John Mayall
John Mayall
| Nom | John Mayall |
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| Naissance | 29 novembre 1933 Manchester |
| Activité principale | auteur-compositeur-interprète, musicien, chef d'orchestre |
| Genre musical | blues rock jazz |
| Instruments | guitare, piano, harmonica, orgue |
| Années d'activité | 1962 à nos jours |
| Site officiel | www.johnmayall.com |
| Entourage | The Bluesbreakers Mick Fleetwood & John McVie Eric Clapton Mick Taylor |
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John Mayall (né le 29 novembre 1933) est un bluesman anglais à la fois chanteur, harmoniciste, claviériste, guitariste et auteur-compositeur.
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[modifier] Biographie
Né à Macclesfield, une petite ville près de Manchester où il est bercé par les disques de jazz de son père et influencé par des artistes comme Leadbelly, Big Bill Broonzy, Albert Ammons, Pete Johnson, Charlie Christian, Django Reinhardt et Eddie Lang (son bluesman préféré restant J.B. Lenoir). À douze ans, il entreprend seul l'apprentissage de la guitare et de l'harmonica et, à treize ans, s'exerce à la technique du boogie-woogie au piano. Profondément original, il fabrique et décore lui-même ses guitares, vivant même un certain temps dans une grande cabane en haut d'un arbre, équipée d'un réfrigérateur et d'un tourne-disques.
John Mayall travaille d'abord plusieurs années comme graphiste, emploi qu'il abandonne définitivement à 30 ans, pour former The Bluesbreakers, qui reste le nom de son groupe près de cinquante ans après ses débuts. Pendant deux ans, de juin 1969 à l'été 1971, Mayall a opté pour une formule sans batteur, produisant deux de ses albums les plus originaux, The Turning Point avec Jon Mark à la guitare acoustique, et Usa Union, avec le violoniste Don "Sugarcane" Harris. Fin 1969, il s'installe en Californie, à Laurel Canyon, Hollywood, Los Angeles et, depuis, tous ses musiciens sont américains. En 1979, un incendie a entièrement brûlé sa maison, détruisant toutes ses archives, personnelles comme professionnelles.
Lors du fameux British Blues Boom anglais, à partir de 1963, les Bluesbreakers deviennent une véritable pépinière de talents pour le blues britannique, en révélant de très nombreux musiciens de talent, notamment le bassiste Jack Bruce, le batteur Aynsley Dunbar, les guitaristes Eric Clapton (qui forme ensuite Cream), Peter Green (qui fait ensuite partie de Fleetwood Mac avec le bassiste des Bluesbreakers John McVie), Mick Taylor (qui va rejoindre les Rolling Stones), puis Freddy Robinson, Walter Trout, Coco Montoya et Buddy Whittington.
[modifier] 1965 - 1966 : John Mayall and The Bluesbreakers
Parti se reposer à Oxford chez son ami Ben Palmer (l'ancien guitariste des Roosters), Clapton ne reste pas inactif très longtemps après son départ des Yardbirds : dès mars 1965, John Mayall lui propose de rejoindre les Bluesbreakers. À l'époque, le groupe est déjà une référence du R&B britannique, Clapton accepte donc la proposition. Échangeant sa Fender Telecaster contre une Gibson Les Paul Standard pour un son plus authentique et puissant, Clapton joue avec passion, et assoit sa réputation d'instrumentiste prodige. Ce qui ne l'empêche pas de manquer parfois de sérieux, allant jusqu'à rater certains engagements… Lassé par la routine des concerts dans les night-clubs, il abandonne en août 1965 les Bluesbreakers pour se joindre à un groupe composite supposé parcourir le monde : The Glands.
L'intention première de ce groupe de « musiciens voyageurs » était de parcourir le monde dans un autobus à deux étages, en jouant un peu partout. Une épopée qui s'achève rapidement en Grèce, d'où ils reviennent sans un sou après avoir eu un accident de la route et s'être presque fait kidnapper à Athènes. Clapton reprend donc dès octobre 1965 sa place au sein des Bluesbreakers…
En mars 1966, Clapton, Mayall et les Bluesbreakers enregistrent l'album Blues Breakers - John Mayall with Eric Clapton. Considéré encore aujourd'hui comme un monument du British Blues Boom, le disque connaît un grand succès, mais son titre, ambigu, ne satisfait ni les membres des Bluesbreakers, ni Clapton, qui trouve que son nom « se voit moins que celui de John Mayall ».
En 2005, John Mayall a reçu la médaille d'Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique (OBE).
En incluant les 4 disques produits par son fan-club, il a enregistré 58 albums depuis 1964 et continue de tourner avec sa formation depuis 2009 : Rocky Athas à la guitare, Tom Canning aux claviers, Greg Rzab à la basse et Jay Davenport à la batterie.
[modifier] Discographie
[modifier] Albums originaux
Si l'année d'enregistrement est différente de l'année de publication (qui a souvent varié selon les pays), elle est mentionnée après le titre.
Les classements sont ceux du Top 50 de Record Retailer (UK) et du Top 40 de Billboard (US).
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- Le fan club officiel a publié 4 CD live depuis 2000, dont un avec des enregistrements privés datant de 1957 à 1962 et 3 autres enregistrés en 2000 et 2002.
[modifier] Principales compilations
- 1992 : London Blues, 1964-1969. Double CD 40 morceaux.
- 1992 : Room To Move, 1969-1974. Double CD 30 morceaux (et pas 29 comme indiqué au verso du boitier) dont deux inédits ou raretés : Bad Luck Time, extrait de l’album de Shakey Jake Harris, The Devil’s Harmonica (1971), sur lequel Mayall joue de la guitare et du piano et Brand New Band, face B inédite en album de son single Gasoline Blues (1974)
- 1997 : The Best of John Mayall, 1964-1969, As It All Began. 20 morceaux sélectionnés et commentés par Mayall.
- 2010 : So Many Roads - An Anthology 1964-1974. Coffret 4 cd 74 titres.
[modifier] Morceaux inédits isolés
- Blues Breakers with Eric Clapton a d'abord été réédité en un CD contenant l'intégralité de l'album en mono, puis le mixage stéréo de 1969 à la suite. En 2006, un double CD Deluxe edition contient ce CD et, sur le 2e, 28 bonus dont le mixage stéréo inédit de On Top of the World, produit par Jimmy Page fin 65 et dont seule la version mono était disponible sur des compilations de British blues.
- 1967 : L'album Raw Blues est une compilation de divers artistes, produite par Mike Vernon, contenant 6 morceaux inédits enregistrés par Mayall début 1966 ainsi que 2 par Champion Jack Dupree, sur lequel il l'accompagne à l'harmonica.
- 2001 : La 2e réédition CD de l'album The Turning Point contient 3 morceaux inédits (du même concert, en juillet 1969)
- 2003 : La première réédition de l'album A Hard Road (double CD 36 titres) contient plusieurs bonus dont les 4 morceaux du 45 T EP de 1967, Bluesbreakers with Paul Butterfield, jamais parus en album. La 2e réédition (2006, 1 CD 28 titres) contient aussi ces 4 morceaux, mais plusieurs des bonus sont des titres différents par rapport à la première réédition.
- 2006 : La réédition de l'album The Blues Alone contient une version studio "alternate" inédite de 1967 de Brand New Start et de Marsha's Mood
[modifier] Participations et productions
[modifier] Vidéographie
[modifier] Reprises
- Sur son 9e album, Key to love, paru en 2003, la guitariste et chanteuse américaine Debbie Davies reprend neuf compositions de Mayall, qui a d’ailleurs préfacé l’album.
- La chanteuse Katie Melua a repris sur son premier album Call Off the Search, véritable hommage aux pionniers du blues, la mythique Crawling up a Hill, dans une atmosphère plus douce, instrumentale, tirant vers le jazz.
[modifier] Liens externes
- (en) Le site officiel de John Mayall
- (en) Une page avec un tableau des musiciens des Bluesbreakers de 1963 à nos jours, avec les albums correspondants
- (fr) Un article en français de 1968 sur JM avec quelques liens
- Interview vidéo de John Mayall - Octobre 2008
- Portraits de John Mayall par le photographe Pascal Lando