Zellige

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Décoration en zelliges de la fontaine de la place El-Hedine, Meknès, Maroc.
Décor hispano-mauresque, surchargé de l'aigle impérial de Charles Quint, Alhambra, Grenade, Espagne.
Exemple de mosaïque romaine, origine probable du zellige.
Sol en pierres noires avec cabochons blancs, Ier siècle, maison des Ceii, Pompéi.

Le zellige (vient de l'arabe : زليج, faïence) est un carreau d'argile émaillée dont le décor reproduit l'assemblage géométrique des tesselles de mosaïques posées sur un lit de plâtre. Le zellige, utilisé principalement sur les bâtiments ou les fontaines, est un composant caractéristique d'architectures marocaines .

Historique[modifier | modifier le code]

Le zellige constitue un élément d'architecture marocaine berbères qui a su parfaitement s'adapter aux styles de décoration contemporains tout en préservant un mode de fabrication artisanal. Sans doute issu de la mosaïque romaine puis byzantine[1], le zellige traditionnel apparaît au Maroc au Xe siècle dans des nuances de blanc et de brun, puis s'est épanoui au XIVe siècle sous la dynastie des Mérinides, avec l'utilisation du bleu, du vert et du jaune ; le rouge ne sera utilisé qu'à partir du XVIIe siècle. Les émaux anciens aux teintes naturelles ont été utilisés jusqu'au début du XXe siècle et les couleurs n'avaient probablement pas beaucoup évolué depuis la période des Mérinides.

Les Mérinides l'ont largement utilisé notamment à Méknés.

Aujourd'hui, la palette des couleurs du zellige s'est singulièrement enrichie de couleurs vives qui permettent de multiplier les compositions à l'infini.

La forme la plus courante du zellige est le carré dont les dimensions sont variables. D'autres formes sont également possibles en composition : l'octogone combiné avec un cabochon, l'étoile, la croix.

Le zellige est utilisé pour les murs, mais également pour les sols. Il est alors moulé et possède une épaisseur d'environ 2 cm. Il existe en carré 10×10 cm simple ou aux coins coupés pour être combiné avec un cabochon de couleur. Pour habiller les sols on utilise également le « bejmat », pavé de 15×5 cm d'une épaisseur de 2 cm environ. Il peut être naturel ou émaillé et peut se poser soit dans une disposition simple, soit en chevron.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ivo Grammet, Min Dewachter et Els De Palmenaer pour l'Etnografisch Museum d'Anvers, Maroc : Les artisans de la mémoire, Gent, éditions Snoeck, 2006 (ISBN 90-5349-577-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]