John Mayall

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John Mayall

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John Mayall en concert à Nambassa en 1981

Informations générales
Naissance 29 novembre 1933 (80 ans)
Macclesfield
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, musicien, chef d'orchestre
Genre musical Blues, rock, jazz
Instruments Guitare, piano, harmonica, orgue
Années actives Depuis 1962
Site officiel www.johnmayall.com

John Mayall (né le 29 novembre 1933) à Macclesfield est un bluesman anglais à la fois chanteur, harmoniciste, claviériste, guitariste et auteur-compositeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Macclesfield, une petite ville près de Manchester où il est bercé par les disques de jazz de son père et influencé par des artistes comme Leadbelly, Big Bill Broonzy, Albert Ammons, Pete Johnson, Charlie Christian, Django Reinhardt et Eddie Lang (son bluesman préféré restant J.B. Lenoir). À douze ans, il entreprend seul l'apprentissage de la guitare et de l'harmonica et, à treize ans, s'exerce à la technique du boogie-woogie au piano. Profondément original, il fabrique et décore lui-même ses guitares, vivant même un certain temps dans une grande cabane en haut d'un arbre, équipée d'un réfrigérateur et d'un tourne-disques.

John Mayall travaille d'abord plusieurs années comme graphiste, emploi qu'il abandonne définitivement à 30 ans, pour former The Bluesbreakers, qui reste le nom de son groupe près de cinquante ans après ses débuts. Pendant deux ans, de juin 1969 à l'été 1971, Mayall a opté pour une formule sans batteur, produisant deux de ses albums les plus originaux, The Turning Point avec Jon Mark à la guitare acoustique, et Usa Union, avec le violoniste Don "Sugarcane" Harris. Fin 1969, il s'installe en Californie, à Laurel Canyon, Hollywood, Los Angeles et, depuis, tous ses musiciens sont américains. En 1979, un incendie a entièrement brûlé sa maison, détruisant toutes ses archives, personnelles comme professionnelles.

Lors du fameux British Blues Boom anglais, à partir de 1963, les Bluesbreakers deviennent une véritable pépinière de talents pour le blues britannique, en révélant de très nombreux musiciens de talent, notamment le bassiste Jack Bruce, le batteur Aynsley Dunbar, les guitaristes Eric Clapton (qui forme ensuite Cream), Peter Green (qui fait ensuite partie de Fleetwood Mac avec le bassiste des Bluesbreakers John McVie), Mick Taylor (qui va rejoindre les Rolling Stones), puis Freddy Robinson, Walter Trout, Coco Montoya et Buddy Whittington.

1965 - 1966 : John Mayall and The Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bluesbreakers.

Parti se reposer à Oxford chez son ami Ben Palmer (l'ancien guitariste des Roosters), Clapton ne reste pas inactif très longtemps après son départ des Yardbirds : dès la mi-avril 1965, John Mayall lui propose de rejoindre les Bluesbreakers. À l'époque, le groupe étant déjà une référence du R&B britannique, Clapton accepte aussitôt la proposition. Échangeant sa Fender Telecaster contre une Gibson Les Paul Standard pour un son plus authentique et puissant, Clapton joue avec passion, et assoit sa réputation d'instrumentiste prodige. Ce qui ne l'empêche pas de manquer parfois de sérieux, allant jusqu'à rater certains engagements… Lassé par la routine des concerts dans les night-clubs, il abandonne les Bluesbreakers en août, pour se joindre à un groupe composite de copains supposé parcourir le monde : The Glands.

L'intention première de ce groupe de « musiciens voyageurs » était de voyager dans un autobus à deux étages, en jouant un peu partout. Une épopée qui ne dure que trois mois, s'achevant en Grèce, d'où ils reviennent sans un sou, après avoir eu un accident de la route et s'être presque fait kidnapper à Athènes. Clapton qui a dû abandonner son ampli mais a réussi à conserver sa Gibson, reprend donc sa place au sein des Bluesbreakers, dès octobre 1965.

En mars 1966, Clapton, Mayall et les Bluesbreakers enregistrent l'album Blues Breakers - John Mayall with Eric Clapton. Considéré encore aujourd'hui comme un monument du British Blues Boom, le disque connaît un grand succès, mais son titre, ambigu, ne satisfait ni les membres des Bluesbreakers, ni Clapton, qui trouve que son nom « se voit moins que celui de John Mayall ».

En 2005, John Mayall reçoit la médaille d'Officier de l'Ordre de l'Empire britannique (OBE).

En incluant les huit produits par son fan-club, il a enregistré 65 albums depuis 1964 et continue de tourner avec sa formation depuis 2010 : Rocky Athas à la guitare, Greg Rzab à la basse et Jay Davenport à la batterie.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums originaux[modifier | modifier le code]

Si l'année d'enregistrement est différente de l'année de publication (qui a souvent varié selon les pays), elle est mentionnée après le titre.

Les classements sont ceux du Top 50 de Record Retailer (UK) et du Top 40 de Billboard (US).

  • 1965 : John Mayall Plays John Mayall (Live at Klooks Kleek, 7/12/64)
  • 1966 : Blues Breakers with Eric Clapton UK # 6
  • 1967 : A Hard Road (oct.-nov. 66) UK # 10
  • 1967 : Crusade UK # 8
  • 1967 : The Blues Alone UK # 24
  • 1968 : The Diary of a Band Volume 1 (oct.-nov. 67, live) UK # 27
  • 1968 : The Diary of a Band Volume 2 (oct.-nov. 67, live) UK # 28
  • 1968 : Bare Wires UK # 3
  • 1968 : Blues from Laurel Canyon UK # 33
  • 1969 : The Turning Point (live) UK # 11 / US # 32
  • 1969 : Looking Back (1964-67)
  • 1970 : Empty Rooms (juillet-oct. 69) UK # 9 / US # 33
  • 1970 : Usa Union UK # 50 / US # 22
  • 1971 : Back to the Roots (nov. 70, double 33 T) UK # 31
  • 1971 : Thru the Years (1964-68)
  • 1971 : Memories
  • 1972 : Jazz Blues Fusion (nov.-déc. 71, live)
  • 1972 : Moving On (live)
  • 1973 : Ten Years Are Gone (double 33 T dont 1 live)
  • 1974 : The Latest Edition
  • 1975 : New Year, New Band, New Company
  • 1975 : Notice to Appear
  • 1976 : A Banquet in Blues
  • 1977 : Lots of People (24/11/76, live)
  • 1977 : A Hard Core Package
  • 1977 : Primal solos (avril 66 et mai+déc. 68, live)
  • 1978 : The Last of the British Blues (live)
  • 1979 : Bottom Line
  • 1979 : No More Interviews
  • 1981 : Road Show Blues (1980, 33 T avec 1 face live)
  • 1985 : Return of the Bluesbreakers (1981-82)
  • 1986 : Behind the Iron Curtain (6/6/85, live)
  • 1987 : Chicago Line
  • 1988 : The Power of the Blues (avril 87, live)
  • 1988 : Archives to Eighties (nov. 70 + janv. 88)
  • 1990 : A Sense of Place (déc. 89)
  • 1992 : The 1982 Reunion Concert (17/6/82, live)
  • 1992 : Cross Country Blues (mai 81 et juillet 84)
  • 1993 : Wake Up Call (oct.-nov. 92)
  • 1995 : Spinning Coin (mai + août 94)
  • 1997 : Blues for the Lost Days (oct. 96)
  • 1999 : Padlock on the Blues (oct. 98)
  • 1999 : Rock the Blues Tonight (1970-71, double CD live)
  • 1999 : The Masters-B.O.F. The Turning Point (mai-juin 69, double CD live + interviews)
  • 1999 : Live at The Marquee (30/6/69)
  • 2001 : Along For the Ride (fin 2000)
  • 2002 : Stories
  • 2003 : 70th Birthday Concert (double CD live)
  • 2003 : Rolling With the Blues (72-73, 80+82, double CD live + 1 dvd interview de nov. 02)
  • 2005 : Road Dogs
  • 2007 : Live At The BBC (1965-1967 + 1975)
  • 2007 : Live From Austin, Texas (13 sept. 93)
  • 2007 : In The Palace Of The King
  • 2009 : Tough
  • 2014 : A Special Life (nov. 2013)

Productions Private Stash[modifier | modifier le code]

Le fanclub de John Mayall a produit huit albums et un dvd 
  • 2000 : Time Capsule (enregistrements privés 1957-1962)
  • 2001 : UK Tour 2K (live, 2000)
  • 2001 : Boogie Woogie man (enregistrements piano solo live, 2000)
  • 2003 : No Days Off (live, 2002)
  • 2004 : Cookin' Down Under (dvd live)
  • 2011 : Live in London (1er novembre 2010, double cd et dvd)
  • 2012 : Historic Live Shows vol. 1 (6 morceaux de 1970-71 en Allemagne et 4 de 1990 au Japon et en Allemagne)
  • 2012 : Historic Live Shows vol. 2 (12 morceaux 1990-1995, États-Unis et Allemagne)
  • 2012 : Historic Live Shows vol. 3 (4 morceaux 1997, États-Unis et 6 morceaux, 1998 aux Pays-Bas)

Principales compilations[modifier | modifier le code]

  • 1992  : London Blues, 1964-1969. Double CD 40 morceaux.
  • 1992  : Room To Move, 1969-1974. Double CD 30 morceaux (et pas 29 comme indiqué au verso du boitier) dont deux inédits ou raretés : Bad Luck Time, extrait de l’album de Shakey Jake Harris, The Devil’s Harmonica (1971), sur lequel Mayall joue de la guitare et du piano et Brand New Band, face B inédite en album de son single Gasoline Blues (1974)
  • 1997  : The Best of John Mayall, 1964-1969, As It All Began. 20 morceaux sélectionnés et commentés par Mayall.
  • 2010  : So Many Roads - An Anthology 1964-1974. Coffret 4 cd 74 titres.

Morceaux inédits isolés[modifier | modifier le code]

Contrairement à la plupart de ses collègues musiciens, John Mayall a systématiquement fait détruire, depuis ses premiers enregistrements professionnels (Decca) en 1962, toutes ses chutes de studio et autres prises alternatives. Ainsi, 40 ans après (voire 50), seule une alternate pour deux morceaux de 1967 a fait surface en 2006. Ses autres enregistrements studio restés inédits sont extrêmement rares.

  • Blues Breakers with Eric Clapton a d'abord été réédité en un CD contenant l'intégralité de l'album enregistré en mono, suivi du mixage stéréo de 1969. En 2006, un double CD Deluxe edition contient ce CD et, sur le 2e, 28 morceaux bonus, dont le mixage stéréo inédit de On Top of the World, produit par Jimmy Page fin 65, et dont seule la version mono était disponible sur des compilations de British Blues.
  • 1967 : L'album Raw Blues est une compilation de divers artistes, produite par Mike Vernon pour le label Ace of Clubs, contenant 6 morceaux inédits enregistrés par Mayall début 1966 ainsi que 2 par Champion Jack Dupree, sur lequel il l'accompagne à l'harmonica.
  • 2001 : La 2e réédition CD de l'album The Turning Point contient 3 morceaux inédits (du même concert, en juillet 1969).
  • 2003 : La première réédition de l'album A Hard Road (double CD 36 titres) contient plusieurs bonus dont les 4 morceaux du 45 T EP de 1967, Bluesbreakers with Paul Butterfield, jamais parus en album. La 2e réédition (2006, 1 CD 28 titres) contient aussi ces 4 morceaux, mais plusieurs des bonus sont des titres différents de ceux de la première réédition.
  • 2006 : La réédition de l'album The Blues Alone contient une version studio "alternate" inédite de 1967 de Brand New Start et de Marsha's Mood, les 2 seules chutes de studio dont la destruction a échappé à la vigilance du patron... en 50 ans de carrière.

Participations et productions[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Reprises[modifier | modifier le code]

  • Sur son 9e album, Key to love, paru en 2003, la guitariste et chanteuse américaine Debbie Davies reprend neuf compositions de Mayall, qui a d’ailleurs préfacé l’album.
  • La chanteuse Katie Melua a repris, sur son premier album Call Off the Search, véritable hommage aux pionniers du blues, le mythique Crawling up a Hill, dans une atmosphère plus douce, instrumentale, tirant vers le jazz.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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