Fontenoy-le-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fontenoy.
Fontenoy-le-Château
Fontenoy-le-Château vu des Coclés
Fontenoy-le-Château vu des Coclés
Blason de Fontenoy-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Blason département fr Vosges.svg Vosges
Arrondissement Blason Epinal.png Épinal
Canton Bains-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Vôge
Maire
Mandat
André Boban
2008 - 2014
Code postal 88240
Code commune 88176
Démographie
Gentilé Fontenaicastriens
Population
municipale
646 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 28″ N 6° 12′ 00″ E / 47.9744444444, 6.2 ()47° 58′ 28″ Nord 6° 12′ 00″ Est / 47.9744444444, 6.2 ()  
Altitude Min. 247 m – Max. 461 m
Superficie 34,6 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fontenoy-le-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fontenoy-le-Château

Fontenoy-le-Château est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine. Elle appartient à la communauté de communes du Val de Vôge.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation sur la carte des Vosges.

Fontenoy-le-Château est situé dans la vallée du Côney, affluent de la Saône, sur le bassin des eaux de la Méditerranée et traversé par le canal de l'Est maintenant canal des Vosges. On y trouve un port de plaisance très fréquenté.

Le territoire de Fontenoy est arrosé par six ruisseaux : le ruisseau de Trémonzey, le ruisseau du Grurupt, le ruisseau Châtelain ou ruisseau de la Carotte, du nom de la parcelle où il prend sa source, le ruisseau des prés David, le ruisseau de Saint-Georges et le ruisseau de la Fresse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montmotier Gruey-les-Surance Hautmougey Rose des vents
Le Magny N Bains-les-Bains
O    Fontenoy-le-Château    E
S
Fontenois-la-Ville Cuve Tremonzey

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La tranchée du canal de l'Est
Articles détaillés : Côney et canal de l'Est.

La liaison par la route entre Bains-les-Bains et Fontenoy-le-Château est grandement améliorée en 1888 par la création d'un chemin de grande communication sur la rive gauche du Côney et qui prolonge la rue de L'Achenale. Le chemin existant est surélevé au niveau du Moulin-Cotant dont le propriétaire Libert Daubié est indemnisé[1] par le Conseil Général des Vosges. Fontenoy est aujourd'hui traversé par les routes départementales D.434, ancien chemin de grande communication Bains-Fontenoy, et D.4O.

La gare la plus proche est la Gare de Bains-les-Bains située à 7 km sur la commune de Le Clerjus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La nomination la plus ancienne avérée pour la commune est « Fonteniacum Castellum » en 1050 qui atteste de la création du site à l'époque féodale[2]. De fons, fontis évoluant en latin populaire médiéval en fontana (source) et de cum (avec) puis de castellum (château). En effet l'éperon gréseux qui supporte le château est sillonné de sources qui ne tarissent jamais même lors d’étés très secs.

Puis on trouve au gré des actes et cartes : Fontenoy le Chastel 1289, Fontenoi le Chasteil 1285, Fontenoy le Chestel 1296, Fontenay 1589 sur la carte d'Ortelius, Fontenoy 1660[3].

Ses habitants sont appelés les Fontenaicastriens, parfois écrit Fontenaycastriens[4], appellation la plus ancienne puis est apparu Fontecastriens[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne ville forte, capitale d'un comté, Fontenoy formait jadis deux localités distinctes, Fontenoy-le-Chastel sur la rive gauche du Côney et Fontenoy-la-Coste qui s'étageait hors les murs en rive droite. Pendant plus de deux siècles, Fontenoy-le-Château fut le centre d'une prévôté seigneuriale et d'un comté très étendu composé de 27 villages ou hameaux dont Fontenois-la-Ville, Xertigny, Le Magny, Montmotier, Trémonzey, Le Clerjus, La Chapelle-aux-Bois.

« Cette belle terre fait une avance de plusieurs lieues dans la Comté, et occupe la partie occidentale du bailliage de Remiremont. Elle est composée de Fontenoy-le-château, Fontenoy-la-Côte, Fontenoy-la-Ville, le Magny, Montmoutier, Tremonzey, de La Franouze, communauté où se trouvent le Clerjus, Le Moncel, Lassus, Le Champ, Le Buisson, Sous-le-bois, et partie de Roulier, de Xertigny, Amerey, Le Rouillier, les Granges-Richard[6]. »

Sa position de « terre de surséance » place Fontenoy au cœur des conflits entre Bourgogne et Lorraine.

En 1792, Fontenoy-la-Côte et Fontenoy-le-Château ne font plus qu'une seule commune, mais déjà en 1721, un arrêté du conseil du duc Léopold Ier de Lorraine[7] réunissait la Justice de la Côte à celle de Fontenoy-le-Château.

L’histoire de Fontenoy commence en 930 avec celle du Comté ecclésiastique de Toul, création en faveur de l'évêque Gauzelin Ier, par Henri l'Oiseleur. C'est à la fin du Xe siècle[8], que les évêques de Toul qui possèdent ce franc-alleu édifient une grosse tour carrée afin de protéger la frontière méridionale de leur domaine et fermer la vallée du Côney. Cela explique que malgré la situation excentrée de Fontenoy par rapport à Toul, l'église est placée sous la protection de saint Mansuy de Toul[9], comme quinze autres paroisses dépendantes de l'évêché de Toul.

« Honorer un saint local était peut-être pour des paroisses reculées le moyen d'affirmer leur appartenance à l'évêché[10]. »

« Dès l'an 1019 l'on trouve des seigneurs de Fontenoy-en-Vosges[11]... »

C’est une des premières forteresses du sud des Vosges, avec Épinal et Remiremont.

En février 1287, on sait que l'écuyer Ferry de Fontenoy, fils du comte de Toul, devient homme lige du seigneur de Blâmont mais qu'il se reprendra de cet hommage en mars 1290[12].

Un prieuré bénédictin est fondé ; ses moines assurent la desserte de l’église romane primitive et vont établir un barrage sur la rivière, pour faire tourner un moulin qui conservera leur nom. La ville s’entoure de murailles dont il subsiste quelques bases. Elle demeure dans la mouvance lorraine jusqu’à la fin du XIIIe siècle.

La période bourguignonne[modifier | modifier le code]

La tour ronde
La mort du Téméraire en 1477 sous les remparts de Nancy change le destin de Fontenoy

Le château de Fontenoy-le-Château connaîtra deux grandes campagnes de renforcement : la puissante famille bourguignonne de Neuchâtel, qui arrive à Fontenoy en 1360, à la suite du mariage de Thiébaut VI avec Marguerite[13] de Bourgogne, comtesse de Montagu, fille de Henry de Bourgogne Montagu, Dame de Fontenoy, agrandit la place pour assurer sa présence face au duché de Lorraine voisin.

C’est en 1395, sous leur administration, qu’est reconduite la charte d’une libéralité hors norme. les bourgeois bénéficient, entre autres privilèges, de ne pas être assujettis la mainmorte de chasser aux chiens dans les forêts.

« Premièrement que sur les bourgeois et bourgeoises dudit Fontenoy, n'a point de main-morte ne onques ny fut[14]. »

« Lesdit bourgeois puellent chacier aux chiens, sans ce qu'ils doivent point de droiture au Seigneur ou dame dudit Fontenoy. en eaux que ne tendent cordes ou autres herbiers[15]. »

Les savoir-faire des bourgeois de la ville s'exportent sur les vastes terres du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, on trouve des verriers de Fontenoy ascençant une verrerie[16] dans la forêt de Chaux en 1420[17]. C’est aussi sous les Neufchâtel qu’est rebâtie l’église Saint-Mansuy, dans le style gothique flamboyant de la seconde moitié du XVe siècle

L’intérieur de l’édifice, clair et lumineux sous des voûtes richement nervurées, abrite une belle chaire en pierre, une remarquable cuve baptismale et quelques éléments de statuaire de belle facture. Les clés de voûte anthropomorphes du chœur représentent le soleil et la lune, sans doute à l’effigie de Jean II de Neuchâtel et de son épouse Marguerite de Castro, cousine du roi du Portugal.

Cette période est celle de la prospérité.

« Qui croirait qu'au Moyen Âge, la population agglomérée la plus considérable de notre diocèse (sans même excepter la ville impériale de Besançon) était celle de Fontenoy-le-Château, qui, d'après les historiens lorrains, compta jusqu'à 10 000 âmes[18]? »

Le retour à la Lorraine[modifier | modifier le code]

Diane de Dompmartin, Dame de Fontenoy.
L'assomption de la Vierge de Dominique Prot, vestige du couvent des capucins.

Fontenoy redevient lorrain après la mort du duc Charles le Téméraire en 1477.

Ce retour ne règle pas pour autant le problème des terres de surséance. Dom Calmet[19] écrit:

« Les difficultés avaient été commencées dès l'an 1501 [...] sur quoi on fit plusieurs conférences à Fontenoy, en l'an 1564. »

Le 30 juin 1564 se tient à Fontenoy une conférence où l'on garantit à la Bourgogne parmi d'autres le village de Fontenois-la-Ville et à la Lorraine les villages de la Coste de Fontenoy, Trémonzey, Montmoutier et Le Mesnil avec leur bans et territoires. Il y eut de nouveau des accords à Vesoul en décembre 1613 puis un traité à Fontenoy-le-Château en 1614.

Ferdinand de Neufchâtel donne Fontenoy à sa fille Anne, épouse de Guillaume, baron de Dommartin ; leur fils Louis eut une fille Diane.

Article détaillé : Diane de Dommartin.

Diane de Dommartin, marquise d'Havré, baronne de Dompmartin, dame de Fontenoy-le-Château, de Bayon, d'Hardemont et d'Oginvillier (30 septembre 1552-162?), fut une excellente et bienveillante dame pour les habitants de Fontenoy. Elle n'hésita pas à renoncer à ses rentes pour secourir les Fontenaicastriens dans le besoin ni à multiplier les démarches pour préserver Fontenoy des prélèvements abusifs.

Diane de Dompmartin, âgée de treize ans, avait épousé en première noce, le Rhingrave Jean-Phillippe, comte sauvage du Rhin et de Salm.

En seconde noce, elle épousa Charles Philippe de Croÿ, marquis d'Havré. La maison de Croÿ remonte aux rois de Hongrie, de la dynastie des Árpád, que la légende fait remonter à Attila. Sa mère était Anne de Lorraine et son parrain le futur roi d'Espagne Philippe II.

Une seconde campagne de renforcement de la forteresse sera entreprise au XVIe siècle, sous Diane et son second mari Charles Philippe de Croÿ.

Dans l’enceinte haute du château, on peut voir la pierre de fondation de ces travaux, datée de 1596, aux monogrammes des deux époux, retrouvée lors des opérations de nettoyage du site par l’association des Amis du Vieux Fontenoy, en 1978.

En 1626 le gouverneur de la place, Georges de Mitry et le Sieur Grandjean, médecin de son état, fondent un couvent de frères capucins à l'ouest de la ville. Ces frères exercent la prédication, l'enseignement, l'obtention de certains grades universitaires sont obtenus à Fontenoy, et le vicariat de la paroisse quand il se trouve vacant. Le bâtiment sera vendu le 3 février 1791 pour la somme de 12.400 livres[20].

Les commerçants transporteurs[modifier | modifier le code]

Bourgogne, carte d'Abraham Ortelius 1580
Lorraine, carte d'Abraham Ortelius 1588

Cette place frontière jouera de sa position sur un des axes naturels nord-sud de passage et sur son éloignement des pouvoirs ducaux pour développer le commerce et surtout le transport de marchandises. Fontenoy devient un relais remarquablement équipé sous la protection du château et derrière ses remparts.

La ville va ainsi centraliser au XVIe siècle la production du « grand verre », ou verre plat, assurée par les verreries de la vaste forêt de la Vôge, et en organiser la distribution à travers toute l’Europe.

Pierre Thierry est le plus célèbre de ces transporteurs, qui monte une véritable entreprise au sens moderne du terme, avec des agents dans les principaux centres de l’époque. Ses rouliers, chartons, sillonnent les voies entre Anvers, Bruges, Francfort, Genève, Bâle, Florence, Venise, Lyon[21]... Il est en rapport avec les grands banquiers allemands et italiens. Il sera anobli le 17 janvier 1532 par Antoine de Lorraine.

« Madame, pource que d'icy partent souvent gens pour aller en Anvers, je n'ay voulu faillir de me servir de l'occasion pour advertir vostre altese du progrez de mon voyage... » écrit le Cardinal Antoine Perrenot de Granvelle à la Duchesse Marguerite de Parme dans une lettre du 26 mars 1564[22].

Une autre dynastie de commerçants-marchands laissera ici une trace peu ordinaire, la famille Morelot, qui rapporte de ses voyages des plants de cerisiers, à l’origine de la production d'eau de cerise de tout le secteur. Le kirsch est employé en médecine (Médecin des pauvres, 1650) sous le nom d'Esprit de cerise[23]

Les cerisiers de Fontenoy sont les ancêtres de ceux de Fougerolles. Trois Morelot seront anoblis, eux aussi. À Jean sont octroyées en 1585 des armes parlantes portant un « cerisier de sinople fruité de gueules ».

Toute cette activité marchande amène dans la ville les fameux Lombards, très présents en Lorraine et qui vont installer leur banque dans la tour qui portera désormais leur nom pour la postérité. Cette tour, classée monument historique, peut-être élément d’un château inféodé aux seigneurs du lieu, était capable de participer à la défense de la place, avec ses deux salles d’artillerie superposées.

L’autre nom de ce monument est la Tour du Poids. Y étaient en effet conservées les mesures étalons propres à Fontenoy. On trouve encore aux archives départementales plusieurs actes notariés antérieurs à la Révolution française, faisant mention de « mesure de Fontenoy ». Rappelons enfin, pour donner une idée du prestige économique du lieu, qu’ici on a battu monnaie, dans le moulin éponyme situé en aval immédiat du bourg.

En 1589, un édit du duc de Lorraine mit un frein à la réussite commerciale de Fontenoy. Cet édit demandait d'expulser les protestants, or ils représentaient une grande partie des commerçants de la ville et détenaient également de nombreux capitaux. Certains membres de la famille Morelot, qui étaient protestants, s'installent dès 1586 dans la seigneurie d'Héricourt où, avec la protection de Frédéric de Wurtemberg ils installent un haut fourneau[24].

Fontenoy n'était pas remis de ces départs quand, comme dans toute la région, s'abattent les malheurs de la guerre de Trente Ans.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Bernard de Saxe-Weimar

Des garnisons s'installent dans Fontenoy dès août 1635 et la ville est bombardée par l'artillerie française[25]. Puis s'ensuit un siège, la ville est incendiée et détruite par les troupes françaises de Turenne et celles, tristement célèbres pour leur cruauté, de Bernard de Saxe-Weimar composées de mercenaires mi-allemands, mi-suédois. En amont de Fontenoy, surplombant le Côney une place dans la forêt a gardé le nom de Camp des Suédois.

L'incendie destructeur n'épargne que le petit faubourg de l'Aître et les maisons les plus à l'est de Fontenoy-la-Côte. Une épidémie de peste s'abat sur la cité et dure jusqu'au printemps de 1636. Cette épidémie cause la mort des deux tiers des habitants. Les malheureux survivants doivent faire face aux incursions et pillages des soldats, des brigands et des déserteurs. Les habitants se réfugient dans les forêts et ceux qui le peuvent quittent Fontenoy.

Le 15 février 1637 les maires et habitants de Fontenoy-le-Château et de Fontenoy-la-Côte envoient une requête pour être exemptés de cens à cause du « malheur des guerres »[26]. La misère doit être grande car elle pousse de nombreuses familles à quitter Fontenoy, le recensement effectué en 1654 dans le bailliage de Vesoul en dénombre une trentaine[27] originaires de Fontenoy-le-Chastel ou de la Coste les Fontenoy. À ces familles fontenaicastriennes il faut ajouter celles venant des terres du comté et notées Tremousey terre de Fontenoy, Maigny-lez-Fontenoy ou Clerjuz en terre de Fontenoy.

Il faudra attendre le milieu du XVIIIe siècle pour qu'une reconstruction de qualité redonne à la cité un air de prospérité.

La surséance[modifier | modifier le code]

Dès la mort de Charles le Téméraire et ce pendant trois siècles les terres frontières entre Franche-Comté et Lorraine seront l'objet de désaccords qui nécessiteront la tenue de conférences, environ tous les trente ans pour tenter de régler les conflits. Le traité signé à Middlebourg le 3 juin 1501 entre l'archiduc d'Autriche Philippe, petit-fils du Téméraire et René II de Lorraine met Fontenoy le chastel en Lorraine et laisse Fontenoy la Côte en surséance. Suivra le 9 août 1527 la conférence de Faucogney d'où ne résulte aucun accord et les deux Fontenoy retournent en surséance. Les traités du Cateau-Cambrésis signés en 1559 qui redéfinissent les frontières des royaumes européens nécessitent la tenue en 1564 d'une nouvelle grande conférence entre Lorrains et Comtois. Cette conférence a lieu à Fontenoy, une fois de plus le résultat n'est pas probant puisqu'il faut en tenir de nouvelles en 1612 à Auxonne 1613 et 1614 à Vesoul.

La guerre de Trente Ans nommée guerre de Dix Ans[28] pour l'épisode comtois bouleverse de nouveau les frontières.

Au début du XVIIIe siècle les conférences au sujet des Terres de surséance reprennent. Ce sont les traités de Besançon de 1703 et 1704 qui attribuent à la Lorraine Fontenoy-le-Château, Le Magny, Fontenois-la-Ville, Trémonzey et Montmotier.

Ce n'est qu'en 1766 lors du rattachement de la Lorraine à la France que cesseront les litiges liés à la surséance. Mais les places comme Fontenoy seront, jusqu'à l'abolition des taxes et des droits régissant le passage des marchandises entre Lorraine et Comté, des passages de choix pour la contrebande.

Le plan du château.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution française la voit rebaptisée Fontenoy en Vosges. Le 23 juillet 1789[29], les archives sont détruites par les révolutionnaires des hameaux et communes dépendantes, qui pensaient ainsi détruire les titres de propriété.

Certaines familles comme les Prinsac, Ecquevilley, Huvé ou Gérard voient leurs biens vendus comme biens nationaux.

Les religieux qui résident au couvent des Capucins sont dispersés et certains meurent sur des bateaux-prisons comme Joseph François Jeanson de l'ordre des Capucins[30].

Grâce à la protection de certaines familles et la complicité de quelques notables dont Siméon-Florentin Daubié (grand-père de Julie-Victoire Daubié, première bachelière de France), le culte catholique et l'administration des sacrements s'exercent à Fontenoy. Chez les Huvé, les Daubié, les Colleuil, les Finiel, des pièces secrètes sont aménagées pour servir de chapelle. La chapelle de Saint-Georges achetée par la famille Poirson comme bien national, protégée des dégradations, est rendue au culte sous l'Empire. À la même époque, les archives de la ville sont de nouveau détruites par les révolutionnaires trop zélés qui voulaient ainsi effacer toute trace de compromission.

L'article 2 du décret du 23 prairial an XII, (juin 1804), oblige Fontenoy à déplacer son plus ancien cimetière[31] à 35 mètres du village, un cimetière provisoire est établi au-dessus de Fontenoy à droite de la route qui joint la Vieille Côte et Montmotier. Puis est mis en service le cimetière du Priolet.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Tout d'abord rattaché à l'arrondissement de Mirecourt, Fontenoy est rattaché à l'arrondissement d'Épinal par la loi du 11 avril 1821[32].

Groupe de brodeuses

Les agriculteurs de Fontenoy devaient leur prospérité à la production de kirsch. La culture du cerisier avait été introduite à Fontenoy par les frères Morlot au XVIe siècle mais la distillation intensive[33] date du XIXe siècle. On rapporte qu'un cerisier de Fontenoy donna une année dix à quatorze mesures de cerises soit 600 kg sur le même arbre[23]. La ferme d'Aubegney comptait en 1865 1 200 pieds de cerisiers qui assuraient l'essentiel des revenus de la propriété[34].

Dans son Guide pittoresque de la France, paru en 1838, Giraud de Saint-Fargeau cite comme production de Fontenoy : les fabriques de couverts, les distilleries d'eau de cerise, la brasserie.

La qualité des couches inférieures des lits de grès bigarrés[35] sur les rives du Côney permet la fabrication de meules à aiguiser. Un fabricant de Fontenoy, Barthélémy Picard, invente une meule, dite crown-stones, de plus de deux mètres de diamètre, grâce à un assemblage de bandages de grès sur une roue de métal[36]. C'est une illustration parfaite des savoir-faire de la vallée du Côney.

En 1863, Fontenoy devait ressembler à la description qu'en faisait monsieur Broillard[37], sous-inspecteur des forêts, il faut remarquer l'importance des plantations de cerisiers dans le paysage :

« À l'autre extrémité de la Vosge, au centre d'un grand cercle ouvert dans les forêts, en un site charmant, dans la gorge même du Côney quelque peu élargie, Fontenoy-le-Château, ville du Moyen Âge protégée par un château fort, dont la dernière tour domine encore le pays et produit l'effet le plus pittoresque. Au pied de la tour, le village, coquet, bien groupé, et sa verte prairie animée par la rivière. Derrière elle, sur le plateau, tout un horizon de cerisiers que chaque printemps recouvre d'une neige de fleurs. Cette ruine aux flancs entrouverts, a été mise en vente il y a quelques années au prix de 80 francs, pour être démolie ! En aval et un amont, les forêts, autrefois seigneuriales, partagées plus tard entre le seigneur et la communauté de Fontenoy, ferment la vallée jusqu'aux berges mêmes de la rivière. »

Côney (gauche) et Canal des Vosges (droit)

Pendant la guerre de 1870 et jusqu'en juin 1871 la ville subit l'occupation d'une importante troupe allemande et est lourdement imposée[38]. La défaite française à la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine rendaient indispensable le désenclavement des Vosges pour le transport fluvial. Le percement du canal de l'Est pour traverser Fontenoy nécessite la démolition de quelques maisons, dont celle de Julie-Victoire Daubié, l'endiguement du Côney et le percement d'une tranchée au pied de la colline du Coclet. Ces travaux nécessitent une main d’œuvre abondante, des Italiens spécialistes de la taille de pierre font partie des équipes du chantier. « À Fontenoy-le-Château par exemple, six Italiens qui participaient au creusement du canal de l'Est, ont épousé des filles du pays, toutes brodeuses[39]. »

Le canal permet à Fontenoy de devenir un port fluvial dont profitent les producteurs et les industries. Les forges, les pointeries, les clouteries, les usines de couverts étamés, les tuileries[40], les carrières, les féculeries[41] et la broderie blanche assurèrent du travail aux habitants de Fontenoy jusqu'à la Première Guerre mondiale. Puis commença le déclin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le 7 janvier 2013, André Boban a été élu maire de la nouvelle commune de Fontenoy-le-Château, suite à sa fusion avec l'ancienne commune Le Magny (commune absorbée par fusion le 1er janvier 2013), l'ancien maire du Magny devenant premier adjoint.

Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours André Boban   Retraité de l'Armée
mars 2001 mars 2008 Françoise Mougeot    
1983 2001 Bernard Scandella    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 646 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 487 1 659 1 774 1 978 1 977 2 075 2 220 2 117 2 023
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 190 2 560 2 346 2 398 2 526 2 218 2 170 2 133 2 028
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 948 1 923 1 560 1 534 1 416 1 375 1 150 1 080 1 038
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
979 863 785 729 666 695 694 623 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 1583, Fontenoy achète son premier bâtiment d'école. Une classe de filles existait déjà en 1765, la régente en était Marguerite Corset. On trouve aux archives départementales une délibération datée de 1788 de la commune relative aux instituteurs et institutrices[44]. Pour la période 1820-1825 on relève dans les actes civils et religieux que 77 % des hommes et 65 % des femmes savent signer bien lisiblement.

Fontenoy-le-Château avec Mirecourt et Épinal fut une des dernières villes du département à posséder une école mutuelle[45]. Les Sœurs de la doctrine chrétienne tiennent une école maternelle, salle d'asile en 1896[46].

L'école primaire communale de Fontenoy compte actuellement trois classes. La classe de maternelle réunit les enfants de petite, moyenne et grande section. Une seconde classe compte les enfants de CP et de CE1. La troisième enfin travaille avec les élèves de CE2, CM1 et CM2.

L'Institut médico-pédagogique Jean-Poirot possède trois classes internes à l'établissement.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché le mardi matin.
  • Randonnée VTT « La Téméraire » le 1er week-end de juillet (100, 75, 35 et 15 km)
  • Pèlerinage marial autour de la ville le 15 août à la nuit tombante, les façades des maisons sont fleuries et éclairées de bougies. Pendant le temps de la procession, les cloches de l'église Saint-Mansuy sonnent l'Ave Maria.
  • Fête patronale le premier dimanche de septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Fontenoy-le-Château.
Escalier d'accès à la tour des Lombards
  • La tour des Lombards XIVe fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [47]. Cette tour était peut-être l’élément d’un château inféodé aux seigneurs de Fontenoy. Elle était, avec ses deux salles d’artillerie superposées, capable de participer à la défense de la place. Sa facture l’apparente aux constructions de la fin du XIVe siècle ; il ne semble pas que ses canonnières, caractéristiques de cette période aient été rapportées dans des maçonneries préexistantes. Dans la salle haute, on peut observer une naissance d’escalier pouvant laisser croire que la tour eut jadis un niveau supplémentaire. La flèche qui surmonte l’édifice repose sur une belle charpente de chêne.

Au XVIe siècle, Fontenoy est un centre de grande activité marchande. La ville attire les fameux commerçants-banquiers lombards, très présents en Lorraine. On dit qu’ils installèrent là à l’abri des murs épais leur banque, la tour portera désormais leur nom pour la postérité. L’autre nom de ce monument est La Tour du poids. Y étaient en effet conservées les mesures étalons propres au comté de Fontenoy.

Dans le langage populaire de Fontenoy, la tour qui servit de prison jusqu’au milieu du XXe siècle, porte aussi le nom de La bique en l’honneur de la chèvre du geôlier, qui logeait dans la cellule lorsqu’elle était vide de prisonnier.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église est placée sous le vocable de Mansuy de Toul et marque le rattachement de Fontenoy à l'évêché de Toul. L'église possède un orgue Henri Didier de 1891[49]. On peut y admirer les fonts baptismaux offerts pour le baptême de Diane de Dommartin. Ces fonts baptismaux ont été restaurés en 2007.

Manuel des pèlerins, Notre-Dame du bois Banny
  • Chapelle Notre-Dame du Bois-Banny[50]. Vers le sud, sur la route de Saint-Loup-sur-Semouse se trouve la chapelle Notre-Dame du Bois Banny, lieu de pèlerinage depuis le XVIe siècle. Dans sa monographie[51] Notre-Dame du Bois-Banny, l'abbé Constant Olivier avance 1539 comme date d'édification de la première chapelle en lieu et place du chêne qui servait d'abri à la statue de la Vierge. Ce sanctuaire reçu le nom de Notre-Dame de l'Annonciation mais la coutume ne le nomme que la Vierge du Bois-Banny. L'édifice souffre de la Guerre de Trente Ans et doit comme Fontenoy attendre le XVIII e pour être relevé. Il échappe au saccage des révolutionnaires grâce aux ruses de Siméon-Florentin Daubié[52] qui fait croire, par une mise en scène que la fureur publique a devancé les ordres du 27 vendémiaire an III[53].

« Le Directoire du District de Darney décrète que toutes les chapelles situées sur le territoire de son ressort, telles celles de Saint-Martin de Vioménil, Bonneval de Saint-Baslemont, La Brosse de Bains-les-Bains et plusieurs autres, seront non plus seulement fermées et interdites à la vénération publique, mais démolies de fond en comble[54]. »

Malgré les réparations faites à la restauration du culte, il est nécessaire de rebâtir une nouvelle chapelle. Elle sera inaugurée le 16 août 1826. En 1873 ce sont plus de 6 000 pèlerins qui viennent remercier du départ des troupes prussiennes.

En 1902, devant l'afflux des visiteurs venus de la Franche-Comté limitrophe et de la Lorraine, la chapelle est agrandie et ne conserve que le fronton néo-classique de celle de 1826.

Le cantique à Notre-Dame du Bois Banny compte 26 couplets qui racontent l'histoire de la statue de la Vierge miraculeuse trouvée sur un chêne

  • Chapelle de Saint-Georges, au cœur de la forêt du même nom, accès par la route du Magny, chapelle ex voto (1395-1415) et vestiges d'un ermitage.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : broderie de Fontenoy-le-Château.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Arborétum, route des Barraques.
  • Sources chaudes (24°C) permettant le développement de plantes rares et protégées, cueillette interdite.
  • Le grenier de l'école abrite une très importante colonie de grands murins, des chauves-souris, référencée par le Conservatoire des sites lorrains.

Les étangs[modifier | modifier le code]

Carpes dans l'étang Chardin.

Les étangs : La Vôge offre des eaux abondantes et un sol peu perméable, deux conditions idéales pour la création d’étangs. Une première approche des documents d’archives (cadastres, état de sections, actes notariés) permet d’affirmer que le nombre des étangs, tant grands que petits, a dépassé la soixantaine sur le seul territoire de Fontenoy-le-Château. Actuellement, seuls en subsistent une trentaine, en comptant quelques créations récentes.

Dans une étude sur la toponymie fontenaicastrienne menée en 2006 par l’association des « Amis du Vieux Fontenoy[56] », sont classés et répertoriés les noms des étangs. Sauf les créations récentes, qui souvent ne portent pas de nom, la plupart des étangs ont leur propre identité, qu’on peut rattacher à quatre grandes catégories :

Noms de famille : Sans doute les propriétaires à une période de l’histoire, peut-être les fondateurs ? et l’on plonge directement dans le répertoire des familles anciennes et importantes de Fontenoy : Honnoré, Gérard, Raguel, Piquet, Chardin, Finiels, Ory, Thierry, Rousselot, Maître Jacques, Matelot, pour les principaux.

Fonction : Reflet d’une activité industrielle, on peut y ranger l’étang du Moulin de la Scie et les étangs de la brasserie, qui permettaient chaque hiver la récolte de glace, convoyée par chariots jusque dans les profondes caves qui existent toujours.

Histoire : L’étang Chastelain, sur le ruisseau de la Carotte, au pied du château, participait au système de défense de la place-forte, avec un système de vannage complètement disparu.

Nom en rapport avec le lieu : L’étang des Breuillots (de breuil, petite forêt, buissons), des Arsondieux (arson désigne en vieux français l’action de brûler, ce que l’abbé Olivier avait déjà traduit par : lieu défriché par le feu), l’étang Saint-Georges, voisin de la chapelle éponyme, étangs des Blanches Épines, disparus, mais les épines (blanches) y fleurissent toujours. Et d’une manière générale, tous ceux qui ont pris le nom du lieu-dit voisin : étangs des Calois, de la Côte, de la curtille Voirin, des Cailloux... Une liste de noms d’étangs sur la commune de Fontenoy, glanés au travers de divers documents anciens.

Rive gauche du Côney : Étangs des Breuillots, Arsondieux, Rousselot, le Fourneau, la Violette, Saint-Georges, maître Jacques, La Goulière, Conois, du moulin de la scie, de la grange Chevalier, de la grange Lhuillier, de la Fontaine, de la scie le Sapin, des Lors, le Bateau, Mergot, Aubry ou Ory, des Molières, Michel, Chastelain, de la Curtille des Faulx.

Rive droite du Côney : Étangs de la Côte, des Calois, la Dame, Chardin, Marc Gérard, Matelot, Jean Gauthier, des Cailloux, du Sappin, Joseph Colotte, de la curtille Voirin, Thierry, Raguel, Piquet, Chardonneret, Grand-père, Léger, de la Coste, Honoré, de la Tenaille, de la scie des Glins, Chatard, Alexandre, de la scie Blancheville, les Neufs étangs (Petit et Grand), Finiel, Potier, la Conaille, du Canton, du Grurupt, la Brenière, de la scie le Sucre, des blanches Épines, des Blinottes, Hassard, de la brasserie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Huvé (av.1620-ap.1670), seigneur de Xertigny et du Clerjus, capitaine châtelain de la ville et du comté. À la tête des sujets de sa capitainerie, fit lever le siège de Remiremont en 1638 contre les Français commandés par Turenne[57]. Il fut anobli par lettres patentes du 12 janvier 1657[58].
  • Nicolas Gilbert (1750-1780), poète, né à Fontenoy-le-Château.
  • Sébastien Mathieu[59], né en 1786 et mort en 1869, chevalier de la Légion d'honneur, grenadier de la Garde en 1809, assiste aux Adieux de Fontainebleau. Il est un des six Vosgiens à avoir suivi l'Empereur à l'île d'Elbe. Il arrive à l'île d'Elbe le 26 mai 1814. Napoléon s'occupa alors à organiser sa garde, il forma un bataillon auquel il donna son nom et le divisa en six compagnies. Sébastien Mathieu fut affecté à la troisième compagnie[60] vieille garde, bataillon de l'Ile d'Elbe, fait chevalier de légion d'honneur à bord de l'Inconstant "non maintenue", puis le 8 août 1834[61], postule pour une pension en 1862[62]. Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène.
  • Joseph-Florentin Daubié, frère de Julie-Victoire, né le 23 septembre 1810, prêtre et auteurs d'ouvrages religieux dont le Catéchisme des villes et des campagnes, Catéchisme expliqué par des sous-demandes et des sous-réponses, à l'usage des premiers et seconds communiants et Instructions et conseils au congréganistes édition Vagner, Nancy, 1848.
  • Julie-Victoire Daubié (1824-1874), journaliste, morte à Fontenoy-le-Château.
  • Constant Olivier (1862-1919), historien, prêtre, né à Fontenoy-le-Château.
  • André Henry (1934), instituteur syndicaliste, militant associatif et homme politique,ministre du Temps libre en 1981, né à Fontenoy-le-Château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Dommartin

Armes de la famille de Dommartin

de sable à la croix d'argent.
Armes de Diane de Dommartin

Armes de Diane de Dommartin :

De gueules aux deux deltas d'or entrelacés.

Fontenoy est donné à Anne de Neufchâtel lors de son mariage avec Guillaume de Dommartin qui prend le titre de seigneur de Fontenoy.

Armes de la famille Croÿ-Havré

Armes de la famille Croÿ-Havré :

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à trois fasces de gueules (de Croÿ) ; aux 2 et 3, d'argent, à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées Casque couronné.
Fontenoy-le-Château

Fontenoy-le-Château a eu pour armes :

D'azur à une étoile d'or à cinq branches.

Ces armes sont celles également portées sur le sceau de tabellionnage, un exemplaire est visible aux archives départementales de Haute-Saône.

Blasonnement actuel[modifier | modifier le code]

Le décret du 29 juin 1867 autorise Fontenoy-le-Château à reprendre les armoiries dont elle était anciennement en possession lesquelles seraient revêtues du signe distinctif, et accompagnées des ornements extérieurs adoptés pour les communes et pour les villes de troisième classe. La lettre patente portant concession d'armoiries faite au palais Les Tuileries du 8 janvier 1868 en donne la description suivante[63]:

Armes de Fontenoy-le-Château

La commune de Fontenoy-le-Château porte :

D'azur, à la cotice, du sixième de l'écu, d'argent ; au franc quartier, du neuvième de l'écu, à senestre, de gueules, à l'N d'argent, surmontée d'une étoile rayonnante, du même ; l'écu sommé d'une corbeille d'argent remplie de gerbes d'or, à laquelle sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l'un, à dextre, d'olivier, l'autre, à senestre, de chêne, de sinople, noués et rattachés par des bandelettes de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique André-Durupt, Julie-Victoire, la première "bachelier", éd. AVF, 2011
  • Dom Calmet, Histoire de la Lorraine, 1745
  • Collectif, La Vallée du Côney, métallurgie et thermalisme, Amis du Vieux Fontenoy et Fédération des sociétés savantes des Vosges, 2011, Nancy.
  • Paul Delsalle, Laurence Delobette, La Franche-Comté à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance, 1450-1550, éd. Presses Université de Franche-Comté, 2003
  • Henri Lepage, Le Département des Vosges : statistique historique et administrative, Charles Charton, ed.Peiffer, 1845
  • Constant Olivier, Histoire de Fontenoy, Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, 1894, p. 1-440, [lire en ligne]
  • Constant Olivier, Fontenoy-le-Château à la Révolution, manuscrit
  • Louis Olivier, Notules sur Fontenoy-le-Château
  • R. Redouté-Renaudeau, Diane de Dompmartin, manuscrit
  • E. Relion, Les Terres de surséance, Association Saône Lorraine
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 485 : Fontenoy-le-Château
  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN B.38.688.87)
    Fontenoy-le-Château p. 456 et Carte n°5 des Vosges

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rapports et délibérations, Vosges Conseil Général
  2. Les Noms de lieux, Charles Rostaing, éd. Presses universitaires de France, 1992, pages 83 et 93
  3. Les Formes originales des noms de lieux vosgiens et leurs formes officielles, Nicolas Haillant 1905.
  4. Les Noms de lieux, Charles Rostaing, éd. Presses universitaires de France, 1992
  5. habitants.fr
  6. Description de la Lorraine et du Barrois, Description de la Lorraine et du Barrois, M. Durival l'aîné, ed.Vve Leclerc, Nancy, 1779
  7. Arrêté du 12 mars 1721.
  8. date probable d'édification du donjon 980, résultats analyses C14.
  9. Saint Mansuy premier évêque de Toul (356-386)
  10. Le culte des Saints évêques dans les diocèses lorrains : une cartographie, A. Couraud, TER université de Nancy-II, 1999
  11. Notice de la Lorraine Dom Calmet [1]
  12. Les sires et comptes de Blâmont, étude historique, E.de Martimprey de Romécourt, ed.Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1862.
  13. Marguerite de Bourgogne Montagu(naissance vers 1345 et décès vers 1397)
  14. Le département des Vosges, Henri Lepage,Charles Charton, ed. Peiffer, 1845
  15. id
  16. Georges Plaisance, Les forêts feuillues comtoises au XVIIIe s., p.497, Revue forestière française, juin 1963, n°6.
  17. Archives départementales du Doubs, serie B, B 339.
  18. Annales franc-comtoises : Les curés de campagne en Franche-Comté, Abbé Morey, ed. Nicolas François Louis Besson, 1865
  19. Histoire de la Lorraine, dom Calmet 1745
  20. Capucins de Fontenoyle-Château, Archives départementales des Vosges
  21. Picot/fran Italian V2 Publié par Ayer Publishing, page 31 [2]
  22. Papiers d'état du cardinal de Granvelle : d'après les manuscrits de la bibliothèque de Besançon, Antoine Perrenot de Granvelle, Charles Weiss, Imprimerie nationale, Paris, 1849.
  23. a et b Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, Épinal,1850
  24. Éphémérides du comté de Montbéliard, présentant, pour chacun des jours de l'année, un tableau des faits politiques, religieux et littéraires les plus remarquables de l'histoire de ce comté et des seigneuries qui en dépendaient, dès le treizième siècle jusqu'en 1793, Duvernoy, Imprimerie Charles Deis, 1832
  25. Marie-Catherine Vignal Souleyreau, Richelieu et la Lorraine, p. 289, col. Logiques historiques, ed.L'Harmattan, 2004, ISBN 2747567745
  26. Documents rares ou inédits de l'histoire des Vosges, Volume 2 (1869), page 258 Lire en ligne
  27. La Population de la Franche-Comté au lendemain de la guerre de Dix Ans, François Lassus, éd. Presses univ. Franche-Comté, 1995
  28. Guerre de Dix Ans (1634-1644)
  29. Robert Parisot, Histoire de Lorraine (duché de Lorraine, duché de Bar, Trois-Évêchés). III. De 1789 à 1919, 1919-1924, ed. A.Picard, Paris
  30. Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française : ou Martyrologe des pontifes, prêtres, religieux, religieuses, laïcs de l'un et l'autre sexe, qui périrent alors pour la foi, Aimé Guillon de Montléon, éd. G. Mathiot., 1821
  31. À cet emplacement se trouve maintenant le monument aux morts.
  32. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État éditions officielles du Louvre, de l'Imprimerie nationale par Baudouin et du Bulletin des lois
  33. Nouveau manuel complet du distillateur liquoriste, Lebeaud et Julia de Fontenelle, 1868
  34. Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, C. Huguenin, Epinal, 1865
  35. Mémoires pour servir à une description géologique de la France, Armand Dufrénoy, Léonce Élie de Beaumont, André Jean François Marie Brochant de Villiers, éd. F.-G. Levrault, 1830
  36. Bulletin du Brussels (Belgium), musée de l'Industrie, 1858
  37. Revue des eaux et forêts publié par Aristide Frézard et Stanislas Frézard,ed. Berger-Levrault, 1863
  38. Terre lorraine, no 12, Fontenoy-Le-Château, 1978
  39. Un siècle d'immigration italienne dans les Vosges de 1870 à nos jours, Olivier Guateli, ed. Place Stanislas, 2008.
  40. Un quartier de Fontenoy porte le nom de plateau des Tuileries
  41. La qualité et la pureté de l'eau de Fontenoy permettait lors des nombreux rinçages d'obtenir une fécule très blanche.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  44. Inventaire-sommaire des archives départementales des Vosges, par Léopold Duhamel,1867
  45. Rapports et délibérations du Conseil général des Vosges, page 219, 1853.
  46. La France charitable et prévoyante : tableaux des oeuvres et institutions des départements, n° 86, p. 2, éd. Plon, Nourrit (Paris) , 1896
  47. « Notice no PA00107168 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Notice no PA00107167 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4 et 2-87692-093-X)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 293 à 295
  50. Histoire de ND du Bois-Banny sur Itinéraires spirituels
  51. Notre-Dame du Bois-Banny, l'abbé Constant Olivier, ed. Fricotel, Epinal, 1910
  52. Siméon-Florentin Daubié est le grand-père de Julie-Victoire Daubié et l'arrière-grand-père de Constant Olivier
  53. 18 octobre 1794
  54. Archives des Vosges, citées par C.Olivier p.26
  55. ce musée est ouvert tous les jours sauf les mardis du 15 avril au 15 octobre de 14H30 à 18H et pour les groupes sur rendez vous
  56. A.V.F 9 rue de l'Église 88240 Fontenoy-le-Château
  57. Mémoires d'Henri de Beauvau,p. 65, éd. de Cologne, 1691
  58. Ambroise Pelletier ,Nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois, p. 357, éd. 1758
  59. Association Les Vosges napoléoniennes
  60. Hippolyte de Mauduit, Les Derniers Jours de la Grande Armée ou souvenirs, documents et correspondances inédites de Napoléon en 1814 et 1815, Paris, 1847
  61. Base Léonore dossier LH/1755 35
  62. Archives nationales série F70 à 113
  63. Archives nationales, Armorial des villes au 19e siècle Inventaire des articles BB/29/987, 988, 991 (partiel), 992 (partiel) et BB/29/1081 à 1083