Discographie des Rolling Stones

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Cet article présente la discographie du groupe de rock The Rolling Stones.

Comme pour la plupart des artistes de l'époque, la discographie des Rolling Stones dans les années 1960 est problématique. En effet, avant 1967, des albums différents sont parus d'une part au Royaume-Uni (et pour l'Europe) et d'autre part aux États-Unis. Ensuite, les toutes premières chansons du groupe furent éditées à une période où le format 33-tours n'était pas encore démocratisé, et beaucoup de faces B de 45-tours ne figurent toujours sur aucun album. En outre, leur discographie non officielle, les bootlegs, sont, tout au moins dans les vingt premières années de carrière, aussi voire beaucoup plus nombreux que leurs disques officiels, les Rolling Stones étant sur le podium des artistes les plus piratés de l'époque, aux côtés de Led Zeppelin, Pink Floyd, Bob Dylan ou Aerosmith.

Albums[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, il est fréquent de produire des éditions différentes des albums selon le marché de destination, voire de produire des albums réservés à certains pays. Ce n'est qu'à partir de la sortie du Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles, en 1967 que cette pratique commence à décliner.

Entre 1964 et 1967, les discographies britanniques et américaines des Rolling Stones diffèrent grandement. Their Satanic Majesties Request, sorti fin 1967, sera le premier album dont l'édition est commune aux deux marchés.

Les différences d'éditions s'expliquent par deux habitudes de production distinctes :

  • Au Royaume-Uni, les groupes recourrent au format EP afin de tester la réaction du public, avant d'éventuellement publier un album. Aux Etats-Unis, le format EP est très peu utilisé, ne sont publiés que des albums ou des singles. Cette pratique explique la sortie aux Etats-Unis de l'album 12 X 5 qui reprend les titres de l'EP 5 X 5 paru plus tôt au Royaume-Uni.
  • Aux Etats-Unis, il est coutume d'inclure aux albums les singles. En Angleterre, les singles ne sont en général pas inclus et sont laissés de côté au profit de chansons plus confidentielles. Cette pratique explique les différences entre les listes de titres des versions britanniques et américaines des albums Aftermath et Between the Buttons.

En France[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Tous ces albums sont sortis chez Decca Records.

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Tous ces albums sont sortis chez London Records.

Discographie commune[modifier | modifier le code]

Les Rolling Stones quittent Decca en 1970 et fondent leur propre label, Rolling Stone Records, sous lequel sortent tous leurs albums studio entre Sticky Fingers et Steel Wheels. Ils signent chez Virgin Records en 1992.

Année Album Charts
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau du Royaume-Uni Drapeau des États-Unis
1967 Their Satanic Majesties Request 1 - - - 3 2
1968 Beggars Banquet 1 - - - 3 5
1969 Let It Bleed 1 - - - 1 3
1971 Sticky Fingers 3 - - - 1 1
1972 Exile on Main St. 8 - - - 1 1
1973 Goats Head Soup 1 - - - 1 1
1974 It's Only Rock 'n Roll 1 - - - 2 1
1976 Black and Blue 1 - - - 2 1
1978 Some Girls 2 - - - 2 1
1980 Emotional Rescue 1 - - - 1 1
1981 Tattoo You 1 - - - 2 1
1983 Undercover 11 - - 5 3 4
1986 Dirty Work 9 - - 1 4 4
1989 Steel Wheels 6 - - 2 2 3
1994 Voodoo Lounge 2 - - 1 1 2
1997 Bridges to Babylon 2 2 - 3 6 3
2005 A Bigger Bang 3 1 3 1 2 3

Albums en concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Officielles[modifier | modifier le code]

Post-contrat chez ABKCO[modifier | modifier le code]

ABKCO Records continue à publier des compilations des Rolling Stones après la fin du contrat liant le groupe au label.

Post-contrat chez Decca[modifier | modifier le code]

Decca Records continue à publier des compilations des Rolling Stones après la fin du contrat liant le groupe au label.

Autres[modifier | modifier le code]

Maxis[modifier | modifier le code]

Les trois maxis des Rolling Stones sont sortis au Royaume-Uni(Decca) et au Canada(London).

Singles[modifier | modifier le code]

« UK » correspond au classement à l'UK Singles Chart, « US » au Billboard Hot 100 et « US Main » au Hot Mainstream Rock Tracks.

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Quelques bootlegs[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive, car encore plus problématique à réaliser que pour les disques officiels ; les bootlegs des Stones se répartissant eux-mêmes en 3 sous-catégories : les pirates live, les pirates studios, et les interviews[21].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comme les albums studio pré-1967, cette compilation n'inclut pas les mêmes titres dans ses versions américaine et britannique.
  2. Jump Back: The Best of the Rolling Stones n'est sorti aux États-Unis que le 24 août 2004.
  3. Hot Rocks 1964-1971 n'est sorti au Royaume-Uni que le 25 juin 1990.
  4. Aux États-Unis, la face B est I Wanna Be Your Man, le single précédent n'étant sorti qu'au Royaume-Uni.
  5. La face B What a Shame se classe à la 124e place.
  6. Aux États-Unis, la face B Play with Fire se classe à la 96e place.
  7. Aux États-Unis, la face B est The Under-Assistant West Coast Promotion Man.
  8. Aux États-Unis, la face B est I'm Free.
  9. Aux États-Unis, la face B est Sad Day.
  10. Aux États-Unis, la face B est Stupid Girl.
  11. Aux États-Unis, la face B Lady Jane se classe à la 24e place.
  12. Aux États-Unis, la face B Ruby Tuesday se classe à la première place.
  13. Aux États-Unis, la face B Dandelion se classe à la 14e place.
  14. Street Fighting Man n'est sortie en single au Royaume-Uni qu'en juin 1971, avec Surprise, Surprise en face B.
  15. La version britannique du single contient en plus des deux titres une version live de Let It Rock. Réédité en juillet 1984, le single Brown Sugar / Bitch s'est classé 58e au Royaume-Uni.
  16. Aux États-Unis, la face B Little T&A s'est classée à la cinquième place.
  17. Aux États-Unis, la face B Think I'm Going Mad s'est classée à la 50e place.
  18. Aux États-Unis, la face B du single est Break the Spell.
  19. La version britannique du single contient en plus des deux titres So Young.
  20. Le troisième titre du single est So Young aux États-Unis.
  21. Joe Staline, Nos années bootlegs, mai 1995, in Rock & Folk, Spécial Hors-série nº 10, « Nos années Stones : 1963-1995 », juin 1995, p. 136-140.