Le Tremblay-sur-Mauldre

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Le Tremblay-sur-Mauldre
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Aubergenville
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Joseph Le Foll
2014-2020
Code postal 78490
Code commune 78623
Démographie
Gentilé Tremblaysiens
Population
municipale
917 hab. (2014)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 41″ nord, 1° 52′ 37″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 175 m
Superficie 6,23 km2
Localisation

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Liens
Site web letremblaysurmauldre.fr

Le Tremblay-sur-Mauldre est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position du Tremblay-sur-Mauldre dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune du Tremblay-sur-Mauldre, en pente vers le nord-est, s'étend sur le versant ouest de la vallée de la Mauldre au nord du massif forestier de Rambouillet, la rivière formant la limite est de la commune.

Ce territoire est majoritairement rural, à 80 %, avec des parties boisées vers le sud. Il englobe dans sa partie nord une partie du parc du château de Pontchartrain. L'habitat est groupé dans le bourg qui jouxte le château du Tremblay.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mareil-le-Guyon Neauphle-le-Vieux Jouars-Pontchartrain Rose des vents
Bazoches-sur-Guyonne N Jouars-Pontchartrain
O    Le Tremblay-sur-Mauldre    E
S
Bazoches-sur-Guyonne Saint-Rémy-l'Honoré Jouars-Pontchartrain

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les anciens panneaux directionnels.
Les anciens panneaux directionnels.

La commune est desservie par la route départementale 34 d'orientation nord-sud et la route départementale 13 d'orientation est-ouest. La commune est traversée dans sa partie nord par la route nationale 12, voie express à 2x2 voies, sans échangeur local ainsi que par la route départementale 23 dite route de Bazoches à Montfort.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Villiers - Neauphle - Pontchartrain qui est situé à 5 km de la commune.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 5, P et V de la société de transport Hourtoule, par les lignes 49 et 79 de l'établissement Transdev de Rambouillet et par la ligne 61 de l'établissement Transdev de Houdan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant la révolution : Tremblay ou Tremblay près Montfort[1]. En 1351 : Trambleium, Trambleyum [2].

Du latin tremulus[3].

Le nom populus tremula est le nom savant du peuplier commun, couramment appelé "tremble" en raison du tremblement de ses feuilles au moindre souffle de vent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours Joseph Le Foll[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 917 habitants, en diminution de -4,28 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425 388 369 404 425 408 406 402 435
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424 413 385 359 360 352 344 330 293
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
312 282 318 305 297 289 272 283 339
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
355 353 476 625 668 813 956 958 917
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (56 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 56 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,3 %, 15 à 29 ans = 35,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 15,3 %, plus de 60 ans = 13,6 %) ;
  • 44 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 19,2 %).
Pyramide des âges à Le Tremblay-sur-Mauldre en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
2,8 
75 à 89 ans
3,7 
10,8 
60 à 74 ans
15,3 
15,3 
45 à 59 ans
23,4 
21,0 
30 à 44 ans
21,3 
35,9 
15 à 29 ans
18,1 
14,3 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire : la commune possède une école élémentaire[11] publique (La Fermette).

Enseignement secondaire : il existe dans la commune trois établissements de d'enseignement et de formation professionnelle privés :

  • le « centre horticole d'enseignement et de promotion » (CHEP) qui prépare les élèves aux diplômes du baccalauréat et du BTS dans les métiers du paysage et de l'environnement. Cet établissement, fondé en 1945, est un lycée d'horticulture, géré par une association régie par la loi de 1901, et fonctionne sous contrat avec le ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation[12].
  • « un centre de formation d'apprentis des métiers du transport et de la logistique » (CFATL) qui dispense des formations en alternance (apprentissage et professionnalisation), du niveau CAP au baccalauréat. Ce centre est géré par le groupe AFT-IFTIM créé par les fédérations professionnelles des secteurs du transport et de la logistique[13].
  • le « centre de formation d'apprentis de la navigation intérieure (CFANI)» qui dispense des formations par la voie de l'apprentissage du niveau CAP au baccalauréat dans le domaine de la navigation fluviale.
Ces trois établissements accueillaient 273 élèves internes en 1999, soit 25 % de la population totale de la commune[14].

Sports[modifier | modifier le code]

  • La commune dispose d'un terrain destiné au Football ainsi qu'une équipe. On peut également y trouver un club de Tennis disposant de deux terrains juxtaposant le stade.
  • Le domaine du château comprend l'un des terrains de golf les plus prisés du département des Yvelines, proposant un 9 trous compact et un 18 trous cheminant à travers la forêt du Tremblay-sur-Mauldre.

Économie[modifier | modifier le code]

Le château du Tremblay.
Le château du Tremblay.
  • Commune résidentielle
  • Agriculture
  • Tourisme (golf)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Leu-et-Saint-Gilles.
L'église Saint-Leu-et-Saint-Gilles.
  • L'église Saint-Leu-et-Saint-Gilles, datant du XIIIe siècle, reconstruite au XIXe siècle.
  • Le château du Tremblay-sur-Mauldre, construit dans la première moitié du XVIIe siècle par François Mansart pour la famille Le Clerc du Tremblay, qui possédait la seigneurie du Tremblay depuis le XVe siècle. À cette famille appartenait alors François Le Clerc du Tremblay, moine capucin plus connu comme "Le Père Joseph", le plus proche conseiller du Cardinal de Richelieu qui souhaitait en faire son successeur, mais lui survécut. Des Le Clerc du Tremblay, le Tremblay s'est transmis par successions aux familles d'Angennes, de Saint Georges de Vérac, puis de Rougé. Cette dernière famille le vend en 1910 au comte et à la comtesse Robert de Vogüe, née Lucie Sommier, qui le font alors restaurer. Les façades sont dépourvues de l'enduit qui les recouvrait, les chainages des ouvertures sont restitués ; le parc à l'anglaise est redessiné à la française, tel qu'il est encore. En 1947, le château devient la propriété de la ville de Paris, qui l'affecte à ses œuvres sociales. Dans les années 1980, il redevient propriété privée pour être aménagé en golf. Depuis 2010, c'est un centre de séminaires, hôtel et club de golf. Il a été classé monument historique en 1979. Le château a été rendu dernièrement à François Mansart.

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

  • La Saint-Gilles, fête communale du Tremblay-sur-Mauldre, a lieu tous les ans le premier week-end de septembre. À cette occasion, un bal populaire est organisé, généralement suivi d'un feu d'artifice ainsi que d'une retraite au flambeau à laquelle participent les habitants du village. Des manèges et attractions à destination des enfants sont installés. Le jour suivant se tient une brocante dont la taille augmente chaque année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La « maison des champs » (à droite), où Cendrars composa L'Or.
  • Olivier de Saint-Georges de Vérac (1768-1858), militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
  • Ambroise Vollard (1866-1931), grand marchand de tableaux et galeriste, a eu une résidence au Tremblay.
  • Francis Picabia (1879-1953), peintre et écrivain français, a vécu au Tremblay de 1922 à 1924.
  • Pablo Picasso (1879-1953), peintre espagnol, a résidé au Tremblay vers 1937 dans une vieille ferme, proposée par Ambroise Vollard, où il avait installé son atelier et où il réalisa une série de tableaux[15].
  • Blaise Cendrars (1887-1961), écrivain suisse, a eu une résidence, sa « petite maison des champs », au Tremblay à partir de 1918. Depuis la Débâcle, en effet, et un fatidique 10 mai 1940, abandonnant Paris et Le Tremblay-sur- Mauldre où sa « maison des champs » avait été pillée par les Allemands, Cendrars s'était retiré à Aix-en-Provence et il avait cessé d'écrire[16]. La municipalité a fait transférer ses cendres au cimetière du Tremblay le 14 mai 1994. Elle a donné son nom à une salle polyvalente inaugurée en 2005, l' espace Blaise-Cendrars.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pouillé du diocèse de Chartres, ou Recueil des abbayes, chapelles,...(1738), p. 70.
  2. LONGNON (Aug.), Pouillé de la Province de Sens (1904), Trambleyum, p. 160A; Trambleium, p. 213G,
  3. Noms de lieu d'Île-de-France – M. Mulon – 1997
  4. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Évolution et structure de la population à Le Tremblay-sur-Mauldre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 mai 2011).
  11. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  12. « L'école du savoir vert ! », Centre Horticole d'Enseignement et de Promotion – CHEP.
  13. « CFATL (Centre de Formation d'Apprentis des Métiers Transport et Logistique) Tremblay-sur-Mauldre », AFT-IFTIM.
  14. « Données socio-économiques », Mairie du Tremblay-sur-Mauldre.
  15. Collectif, Patrimoine des Yvelines, t. 2, Flohic, (ISBN 2-84234-070-1), p. 616.
  16. LEROY (Claude). Blaise Cendrars & « L'homme foudroyé » (1989), p. 5.