François Asensi

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François Asensi
Illustration.
François Asensi en juin 2018.
Fonctions
Député de la 11e circonscription de la Seine-Saint-Denis

(29 ans et 7 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
1 juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
Groupe politique Gauche démocrate et républicaine
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Clémentine Autain
Député de la Seine-Saint-Denis
scrutin proportionnel par département

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Député de la 8e circonscription de la Seine-Saint-Denis

(5 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection 19 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Prédécesseur Robert Ballanger (PCF)
Successeur Scrutin proportionnel
Maire de Tremblay-en-France
En fonction depuis le
(27 ans et 4 mois)
Élection
Réélection 11 juin 1995
11 mars 2001
09 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Georges Prudhomme (PCF)
Président de la Communauté d'agglomération Terres de France

(5 ans, 11 mois et 22 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Santander
Nationalité Français
Parti politique PCF (jusqu'en 2010)
Front de gauche (depuis 2010)

François Asensi, né le à Santander en Espagne, est un homme politique français d'origine espagnole, membre du Parti communiste français puis du Front de gauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Refondateur au sein du Parti communiste français, il n'a eu de cesse de vouloir rénover les structures de son parti afin d'ouvrir celui-ci à la modernité et à la construction d'un grand mouvement de gauche. Proche de Guy Hermier dans les années 1980, il est exclu de la direction nationale en 1985[1].

« Lorsqu’en 1984 je suis entré en conflit ouvert avec Georges Marchais, en proposant la transformation du PC en « parti révolutionnaire de type nouveau », j’ai pu m’appuyer sur de nombreux maires de Seine-Saint-Denis. Ensemble nous avons marqué notre désaccord de fond avec le langage identitaire ouvriériste de la direction. »[réf. nécessaire]

Il est élu suppléant du député Robert Ballanger dans la 8e circonscription de Seine-Saint-Denis le . A la mort de ce dernier le , François Asensi devient député titulaire. Il est en tout élu dix fois d'affilée entre 1981 et 2017[2]. Au cours de sa députation, il a été membre de sept commissions permanentes. En 1990, il est rapporteur pour la loi mémorielle Gayssot qui tend à condamner tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Entre le et le il est missionné par le gouvernement pour mettre en place une réforme des statuts des types des fédérations sportives[2]. En 2010 il fait une proposition de loi visant à reconnaître la notion de discrimination territoriale[3], qui sera reprise sous forme d'amendement majeur de la loi Lamy du . Il s'est engagé tout au long de ses mandats pour la lutte contre toutes formes de discriminations par exemple en soutenant la loi sur la parité ou en défendant la suppression du mot "race", pour un Etat plus social comme en défendant la révolte des ouvriers de PSA Citroën et pour la paix en refusant la guerre en Irak ou en s'exprimant pour la reconnaissance par la France de l'Etat de Palestine.

Après avoir été conseiller municipal d'Aubervilliers, d'Aulnay-sous-Bois et de Villepinte entre 1971 et 1991[4], il est élu maire de la ville de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) le et succède à Georges Prudhomme. Il est réélu maire de la ville quatre fois par la suite et est toujours en fonction.

Il devient en 1995 Président du SEAPFA, syndicat inter-communal crée en 1971 sous l'impulsion de Robert Ballanger. Ce syndicat regroupe les communes de Tremblay, Villepinte, Aulnay-sous-Bois, Sevran et Le Blanc Mesnil. Il a pour vocation de définir des politiques publiques communes sur le territoire, en particulier pour la solidarité et le développement durable avec par exemple une gestion commune des déchets. François Asensi quitte ce poste en 2014.

Conscient du désir de gauche qui s'est exprimé en France après le référendum sur la Constitution européenne de 2005, renforcé par la création de collectif unitaires, il appelle à une candidature de toutes les forces antilibérales de gauche pour l'élection présidentielle de 2007. Mais la candidature de Marie-George Buffet, arrivée en tête des collectifs, a été refusée par les autres partis. Le PCF a donc lancé sa candidature comme étant celle de la « Gauche populaire et antilibérale ». François Asensi ne soutient pas cette candidature qu'il juge trop étroite et a donné sa signature à José Bové pour la présidentielle, il milite désormais pour une recomposition de la gauche entre un pôle social-démocrate et un pôle de transformation sociale dans laquelle la sensibilité communiste serait un acteur majeur.

En 2008, il est réélu maire de Tremblay avec 70 % des voix[5].

En il crée la communauté d'agglomération Terres de France avec les villes de Sevran et Villepinte. Terres de France se présente comme une inter-communauté de projets et de solidarité au service du territoire et de ses habitants. François Asensi est élu Président du conseil communautaire de Terres de France, poste qu'il conservera jusqu'à la disparition de la communauté d'agglomération le lorsqu'elle se fond dans l'Établissement public territorial Paris Terres d'Envol avec cinq autres villes[6].

Le 29 mars 2010, il quitte le PCF et souhaite participer à une meilleure structuration de la Fédération pour une alternative sociale et écologique ainsi que du Front de gauche. Il souhaite par exemple la possibilité d'une adhésion directe au Front de gauche[7].

Pour l'élection législative de 2012, il est candidat avec Clémentine Autain pour suppléante. Largement en tête au premier tour avec 35,64% des voix[8], il est le seul candidat au second tour après le désistement du candidat arrivé en deuxième position Stéphane Gatignon (PS-EELV-PRG), et est donc réélu avec 100 % des suffrages exprimés. Au second tour, il soutient Patrick Braouezec, candidat arrivé second à gauche face à Mathieu Hanotin dans la deuxième circonscription de Seine Saint-Denis.

Il reste maire de Tremblay après avoir été réélu en 2014 avec 68,69% des voix[9].

En 2017, il ne se représente pas et souhaite que sa suppléante Clémentine Autain lui succède comme député[10]. Il se présente comme son suppléant et participe activement à sa campagne. Ils sont élus avec 59,52% au second tour après avoir obtenu près de 38% des voix au premier[11]. Il parraine la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017[12].

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats actuels 
Assemblée nationale
Conseils municipaux

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]