Marcel Cerdan

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Marcel Cerdan
Marcel Cerdan le 12 octobre 1948.
Marcel Cerdan le .
Fiche d’identité
Nom complet Marcellin Cerdan[1],[2]
Surnom Le bombardier marocain
L'homme aux mains d'argile
Nationalité Drapeau de la France Française
Date de naissance
Lieu de naissance Sidi Bel Abbès (Algérie)
Date de décès (à 33 ans)
Lieu de décès São Miguel, Açores (Portugal)
Taille 1,69 m (5 7)[3]
Catégorie Poids moyens
Palmarès
  Professionnel
Combats 123
Victoires 119
Victoires par KO 61
Défaites 4
Titres professionnels Champion du monde poids moyens (1948-1949)
Dernière mise à jour : 7 février 2014

Marcel Cerdan est un boxeur français né le à Sidi Bel Abbès en Algérie et mort le dans un accident aérien survenu au-dessus de l'archipel des Açores.

À partir de 1922, il grandit au Maroc où il débute la boxe anglaise dans un ring installé par son père au milieu de la salle de bal du café familial. Après avoir travaillé jeune, Cerdan, entraîné par son père, passe professionnel en 1933 où il effectue ses premiers combats au milieu des années 1930. Surnommé « le bombardier marocain » ou « l'homme aux mains d'argile », il se fait un nom en France à partir de 1938. Champion de France en mi-lourds à trois reprises puis champion d'Europe, Cerdan est également un footballeur talentueux, sélectionné en équipe nationale marocaine.

De retour sur les rings en janvier 1941 après dix-huit mois d'absence, Marcel Cerdan conquiert à nouveau le titre européen des poids mi-lourds, multiplie les combats et les succès jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Descendant d'une catégorie en poids moyens, il gagne les titres de champion de France, d'Europe et du monde entre 1946 et 1948. Victorieux sur les rings outre-atlantique, son succès par KO technique contre Tony Zale sur le ring du Roosevelt Stadium lui offre un accueil de héros national à son retour en France. Compagnon d'Édith Piaf, sa notoriété dépasse le cadre sportif et le voit tourner dans plusieurs œuvres cinématographies. Il meurt soudainement et tragiquement au sommet de la gloire dans l'accident du vol Paris-New York dans la nuit du 27 au 28 octobre 1947.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marcellin Cerdan naît le en Algérie, dans le quartier du « Petit Paris » de Sidi Bel Abbès[4]. Il est le quatrième et dernier garçon d'Antonio Cerdan (1880-1946)[note 1] et Assomption Cascales (1886-1934), qui auront également une fille deux ans plus tard[5]. Ses trois frères aînés se prénomment Vincent, Antoine, Armand, sa sœur cadette Clothilde. Ses deux parents sont originaires d'Espagne, son père de Valence et sa mère est née à Sidi Bel Abbès de parents, Pedro Cascales et Maria Amoros, originaires du village d'Abanilla, près de Murcie[6]. Les deux familles ont émigrés de l'autre côté de la mer Méditerranée au XIXème siècle, attirés par la promesse d'une vie meilleure[5]. À la naissance de Marcellin, son père est journalier et sa mère sans profession[5].

Au début des années 1920, Antonio a un sens des affaires désastreux à la tête d'une boucherie[7]. Un matin de l'an 1921, un cousin d'Antonio Cerdan lui rend visite et lui loue le développement économique de Casablanca sous l'impulsion du Général Hubert Lyautey[5]. L'année suivante, le père de famille, décide d'installer sa famille au Maroc, alors sous protectorat français, dans le quartier Mers Sultan de Casablanca. Il poursuit ses affaires avec plusieurs charcuteries[7] et monte un café-bal dans lequel il aménage un ring destiné aux exhibitions de boxe de ses fils dans sa salle de danse.

Le jeune Marcellin, enfant pourtant chétif[3], y dispute son premier combat de boxe à l'âge de huit ans[2], et en guise de victoire remporte une tablette de chocolat[7]. À Casablanca, il apprend l'arabe et l'espagnol, et joue dans des parties de football dans la poussière du quartier de Maârif[3]. Surnommé Marcellino puis Marcel[3], il arrête l'école à onze ans pour aider sa famille, devient tour à tour aide-mécano, aide-plombier, commis, apprenti électricien ou vulcanisateur[3] mais son père a conscience qu'il a de l'or dans les poings et le destine à la boxe.

Carrière de boxeur[modifier | modifier le code]

L'espoir casablancais (1933-1937)[modifier | modifier le code]

Suivant ses trois frères aînés, Vincent et Antoine, champions d'Afrique du Nord des poids plumes, ainsi qu'Armand, champion du Maroc poids coq, Marcel Cerdan dispute son premier combat professionnel à l'âge de seize ans à Casablanca le [7],[8]. Son père signe les combats qui se présentent, que Marcel remporte avec une remarquable facilité[5], et encaisse l'intégralité des gains[7]. Les huit premiers combats professionnels de Marcel Cerdan, disputés entre 1933 et 1934, ne figurent pas à son palmarès[7]. Il commence par dominer aux points l'Espagnol Gomez, ce qui rapporte à son père deux cents francs et une montre, puis enchaîné les succès[7]. En novembre 1934, le boxeur français domine Marcel Bucchianeri mais le ménage, ne gagnant qu'aux points[7]. Cerdan n'aime pas faire mal et n'aime pas la boxe à laquelle il préfère le football[7].

Après plusieurs affrontement au Maroc, le jeune Cerdan combat pour la première fois à Alger en novembre 1936 face à Aissa Attaf qu'il bat par KO en trente secondes[4]. La ville d'Alger est alors la vitrine de la boxe nord-africaine, les réunions y sont scrutées par les organisateurs parisiens[5]. Sa première performance impressionne et les propositions se multiplient[5]. Cerdan accepte une revanche face à Attaf en janvier 1937, un succès par abandon, et poursuit sa séduction du public algérois deux semaines plus tard face à Maurice Naudin, ancien champion de France[5],[4]. Opposé à deux reprises à Omar Kouidri, d'abord à Rabat le 2 mars puis à Alger le 3 avril, Cerdan obtient de justesse deux nouvelles victoires lors de rudes batailles[5]. Lors du deuxième affrontement, Marcel se fracture la main droite, l'obligeant à une repos de trois mois[5].

À son retour sur les rings, le 3 juillet, Cerdan affronte et bat un boxeur peu connu, Ali Omar, en cinq reprises, dans un hall de la Foire d'Alger presque vide[5]. Revenu à Casablanca, Marcel semble silencieux et soucieux, il avoue après plusieurs jours s'être fait avoir en ayant signé un contrat en blanc pour cinq ans[5]. Son père est furieux, demande de l'aide à Lucien Roupp, qui a aménagé un ancien garage en salle de boxe où il dirige une écurie de boxeurs[9]. Ce dernier trouve une faille : la signature n'est pas valable car le jeune boxeur n'est pas encore majeur, à quinze jours près[5]. Cette histoire sert d'avertissement au clan Cerdan qui cède, à la fin du mois, tous pouvoirs à Roupp tout contracter au nom du boxeur[5]. Le manager abandonne son écurie de boxe pour se consacrer entièrement à la carrière du prodige[9].

Des débuts parisiens au titre européen (1937-1939)[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un boxeur marchant, habillé d'un peignoir, serviette autour du cou et mains bandées.
Suivi par son coéquipier Abad, Marcel Cerdan entre dans la salle Wagram en septembre 1938 pour y affronter Al Baker.

En 1937, Jeff Dickson, promoteur sportif américain qui déclenche les « années folles du Vel'd'Hiv », fait venir Marcel Cerdan à Paris où il s'installe au camp d'entrainement du Vélo Club de Levallois de Paul Ruinart à La Celle-Saint-Cloud. Il débute à Paris le à la Salle Wagram contre Louis Jampton. Après l'été 1938, passé au nord de l'Afrique, Cerdan réussit sa rentrée à la mi-septembre dans la Salle Wagram contre le Belge Al Baker qu'il bat aux points. Après que les pourparlers pour disputer le championnat d'Europe poids mi-moyens face à Felix Wouters échouent[10], les organisations Dickson n'arrivent pas à lui mettre sur pied un combat convenable, et l'oppose le 27 octobre à l'Italien Amedeo Deyana qu'il bat par décision des arbitres[11].

Le , Cerdan dispute à Kouïdri son titre de champion de France des poids mi-lourds[12]. Touché au visage dans la deuxième reprise, glissant dans la quatrième, Marcel Cerdan débute le combat timidement avant de prendre l'avantage en milieu de rencontre, touchant à l'œil droit Kouïdri[12]. Le casablancais domine de peu une véritable bataille qui va à son terme[12]. Touché, saignant, Cerdant remporte aux points le titre de champion de France[12].

En janvier 1939, Marcel Cerdan subit sa première défaite en étant disqualifié lors de ses débuts en Angleterre[13],[14],[15]. Son opposition face à Harry Craster prend fin lorsque l'arbitre met fin au combat pour un coup bas sujet à débats au début du cinquième round[13],[14]. Cette décision est mal accueillie par le public anglais qui applaudit le Français[15]. Après ce revers, le boxeur français indique à la presse : « Je n'y comprends rien, je ne l'ai même pas frappé quand il est tombé. Je suis navré mais j'ai la conscience parfaitement tranquille »[14]. Pour Ted Broadribb, cité dans L'Auto : « Cette injustice rend Marcel Cerdan aussi populaire ici que s'il avait gagné »[14].

Il enchaîne avec un net succès aux points sans impressionner à Alger aux dépends de l'Italien Ercole Buratti[16],[17],[18] et contre un autre Italien, Saverio Turiello, champion d'Europe de la catégorie, au Palais des Sports de Paris en février[19],[20]. L'Italien reste debout jusqu'au terme du combat grâce à ses esquives et sa malice, touchant même Cerdan à l'arcade gauche[20]. S'il est alors reconnu presque unanimement comme le meilleur boxeur français, son style est critiqué dans le Miroir des Sports pour n'utiliser que des crochets, pas d'uppercuts ou de directs, bien qu'il possède un grand nombre d'atouts : vitalité, dynamisme, vitesse et une volonté de gagner coûte que coûte[19].

Marcel Cerdan se voit opposer en mars à un grand défi sportif : affronter le champion belge Félix Wouters dans le Palais des Sports de Bruxelles acquis à la cause de son adversaire dans un combat en douze reprises arbitré par un officiel et trois juges bruxellois[21]. Attaquant sans cesse en multipliant les crochets, souvent dans le vide, Cerdan domine une grande partie du combat, avant de faiblir dans les dernières minutes[21]. Si la décision est sifflée par le public, les cartes donnent une victoire unanime au Français par une marge conséquente que ni la presse belge ni le manager de Wouters ne conteste[21]. Devant le boxeur allemand Gustav Eder, venu en spectateur, Cerdan renforce sa domination en Europe[21].

Agenouillé au sol, entouré de femme, un homme écrit sur les vêtements de l'une d'entre elles avec un stylo.
Sacré champion d'Europe un mois plus tôt, Marcel Cerdan signe des autographes à des admiratrices à Colombes en juin 1939.

Fin mai, Cerdan descend dans la catégorie des poids moyens pour affronter Roger Cadot aux arènes du Rond-Point du Prado à Marseille[22]. Imposant par la puissance de ses coups qui boursouflent le visage de son adversaire, Cerdan l'oblige à abandonner avant la limite dans la sixième reprise[22]. Avec ce combat, duquel il sort indemne, le boxeur de 23 ans prépare parfaitement son championnat d'Europe disputé deux semaines plus tard en Italie, à Milan, en terre fasciste[23],[24]. Opposé à Saverio Turiello, qu'il a battu trois mois plus tôt, Marcel Cerdan s'impose nettement aux points dans un combat de quinze reprises[23]. Plus valeureux à domicile qu'à Paris, Turiello se défend intensément mais Cerdan, plus rapide, finit par triompher, imposant une épreuve de force dans la treizième reprise à l'Italien de laquelle il sort affaibli[23].

Après ce titre, Cerdan prend du bon temps, visite les lacs italiens, participe à quelques bons déjeuners et dîners à Paris avec amis et admirateurs avant de rejoindre par la route Marseille pour combattre deux semaines seulement après son sacre européen[25]. Il est en effet la tête d'affiche d'une réunion marseillaise après l'annulation du combat d'Edouard Tenet pour un forfait de dernière heure de son adversaire[25]. Retrouvant Cleto Locatelli, auquel son promoteur a promis un combat plus tôt dans l'année, Cerdan semble peu préparé mais s'impose sans surprise au terme des dix reprises[25]. Après avoir mis au tapis l'Italien dans le premier round, Cerdan est bloqué à de nombreuses reprises et n'arrive pas à le conclure avec le son de cloche final[25]. Mobilisé dans la marine à Casablanca en 1940, il s'éloigne de la boxe quelques mois[3]. Il brille dans tous les tournois de l'armée interalliée[26].

Le bombardier marocain bloqué par la guerre (1941-1944)[modifier | modifier le code]

Semant la terreur sur les rings dans les années 1940, Marcel Cerdan est surnommé « le bombardier marocain » par Jeff Dickson[27]. Démobilisé au début de l'année 1941, Marcel Cerdan retrouve les combats à Alger le 19 janvier dans une victoire au premier round par KO contre Young Raymond[3]. S'il retrouver les rings de boxe, il doit se contenter de combats en France et en Afrique du Nord, ne pouvant pas jouer le titre mondial en Amérique[24]. Le , il s'impose d'une manière particulière face au Suisse Roby Seidel puisque ce dernier est mis hors du combat en chutant hors d'une ring d'une hauteur de 1,5 m[28]. Cerdan se précipite hors du ring pour aider son adversaire à se relever mais Seidel ne peut reprendre le combat[29]. Le bombardier marocain offre sa bourse du nouvel an à la Croix-Rouge française[28]. Le Commissariat aux Sports, qui avait promis que le boxeur français soit autorisé à partir boxer aux États-Unis après celui-ci, lui indique qu'il a seulement l'opportunité de se rendre en Amérique du Sud[28].

En pleine forme, Marcel Cerdan retrouve Gustave Humery qu'il a déjà battu avec difficulté[30],[31]. Ce deuxième acte entre les deux hommes tourne court[31]. D'un enchaînement gauche-droit précis, Cerdan foudroie son adversaire après douze secondes[30],[31],[32]. Humery reste inerte, et si Cerdan l'aide à se transporter dans son coin, il reste de longues minutes inanimé sur sa chaise[31]. Il est par la suite emmené à l'infirmerie du Vélodrome d'Hiver puis à l'hôpital Boucicaut[30],[31],[33]. Une heure plus tard, Cerdan déclare avec émotion : « Je n'ai pas réalisé tout de suite que je l'avais « endormi » de la sorte. Mais au vestiaire, où j'ai tenu à rester jusqu'à ce que mon adversaire fût complètement revenu à lui, j'ai [eu] peur »[30]. Au lendemain, Cerdan retourne à Marseille avec l'espoir de signer le match contre Joe Brun pour le titre de champion des moyens de la zone non occupée[34]. L'organisateur des combats Gaston Cuisin peine néanmoins à lui trouver un adversaire du fait des conditions financières demandées pour affronter le champion[35].

Le 17 mai, dans le cadre de l'Exposition de la France Européenne, Cerdan n'est donc pas opposé à Joe Brun mais à Fernand Viez[36]. Le bombardier marocain oblige son adversaire à mettre un genou au sol dans la deuxième reprise après l'avoir acculé dans un coin mais Viez se relève[36]. Gêné par les obstructions régulières de son adversaire, Cerdan domine et se contente d'une victoire aux points[36]. Un mois plus tard, il efface cette décevante performance en dominant le Belge Gaspard DeRidder en 80 secondes, enchaînant avec brio et concluant par un vif et précis crochet du droit[37]. Le 25 juillet, Cerdan, candidat au titre européen, déroule face au Martiniquais Victor Janas à Alger, le dépassant par une succession de crochets dans la deuxième reprise qui pousse le coin de son adversaire à jeter l'éponge[38]. Le Suisse Fernand Frely subit le même sort la semaine suivante à Marseille, son coin mettant fin à son calvaire dans la troisième reprise[39].

Alors qu'il prépare toujours le titre européen, Cerdan subit à Alger la deuxième défaite de sa carrière, à nouveau sur une disqualification pour un coup bas[40]. Dans la huitième reprise, Cerdan met son adversaire au tapis pour la huitième fois du combat, d'un uppercut du gauche, que deux juges, après une minute de discussion, déclarent illicite[40]. Dans les jours qui suivent cette deuxième défaite de Cerdan, un débat surgit sur la sanction d'un coup destiné au foie qui finit bas par le mouvement de l'adversaire, certains jugeant la sanction disproportionnée[41]. Georges Peeters note dans L'Auto que ce coup bas involontaire devrait être sanctionné d'un avertissement et non d'une disqualification[41].

Cerdan obtient tout de même l'occasion d'affronter le champion d'Europe des poids mi-moyens, l'Espagnol Jose Ferrer, dans une soirée historique pour le sport français[42]. La recette du Vélodrome d'Hiver, qui s'élève à 1 420 000 francs, bat tous les records français existants[42]. Dès les premières secondes du combat, Cerdan touche un adversaire d'un contre du droit[42],[43]. Ferrer fait l'erreur de se relever sans reprendre son souffle, évitant le compte de l'arbitre mais s'infligeant une nouvelle série de coups de Cerdan[42],[43]. En confiance, ce dernier continue à avancer dans son style caractéristique, faisant tomber cinq fois son adversaire au tapis, ne lui laissant aucun répit, multipliant les coups dès qu'il se relève[42],[43]. Face à ce spectacle, le coin de l'Espagnol jette la serviette après 85 secondes d'un affrontement à sens unique[42],[43]. Après le combat, Cerdan déclare : « Redevenir champion d'Europe et n'avoir reçu qu'un seul coup de poing, c'est une performance dont je suis fier. Mais contre un adversaire que je ne connaissais pas du tout, j'ai employé ma méthode favorite : contre et remise immédiats de crochets courts. Vous voyez que cela m'a réussi »[44].

Champion français et européen des poids moyens (1945-1948)[modifier | modifier le code]

Le , Cerdan bat son compatriote Jean Despeaux, champion olympique en titre de la catégorie, par KO au 5e round[45]. Le bombardier marocain met un terme au combat sur l'enchaînement d'une gauche suivi d'un crochet du droit à la tête[45].

Le , Marcel Cerdan est opposé à Assane Diouf pour le titre de champion de France des poids moyens. Le casablancais est grand favori de cet affrontement qui se tient au Palais des Sports[46]. Avec hargne, Cerdan se rue sur son adversaire, l'obligeant rapidement à défendre les multiples crochets qui s’abattent sur lui[47]. Cerdan fait tomber Diouf à six reprises avant qu'il ne s'incline définitivement vaincu au début de la troisième reprise[47],[48].

La semaine suivante, il a l'occasion à Saint-Etienne de prendre sa revanche sur Victor Buttin qui l'avait battu à Alger[49].

L'année suivante, il gagne le titre européen des poids moyens.

Combats mondiaux en Amérique et renommée internationale (1948-1949)[modifier | modifier le code]

Devenu compagnon de la chanteuse Édith Piaf, Marcel Cerdan vit une idylle cachée, afin de préserver sa famille. Son manager reproche à Piaf de le détourner de ses objectifs sportifs. Cerdan perd d'ailleurs son titre de champion d'Europe le contre le Belge Cyrille Delannoit (en) à Bruxelles. La semaine suivante, la une de France Dimanche, titrée « Piaf porte malheur à Cerdan », trahit leur intimité[50].

Marcel Cerdan rencontre l'Américain Tony Zale, surnommé « Le Roi du KO », le sur le ring du Roosevelt Stadium de Jersey City pour le titre de champion du monde des poids moyens. S'il n'est pas favori du combat, le boxeur français a vu son côte grimpée lors des dernières séances d'entraînement[51]. Après onze reprises d'une rare violence sous le regard des 19 272 spectateurs, Cerdan force son adversaire à l'abandon dans la 12e reprise d'un crochet du gauche et gagne par KO technique[2],[52]. À son retour en France, Cerdan est accueilli en héros dès qu'il met le pied à terre à l'aéroport d'Orly[53]. Debout à l'arrière d'une voiture décapotable, il traverse Paris en saluant les milliers de personnes descendues dans la rue pour l'acclamer, jusqu'à l'hôtel de ville où l'attend une réception officielle[53]. Pour l'occasion, L'Équipe réalise un tirage record[note 2],[26].

Sa célébrité est telle que Roupp lui fait signer un contrat pour son premier film, L'Homme aux mains d'argile[note 3] de Léon Mathot[54].

Apprenant que Roupp se réserve parfois un pourcentage de choix sur certaines transactions commerciales faites en son nom, Cerdan résilie son contrat le [54]. Il signe avec Joe Longman, personnage douteux aux éternelles lunettes noires qui lui ouvre les portes de la vie mondaine. Son nouveau manageur Longman lui conclut le combat face à Jack LaMotta[54]. Blessé à l'épaule gauche (déchirure des ligaments de l'épaule à la suite d'une glissade lors de la première reprise)[55], il est contraint de laisser sa couronne à LaMotta à Détroit le . Une revanche est prévue pour fin septembre 1949 au Madison Square Garden, mais quatre jours avant le match, La Motta déclare forfait en arguant d'une blessure à l'épaule droite contractée pendant un entraînement[note 4],[57]. Le combat, reporté en décembre, n'aura jamais lieu[58].

Carrière de footballeur[modifier | modifier le code]

Passionné du ballon rond, Cerdan est aussi un ailier de grand talent. Jeune, il tape dans des balles fabriquées avec des chiffons et de la ficelles[4]. Il débute en équipe en 1932 à l'âge de 16 ans dans le club Bank Union Sport (B.U.S.) de Casablanca[4]. Il est repéré par ses dirigeants et ceux de la LMFA qui le sélectionnent en équipe nationale juniors[4]. En 1936, le B.U.S. renonce à sa section football et Marcel Cerdan doit changer de club pour l'A.S.P.T.T. de Casablanca[4]. Avec cette équipe, il conquiert le titre de champion du Marco en équipe III lors de la saison 1936-1937[4]. Avec l'USM Casablanca, il joue contre l'équipe de France de football en 1941 et 1942[59],[60]. Il est également sélectionné aux côtés de Larbi Ben Barek dans l'équipe nationale du Maroc qui affronte la France pendant la guerre[61].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , il épouse Marinette Lopez-Berenguer (1925-2011), fille d'un couple d'Espagnols établi à Casablanca comme charcutiers, qui lui donne trois fils : Marcel Jr (), René () et Paul (-)[62]. Marinette veut mettre sa famille à l'abri du besoin et investit dans une brasserie à Casablanca sans l'avis de son mari[3].

Marié et père de deux enfants, Marcel Cerdan tombe en amour pour Edith Piaf. Les deux vedettes de l'époque se correspondent à distance par des lettres que le boxeur ne signe pas de son nom[63]. Lorsque Marinette découvre dans la presse la relation entre son mari et la chanteuse, elle envoie à Cerdan un télégramme de rupture[3]. Le boxeur répond : « Si tu bouges de la maison, je te casse la tête ! » bien qu'il ne portera jamais la main sur son épouse[3]. Il se défend en arguant une amitié à laquelle sa femme ne croit pas[3]. L'influence de Piaf change le sportif, qui passe des bandes dessinées aux ouvrages d'A. J. Cronin et André Gide[3].

Décès[modifier | modifier le code]

Tombe de Marcel Cerdan.
Un poing ganté en blanc est dressé sur une pelouse à gauche de la sépulture de Cerdan.

Après un bref voyage au Maroc et en France, le , Cerdan prend le vol Paris-New-York Air France afin de réaliser un combat retour contre Jack LaMotta le 2 décembre au Madison Square Garden[64], le boxeur en profite donc pour rejoindre sa compagne Édith Piaf qui l'a incité à prendre l'avion plutôt que le paquebot afin de la rejoindre plus rapidement. La légende explique qu'il a pris place sur ce vol grâce à la gentillesse d'un couple qui lui a laissé un billet pour qu'il puisse rejoindre la chanteuse au plus tôt[2]. Le Lockheed Constellation s'écrase dans la nuit du 27 au 28, sur le Pico de Vara, une montagne de l'île São Miguel, dans l'archipel des Açores[65]. Il n'y a aucun survivant parmi les quarante-huit passagers de l'avion où se trouvait aussi la violoniste Ginette Neveu[66]. Le boxeur est identifié grâce à sa montre, un cadeau d'Edith Piaf[63].

Son corps est rapatrié le 2 novembre à Casablanca[3]. Une chapelle ardente est installée au stade Lyautey où une foule massive se presse pour lui rendre hommage nuit et jour[3]. Le , soixante-dix mille personnes assistent à son enterrement au cimetière de Ben M'Sick de Casablanca où vit sa famille[note 5],[3]. Sa dépouille est transférée 46 ans plus tard, à la demande de sa femme Marinette, en France où il est inhumé dans le cimetière du Sud de Perpignan le [67].

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Son palmarès renseigne 123 combats professionnels disputés entre 1933 et 1949[68] :

  • 119 victoires (dont 61 par K.O[69].) ;
  • 4 défaites ;
  • 5 championnats de France victorieux : 21 février, 5 juin et 24 novembre 1938, 22 juin 1941 et 25 mai 1946 ;
  • 4 championnats d'Europe victorieux : 3 juin 1939, 30 septembre 1942, 2 février 1947 et 10 juillet 1948 ;
  • 1 championnat du monde des poids moyens victorieux, le .

Liste des combats professionnels[modifier | modifier le code]

Les huit premiers combats professionnels de Marcel Cerdan, au Petit Central de Casablanca, ne figurent pas à son palmarès[7].

Tableau récapitulatif
117 combats 113 victoires 4 défaites
Avant la limite 66 3
Sur décision 47 1
Type de décision possible : KOTKO (KO technique) • UD (décision aux points unanime) • MD (décision aux points majoritaire) • SD (décision aux points partagée) • D (match nul) • NC (sans décision) • RTD (abandon)
Résultat Record Adversaire Type Round Date Lieu Notes
Défaite ? Drapeau des États-Unis Jake LaMotta RTD 9 (15) Drapeau des États-Unis Briggs Stadium, Détroit Titre de champion du monde des poids moyens de la National Boxing Association en jeu.
Victoire ? Drapeau des États-Unis Tony Zale RTD 11 (15) Drapeau des États-Unis Roosevelt Stadium, Jersey City Titre de champion du monde des poids moyens de la National Boxing Association en jeu.
Victoire ? Drapeau de la France Assane Diouf KO 3 (12) Drapeau de la France Palais des Sports, Paris Titre de champion de France des poids moyens en jeu[47].
Victoire ? Drapeau du Royaume-Uni Tommy Davies KO 1 (10) Drapeau de la France Palais des Sports, Paris [72]
Défaite ? Drapeau de la France Victor Buttin DQ 8 (10) Drapeau de l'Algérie Stade communal de Saint Eugène, Alger [40]
Victoire ? Drapeau de la Suisse Fernand Frely TKO 3 (10) Drapeau de la France Marseille [39]
Victoire ? Drapeau de la France Victor Janas TKO 2 (10) Drapeau de l'Algérie Stade communal de Saint Eugène, Alger [38]
Victoire ? Drapeau de la Belgique Gaspard DeRidder KO 1 (10) Drapeau de la France Grand Palais, Paris [37]
Victoire ? Drapeau de la France Fernand Viez PTS 10 Drapeau de la France Grand Palais, Paris [36]
Victoire 71-1 ? Drapeau de la France Gustave Humery KO 1 (10) Drapeau de la France Velodrome d'Hiver, Paris [30],[31]
Victoire ? Drapeau de la Suisse Roby Seidel TKO 3 (10) Drapeau de la France Grand Casino, Vichy [28]
Victoire ? Drapeau de l'Italie Saverio Turiello PTS 15 Drapeau de l'Italie Vélodrome Vigorelli, Milan Titre EBU des poids mi-moyens en jeu[23].
Victoire ? Drapeau de la France Roger Cadot TKO 6 (12) Drapeau de la France Arènes du Rond-Point du Prado, Marseille [22]
Victoire ? Drapeau de la Belgique Felix Wouters PTS 12 Drapeau de la Belgique Palais des Sports, Bruxelles [21]
Victoire ? Drapeau de l'Italie Saverio Turiello PTS 12 Drapeau de la France Velodrome d'Hiver, Paris [19],[20]
Victoire ? Drapeau de l'Italie Ercole Buratti PTS 10 Drapeau de l'Algérie Alger [16]
Défaite ? Drapeau du Royaume-Uni Harry Craster DQ 5 (10) Drapeau du Royaume-Uni Earls Court Empress Hall, Kensington [13],[14]
Victoire ? Drapeau de la France Omar Kouidri PTS 12 Drapeau de la France Salle Wagram, Paris Conserve le titre de champion de France des poids mi-moyens[73].
Victoire ? Drapeau de l'Allemagne Alfred Katter KO 5 (10) Drapeau de la France Salle Wagram, Paris [74]
Victoire ? Drapeau de l'Italie Amedeo Deyana PTS 10 Drapeau de la France Salle Wagram, Paris [11]
Victoire ? Drapeau de la Belgique Al Baker PTS 10 Drapeau de la France Salle Wagram, Paris [75]
Victoire ? Drapeau de la France Gustave Humery KO 6 (10) Drapeau de la France Palais des Sports, Paris [76]
Victoire ? Drapeau de l'Italie Cleto Locatelli PTS 12 Drapeau de la France Velodrome d'Hiver, Paris [77]
Victoire ? Drapeau de la Tchécoslovaquie Eddie Rabak PTS 10 Drapeau de la France Palais des Sports, Paris [78]
Victoire ? Drapeau de la Pologne Eddie Ran KO 2 (10) Drapeau de la France Salle Wagram, Paris [79]
Victoire ? Drapeau de l'Algérie Kid Marcel PTS 10 Drapeau de l'Algérie Oran
Victoire ? Drapeau de l'Algérie Ali Omar TKO 5 (10) Drapeau de l'Algérie Hall de la Foire, Alger
Victoire ? Drapeau de la France Omar Kouidri PTS 10 Drapeau de l'Algérie Stade Communal de Saint Eugène, Alger
Victoire ? Drapeau de la France Omar Kouidri PTS 10 Drapeau du Maroc Rabat
Victoire ? Drapeau de la France Maurice Naudin TKO 3 (10) Drapeau de l'Algérie Hall de la Foire, Alger
Victoire ? Drapeau de la France Aissa Attaf TKO 8 (10) Drapeau de l'Algérie Alger
Victoire 5-0 Drapeau de la France Max Privat RTD 5 (10) Drapeau du Maroc Pavillon Bleu, Casablanca
Victoire 4-0 Drapeau de la France Leon Benazra PTS 10 Drapeau du Maroc Pavillon Bleu, Casablanca
Victoire 3-0 Drapeau du Maroc Perez III PTS 10 Drapeau du Maroc Cirque Melburn, Casablanca
Victoire 2-0 Drapeau de la France Leon Benazra RTD 5 (6) Drapeau du Maroc Meknes
Victoire 1-0 Drapeau de la France Marcel Bucchianeri PTS 6 Drapeau du Maroc Meknes [71]

Postérité et héritage[modifier | modifier le code]

Statue avec un buste et un portrait, sur un socle sur lequel est célébré Marcel Cerdan, son palmarès et ses titres.
Statue de Marcel Cerdan à Levallois-Perret.

Marcel Cerdan est l'un des plus grands boxeurs français du XXe siècle. De nombreuses communes rendent hommage à ce héros en nommant des voies ou des établissements en son nom. En novembre 1950, le gouverneur général de l'Algérie Marcel-Edmond Naegelen inaugure un stade au nom du boxeur à Alger dans lequel est exposé un buste sculpté par André Greck représentant le boxeur[80]. Le , la ville de Paris nomme une voie du quartier de Grenelle Place Marcel-Cerdan en son hommage. Dans le quartier du front de seine de Levallois-Perret, une rue piétonne porte son nom et une statue à son effigie a été érigée.

Son histoire d'amour avec Édith Piaf est sujet à deux œuvres cinématographiques : Édith et Marcel de Claude Lelouch et La Môme d'Olivier Dahan. Dans Edith et Marcel, son rôle est joué par son fils, Marcel Cerdan Jr., lui-même boxeur professionnel de 1958 à 1972[2]. La chanteuse vedette lui dédie jusqu'à sa mort ses chansons Hymne à l'amour et Mon Dieu[63]. Le roman Constellation revient en détails sur l'accident d'avion dans lequel il a trouvé la mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'étymologie du patronyme rappelle que la famille est originaire de la Cerdagne.
  2. Ce record tient jusqu'à la victoire de l'Olympique de Marseille en Coupe d'Europe en 1993[26].
  3. En référence à ses mains plutôt menues pour un boxeur ou à sa main droite, si souvent brisée.
  4. On soupçonne Rocky Graziano, qui était allé observer Cerdan pendant son entraînement au camp de Loch Sheldrake, d'avoir prévenu La Motta que le « bombardier marocain » était en pleine forme et lui avoir conseillé de reporter le combat[56].
  5. Marinette y élève ses fils à la ferme de Sidi Maârouf.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Copie de l'acte de naissance de Marcel Cerdan », sur www.marcelcerdan.com (consulté le 9 décembre 2012).
  2. a b c d et e Yannick Vely, « Marcel Cerdan, un mythe immortel », Paris Match, (consulté le 10 décembre 2018).
  3. a b c d e f g h i j k l m n et o « Le gosse qui haïssait la boxe », L'Équipe,‎ .
  4. a b c d e f g et h R. D., « Le champion Cerdan, boxeur-footballeur », Le Miroir des Sports, no 993,‎ (lire en ligne).
  5. a b c d e f g h i j k l m et n Loiseau 1989, 3. Au nom du père.
  6. Jean-Louis Beaucarnot, « Les origines familiales de Marcel Cerdan », sur rfgenealogie.com, .
  7. a b c d e f g h i et j « Marcel Cerdan : GQ revisite la vie de Marcel Cerdan et coince dans les cordes le plus grand mythe de la boxe française. », GQ, (consulté le 11 décembre 2018).
  8. Dominique Grimault et Patrick‭ Mahé, Piaf-Cerdan :‭ un hymne à l'amour, 1946-1949, Éditions‭ de la Seine, , p. 82.
  9. a et b Gilbert Guilleminault, Le roman vrai de la Quatrième République, Éditions Denoël, , p. 302.
  10. Victor Chapiro, « Blessé a la main droite, Despeaux bat néanmoins Charlier : Un long repos est maintenant nécessaire à l'ex-champion olympique pour recouvrer des armes solides qui ne risquent pas de s'enrayer. », Le Miroir des Sports, no 1033,‎ (lire en ligne).
  11. a et b Victor Chapiro, « Cerdan et Deyana, vainqueur et vaincu, ont beaucoup à se faire pardonner. Un « espoir » : El Houssine : Un long repos est maintenant nécessaire à l'ex-champion olympique pour recouvrer des armes solides qui ne risquent pas de s'enrayer. », Le Miroir des Sports, no 1035,‎ (lire en ligne).
  12. a b c et d « Marcel Cerdan ravit à Kouïdri le titre national des poids welters : Le combat très animé fut sensiblement égal », L'Echo d'Alger, no 10062,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  13. a b et c Victor Chapiro, « Enfin le sort est favorable a Tenet : Par la vertu d'un point d'avance sur Christo, l'ex-compagnon de Thil est à nouveau champion d'Europe poids moyen. », Le Miroir des Sports, no 1046,‎ (lire en ligne).
  14. a b c d et e C. W. Herring, « Marcel Cerdan injustement disqualifié à Londres : Il faut au moins un coup pour qu'il y ait coup bas. », L'Auto, no 13899,‎ , p. 1 et 3 (lire en ligne).
  15. a et b « Cerdan domine Craster mais est disqualifié pour coup bas imaginaire », L'Echo d'Alger, no 10084,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  16. a et b Victor Chapiro, « Éliminant Janes, Jean Despeaux, invaincu chez les "pros", se dresse devant Tenet. », Le Miroir des Sports, no 1047,‎ (lire en ligne).
  17. Aupetitgendre, « Buratti tint la limite devant Cerdan mais fut nettement battu aux points », L'Auto, no 13911,‎ , p. 4 (lire en ligne).
  18. E.B., « Cerdan a battu l'Italien Buratti et Belkeir met K.O. l'Algérois Ayoun », L'Echo d'Alger, no 10396,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  19. a b et c Victor Chapiro, « Cerdan domine Turiello, mais il a encore beaucoup à apprendre », Le Miroir des Sports, no 1052,‎ (lire en ligne).
  20. a b et c Robert Perrier, « La jeunesse l'a emporté ! Cerdan, net vainqueur aux points : ...et Turiello n'a évité une punition plus sévère que grâce à son métier, à ses esquives et sa malice... », L'Auto, no 13941,‎ , p. 1 et 3 (lire en ligne).
  21. a b c d et e Victor Chapiro, « A Bruxelles, Wouters ne peut résister à la fougue de Cerdan, dont la précision laisse pourtant à désirer », Le Miroir des Sports, no 1056,‎ (lire en ligne).
  22. a b et c Victor Chapiro, « Peter Kane est toujours là », Le Miroir des Sports, no 1065,‎ (lire en ligne).
  23. a b c et d Victor Chapiro, « A Milan, vainqueur de Turiello, Cerdan est champion d'Europe. Son vœu le plus cher ? Affronter Armstrong pour le titre mondial », Le Miroir des Sports, no 1066,‎ (lire en ligne).
  24. a et b Laurent Vergne, « Les Grands Récits - Marcel Cerdan, légende vivante et mythe immortel », sur eurosport.fr, (consulté le 7 décembre 2018).
  25. a b c et d Victor Chapiro, « Imparfaitement préparé, Cerdan peine devant Loca », Le Miroir des Sports, no 1068,‎ (lire en ligne).
  26. a b et c Jacques Marchand, L'Équipe raconte L'Équipe : 70 ans de passion, Groupe Robert Laffont, (ISBN 9782221191446, lire en ligne), p. 38-40.
  27. Gérard Ejnès, L'Équipe, 60 ans, L'Equipe, , p. 16.
  28. a b c et d Le Speaker, « Une planche de salut pour Cerdan ! », Le Miroir des Sports, no 39 - nouvelle série,‎ (lire en ligne).
  29. Roger Malher, « Derrière Marcel Cerdan, l'ouragan, la machine de combat, avons-nous en France des boxeurs de classe internationale ? Lesquels ? », Le Miroir des Sports, no 42 - nouvelle série,‎ (lire en ligne).
  30. a b c d et e George Peeters, « Rentrée-éclair de Marcel Cerdan ! Un gauche-droit au menton : Humery k.o. ... 22 secondes ! : L'état de Humery, transporté à l'hôpital, nécessitait vingt-quatre heures d'observation », L'Auto, no 15101,‎ , p. 1 et 2 (lire en ligne).
  31. a b c d e et f J. Laurent-Lefebure, « Abattu à la 12e seconde par Cerdan, Humery n'est revenu à lui qu'après 25 minutes », Le Miroir des Sports, no 55 - nouvelle série,‎ (lire en ligne).
  32. Les Actualités mondiales, « Match de boxe : Cerdan-Humery » [vidéo], sur ina.fr, (consulté le 11 décembre 2018).
  33. George Schira, « Gustave Humery, ranimé après un quart d'heure de soins, a été transporté à l'hôpital Boucicaut », L'Auto, no 15101,‎ , p. 2 (lire en ligne).
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  35. Georges Peeters, « L’organiseur embarrassé... », L'Auto, no 15103,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  36. a b c et d Georges Peeters, « Contre un Fernand Viez régulier, adroit et courageux, qui ne fut en danger qu'au 2e round, au tapis pour 8 secondes, Cerdan n'obtient qu'une victoire aux points sans grand brio... performance décevante ! : Lent et parfois imprécis, le « Marocain » ne fut le champion que par à-coups et se laissa endormir par le jeu d'obstruction de son rusé adversaire », L'Auto, no 15118,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  37. a et b Georges Peeters, « En 80 secondes !... un crochet du droit de Cerdan et De Ridder, le Belge, est k.-o. ! : Dewinck, en progrès, a pris sa revanche sur Parisis, Bernard fait match nul avec Guy Serin », L'Auto, no 15154,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  38. a et b Aupetitgendre, « Le poids moyen Kid Janas écrasé par le mi-moyen Cerdan : Le Martiniquais n'a pas tenu deux reprises devant le candidat au titre européen », L'Auto, no 15177,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  39. a et b « Le Suisse Frely « poids moyen » n'a pas tenu 3 reprises devant Marcel Cerdan », L'Auto, no 15183,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  40. a b et c Aupetitgendre, « Buttin est envoyé huit fois au tapis mais Cerdan disqualifié pour coup bas est déclaré battu », L'Auto, no 15195,‎ , p. 1 (lire en ligne).
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  42. a b c d e et f Georges Schira, « Par son premier coup de poing, Cerdan devenait champion d'Europe : Cinq secondes après le coup de gong, Ferrer, imprudemment découvert, va au tapis, ne sait pas y rester et subit 5 knock down durant 1m. 25s. de combat arrêté par jet de l'éponge », L'Auto, no 15234,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  43. a b c et d France Actualités, « Championnat de boxe : Cerdan-Ferrer » [vidéo], sur ina.fr, (consulté le 11 décembre 2018).
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  45. a et b Georges Février, « Marcel Cerdan a battu Jean Despeaux : k.o. 5e round : La machine à combattre », France-soir, no 276,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  46. Georges Schira, « Cerdan sera, ce soir champion de France : Si le combat ne sombre pas d'entrée dans une victoire-éclair de Marcel Cerdan, il est aidé d'en supposer les aspects. », France-soir, no 449,‎ , p. 2 (lire en ligne).
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  66. (en) The Associated Press, « 48 Killed in Azores Crash as Plane for U. S. Hits Peak; Cerdan, Boxer, Is a Victim : All Aboard Lost; Air France Liner Was Off Course by 90 Miles in Night Crack-Up », The New York Times,‎ (lire en ligne).
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  69. Marcel Cerdan a mis douze fois KO au 1er round ses adversaires au cours de sa carrière professionnelle, la victoire la plus rapide ayant été obtenue en 22 secondes (dont dix secondes de compte) face à Gustave Humery, le 18 avril 1942, à Paris.
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  76. Victor Chapiro, « Cerdan abat Humery au 6e round et demeure invaincu : la route des grands championnats lui est ouverte : Mais ayant commis l'imprudence d'accepter franchement la bataille avec un Humery déchaîné, il courut, durant le match violent comme une rixe, de grands dangers. A la 3e reprise il donna même l'impression d'être au bout de son rouleau », Le Miroir des Sports, no 1004,‎ (lire en ligne).
  77. Victor Chapiro, « Locatelli, première grande victime internationale de Cerdan : Celui-ci affrontera, le 20 mai, le cogneur Gustave Humery, qui vient d'écraser le Tchèque Rabak. », Le Miroir des Sports, no 1002,‎ (lire en ligne).
  78. Victor Chapiro, « Ayant "estoqué" Angelmann, Brown annonce sa retraite : On croit généralement que c'est là une fausse sortie. », Le Miroir des Sports, no 999,‎ 20 avril ma1938 (lire en ligne).
  79. Victor Chapiro, « Diouf se dérobe devant Tuneno, qui gagne aux points : Que va faire Marcel Thil ? Les avis sont partagés à ce sujet », Le Miroir des Sports, no 986,‎ (lire en ligne).
  80. Les actualités françaises, « Inauguration du Stade Marcel Cerdan à Alger » [vidéo], sur ina.fr, (consulté le 11 décembre 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roland H. Auvray, Le Livre d'or du football pied-noir et nord-africain : Testimonia and Fragments, Toulon, Les presses du Midi, (ISBN 978-0-19-924154-5). 
  • Marcel Cerdan, Ma vie... mes combats, Bibliothèque France-soir, 1949, Paris
  • Jean-Claude Loiseau, ‭Marcel Cerdan, Flammarion, , 364 p. (ISBN 2-08-066272-4, lire en ligne). 
  • Stanislas Frenkiel, « Larbi Ben Barek, Marcel Cerdan et Alfred Nakache : icônes de l'utopie impériale dans la presse métropolitaine (1936-1944) ? », Staps, no 80,‎ , p. 99-113 (lire en ligne)
  • Dominique Grimault et Patrick‭ Mahé, ‭Piaf-Cerdan :‭ un hymne à l'amour, 1946-1949, Éditions‭ de la Seine, , 195 p. (lire en ligne)

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Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Cerdan, une légende française, documentaire de Jean-Christophe Rosé, 2009, 64 minutes.

Liens externes[modifier | modifier le code]