Studio 54 (discothèque)

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40° 45′ 55″ N 73° 58′ 57″ O / 40.765266, -73.98262 ()

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Logo du Studio 54

Le Studio 54 est une ancienne discothèque de New York, située au 254 ouest de la 54e rue, dans un ancien théâtre, puis studio de télévision de CBS.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé par Steve Rubell et Ian Schrager, assistés par Carmen D'Alessio, le Studio 54 fut ouvert entre et . La discothèque voyait passer toutes les grandes stars du moment et était un haut lieu de la scène underground new-yorkaise. Elle avait rapidement acquis un statut international et la réputation de plus grande boîte de nuit de tous les temps. La musique diffusée était principalement du disco.

Lors de la soirée d'inauguration, Carmen d'Alessio, connue pour son carnet d'adresse, envoya 5 000 invitations à travers le monde aux plus grandes stars du moment, avec un cadeau personnalisé pour chacune d'elles. L'événement fut annoncé dans la presse par un simple « il va se passer quelque chose d'énorme ». La foule était si nombreuse à se précipiter à l'entrée que plusieurs célébrités dont Mick Jagger et Frank Sinatra n'ont pas réussi à y accéder.

Steve Rubell a eu l'idée de réunir sur une même piste de danse les plus grandes stars et les plus « in » des messieurs et mesdemoiselles « tout le monde ».

De véritables marées humaines envahissaient l'entrée chaque soirée, dans l'espoir d'avoir l'immense chance d'être choisi(es) par le portier pour rejoindre la piste.

Steve Rubell, qui a donné sa véritable âme à la discothèque, était réputé pour être impitoyable à l'entrée. Il lui arrivait parfois de laisser sa boîte presque vide avec plus de 5 000 personnes à l'entrée, pour la simple raison qu'à ses yeux, il était préférable d'avoir une soirée presque vide plutôt que de laisser entrer une seule personne mal habillée. Nile Rodgers du groupe Chic en a fait l'expérience : le 31 décembre 1976, il se fait rejeter lui et Bernard Edwards ; ce fait leur inspirera le refrain « Freak Out! le Freak, c'est chic! »[1] Ceci dit, la discothèque était les trois quarts du temps pleine à craquer. La quasi impossibilité d'y entrer était à ce point connue, que lorsqu'ils créèrent les blue jeans Studio 54, le slogan était Now everybody can get into Studio 54 : « Maintenant, tout le monde peut entrer dans le Studio 54 » (dans le jeans !)

Temple de la drogue sans complexe, du sexe désinhibé et de tous les excès, c'était le seul endroit à l'époque où il était décent de se laisser aller complètement. Le dernier balcon (vestige de l'ancien théâtre) était réservé aux rencontres sexuelles, et le premier carré VIP du monde (la cave du studio), était encore plus imbibée d'acides, de cocaïne et de LSD que le reste de la boîte. Par exemple, il était courant de faire tomber des ballons du plafond, avec un peu de cocaïne dedans. La cocaïne tombait alors littéralement du ciel et il suffisait de faire exploser les ballons !

Lors d'une sévère perquisition la nuit du , révélant une fraude fiscale chiffrée à 2,5 millions de dollars de l'époque et la distribution de toutes sortes de drogues au personnel et aux clients, Rubell et Schrager furent arrêtés et contraints à la fermeture. Cela mettait fin aux 33 mois les plus déments de l'Histoire des discothèques. On retrouvera plus tard plus de 750 000 $ en liquide et une importante quantité de cocaïne à l'intérieur des murs du Studio. Ils furent néanmoins autorisés à organiser une dernière soirée d'adieu appelée « The End of Modern-day Gomorrah » le . Le studio fut racheté pour 4,5 millions de dollars par le propriétaire de restaurants et dancings Mark Fleischman et fut rouvert le . Cependant, l'âme du Studio 54 s'était évaporée et le succès n'était plus au rendez-vous. Il ferma définitivement ses portes en 1986. Il rouvrit brièvement en 1994 après une rénovation qui coûta plusieurs millions de dollars.

Cette discothèque est devenue un véritable modèle pour toutes les grandes discothèques du monde qui ont suivi. Le mélange des stars et des anonymes, le cruel filtrage à l'entrée, les carrés VIP, les baignoires de champagne, l'attitude no limit... sont nés au Studio 54. Ils avaient même déjà compris que refuser certaines stars à l'entrée était bon pour la notoriété du Studio. Rubell avait même été jusqu'à refouler des habitués de la boîte, telle que Cher, parce que ce soir-là, ils avaient commis l'une ou l'autre faute de goût.

David Lachapelle, actuel grand photographe de mode, a travaillé en tant que serveur dans ce bar mythique, lorsqu'il était étudiant.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le Studio 54 a été recréé dans l'hôtel-casino MGM Grand de Las Vegas, qui fut un temps le plus grand hôtel du monde.

Hommage[modifier | modifier le code]

Le film Studio 54, réalisé par Mark Christopher et sorti en 1998, met en vedette Mike Myers, Ryan Phillippe, Salma Hayek et Neve Campbell. Il rend un hommage à ce club légendaire, dont il retrace les grandes étapes. Mal accueilli à sa sortie, tant dans les salles que par les critiques, le film est reconnu plus tard[réf. nécessaire] lorsqu'il est distribué en VHS et en DVD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nile Rodgers, Daft Punk », Obsession, no 10,‎ mai 2013, p. 59 (ISSN 0029-4713)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]