Milia se caractérise par un relief montagneux très accidenté, les montagnes occupent 82 % de la superficie totale, elles se tiennent jusqu'à 1 200 m. Caractérisé par un littoral vierge et des petites montagnes couvertes par des végétations assez denses et des sources d'eaux.

On distingue principalement deux régions physiques :

  • les zones des plaines, situées aux vallées de Oued el Kébir, Oued Boussiaba et les petites plaines de Oued Z'hour.
  • les zones des montagnes, situées autour de la ville, caractérisées par une couverture végétale très abondantes et un réseau hydrographique important.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la région d'El-Milia est celui de la Méditerranée caractérisé par un été chaud et un hiver doux et parfois agité, le climat est très humide. En été La température atteint les 40 °, en hiver parfois 0 °.


Localités de la commune[modifier | modifier le code]

La commune d'El Milia est composée de cent une localités[4] , villages et hameaux :

  • Abbas, Achmoukhen, Adjenak, Adrah, Ahjilen, Ahma Den, Aïmoune, Aïn El Kebira, Akbet, Amria, Amriouane, Aouraren, Arfa, Asfoura, Asserdoune, Azaraz
  • Bellara, Bendraya, Beni Mahboub, Berguida,binlajbala, Boubazil, Boudinar, Boudious, Boukhedache, Boulaazib, Boulemraa, Boumoussa, Bounhar, Bourmila, Bouzghiba
  • Cherfa
  • Demnat Kouider, Dhar Labaâdèche, Dkhil
  • Ech Cherfa, Ed Dahraya, Ederdar, El Ancer, El Batma, El Khemis, El Khenak, El Kobaï, El Maasar, El Massif, El Melaâb, El Milia, El Ouali, El Sahridj, Er Ermila, Erriah
  • Ghaâbet, Ghenyou
  • Khenak El Kouhel
  • Labsasma, Laouaret, Laouina, Laouina El Kahla, Leblaghet, Lebzaane, Lekhlafa, Lekhtatef, Lemsella
  • Mazzer, Mersa
  • Ouasad, Ouled Abada, Ouled Adder, Ouled Ali, Ouled Annane, Ouled Arbi, Ouled Beni Taleb, Ouled Bensaâd, Ouled Boulemnaker, Ouled Bourid, Ouled Braham, Ouled Chouy, Ouled Djaballah, Ouled EL Abed, Ouled Salah, Ouled Salah, Ouled Yahia, Ouled Younès, Ouled Z'hor
  • Ras Louchen, Rekaïb Biras, Remila
  • Saadallah, Sidi Yahia
  • Tachba, Taghras, Takouar, Taled Chaker, Tamazir, Tanedfour, Tarsat, Tarzouz, Tasskif, Tigherbèche, Tighramènne, Tizghabène
  • Zarzour, Ziagha

Peuple[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune d'El-Milia est, ce que l'on appelle des kabyles hadra, ces kabyles ( tribus ) arabisés, d'origine berbère qui ont quitté les montagnes pour s'installer dans les plaines et les villes. Les habitants de la commune d'El-Milia se sont convertis à l'islam dès les premières années de l'arrivée des musulmans dans la région, puis se sont arabisés en se mélangeant aux tribus arabes pré-hilaliens et hilaliens.

Parmi les tribus qui se trouvent dans la ville d'El-Milia et dans sa région, sans considérer l’origine arabe ou berbère, on peut citer : les Ouled Aïdoun, Beni Fergane, Beni Belaïd, Beni meslim, Tileman, Beni Feteh, Beni Aïcha, Beni Khettab, Ouled Ali, Ouled Aouat, Ouled Boufaha, Mechat, El Achache, Beni Caïd, Ouled Mbareek, Beni Telilane, Beni Sbih.

Histoire[modifier | modifier le code]

Colonisation française (1839-1962)[modifier | modifier le code]

La ville a longtemps été un ensemble de petites mechtas dispersées jusqu'en 1860 où un petit village les reliant a été construit par la colonisation française, sous la direction du département de Constantine, dans le but de soumettre la tribu des Ouled Aïdoun.

Depuis l'installation dans la ville d'El-Milia, du borj en 1860 par les Français, qui permet de gérer les Ouled Aïdoun, ces derniers humiliés et ruinés face à la soumission des impôts et l'exploitation de leurs richesses, se décidèrent à la fin d'une réunion, d'attaquer dès le lendemain à l'aube le camp d'El-Milia et de prendre le contrôle de la tour militaire française. Cette révolte du 14 février 1871 marquera le début du soulèvement armé générale dans la Kabylie orientale.

L'insurrection qui s'est déroulée en deux temps à duré à peu près 9 mois, pendants lesquels le camp des soldats de réserve fut détruit, et la tour militaire assiégée durant plus d’une semaine. Les forces d’occupation mobilisèrent alors quelque 10 000 soldats pour tenter de mater ce soulèvement ainsi que celle d'El Mokrani, les soldats Français ayant une supériorité au niveau de l'armement réussirent à prendre le dessus face à un ennemi dépourvu de tout.En représailles contre la population, l'occupant soumis celle-ci à des impôts supplémentaires, confisqué des terres et réprimé des personnes en les faisant arrêter et déporter, la région d'El-Milia entra alors dans une période des plus sombres de son histoire.

Durant la guerre d'Algérie, les tribus de la région d'El Milia, qui faisait alors parti de la wilaya historique II du nord constantinois, ont joués un grand rôle dans la lutte contre les côlons. en particulier dans les attaques du 20 Août 1955 qui resteront à jamais gravés dans les annales de la guerre d'indépendance[5].

L’assujettissement de la région n’était guère facile et on n’y parvenait qu’après des campagnes successives. Les plus importantes se sont déroulées en 1847, 1850, 1851, 1852, 1853, 1858, 1860, 1861 et 1865 et furent dirigées par des généraux.

C'est durant le 20 Août 1955 et les jours qui ont suivis que les combats ont étés les plus acharnés, faisant subir aux troupes coloniales françaises des pertes énormes. Ce qui poussa Zighoud Youcef à déclarer « Si nous avons perdu militairement et gagné politiquement dans le nord-est du Constantinois, c’est-à-dire à Skikda et sa périphérie, je peux vous dire que nous avons gagné militairement et politiquement dans le nord-ouest du Constantinois, et plus particulièrement à El Milia »[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Infos de JIJEL.
  2. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Jijel, sur le site de l'ONS.
  3. http://www.algerieinfos-saoudi.com/article-el-milia-l-arabo-amazigh-72377897.html
  4. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya dde Jijel, page 1521 et page 1522.
  5. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/336268
  6. http://el-milia.over-blog.com/article-29503706.html