Marimba

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La musique Marimba et les chants traditionnels de la région sud du Pacifique colombien *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Groupe de Marimba à Antigua
Groupe de Marimba à Antigua
Pays * Drapeau de la Colombie Colombie
Région * Amérique latine et Caraïbes
Liste Liste représentative
Fiche 00436
Année d’inscription 2010
* Descriptif officiel UNESCO

Le marimba (marimbaphone) est un instrument de percussion imposant répandu dans certains pays de l'Amérique latine. Il serait un mélange du balafon africain et d'instruments précolombiens. Il s'est complètement incorporé à la musique traditionnelle locale en gardant les caractéristiques du balafon. Il prend sa forme la plus sophistiquée aux états mexicains de Chiapas et Oaxaca, Guatemala et au Salvador.
De nos jours, de plus en plus de compositeurs occidentaux (Olivier Messiaen, Pierre Boulez, Steve Reich, John Williams...) l'incluent dans des œuvres orchestrales et lui créent des œuvres solistes ou de musique de chambre.

En 1966 la chanson Under My Thumb des Rolling Stones contribue à sa popularisation, Brian Jones leur fondateur jouant de cet instrument. Il sera ensuite réutilisé par ce dernier dans divers morceaux. Il est utilisé dans la chanson I Can't See Your Face in My Mind du groupe The Doors.

La musique marimba et les chants traditionnels de la région sud du Pacifique colombien ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO le 16 novembre 2010[1].

Facture[modifier | modifier le code]

Le clavier[modifier | modifier le code]

Les lames sont en bois de padouk ou de palissandre et sont de moins en moins larges de gauche (grave) à droite (aigu) : il est donc doté d'un clavier que l'on qualifie de progressif. La position des notes et la forme du clavier sont similaires à celles d'un piano (deux étages) un pour les dièses et bémols et celui du dessous pour les notes sans altérations.

Les résonateurs[modifier | modifier le code]

Les résonateurs des marimbas modernes sont des tuyaux en métal (pour les marimbas primitifs, les musiciens utilisaient des résonateurs de type calebasse). Ils ont pour rôle d'amplifier le volume sonore produit par les vibrations des lames.

Le châssis[modifier | modifier le code]

L'ensemble est posé sur un support en bois ou en métal qui peut se régler en hauteur sur les marimbas les plus perfectionnés[2].

Types de marimba[modifier | modifier le code]

On trouve des marimbas de 4 octaves 1/3 (La2/Do7), de 4 octaves 1/2 (Fa2/Do7), et maintenant de plus en plus de 5 octaves (Do2/Do7) (certains morceaux ne peuvent d'ailleurs être joués que sur ces marimbas) voire 5 octaves 1/3 (La1/Do7).

Le marimba est généralement fabriqué et assemblé à la main, mais il peut être aussi fabriqué en série.

Jeu[modifier | modifier le code]

Hervé Voirin jouant du marimba

Il se joue debout, à l'aide de deux paires de baguettes ou seulement deux baguettes. Parmi les méthodes de prise en mains des baguettes, il y a la tenue "traditionnelle", les grips « Stevens » et « Burton » (du nom de leurs inventeurs) et bien d'autres manières de tenir 4 baguettes. Certains musiciens, tels Keiko Abe ou Emmanuel Séjourné peuvent manier jusqu'à six baguettes (trois dans chaque main).

On peut citer comme marimbistes actuels tels que Marie-Josée Simard, Gary Burton, Keiko Abe, Jean Geoffroy, Emmanuel Séjourné, Philippe Spiesser, Eric Sammut, Leigh Howard Stevens, Robert Van Sice, Michael Burrit, Alex Jacobowitz, Momoko Kamiya, Katarzyna Mycka, Jasmin Kolberg, Karen Takaguchi ou encore Gordon Stout. Plusieurs musiciens peuvent jouer en même temps sur le même instrument.

Les facteurs sont Concorde, Musser, Malletech, Marimba One, Yamaha, Korogi Kori, Adams, Studio 49, Majestic, Bergerault, Lennback, etc.

Plusieurs compositeurs européens du XXe siècle se sont intéressés au marimba, comme Darius Milhaud, qui composa un Concerto pour marimba, vibraphone et orchestre en 1947, Luigi Morleo qui composa Concerto per marimba e archi, en (1993), Erkki-Sven Tüür qui composa Ardor et concerto pour marimba et orchestre, en 2001-2002, ou encore Bernard Cavanna, à qui l'on doit un Trio pour clarinette basse, marimba et contrebasse (2001). Les compositions plus recentes incluent un Concerto pour marimba et orchestre à cordes (2005), un Double Concerto pour vibraphone, marimba et orchestre (2012), et un Double Concerto pour 2 marimbas et orchestre à cordes (2013) - toutes les trois d'un compositeur et percussionniste français, Emmanuel Séjourné, qui a composé plusieurs oeuvres pour cet instrument.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Helmut Brenner, Marimbas in Lateinamerika. Historische Fakten und Status quo der Marimbatraditionen in Mexiko, Guatemala, Belize, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica, Kolumbien, Ecuador und Brasilien (Studien und Materialien zur Musikwissenschaft 43), Hildesheim–Zürich–New York, Georg Olms Verlag, 2007.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]