Guy Wildenstein

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Guy Wildenstein, né le 19 décembre 1945 à New York, est une personnalité du monde des affaires, un marchand d'art et de chevaux de course et un éleveur de chevaux franco-américain. Il est le fils du marchand d'art Daniel Wildenstein.
Il est conseiller de l'Assemblée des Français de l'étranger où il représente les Français de l'étranger de la circonscription de Washington. Il est membre de l'UMP et du Premier Cercle des donateurs de l'UMP.
Il est distingué de l'Ordre national de la Légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy au Palais de l'Élysée le 5 mars 2009, et par ailleurs mis en examen dans plusieurs affaires judificiaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Daniel Wildenstein, marchand d'art de premier plan et propriétaire de chevaux de course et éleveur en France, sa famille a dû fuir la France après l'occupation allemande du pays pendant la Seconde Guerre mondiale et de mener leur vie aux États-Unis, où Guy est né. Après la mort de son père en 2001, Guy Wildenstein assume la gestion de l'entreprise de vente et d'achat d'œuvres d'art, laissant son frère Alec se concentrer principalement sur les courses de chevaux et l'élevage. Alec Wildenstein est mort en 2008, laissant Guy avec la responsabilité des deux entreprises. La fortune familiale ainsi que les différents trusts sont estimés entre 5 et 10 milliards de dollars. Cette fortune lui était disputée par sa belle-mère Sylvia Wildenstein, avant que cette dernière ne meure en novembre 2010.

Une de ses plus fameuses entreprises est « the Wildenstein & Company art gallery », au 19 East 64th St à New York.

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Succession Daniel Wildenstein[modifier | modifier le code]

Sylvia Roth, la belle-mère de Guy Wildenstein déclare avoir été spoliée lors de l'héritage de son défunt mari, Daniel, au profit des deux fils de celui ci, Alec et Guy. Elle porte plainte pour corruption passive et trafic d'influence le 20 septembre 2010: www.mediapart.fr/journal/france/200910/affaire-wildenstein-une-plainte-embarrasse-woerth-et-baroin. Le 26 octobre 2010, une enquête préliminaire est ouverte par la brigade de répression de la délinquance économique. Ses accusations mènent les enquêteurs à mettre au jour une possible dissimulation de patrimoines au fisc français. Le patrimoine dissimulé est estimé entre 5 et 10 milliards de dollars[1],[2]. Elle décédera le 13 novembre 2010: www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/17/01016-20101117ARTFIG00620-la-mort-de-la-veuve-n-eteint-pas-l-affaire-wildenstein.php,www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Affaire-de-la-succession-Wildenstein-Le-testament-de-Sylvia-Wildenstein-235065. Le fisc (Ministère du Budget (France) dont a fait parti Éric Woerth, puis François Baroin) lui-même n'aurait pas réagit: www.bakchich.info/france/2010/12/06/l-autre-affaire-bettancourt-de-l-ump-59110 (6 décembre 2010). L'affaire initialement confiée à Me Claude Dumont-Beghi continue malgré la renonciation de Tamara Roth Cohn Eskenazi de l'héritage de sa soeur. En ce qui concerne Baroin et Woerth, la prescription a eu lieu le 31 décembre 2011: www.lepoint.fr/culture/affaire-wildenstein-la-soeur-de-sylvia-roth-renonce-a-sa-succession-20-07-2011-1354670_3.php.

Succession Anne-Marie Rouart[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'enquête sur la succession Wildenstein, l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels perquisitionne l'institut Wildenstein les 11 et 12 janvier 2011. Il saisit 30 œuvres d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros, dont un Edgar Degas, un Edouard Manet et des sculptures de Rembrandt Bugatti. Les policiers découvrent également une huile de Berthe Morisot, Chaumière en Normandie, dont avait hérité Yves Rouart. Cette toile et d'autres avaient été déclarées « perdues ou volées » alors que Guy Wildenstein était l'exécuteur testamentaire de Anne-Marie Rouart, descendante du collectionneur Stanislas-Henri Rouart. Le 6 juillet 2011, Guy Wildenstein est mis en examen pour recel d'abus de confiance[3],[4],[5].

Succession Julie Goujon[modifier | modifier le code]

La succession de Julie Goujon, fille de Joseph Reinach, est également l'objet d'un litige. La fille du député de la troisième république, et fameux défenseur d'Alfred Dreyfus, possédait une collection de peinture de Degas, Gauguin, Van Gogh, pillée pendant l'occupation allemande. La confusion règne sur l'état réel de la collection à la Libération. Daniel Wildenstein était l'exécuteur testamentaire de Julie Goujon, et des toiles qui pourraient lui appartenir ont été retrouvées dans la perquisition de l'institut Wildenstein[6].

Fraude fiscale et blanchiment[modifier | modifier le code]

Le 6 février 2013, Guy Wildenstein a été mis en examen pour fraude fiscale et blanchiment[7].

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]