Augustin Pouyer-Quertier

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Augustin Thomas Pouyer-Quertier
Augustin Pouyer-Quertier
Augustin Pouyer-Quertier
Fonctions
Ministre des Finances
Président Adolphe Thiers
Gouvernement Gouvernement Jules Dufaure (1)
Prédécesseur Louis Joseph Buffet
Successeur Eugène de Goulard
Député de la Seine-Inférieure
1857 – 1869
Sénateur de la Seine-Inférieure
1876 – 1891
Maire de Fleury-sur-Andelle
1854 – 1891
Biographie
Nom de naissance Auguste Thomas Pouyer-Quertier
Date de naissance
Lieu de naissance Étouteville-en-Caux
Date de décès
Lieu de décès Rouen
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Industriel

Augustin Thomas Pouyer-Quertier est un homme politique français, né à Étouteville-en-Caux (Seine-Maritime) le et mort à Rouen le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut élève de l'École polytechnique.

Il fonda à Rouen une fabrique de cotonnades, fut élu député avec l'appui du gouvernement (1857) et siégea avec la droite jusqu'en 1869. En 1862, il participa à la création d'une "Compagnie française" qu'il préside, au capital de 25 millions de francs, pour entreprendre la culture du coton en Algérie[1], et qui joua un rôle dans l'histoire de la culture du coton en Algérie.

Député à l'Assemblée nationale (1871), il devint ministre des Finances () et prit part aux négociations du traité de Francfort. Il permit aux communes de Villerupt et de Thil de rester françaises. Il préconisa une série d'impôts nouveaux, fit voter et émit avec succès l'emprunt permettant la libération anticipée du territoire.

Lors du procès de Janvier de La Motte, préfet de l'Empire accusé de concussion, il justifia les mandats fictifs, ce qui le contraignit à démissionner (23 avril 1872).

Il aida à la chute de Thiers (24 mai 1873), appuya le cabinet de Broglie et vota contre l'ensemble des lois constitutionnelles (1875). Sénateur de la Seine-Inférieure de 1876 à 1891, il refusa de former un ministère de résistance. Il fut également maire de la ville de Fleury-sur-Andelle dans l'Eure de 1854 à sa mort.

Fondateur de la Compagnie française du télégraphe de Paris à New-York, dénommée « P.Q. », selon les initiales de son président-fondateur, il donne un coup d'accélérateur à l'histoire des agences de presse.

Il repose au cimetière monumental de Rouen. Un monument dit statue de Pouyer-Quertier sera érigé en 1894 à Rouen sur la place Cauchoise, dû au sculpteur Alphonse Guilloux. Il a été détruit en 1941[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Société impériale zoologique d'acclimatation, Volume 9 Par Société impérial Bulletin de la Société impériale zoologique d'acclimatation, Volume 9
  2. Yvon Pailhès, Rouen : du passé toujours présent… au passé perdu : les églises, les monuments, rues et places, Luneray, Bertout,‎ , 230 p. (ISBN 2-86743-539-0), p. 224-225
  • Source : Larousse du XXe siècle

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]