Saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp

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Saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp
Description de cette image, également commentée ci-après
Les joueurs alignés en finale de la Coupe de la Ligue pendant la séance des tirs au but.
Généralités
Couleurs Rouge et noir
Stade Stade de Roudourou
(19033 places)
Président Drapeau : France Bertrand Desplat
Entraîneur Drapeau : France Jocelyn Gourvennec (depuis le 12 novembre 2018) ;
Drapeau : France Sylvain Didot et
Drapeau : France Vincent Rautureau (intérim) ;
Drapeau : France Antoine Kombouaré (jusqu'au 6 novembre 2018).
Résultats
Championnat Vingtième
27 points (5V, 12N, 21D)
(28 buts pour, 68 buts contre)
Coupe de France Huitième de finale
Éliminé par O. Lyonnais (1-2)
Coupe de la Ligue Finaliste
Éliminé par RC Strasbourg (0-0, 4-1tab)
Meilleur buteur Toutes compétitions :
Drapeau : France Marcus Thuram (13)
En championnat :
Drapeau : France Marcus Thuram (9)
Meilleur passeur Toutes compétitions :
Drapeau : Portugal Pedro Rebocho (12)
En championnat :
Drapeau : Portugal Pedro Rebocho (8)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Autre

Chronologie

La saison 2018-2019 de l'En avant de Guingamp, club de football français, voit le club évoluer en Ligue 1 pour la treizième fois de son histoire et battre son record de participations consécutives dans l'élite (six).

L'équipe est dirigée jusqu'au 6 novembre 2018 par Antoine Kombouaré, qui ne va pas au terme de sa troisième saison au club et paye ses mauvais résultats (lanterne rouge avec seulement une victoire après douze journées). L'intérim est ensuite assuré pendant une semaine par le duo composé de Sylvain Didot et Vincent Rautureau, avant que Jocelyn Gourvennec ne retrouve le banc guingampais en tant qu'entraîneur principal.

Devant compenser à l'intersaison les départs de joueurs cadres tels que Jimmy Briand et Clément Grenier, l'EAG accueille entre autres Nolan Roux et Ronny Rodelin. Mais les résultats sur le terrain ne sont pas à la hauteur des qualités des joueurs sur le papier. Marcus Thuram aura été la révélation de la saison avec ses douze buts dont neuf en championnat, bien épaulé par le meilleur passeur de l'équipe, Pedro Rebocho. Mais dès la troisième journée de championnat, l'équipe est relégable et ne quittera la dernière place que deux journées, insuffisant pour se maintenir en première division. En Coupe de France, l'équipe est éliminée dès les huitièmes de finale, logiquement, par l'Olympique lyonnais. Le seul point de réjouissance a été le parcours en Coupe de la Ligue, ponctué de trois victoires aux tirs au but et aux performances du gardien, jusqu'alors remplaçant, Marc-Aurèle Caillard, qui ne pourra cependant pas renouveler l'exploit lors de la finale durant laquelle Guingamp s'incline, aux tirs au but, face au RC Strasbourg.

Effectif[modifier | modifier le code]

Prolongations de contrat[modifier | modifier le code]

La première prolongation de contrat intervient le 9 mai, en faveur d'Abdoul Razzagui Camara, blessé depuis le début de la saison précédente. Comme il est de coutume au club avec les blessés de longue durée, son contrat a été rallongé d'un an et court désormais jusqu'en 2020[1].

Le 28 mai 2018, Etienne Didot prolonge son contrat d'un an, jusqu'à la fin de la saison 2018-2019[2]. Nicolas Benezet fait de même le 3 juin et voit son contrat se poursuivre jusqu'en 2020[3]. Le 6 juin, c'est au tour du deuxième gardien, Marc-Aurèle Caillard, de prolonger deux ans, soit jusqu'en 2020[4]. Son jeune coéquipier Théo Guivarch, évoluant au même poste, prolonge quant à lui jusqu'en 2021 et poursuivra en prêt afin de continuer son apprentissage durant la saison 2018-2019[5].

Le 6 juillet, le défenseur central Jérémy Sorbon signe un nouveau contrat le liant au club jusqu'en 2020[6]. Le 9 juillet, le jeune latéral portugais Pedro Rebocho signe une prolongation de deux ans[7], soit jusqu'en 2022, tout comme Jérémy Livolant qui poursuivra quant à lui en prêt[7],[8]. Le lendemain, c'est au tour du milieu de terrain Lucas Deaux de prolonger son contrat d'un an, soit jusqu'en 2020[9].

Le 3 août, le club annonce la prolongation de son défenseur Félix Eboa Eboa pour deux années supplémentaires, jusqu'en 2023[10]. Le 8 août, à quelques jours de la reprise du championnat, c'est Ludovic Blas qui prolonge d'un an supplémentaire son bail avec l'EAG, jusqu'en 2021[11]. Le 21 août, après la deuxième journée de championnat, le président Bertrand Desplat confirme la prolongation de l'entraîneur Antoine Kombouaré pour une saison supplémentaire, jusqu'en 2020, lui qui est en poste depuis 2016, avec la volonté de garder « des valeurs et des bases solides »[12].

Transferts[modifier | modifier le code]

Cette section liste les transferts concernant l'effectif de l'En avant de Guingamp pour la saison 2018-2019[13].

Mercato d'été[modifier | modifier le code]

Dès le 11 mai 2018, Thibault Giresse, qui a pris sa retraite sportive à la fin de la saison 2017-2018, est intégré au staff technique de l'équipe première en tant qu'entraîneur adjoint[14],[15].

L'été est marqué par l'arrivée de l'attaquant Nolan Roux en provenance du FC Metz, annoncée le 19 juin[16]. Dans la foulée, les rumeurs sur le départ de l'attaquant titulaire, Jimmy Briand, se font plus insistantes, même si Antoine Kombouaré les réfute[17]. L'hypothétique départ de l'emblématique capitaine de l'EAG vers l'Impact de Montréal est même par la suite balayé par l'entraineur qui confirme son souhait de garder dans l'équipe le meilleur buteur français en activité en Ligue 1[18],[19]. Mais le 19 juillet, Kombouaré confirme le départ de Briand vers la MLS pour retrouver Rémi Garde, son ancien entraîneur de l'Olympique lyonnais, à Montréal[20],[21],[22].

Au cours des jours qui suivent, l'Impact de Montréal annonce que les négociations avec Jimmy Briand ont échoué[23]. Antoine Kombouaré et Bertrand Desplat ont par la suite assuré qu'il n'était pas question que Briand revienne à Guingamp, puisqu'il a résilié son contrat et que le club a l'assurance de recevoir 300 000 euros d'indemnités de la part de Montréal, même si le transfert a été avorté[24].

Dans le même temps, le transfert de Clément Grenier, qui avait un bon de sortie s'il trouvait une équipe engagée en coupe d'Europe[22],[25], vers le Stade rennais est acté pour une somme de 5 millions d'euros[26],[27].

Après avoir expliqué sa position et son désarroi dans la presse[28], Jimmy Briand est un temps évoqué du côté du RC Lens[29] ou du RC Strasbourg[30]. Mais c'est à quelques jours de la reprise du championnat que ce dossier connait un tournant surprenant, avec l'annonce de sa signature aux Girondins de Bordeaux[31], ce qui provoque une grande déception chez les Guingampais, notamment Antoine Kombouaré et Nicolas Benezet[32],[33]. Après une semaine discrète sur le sujet, le président Bertrand Desplat réagit sur la radio RMC, promettant qu'« une bataille juridique [...] va évidemment s’engager », regrettant le vide juridique autorisant « qu’un joueur qui est sous contrat avec un club puisse se retrouver libre de s’engager avec un autre club ». Il regrette aussi que le club des Grondins de Bordeaux ait profité de l'occasion pour recruter le joueur, alors que beaucoup de clubs l'ont refusé, vu la situation contractuelle de Briand[34].

Le 14 août, entre les première et deuxième journées du championnat de Ligue 1, l'En Avant confirme la signature de Ronny Rodelin en provenance de Caen, pour trois saisons[35]. Près de deux semaines plus tard, le 25 août, on apprend que Razza Camara doit mettre un terme à sa carrière en raison de problèmes de santé, alors qu'il venait de prolonger d'un an son contrat suite à sa longue blessure contractée en début de saison 2017-2018[36]. Le 28 août, le milieu de terrain Guessouma Fofana rejoint l'EAG en provenance d'Amiens, pour trois saisons[37]. Le 31 août marquant la fin de la période estivale des transferts, cette journée est très animée. Sikou Niakaté, défenseur central du Valenciennes FC, signe un contrat de cinq ans avec Guingamp mais reste dans le Nord en prêt cette saison[38]. La présence de Yannis Salibur à Saint-Étienne dans la même journée a été conclue par le prêt (payant, sans option d'achat) du joueur à l'ASSE pour une saison[39].

Le 5 septembre, pendant la première trêve internationale et après quatre défaites de rang en championnat, Bertrand Desplat revient sur le mercato de l'EAG dans une longue interview donnée à Ouest France. Au sujet de Jimmy Briand, si le club n'a pas encore eu gain de cause sur le plan financier, le président reste patient et confiant pour un dédommagement juste. Il note surtout une « blessure morale [certainement] éternelle » et pointe avec des mots forts un « personnage très noir ». Quant à Clément Grenier, Desplat réfute le montant du transfert communiqué par le club de Stade rennais, à savoir 4 millions d'euros[40].

Mercato d'hiver[modifier | modifier le code]

Le nouvel entraineur, Jocelyn Gourvennec, annonce mi-décembre souhaiter quatre renforts dans l'effectif pour mener à bien « l'opération maintien »[45]. Soutenu par le président Bertrand Desplat et le conseil d'administration, il enregistre la première arrivée dès le 17 décembre, sous forme de prêt sans option d'achat, avec le retour au club de l'attaquant Alexandre Mendy en provenance des Girondins de Bordeaux, où il a repris normalement l'entrainement après une blessure contractée aux ligaments croisés du genou droit, un an auparavant[46]. Le 21 décembre est annoncée l'arrivée du défenseur suédois Johan Larsson, capitaine de Brøndby IF en fin de contrat. Le club précise qu'il a signé pour deux ans et demi « sans clause libératoire automatique en cas de descente en Ligue 2 »[47]. Le 28 décembre, le club annonce avoir trouvé un accord de principe pour s'attacher les services de l'international gabonais Didier Ndong, ancien milieu de terrain de Sunderland révélé au FC Lorient auparavant[48]. Trois jours plus tard, c'est son coéquipier des Black Cats Papy Djilobodji, prêté à Dijon la saison dernière, dont la venue est officialisée, pour six mois plus un an et demi en cas de maintien en Ligue 1[49].

Le 10 janvier voit le départ du jeune Nathaël Julan, en recherche de temps de jeu après quelques courtes apparitions avec l'EAG, pour un prêt sans option d'achat de six mois au VA FC, en Ligue 2, alors que quatre autres clubs se montraient aussi très intéressés[50]. Dans le même temps est conclue la signature de Mehdi Merghem pour trois ans et demi, alors qu'il lui restait six mois de contrat à Châteauroux[51]. Le jeune milieu offensif était depuis deux ans sur les tablettes de Gourvennec qui le qualifiait quelques jours auparavant de « joueur à fort potentiel et d'avenir »[52].

Dans le sens des départs, plusieurs noms de Guingampais ont été cités, sans que soient conclus de transferts. Dès le début du mois de janvier, Bertrand Desplat annonce que Marcus Thuram ne quittera pas les Côtes d'Armor, alors que l'Olympique de Marseille se montrait particulièrement intéressé[53]. Jordan Ikoko, qui s'est vu offrir une offre par le FC Nantes, a décliné l'offre pour effectuer la phase retour du championnat avec l'EAG[54]. Mis sur la touche par Gourvennec et pointé du doigt pour son comportement et son investissement à l'entraînement, Nicolas Benezet fait partie des transferts attendus durant l'hiver[55]. Il est même question d'un transfert à Caen conjointement à une arrivée de Paul-Georges Ntep en Bretagne[56]. Dans les dernières heures du mercato, la piste d'un échange de Benezet à Saint-Étienne contre le retour de Yannis Salibur, en prêt depuis le début de la saison, est activée, mais ne donne rien[57]. La venue en prêt du bordelais Nicolas de Préville a aussi été souhaitée par les dirigeants, mais n'a pu être conclue[58].

Effectif professionnel[modifier | modifier le code]

Effectif de l'En avant de Guingamp
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[59] Nom Date de naissance Sélection[60] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la Suède Johnsson, Karl-JohanKarl-Johan Johnsson 28/01/1990 (29 ans) Suède Randers FC 2020
16 G Drapeau de la France Caillard, Marc-AurèleMarc-Aurèle Caillard 12/05/1994 (25 ans) Clermont Foot 2020
30 G Drapeau de la Slovénie Petrić, DenisDenis Petrić 24/05/1988 (31 ans) Serbie espoirs Angers SCO 2019
40 G Drapeau de la France Youfeigane, DominiqueDominique Youfeigane 07/02/2000 (19 ans) France U18 Formé au club 2020
2 D Drapeau de la république démocratique du Congo Ikoko, JordanJordan Ikoko 03/02/1994 (25 ans) RD Congo RC Lens (prêt) 2020
3 D Drapeau du Sénégal Djilobodji, PapyPapy Djilobodji 01/12/1988 (30 ans) Sénégal Dijon FCO (prêt) 2019
4 D Drapeau du Mali Koita, DjeguiDjegui Koita 05/12/1999 (19 ans) Formé au club 2021
5 D Drapeau du Portugal Rebocho, PedroPedro Rebocho 23/01/1995 (24 ans) Portugal espoirs Moreirense FC 2022
13 D Drapeau de la Suède Larsson, JohanJohan Larsson 05/05/1990 (29 ans) Suède Brøndby IF 2022
15 D Drapeau de la France Sorbon, JérémyJérémy Sorbon 05/08/1983 (35 ans) SM Caen 2020
20 D Drapeau du Cameroun Eboa Eboa, FélixFélix Eboa Eboa 19/04/1997 (22 ans) Cameroun Paris SG 2023
25 D Drapeau de la France Traoré, CheickCheick Traoré 31/03/1995 (24 ans) LB Châteauroux 2022
27 D Drapeau de la France Tabanou, FranckFranck Tabanou 30/01/1989 (30 ans) Grenade CF 2019
29 D Drapeau de la France Kerbrat, ChristopheChristophe Kerbrat Capitaine 02/08/1986 (32 ans) Plabennec 2020
6 M Drapeau d'Afrique du Sud Phiri, LebogangLebogang Phiri 09/11/1994 (24 ans) Afrique du Sud Brøndby IF 2021
7 M Drapeau de la France Blas, LudovicLudovic Blas 31/12/1997 (21 ans) France U20 Formé au club 2021
8 M Drapeau de la France Deaux, LucasLucas Deaux 26/12/1988 (30 ans) KAA La Gantoise 2020
10 M Drapeau de la France Benezet, NicolasNicolas Benezet 24/02/1991 (28 ans) France U20 SM Caen (prêt) 2020
17 M Drapeau de la France Boudjemaa, MehdiMehdi Boudjemaa 07/04/1998 (21 ans) Formé au club 2021
18 M Drapeau de la France Fofana, GuessoumaGuessouma Fofana 17/12/1992 (26 ans) Amiens SC 2021
19 M Drapeau de la France Merghem, MehdiMehdi Merghem 19/07/1997 (22 ans) LB Châteauroux 2022
21 M Drapeau du Gabon Ndong, DidierDidier Ndong 17/06/1994 (25 ans) Gabon Sunderland AFC 2022
22 M Drapeau de la France Didot, ÉtienneÉtienne Didot 24/07/1983 (35 ans) France espoirs Toulouse FC 2019
24 M Drapeau de la France Coco, MarcusMarcus Coco 24/06/1996 (23 ans) France espoirs Formé au club 2020
9 A Drapeau de la France flèche vers la droite Mendy, AlexandreAlexandre Mendy 20/03/1994 (25 ans) FCG Bordeaux 2019
11 A Drapeau de la France Thuram, MarcusMarcus Thuram 06/08/1997 (21 ans) France U20 FC Sochaux 2020
12 A Drapeau de la république démocratique du Congo Ngbakoto, YeniYeni Ngbakoto 23/01/1992 (27 ans) RD Congo Queens Park Rangers 2021
23 A Drapeau de la France Rodelin, RonnyRonny Rodelin 18/11/1989 (29 ans) SM Caen 2021
26 A Drapeau de la France Roux, NolanNolan Roux 01/03/1988 (31 ans) France espoirs FC Metz 2020
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Laurent Crouzal
  • Drapeau : France Quentin Beauvallet
  • Drapeau : France Charly Pradeau
Médecin(s)
  • Drapeau : France Eric Marichal

Préparateur physique

  • Drapeau : France Michel Dufour

Ostéopathe

  • Drapeau : France Fred Danté

Intendant

  • Drapeau : France Jean-Guy Donnart

Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt Contrat
999 G Drapeau de la France Guivarch, ThéoThéo Guivarch 17/11/1995 (23 ans) SO Cholet 2021
28 A Drapeau de la France Livolant, JérémyJérémy Livolant 09/01/1998 (21 ans) France U19 LB Châteauroux 2022
19 A Drapeau de la France Salibur, YannisYannis Salibur 24/01/1991 (28 ans) France U19 AS Saint-Étienne 2020
999 D Drapeau de la France Niakaté, SikouSikou Niakaté 10/07/1999 (20 ans) Valenciennes FC 2023
14 A Drapeau de la France Julan, NathaëlNathaël Julan 19/07/1996 (23 ans) Valenciennes FC 2021

Joueurs retenus en sélections nationales[modifier | modifier le code]

L'effectif compte plusieurs joueurs ayant porté le maillot de leur sélection nationale au cours de la saison. Marcus Coco, avec l'Équipe de France espoirs, participe à deux rencontres amicales et marque le but victorieux face à la Turquie (1-0). Jordan Ikoko se trouve titulaire avec la RDC face au Zimbabwe pour les éliminatoires de la CAN 2019 (défaite 1-2). Dans cette même compétition, Lebogang Phiri, remplaçant au coup d'envoi face aux Seychelles, est entré en jeu pour participer à la large victoire de l'Afrique du Sud (6-0). Quant à Karl-Johan Johnsson, appelé avec la Suède, il n'est pas entré en jeu alors que son équipe faisait match nul 0-0 face à la Russie dans le cadre de la Ligue des Nations[61].

Au début de l'été 2019, Marcus Coco, Ludovic Blas et Marcus Thuram se retrouvent sur la liste des suppléants de l'équipe de France pour l'Euro espoirs[62]. Ce dernier se voit appelé par la suite en remplacement de Martin Terrier[63], et participe aux quatre matchs dont deux en tant que titulaire, pour une élimination en demi-finale[64],[65],[66].

Capitanat[modifier | modifier le code]

Le départ de Jimmy Briand au mercato d'été, lui qui était depuis deux saisons le capitaine choisi par Antoine Kombouaré, entraîne de fait un changement de brassard. C'est l'iconique défenseur central Christophe Kerbrat qui est logiquement retenu[67]. Son comparse en défense centrale, Jérémy Sorbon, qui au début de la saison se voit reléguer sur le banc, est quant à lui nommé vice-capitaine[68].

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Antoine Kombouaré démarre la saison sur le banc de l'EAG pour sa troisième année. Cependant, les mauvais résultats de l'équipe (une victoire en douze journées et dernier du classement), malgré la série d'invincibilité de cinq matchs, combinés à la lourde défaite à Nantes le 4 novembre (5-0), poussent le club à se séparer de son technicien deux jours plus tard[69]. L'intérim est assuré par Sylvain Didot (entraîneur de l'équipe réserve) et Vincent Rautureau (directeur du centre de formation). Kombouaré comprend ce choix mais reste « surpris » et « déçu » de ne pouvoir aller au bout de sa saison avec un groupe qui a les capacités de se maintenir[70].

Le 7 novembre, le club annonce officiellement le retour de Jocelyn Gourvennec sur le banc breton[71], qui ne sera effectif qu'après la rencontre de la treizième journée face à Lyon, assurée par le duo Didot-Rautureau[72].

Saison[modifier | modifier le code]

Matchs amicaux de pré-saison[modifier | modifier le code]

Matchs amicaux de pré-saison
MA. Rencontre Div.
1 EA Guingamp 1-0 SO Cholet Nat
2 Stade Brestois 2-2 EA Guingamp L2
3 SM Caen 1-3 EA Guingamp L1
4 EA Guingamp 4-1 Stade de Reims L1
5 EA Guingamp 1-0 Nîmes Olympique L1

La première semaine de stage de préparation de l'EAG dans le Morbihan se conclut par une rencontre face au SO Cholet, pensionnaire de National. Parmi les 22 joueurs guingampais ayant foulé la pelouse, ce sont surtout Yannis Salibur et Nicolas Benezet qui se sont mis le plus en valeur, avec respectivement un tir sur la transversale et un but sur un service de la recrue phare, Nolan Roux[73].

S'ensuit une rencontre sur le terrain du Stade brestois, pour un chaud derby qualifié de plaisant. Surpris dès la septième minute, les Rouge et Noir reviennent dans le match grâce à Nolan Roux, ancien brestois, reprenant un tir repoussé de Yeni Ngbakoto. Après plusieurs occasions de part et d'autre et une large revue d'effectif à la mi-temps, qui ne voyait ni Clément Grenier ni Jimmy Briand entrer en jeu en raison de leurs transferts prochains, le même scénario se répétait. Les locaux reprennent l'avantage sur corner à la 56e minute avant la seconde égalisation, par Marcus Thuram, quatre minutes plus tard, sur un centre de Pedro Rebocho[74].

L'En Avant poursuit son travail par un déplacement en Normandie face à une équipe de jeunes peu aguerris à la Ligue 1 : le Stade Malherbe de Caen. Après une première demi-heure poussive des deux côtés, les Caennais lancent les premières offensives mais butent sur le gardien Marc-Aurèle Caillard. Opérant beaucoup sur les côtés grâce à l'activité de Marcus Coco, c'est pourtant sur un cafouillage dans la surface et une ouverture de Nolan Roux que les Costarmoricains parviennent à ouvrir le score. Le duo Benezet-Roux redonne l'avantage au score à leur équipe, sur un doublé de l'attaquant de pointe, peu avant un changement complet de l'effectif (1-2, 63e). Les nouveaux entrants Cheick Traoré et Marcus Thuram font parler leur puissance et ce dernier inscrit le troisième but de l'EAG qui s'impose ainsi logiquement et avec une manière sobre mais efficace[75].

Les deux dernières rencontres programmées donnent l'occasion de s'opposer à des équipes promues en première division cette saison. Commençant par le Stade de Reims, champion de France de Ligue 2, Antoine Kombouaré poursuit sa revue d'effectif victorieuse. Malgré une entame pleine d'envie, les locaux se font surprendre sur un tir au rebond incertain (0-1, 22e). Tandis que les Salibur, Thuram, Ngbakoto et Livolant et Blas donnaient le tournis à la défense rémoise mais sans réussite, il fallait attendre les dix changements vingt minutes après la pause pour voir enfin l'EAG reprendre les rênes, grâce à deux doublés signés Salibur et Ngbakoto, profitant du travail de percussion de Roux, Ikoko ou encore Coco[76].

La préparation s'achève par la réception de Nîmois dont la tête est moins tournée vers leur joie de retrouver l'élite que vers des problématiques de primes de matchs qui ont poussé les joueurs à la grêve la semaine précédent cette rencontre[77]. Une fois sur le terrain, les Crocos défendaient le fer face aux assauts de Thuram et Roux, menant ce qui ressemblait fortement à l'équipe-type de la saison, avec le retour de Karl-Johan Johnsson dans les buts. Avec peu d'occasions de part et d'autre, il a fallu attendre la dernière minute du temps réglementaire et une percée de Blas servant parfiatement Coco pour offrir une quatrième victoire en cinq rencontres aux Bretons et se tourner enfin vers le championnat[78].

Championnat[modifier | modifier le code]

Journées 1 à 6 : la pire série de défaites de l'histoire du club[modifier | modifier le code]

L'En avant de Guingamp débute sa saison à Saint-Étienne. Si le maintien est toujours le premier objectif visé, les espoirs d'un top 10 restent d'actualité derrière la nouvelle tête d'affiche du club, Nolan Roux[79].

Ce sont les locaux qui dominent la première mi-temps mais butent sur Karl-Johan Johnsson qui produit plusieurs parades importantes. La défense craque cependant en toute fin de mi-temps, sur une reprise de volée de la recrue stéphanoise Wahbi Khazri, après un centre de Loïs Diony. Au retour des vestiaires, les Guingampais restent entreprenants et sont récompensés d'un pénalty après une sortie fautive de Stéphane Ruffier sur Marcus Coco qui se présentait seul face au but. Marcus Thuram transforme pour ramener son équipe à 1-1. Malgré sa nette domination, l'EAG reste stérile et encaisse un second but sur l'une des rares occasions des Verts, par Loïs Diony à dix minutes de la fin, qui donne la victoire aux siens 2-1[80].

Antoine Kombouaré se dit relativement satisfait du comportement de l'équipe par rapport au match de la saison précédente. Mais il regrette cependant le manque « de rage devant le but » et pointe notamment le besoin de Marcus Thuram de se montrer plus efficace dans ce domaine[81].


Pour son premier match à domicile, l'EAG accueille le Paris Saint-Germain. Cette rencontre bat le record d'affluence au Roudourou après les travaux de l'été, avec un total de 19003 spectateurs[82]. Les Rouge et Noir se font pressants dès le début de la rencontre, portés par Marcus Thuram qui multiplie les occasions pour les siens. Mais c'est sur une interception de Marcus Coco, qui sert Nolan Roux, que Guingamp est récompensé de ses efforts à la 20e minute. Dans la foulée, les Guingampais poursuivent leur pressing et sur une nouvelle inspiration de Coco, qui lobe de la tête Gianluigi Buffon sur l'aile, Nicolas Benezet est servi dans l'axe et croit inscrire le but du 2-0 à la 26e minute. Cependant, l'arbitre Clément Turpin, après plusieurs minutes d'attente de la VAR, refuse le but. La physionomie de la rencontre change drastiquement au retour des vestiaires. L'entrée de Kylian Mbappé, pour son premier match depuis son titre de champion du monde, met à mal d'emblée la défense guingampaise, harassée après les efforts consentis en première période. Malgré la présence de Karl-Johan Johnsson, En Avant concède un pénalty transformé par Neymar à la 53e minute (1-1). Laissant passer un gros quart d'heure de domination parisienne, les locaux refont surface par plusieurs contres. Marcus Coco se retrouve notamment dans la surface de réparation adverse à la 78e mais est déséquilibré par Thiago Silva, sans que l'arbitre ne réagisse. Quelques instants plus tard, Mbappé fait définitivement la différence sur des décalages signés Ángel Di María (1-2, 82e), qui avait lui-même beaucoup tenté mais sans réussite, et Neymar (1-3, 90e) alors que les joueurs de l'EAG s'inclinaient physiquement[83]. Le courage des joueurs de l'EAG est tout de même récompensé par la nomination du capitaine Christophe Kerbrat dans l'équipe-type de la deuxième journée pour sa prestation face aux offensives de Neymar ou Di María en première période[84].

Bertrand Desplat, tout comme Nicolas Benezet et Marcus Coco, a pointé du doigt les décisions liées à l'usage de la vidéo ainsi que la durée de consultation de la VAR sur l'occasion de Benezet, regrettant « une interruption qui a duré beaucoup trop longtemps, qui casse le jeu et le rythme »[85],[86].


Après deux défaites en autant de matchs, bien qu'elles soient jugées encourageantes, l'En Avant souhaite se relancer sur le terrain de Lille et surtout remporter ses premiers points en championnat[87]. Il s'agit de la première titularisation des recrues Ronny Rodelin, aligné aux côtés de Nolan Roux et de Marcus Thuram sur le front de l'attaque, et Cheick Traoré. Cependant, Guingamp subit dès l'entame de match le pressing des locaux qui inscrivent d'entrée de jeu deux buts, à la septième minute par Xeka puis à la dixième par Jonathan Bamba. Karl-Johan Johnsson sauve encore une fois la face de son équipe en remportant plusieurs duels importants, sans pour autant parvenir à maintenir ses cages inviolées. Après s'être confortablement replié pour résister aux quelques offensives bretonnes, le LOSC inscrit même un troisième but avant que Loïc Rémy, fêtant lui aussi ses premières minutes de jeu avec sa nouvelle équipe, ne force l'exclusion du capitaine Christophe Kerbrat à la 81e minute avec un carton rouge direct pour une faute en position de dernier défenseur[88]. Antoine Kombouaré évoque à chaud ressentir « de l'incompréhension et de la colère ». Dans la semaine, il reconnaît que les bonnes prestations face à l'ASSE et au PSG ont fait que ses troupes sont « arrivé[es] un peu trop confiant[es] à Lille ». Il pointe un nécessaire travail individuel en attendant une réaction lors du prochain match face à Toulouse[89].

Guingamp entame le mois de septembre en comptant trois défaites en autant de rencontres (une première depuis décembre 2015[90]), et une vingtième place au classement qui n'avait plus été occupée depuis plusieurs saisons. La réception de Toulouse est marquée par la suspension du capitaine, Christophe Kerbrat, pour un match plus un avec sursis, suite à son carton rouge reçu à Lille[91]. C'est son comparse de la saison 2017-2018 en défense centrale et vice-capitaine, Jérémy Sorbon, cette année plutôt cantonné à un rôle de remplaçant, qui prend pour l'occasion le brassard de capitaine[68]. Mais l'entame de match est une nouvelle fois en la défaveur des Bretons. Dès la deuxième minute, Cheick Traoré laisse partir dans son dos Max-Alain Gradel dont le tir puissant en lucarne ne peut être stoppé par Karl-Johan Johnsson. Dix minutes plus tard, c'est après un coup-franc qu'Ibrahim Sangaré trompe de nouveau le portier suédois. Le scénario du match connait un rebondissement avec la deuxième faute rugueuse en moins de dix minutes du jeune défenseur toulousain Todibo sur Nolan Roux, lui valant à chaque fois un carton jaune et donc une exclusion dès la 26e minute de jeu. Roux puis Rodelin inquiètent ensuite le gardien de Toulouse mais sans succès, jusqu'à la 45e et un corner côté droit de Nicolas Benezet qui trouve la tête de Marcus Thuram pour ramener l'En Avant à 1-2 à la mi-temps. Avec la supériorité numérique, les Bretons multiplient les occasions en seconde période et dominent statistiquement, tant au niveau de la possession que du nombre de tirs et de coups-francs. Les plus belles occasions sont à mettre au crédit de Lucas Deaux, Yeni Ngbakoto et Marcus Coco, sans plus de réussite. Le gardien Baptiste Reynet veille jusqu'au coup de sifflet final[92].

Qualifiant l'entame du match de « catastrophique », l'entraîneur Antoine Kombouaré assure qu'il garde confiance en ses jeunes joueurs malgré son « inquiétude » normale vu la situation du club, bloqué à la dernière place du championnat. Il annonce qu'il faudra « être prêt à souffrir pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois »[93]. Nicolas Benezet évoque quant à lui un « sentiment de honte » vis-à-vis du public guingampais qui soutient toujours son équipe, et des personnes qui travaillent pour le club[94]. Guingamp passe ainsi la première trêve internationale à la dernière place de la Ligue 1, en étant la seule équipe sans point inscrit, avec une série de quatre défaites consécutives qui est la plus mauvaise dans l'histoire du club. La presse souligne ce fait inquiétant, car pour la majorité des équipes ayant connu un tel départ en Ligue 1, la fin de saison a été synonyme de descente en division inférieure[95].


Les deux semaines de trêve ont été mises à profit par Antoine Kombouaré pour ressouder le groupe et repartir avec un nouvel état d'esprit, en se « [réfugiant] dans le travail »[96]. L'entraineur mise sur une solidarité forte en défense de son groupe, devant y chercher du plaisir[97]. Le déplacement à Marseille est ainsi pressenti pour être l'occasion d'utiliser un système de jeu plus défensif qu'auparavant, devant le constat à la fois de la force offensive de l'OM et de la friabilité de Guingamp en défense[98].

Le milieu de terrain défensif attendu est bien présent au coup de sifflet de l'arbitre du côté de Guingamp, avec les titularisations de la recrue Guessouma Fofana avec Étienne Didot et Lebogang Phiri, en plus du retour de Jérémy Sorbon. L'effet bénéfique est visible au cours d'une première période durant laquelle les Marseillais n'inquiètent pas leurs visiteurs, qui ne se montrent cependant pas plus inspirés en attaque, malgré les offensives de Nicolas Benezet et Marcus Thuram. Ce score nul et vierge satisfaisant ne résiste cependant pas longtemps au retour des vestiaires. Florian Thauvin récupère au milieu de la surface un ballon aérien mal dégagé, libéré du marquage entre Didot et Benezet, et lobe de la tête Karl-Johan Johnsson (1-0, 57e). L'EAG subit puis sombre à la suite de ce but encaissé. Dimitri Payet inscrit le deuxième but d'une reprise de volée sous la barre de Johnsson après un dégagement de Sorbon (2-0, 73e), avant le doublé de Thauvin sept minutes plus tard sur sa frappe spéciale (3-0, 80e). Le score s'alourdit sur une contre-attaque marseillaise au terme de laquelle Payet sert Mítroglou qui remporte son duel (4-0, 83e)[99].

La seule satisfaction reste la solidité défensive affichée en première mi-temps[100]. C'est ce que retient l'entraîneur, Antoine Kombouaré, constatant que le travail fourni pendant la trêve n'a permis à son équipe que de tenir pendant une heure, mais une durée pendant laquelle le jeu produit l'a satisfait[101]. La rencontre suivante face à Bordeaux est alors la chance à saisir pour enfin inscrire des points au classement, après s'être incliné face aux quatre premiers du championnat en cinq journées. La « malchance du dernier », relevée par Jérémy Sorbon, ne doit plus être une excuse à partir de la sixième journée où le calendrier devient plus favorable, sur le papier. Étienne Didot rebondit sur la confiance affichée envers ses joueurs par Kombouaré, en ajoutant que sur le terrain, les Guingampais se sentent « forts ensemble » et se montrent solidaires[102].


La rencontre contre Bordeaux revêt une importance particulière, car d'une part elle oppose les deux derniers du classement, et d'autre part elle marque le retour de l'ancien capitaine et meilleur buteur de l'EAG, Jimmy Briand, après l'épisode de son départ avorté vers Montréal puis du retournement de situation chez les Girondins[103]. Mais s'il ne fait finalement pas partie du déplacement des Bordelais, ce sont bien les locaux qui impriment le rythme d'entrée de jeu. Marcus Thuram et surtout Nolan Roux se montrent très dangereux mais ne trouvent au mieux que la transversale du but des Girondins. Au retour des vestiaires, Bordeaux se montre plus incisif et ouvre le score par François Kamano à la 53e minute. Après vingt minutes difficiles, Marcus Thuram est bousculé dans la surface de réparation et transforme lui-même un pénalty inespéré pour revenir à hauteur des visiteurs (1-1, 70e). L'En Avant pousse de toutes ses forces pour arracher la victoire, mais craque en toute fin de match par deux contres convertis par les Bordelais[104].

Malgré une banderole demandant la démission d'Antoine Kombouaré déployée par le Kop Rouge[105], le président Bertrand Desplat lui renouvelle sa confiance[106], tout comme les joueurs de l'EAG, représentés après la rencontre par la voix de Marcus Coco[107]. Le technicien des Rouge et Noir reconnaît que « [sa] méthode ne marche pas » et assure vouloir poursuivre le travail, observant que son équipe a « trop de lacunes défensives, [et] du mal sur la durée »[108].

Journées 7 à 13 : une lanterne rouge combative avant une lourde rechute[modifier | modifier le code]

Toujours bloqués à 0 point au classement, les Guingampais se présentent sur le terrain du promu nîmois, qui a fait forte impression en ce début de saison, dans une nouvelle formation tactique. En effet, Antoine Kombouaré choisit de densifier sa défense centrale en alignant un 5-3-2 composé d’ailiers pouvant se montrer cependant offensifs. La surprise vient de la non-titularisation de Nolan Roux, au profit d'un duo en attaque composé de Thuram et Benezet. Le début de match est à l'avantage des locaux, jusqu'à une incursion de Bozok dans la surface guingampaise, déséquilibré après un contact avec Kerbrat mais logiquement non sanctionné grâce à l'appui de la VAR (18e). Les joueurs de l'EAG reprennent ensuite le contrôle du ballon et se créent plusieurs occasions, dont une reprise de volée de Cheick Traoré à la 21e minute et une tête de Marcus Thuram à la 27e qui enchaîne par une frappe détournée sur le poteau cinq minutes plus tard. Juste avant la pause, Thuram se rend coupable d'un ceinturage sur un corner valant un pénalty tiré par Bozok. Karl-Johan Johnsson pris à contre-pied, c'est le poteau du portier guingampais qui repousse la balle (45e+3). La deuxième mi-temps voit les deux équipes se neutraliser, hormis une contre-attaque manquée par Thuram sur un lancement de Didot et une parade de Johnsson face à Bouanga. L'En Avant remporte sur ce match nul le premier point de sa saison[109]. La seule fausse note vient de la sortie sur civière de Marcus Thuram suite à un tacle appuyé de Loïck Landre à la 67e minute[110].

Antoine Kombouaré se montre « énormément satisfait » de ce résultat, vécu comme une victoire dans le vestiaire. Le technicien note l'abnégation et le courage de ses joueurs durant le match, tout comme la part de chance sur le pénalty manqué par Nîmes. Car bien qu'installé dans un système défensif, qui a permis de neutraliser la troisième meilleure attaque du championnat, Guingamp a réussi à se montrer dangereux à plusieurs reprises[111].


Pour ce troisième match en sept jours, l'EAG se présente de nouveau avec une défense à cinq. Marcus Thuram laissé au repos, c'est Nolan Roux qui est aligné à la pointe de l'attaque. Au cours de la première période, les Angevins ne parviennent pas à tromper un Kalle Johnsson vigilant et finalement peu mis en danger. Le point noir vient de la sortie sur blessure de Roux remplacé par Julan dès la 28e minute. Après avoir été dangereux sur un premier coup-franc que Félix Eboa Eboa a manqué de peu de reprendre devant le but adverse, c'est finalement sur un contre mené par Ludovic Blas que les Bretons ouvrent le score. Son centre à mi-hauteur fait hésiter Ludovic Butelle dont la sortie hasardeuse permet à Nicolas Benezet d'inscrire son premier but de la saison (45e+2). La deuxième mi-temps est marquée par les occasions des Rouge et Noir qui ne parviennent pas à faire le break. Une frappe trop enroulée de Blas accompagne des arrêts du gardien du SCO devant Deaux, Benezet et surtout Julan qui d'une feinte de frappe avait pourtant déséquilibré Butelle[112]. Mais la solidité des défenseurs est aussi à souligner, et outre le retour en tant que titulaire de Jérémy Sorbon dont l'expérience est précieuse pour le vestiaire guingampais[113], elle a été récompensée par la présence dans l'équipe-type de cette huitième journée de Jordan Ikoko et Christophe Kerbrat[114].

La première victoire de la saison est largement fêtée par les Guingampais[115]. Le buteur Nicolas Benezet confie après le match que ces quatre points pris en deux déplacements font beaucoup de bien au groupe, qui s'était réuni en début de semaine notamment sous la houlette saluée de Lucas Deaux. S'il reconnaît qu'il « n'osai[t] plus sortir de chez [lui] » après les piètres résultats de l'équipe, il sait qu'il sera nécessaire de montrer un meilleur visage lors du prochain match à domicile[116]. En marge de la rencontre, un bus de supporters de l'EAG a été caillassé alors qu'il repartait d'Angers[117]. Cela fait suite à des échauffourées qui se multiplient, avec une apogée la saison dernière au Roudourou où un groupe de supporters avait exhibé une bâche appartenant au kop angevin, volée dans la semaine précédant le match[118].


La blessure de Nolan Roux est jugée préoccupante en début de semaine et une longue absence est envisagée pour l'attaquant, touché aux quadriceps. Marcus Thuram s'entraîne cependant normalement et Ronny Rodelin est quant à lui en reprise[119],[120]. Le match commence plutôt mal pour les hommes d'Antoine Kombouaré qui voit son attaquant de pointe, Marcus Thuram, être expulsé dès la septième minute suite à un mauvais geste d'humeur sur Daniel Congré. Les visiteurs, sans être dominateurs, se montrent les plus dangereux, par Skhiri puis Laborde mais sans succès, avant l'ouverture du score d'une reprise de volée d'Andy Delort sur un centre de Ruben Aguilar (0-1, 30e). Si le résultat du match semble alors scellé, il est relancé à la 38e minute par une faute de Florent Mollet sanctionnée d'un avertissement. Celui-ci applaudit ironiquement l'arbitre et récolte un second carton jaune, synonyme d'exclusion. À 10 contre 10, Montpellier reprend le contrôle du match dès le début de la seconde mi-temps avec une reprise manquée de Laborde et une frappe sur le poteau d'Aguilar. Les Guingampais se montrent alors enfin dangereux. Si le jeune Julan manque d'abord le cadre, il lance par la suite Lucas Deaux dont le centre est repris par Nicolas Benezet (1-1, 64e). Kalle Johnsson protège ce point du match nul avec un arrêt décisif devant Škuletić en toute fin de match[121].

L'entraineur de l'EAG considère ce résultat comme une victoire, notant que ses joueurs ont dû être « costauds mentalement ». Il ne conteste pas l'exclusion de Thuram mais souhaite qu'il en tire parti pour son expérience[122].


Suite à son carton rouge reçu pour un coup de coude volontaire face à Montpellier, Marcus Thuram se voit infliger une suspension de quatre rencontres par la commission de discipline[123]. Sont aussi absents pour le déplacement à Caen, pour raisons disciplinaires, Félix Eboa Eboa (pour avoir reçu trois avertissements en dix rencontres de championnat) et Christophe Kerbrat (pour révocation du sursis lié à son expulsion face à Lille)[124]. Franck Tabanou et Djegui Koita sont alors titularisés pour la première fois de la saison dans la défense à cinq bretonne, qui se révèle toujours aussi solide. Les rares occasions caennaises ont lieu sur des coups de pieds arrêtés, repoussés par Didot ou Johnsson, tandis que l'EAG s'en procure par l'intermédiaire de longues frappes de Blas ou de contres que ni Benezet ni Julan ne parviennent à conclure[125].


Avec une forte volonté d'accrocher sa première victoire à domicile de la saison, l'En Avant est lancé très tôt par le retour de Ronny Rodelin, servant Étienne Didot qui centre pour l'indispensable Nicolas Benezet[126] (1-0, 6e), d'ailleurs inclus dans l'équipe-type de la journée[127]. Avec une assise défensive sûre, privant les Alsaciens d'occasions bien qu'ils monopolisent le ballon en première période, Rodelin et Benezet parviennent à se montrer dangereux au retour des vestiaires, mais sans parvenir à conclure. Sur l'une des rares occasions strasbourgeoises, Franck Tabanou se rend coupable d'une main dans sa surface de réparation à la 77e minute, mais le pénalty est arrêté par Kalle Johnsson. À son tour, Guessouma Fofana ne parvient pas à conclure sur une passe en retrait de Jordan Ikoko (86e), au contraire de Zohi qui de l'autre côté trompe la vigilence guimgampaise après une parade de Johnsson sur sa ligne, pour ramener son équipe à 1-1[128].


Privés de leur troisième attaquant, Ronny Rodelin, sur blessure[129], les Guingampais se déplacent à Nantes avec l'espoir de conserver leur invincibilité après le décevant nul concédé face à Strasbourg. La première mi-temps est solide, mais une légère faute dans la surface de Cheick Traoré offre à Emiliano Sala l'occasion d'ouvrir le score (1-0, 43e). L'EAG subit tout au long de la seconde période, après de maigres occasions de Guessouma Fofana et Étienne Didot, et la défense craque quatre fois entre les 64e et 84e minutes[130]. Antoine Kombouaré regrette l'absence de « révolte » de ses joueurs, et même s'il concède que cela ne leur fait pas perdre le match, avoue ressentir un « sentiment d'injustice » après le pénalty accordé aux Nantais[131].


Dans un premier temps, cette lourde défaite ne semble pas ébranler la direction du club, puisque Kombouaré se voit conforter par son président dans la presse le dimanche soir. Cependant, deux jours plus tard, son limogeage est annoncé par Bertrand Desplat, qui aurait peu apprécié la décision de son entraîneur de ne pas rentrer avec les joueurs après le match, pour rester dans la région nantaise, et alors que bon nombre d'acteurs du club regrettaient le soutien qu'il lui accordait jusqu'à présent[132].

C'est ainsi que Guingamp reçoit Lyon pour la treizième journée, avec un duo d'entraîneurs intérimaires sur le banc après le renvoi de Kombouaré[69] et en attendant l'arrivée de Gourvennec le lundi suivant cette rencontre[72]. Le président Bertrand Desplat|Desplat qualifie cette rencontre de « match du rachat » après la déconvenue à Nantes[133]. Le retour sur le terrain de Marcus Thuram se fait sentir dès le début de la rencontre, à l'avantage des Guingampais. Le jeune attaquant parvient dès la 21e minute à trouver le cadre sur un centre de Rebocho, avant que Didot puis Ikoko ne se heurtent au portier lyonnais. La chance des Bretons est passée et au retour des vestiaires, Memphis Depay est intenable, auteur de deux buts (aux 67 puis 73e minutes) et deux passes décisives (à la 63e pour Aouar et à la 84e pour Cornet) en seulement vingt minutes, avec un pénalty transformé par Thuram pour redonner un temps espoir aux siens (2-3, 79e)[134]. Christophe Kerbrat note une équipe fière mais encore juste physiquement pour tenir jusqu'au bout de la rencontre, avec de nouveau quatre buts encaissés en vingt minutes en seconde période[135].

Journées 14 à 19 : retour de Jocelyn Gourvennec sur le banc et échecs face aux adversaires directs[modifier | modifier le code]

Pour son retour sur le banc guingampais et après deux semaines de trêve internationale mises à profit pour prendre son groupe en main, Jocelyn Gourvennec doit se passer de quatre joueurs majeurs : Lucas Deaux indisponible jusqu'en janvier, Ronny Rodelin et Nolan Roux encore en phase de reprise, et Ludovic Blas touché à son tour, alors qu'En Avant se rend sur la pelouse du promu rémois[136].

La rencontre fait office de belle occasion de signer une seconde victoire, mais un « attentisme coupable » et le manque de vigilance des Bretons sont sanctionnés dès le début de la rencontre par Xavier Chavalerin qui ouvre le score après seulement deux minutes de jeu. Malgré la maitrise du jeu et plusieurs occasions sur une tête de Nathaël Julan et des centres de Pedro Rebocho et Marcus Coco, les Guingampais restent victimes de leur inefficacité. Poussant toujours après la pause, l'EAG est victime d'un nouveau contre bien placé des Rémois qui doublent la mise à la 68e minute par le jeune Boulaye Dia tout juste entré en jeu. Mais sans baisser les bras, Marcus Thuram convertit douze minutes plus tard un pénalty obtenu par Lebogang Phiri qui récompense « l'union » dans l'effort affiché par le groupe, qui repart tout de même sur une nouvelle défaite[137].


Après avoir un temps été menacée d'une action de blocage en lien avec le mouvement des « Gilets jaunes », la rencontre se déroule bel et bien[138], sur fond d'hommage rendu à la jeune Océane Rogon, joueuse du centre de formation de l'EAG décédée au début de la semaine[139].

Le match est survolé par le gardien niçois, Walter Benítez, qui multiplie les arrêts devant Marcus Thuram (11e et 33e) et Cheick Traoré (90e+2), tandis que Yeni Ngbakoto (17e) et Félix Eboa Eboa (56e) manquent des occasions en un contre un. Kalle Johnsson est lui aussi mis à l'épreuve dans les dix dernières minutes mais préserve sa cage, permettant à l'En Avant de récolter le point du match nul[140].


Quatre jours après le match contre Nice, l'EAG démarre une série de rencontres cruciales face à des concurrents directs pour le maintien, avec un déplacement chez les Dijonnais classés 17e puis trois jours plus tard la réception d'Amiens, classé 18e avant la seizième journée[141]. Remontés, les visiteurs multiplient les occasions en début de match, jusqu'à un débordement de Marcus Thuram qui sert en retrait Nicolas Benezet dont la reprise est sauvée sur sa ligne par le défenseur Oussama Haddadi. La première opportunité dijonnaise du match, suivant juste cette action, est cependant la bonne : suite à un long centre, Jeannot passe devant Pedro Rebocho pour ouvrir le score d'une frappe décroisée (1-0, 14e). Accusant le coup, les Guingampais ne parviennent plus à se créer d'autres occasions jusqu'à la mi-temps. Au retour des vestiaires, les visiteurs reprennent la possession et les joueurs de Dijon sont obligés de commettre un grand nombre de fautes, jusqu'à l'exclusion de Lautoa à la 71e minute pour un second carton jaune. Poursuivant sur son élan, l'EAG parvient égalisé par Marcus Coco suite à un nouveau centre de Pedro Rebocho (1-1, 79e). Mais les Costarmoricains sombrent en fin de match lorsque Kalle Johnsson commet une faute de main sur une frappe lointaine et peu dangereuse (2-1, 86e), provoquant l'incompréhension du gardien et de son entraîneur[142]. Malgré une dernière occasion pour Thuram, sortie par le jeune gardien Bobby Allain pour sa première titularisation, Guingamp concède une nouvelle défaite cruelle[143].


Déterminés à remporter leur première victoire à domicile de la saison à l'occasion de la réception d'Amiens, les Costarmoricains se montrent très entreprenants dans une première mi-temps qu'ils dominent nettement. Mais une nouvelle fois, ni Yeni Ngbakoto, ni Marcus Coco, ni même Marcus Thuram malgré la profusion d'occasions ne parviennent à ouvrir le score. Comme lors de la rencontre précédente, les Guingampais concèdent finalement l'ouverture du score, à la 63e minute. Et si Étienne Didot ravive l'espoir d'une frappe lointaine pour égaliser (1-1, 70e), la défense craque une nouvelle fois dix minutes plus tard. S'ajoutant à ce nouveau scénario cruel, Thuram reçoit un carton rouge en toute fin de rencontre pour un pied haut[144]. Cette semaine qui se termine sur une nouvelle défaite, alors que six points étaient à la portée de l'EAG, déçoit forcément l'entraîneur Jocelyn Gourvennec, mais celui-ci garde espoir et considère que le travail fourni par ses joueurs finira par payer lorsqu'ils feront preuve de plus de justesse[145].


La rencontre de la dix-huitième journée contre le Stade rennais est reportée en prévision de la mobilisation des forces de l'ordre à l'occasion de la poursuite du mouvement des Gilets jaunes et suite à l'attentat du 11 décembre à Strasbourg. Elle est reportée à mi-janvier, entre les vingtième et vingt-et-unième journées[146].

L'année 2018 se termine par un déplacement à Monaco, avant-dernier du championnat. Il s'agit de la première rencontre avec un groupe complet pour Guingamp, avec notamment le retour de Nolan Roux. De plus, suite à ses excellentes performances en Coupe de la Ligue, Marc-Aurèle Caillard se voit titulariser pour la première fois en Ligue 1, à la place de Karl-Johan Johnsson[147]. Le portier breton se montre décisif dès l'entame en rendant stérile la domination de Monaco lors des quinze premières minutes. Car par la suite, c'est bien Guingamp qui fait le jeu en multipliant les occasions par Ikoko, Mendy ou encore Coco. Mais il faut attendre la 68e minute pour voir l'ouverture du score récompensant les efforts de l'EAG, par l'inévitable Marcus Thuram, bien servi dans la profondeur par Ludovic Blas, qui crochète le gardien monégasque avant de pousser la balle dans le but. Libérant complètement les Costarmoricains, Rebocho se crée une belle occasion par la suite sur un coup-franc, mais c'est de nouveau Blas qui avec un une-deux sert cette fois Nolan Roux, auteur de l'interception initiale devant sa surface, pour porter la marque à 2-0[148]. La recrue du mercato estival, entrée en jeu en cours de match, est saluée par l'entraineur qui apprécie le nouveau danger offensif apporté par ses joueurs[149]. Ce résultat pour clore l'année 2018 est aussi apprécié par Bertrand Desplat qui espère que l'état d'esprit affiché se poursuivra après la trêve[150].

Journées 20 à 25 : l'embellie en Coupes nationales n'est pas transformée[modifier | modifier le code]

Après l'embellie vécue grâce aux deux Coupes nationales et un total de quatre rencontres remportées consécutivement autour des Fêtes de fin d'année, la volonté des joueurs était de conserver la bonne dynamique lors de la réception de l'AS Saint-Étienne pour le premier match retour. Cependant, l'entame est entachée par un but de Khazri sur un coup-franc à 20 mètres plein axe dès la septième minute. Marc-Aurèle Caillard, de nouveau titulaire dans les buts guingampais, ne peut rien faire pour l'arrêter. Peinant à mettre du rythme, les locaux prennent tout de même petit à petit le contrôle du ballon, sans parvenir à concrétiser la moindre occasion, ni par Larsson (à la 33e minute), ni par Thuram (33e puis 37e), ni Roux (52e), ni Rodelin (trouvant la transversale à la 63e), ni Mendy (90e+2)[151].

Jocelyn Gourvennec ne peut que s'incliner devant le froid réalisme d'une ASSE plus forte et mature, tandis qu'il jugeait que son équipe « n'[a] pas joué à son niveau »[152]. De son côté, le capitaine Christophe Kerbrat se montre très déçu et même « honteux » de devoir s'incliner sur la seule frappe adverse[153]. Mais l'entraîneur tempère cette frustration en rappelant l'importance du match suivant contre Rennes en retard de la dix-huitième journée[154].


En milieu de la semaine suivante, l'EAG reçoit le Stade rennais pour le Celtico, qui aurait dû se disputer le 16 décembre 2018 mais avait été reporté[146]. Les deux équipes se trouvent désormais dans des dynamiques bien plus positives, bien que Jocelyn Gourvennec doive se passer de ses cinq recrues, pas qualifiées à la date initiale du match[155]. Les Guingampais manquent de se faire surprendre sur coup-franc dès l'entame, comme lors du match précédent. Mais face à une équipe remaniée, la défense de l'EAG ne rompt pas face aux assauts de Hamari Traoré (4e minute) et James Léa Siliki (19e), alors que Marc-Aurèle Caillard se montre décisif face à Jordan Siebatcheu (10e). Puis à leur tour les locaux se montrent plus entreprenants, jusqu'à un corner de Pedro Rebocho à la 40e minute qui trouve la tête de Félix Eboa Eboa pour l'ouverture du score. Au retour des vestiaires, le virevoltant Ludovic Blas donne, sur un centre, l'occasion à Lucas Deaux d'alourdir le score (2-0, 59e). Laissant alors la possession aux Rennais, ces derniers sont enfin récompensés de leur ténacité par une frappe à vingt mètres signée M'Baye Niang (2-1, 86e). Caillard, sauvé par sa transversale sur une tête d'Ismaïla Sarr, peut exulter avec ses partenaires au coup de sifflet final de l'arbitre, signifiant la première victoire de la saison de l'EAG à domicile en championnat[156].


Dix jours après avoir créé l'exploit en quart de finale de la Coupe de la Ligue, Guingamp se rend de nouveau au Parc des Princes, dans le cadre du championnat cette fois. Le suspense ne reste pas longtemps puisque Neymar ouvre le score dès la 11e minute et s'ensuit un festival pour le PSG, qui voit Kylian Mbappé (37e, 45e et 80e) et Edinson Cavani (59e, 66e}, 75e) inscrire chacun un triplé, Neymar un doublé (grâce à une nouvelle réalisation à la 68e) et Thomas Meunier clore la marque à la 83e minute[157]. Alors que l'ensemble des Guingampais a été noyé sous l'intensité adverse, Jocelyn Gourvennec regrette surtout les « erreurs de débutant » et la mauvaise opération réalisée au niveau de la différence de buts[158].


La victoire en Coupe de France face à Nancy devait faire oublier la claque reçue face au PSG, la réception de Reims avait pour objectif de reprendre la marche en avant en championnat. Face à un promu très solide, les Bretons peinent à se procurer des occasions. Seul Roux se montre dangereux mais croise trop sa tête (27e minute). C'est sur une contre-attaque rondement menée que Cafaro ouvre le score sur une des rares occasions du Stade de Reims (0-1, 38e). Dominant en seconde période, l'En Avant pousse mais ne parvient pas à égaliser (Traoré puis Coco à la 47e, Mendy à la 50e). Le problème semble insoluble lorsqu'à la 59e minute, Papy Djilobodji écope d'un carton rouge pour une action dangereuse sur Pablo Chavarría, très sérieusement touché[159]. Aucun but n'est inscrit par la suite et l'EAG concède une deuxième défaite consécutive à domicile sur le score de 0-1[160].

Jocelyn Gourvennec se montre fataliste, remarquant un manque de chance pour les siens dans les faits de jeu[158]. Quant au capitaine Christophe Kerbrat, coupable de plusieurs erreurs inhabituelles pour lui, dont le but encaissé, il reste soutenu par son entraîneur et le reste de l'équipe dans cette période difficile alors que se profile la demi-finale de Coupe de la Ligue contre Monaco[161].


En raison de la poursuite du mouvement des Gilets jaunes, la rencontre de la vingt-troisième journée à Bordeaux est reportée au 20 février, entre les vingt-cinquième et vingt-sixième journées[162].

C'est donc par la réception du dauphin lillois, décalée au dimanche 17h en raison du huitième de finale de Coupe de France disputé le mercredi précédent[163], que Guingamp poursuit son programme. Sans dominer, l'EAG se procure les premières occasions nettes de la partie, par Mendy (4e minute) et Traoré (15e). Les visiteurs ne se montrent guère plus dangereux, hormis un poteau trouvé à la 29e par Leão. Ce dernier ouvre le score pour son équipe dès le retour des vestiaires, dans une défense absente (0-1, 47e). Le sursaut des Bretons semble porter ses fruits grâce à Thuram (63e), mais son but est invalidé par le VAR pour hors-jeu. Bien servi par Benezet, Roux voit ensuite sa tête repoussée sur la transversale par le gardien lillois. Le score est entendu lorsque, sur un contre, Rebocho concédait un pénalty transformé dans les arrêts de jeu (0-2, 94e)[164].


Une semaine après s'être incliné à domicile en Coupe de France, Guingamp retrouve l'OL au Groupama Stadium. Avec une équipe remaniée avant son huitième de finale de Ligue des Champions, les locaux mettent plusieurs fois en danger Marc-Aurèle Caillard, qui ne peut que s'incliner à la 15e minute devant la frappe de Martin Terrier suite à un tir repoussé. Alors que les Rouge et Noir s'attendaient à souffir, les Lyonnais baissent de rythme et sur un centre a priori sans danger de Marcus Coco, Anthony Lopes laisse échapper le ballon en corner. Pedro Rebocho profite de l'occasion pour servir Félix Eboa Eboa (1-1, 21e). De nouveau décisif devant Nabil Fekir (27e) et Léo Dubois (34e), Caillard encaisse un second but sur une frappe enroulée de Fekir (2-1, 35e). Les locaux gèrent la seconde mi-temps, et profitent des maladresses des Guingampais pour conserver le score. Nolan Roux, entré en cours de jeu, manque notamment deux occasions nettes en butant sur Lopes après un centre de Nicolas Benezet (74e) et en expédiant la balle sur la transversale après un service de Rebocho (93e)[165].


Le match en retard à Bordeaux est l'occasion pour les Guingampais de se relancer après un calendrier compliqué en championnat, et avant des matchs cruciaux à domicile les semaines suivantes. Après un premier quart d'heure sous pression, les Bretons parviennent à mettre le pied sur le ballon et assurer de plus longues périodes de possession. Si Nicolas Benezet, de nouveau titulaire et semblant avoir regagné la confiance de son entraîneur, se montre très actif, Nolan Roux lui vole la vedette, malheureusement sur une nouvelle occasion « immanquable », à la 52e minute, seul face au but alors que Benoît Costil était au sol[166]. Onze minutes plus tard, il ne parvient pas à concrétiser une frappe lointaine, repoussée par le gardien des Girondins. L'EAG ramène un point de son déplacement, mais avec le sentiment d'une occasion manquée face au peu d'opposition rencontrée[167].

Jocelyn Gourvennec reste positif dans son analyse et profite de ce point qui comptera, selon lui. Reconnaissant qu'« on ne peut pas avoir une occasion plus nette », au sujet du loupé de Nolan Roux, il suppose que son joueur s'est trouvé étonner de recevoir le ballon dans cette position[168].

Journées 26 à 29 : les efforts récompensés avant la finale de la Coupe de la Ligue[modifier | modifier le code]

Le déplacement bonifié à Bordeaux est suivi par la réception cruciale d'Angers, déjà battu deux fois par les Guingampais, qui comptent sur cette rencontre pour enfin recoller dans la course au maintien. Dans un match fermé mais qu'ils ont globalement dominé, c'est Mendy qui fait une première fois vibrer le Roudourou avec un tir en pleine lucarne à la 41e minute, logiquement refusé pour un hors-jeu. Malgré un Nicolas Benezet virevoltant, le vrai danger vient de l'entrée de Ludovic Blas, sans réussite pour autant. Généreux dans l'effort, les Rouge et Noir poussent mais semblent devoir se résigner à un match nul lorsque le physique commence à les lâcher dans les dix dernières minutes, à l'image de Lucas Deaux sifflé par le public sur une perte de balle sans pression défensive[169]. C'est pourtant lui qui reprend de la tête un centre de Marcus Coco à la 92e minute pour délivrer les siens, au bout de l'effort, récompensant la « mentalité exemplaire » de l'équipe. Ce résultat comble l'équipe qui a pourtant dû voir sortir Marcus Thuram dès la 67e minute pour une douleur à une cuisse[170].


Sur sa lancée de la semaine précédente, l'En Avant lorgne sur des points pour remonter au classement, mais se heurte à des maladresses dans le jeu et à des matchs fermés. Face à un bloc très bas et dense qui ne s'est pas procuré d'occasion en première mi-temps, Nicolas Benezet se montre entreprenant mais manque une reprise acrobatique à bout portant sur un service de Nolan Roux (43e minute). Bien accompagné à gauche par Pedro Rebocho, ses efforts restent sans effet sur le score. Au bout du temps additionnel, Nantes se voit offrir un pénalty pour une main de Félix Eboa Eboa, sur une de ses rares incursions. Mais, une nouvelle fois, Marc-Aurèle Caillard réussit sa parade pour préserver sa cage inviolée (96e minute). L'EAG grapille ainsi un nouveau point sur Caen et Dijon qui stagnent parmi les relégables[171].

Jocelyn Gourvennec se montre une nouvelle fois satisfait du travail de son équipe, tout en regrettant la qualité au niveau de la finition. Il considère qu'une défaite aurait été « très injuste » vu la physionomie de la rencontre[172].


Alors que Toulouse ne s'était plus imposé à domicile depuis août 2018, l'En Avant concède un but dès la vingtième minute par Yaya Sanogo sur une action collective initiée par Max-Alain Gradel et Manuel García, tandis que Marc-Aurèle Caillard se rend coupable d'une maladresse qui offre l'avantage aux Toulousains. Ces derniers se montrent les plus dangereux, et Guingamp se voit contrer de finir la rencontre à 10 avec l'exclusion juste avant la mi-temps de Marcus Coco pour une semelle sur Gradel. Si dans la foulée, Marcus Thuram, bien servi par Ludovic Blas, manque une énorme occasion pour revenir à égalité, c'est la seule lumière d'une bien triste soirée en termes de jeu[173].

Jocelyn Gourvennec concède que son équipe « n'a pas mis les ingrédients qu'il fallait, ni en termes de justesse technique ni en termes d'engagement »[174]. Quant à Coco, le jeune milieu offensif écope de deux matchs de suspension et manquera la réception de Dijon et la finale de la Coupe de la Ligue[175].


Guingamp reçoit Dijon dans une confrontation directe pour le maintien en Ligue 1. Les visiteurs en absence totale de réussite, les Bretons perdent quant à eux Lucas Deaux sur blessure dès la 35e minute. Malgré deux tirs cadrés seulement, l'EAG continue à pousser et profite d'une grossière faute du gardien dijonnais sur Marcus Thuram à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Ce dernier est bousculé dans la surface de réparation et laisse Ludovic Blas transformer le pénalty. Dans la foulée, Júlio Tavares se procure une nette occasion de ramener le point du match nul mais manque sa frappe dans l'axe à douze mètres[176]. Les Guingampais quittent la dernière place qu'ils occupaient depuis fin août, et se retrouvent même en position de barragistes[177].

Journées 30 à 35 : le sprint final pour le maintien[modifier | modifier le code]

Le mois d'avril voit la reprise du championnat après la parenthèse de la finale de la Coupe de la Ligue, perdue aux tirs au but face à Strasbourg. À neuf journées de la fin, il est temps pour le groupe guingampais de se tourner vers le sprint final de la course au maintien. Il est directement confronté à Dijon et Caen pour la place de barragiste, mais Jocelyn Gourvennec lorgne aussi plus loin, vers la dix-septième place occupée par Amiens ou Monaco[178].

Nolan Roux est absent du déplacement à Montpellier suite à sa blessure à l’œil lors de la finale de la Coupe de la Ligue[179], alors que cette rencontre revêt une grande importance du fait de la victoire de Caen à Monaco la veille, reprenant aux Guingampais la dix-huitième place. Pourtant, après une alternance d'occasions de part et d'autre, ces derniers encaissent le premier but, par Andy Delort, à la 22e minute, sur une longue ouverture de Vitorino Hilton qui a lobé tout le bloc défensif. Si Jérémy Sorbon regrette le manque d’agressivité des siens en première mi-temps, la seconde fut ne fut guère différente avec un second but encaissé à onze minutes de la fin[180], alors que Marcus Thuram a dû sortir à la mi-temps, blessé à l'aine[181]. Christophe Kerbrat regrette que lui et ses coéquipiers soient « retombés dans [leurs] travers » après leur performance, quoique pas récompensée, face à Strasbourg précédemment[182].


Soufflant le chaud et le froid au rythme des quelques points, glanés ou perdus, au fil des occasions manquées, Guingamp retrouve devant son public une équipe de Monaco dans une période difficile malgré ses nombreuses recrues hivernales. Retombé à la dernière place en raison de la victoire surprise de Dijon à Lyon dans l'après-midi, les locaux pensent longtemps récupérer la place de barragiste. Effectivement, d'une tête puissante de Félix Eboa Eboa, sa troisième de la saison, l'En Avant ouvre le score dès la 23e minute. Mais il peine à se montrer plus dangereux offensibmene, alors que Marcus Thuram est absent et Nolan Roux, seul en pointe, toujours inefficace. De l'autre côté, Marc-Aurèle Caillard veille devant les tentatives de Golovine et Vinícius (25e), puis face à Adrien Silva (44e) et de nouveau Vinícius (81e). Cependant, le scénario est cruel pour les Bretons qui encaissent un but de Jovetić au bout du temps additionnel (90e+4)[183].

Jocelyn Gourvennec ne se montre pour le moins pas pessimiste et considère qu'il s'agit « d'un point qui compte [vers le maintien] », alors qu'il ne reproche à ses joueurs qu'un ballon mal négocié à la fin. Estimant que Monaco méritait d'accrocher le match nul, le technicien rouge et noir pointait plutôt du doigt une « succession d'appréciations arbitrales jugées complaisantes ». Il note une nouvelle fois l'état la débauche d'énergie fournie, notamment en première mi-temps pour appliquer un pressing haut[184].


À sept journées de la fin, les Guingampais restent dans la course à la place de barragiste, malgré leur vingtième place et un calendrier jugé plus compliqué que ses concurrents directs, Dijon (18e avec 24 points) et Caen (19e avec 23 points, soit autant que l'EAG)[185]. Le déplacement à Strasbourg, en plus de servir de revanche après la finale de la Coupe de la Ligue, est une nouvelle occasion de prendre des points. Après un début de rencontre monotone, Marcus Thuram ouvre le score de la tête sur un service de Pedro Rebocho (0-1, 37e). Mais deux minutes plus tard, les locaux réagissent par l'intermédiaire de Ludovic Ajorque. S'installant dans le camp adverse, les Guingampais poussent et reprennent l'avantage sur un nouveau centre de Rebocho, qui trouve cette fois Lucas Deaux (1-2, 63e). Cependant, une nouvelle erreur de concentration permet aux Strasbourgeois de recoller au score (2-2, 69e). Quasiment dans la foulée, le match s'emballe et le RCS prend l'avantage grâce à un doublé d'Ajorque (3-2, 73e). En fin de partie, le nouvel entrant Yeni Ngbakoto se montre décisif en centrant pour Thuram qui trouve la transversale. Mais le capitaine Jérémy Sorbon traine dans la surface et reprend de la tête pour le but de l'égalisation (3-3, 87e). Les Bretons quittent la drnière place grâce à ce point[186].

Le jeune latéral Cheick Traoré relève que lui et ses coéquipiers auraient pu baisser les bras face à un scénario délciat à gérer, mais que Jocelyn Gourvennec les avait remontés après les mauvaises prestations en déplacement de l'équipe[187]. Trois Guingampais se retrouvent dans l'équipe-type de la journée suite à ce match prolifiue : Pedro Rebocho, Lucas Deaux et Marcus Thuram[188].


Avant la réception de Marseille, la semaine est marquée par les soupçons sur l'intégrité de la rencontre Caen-Angers (0-1) du 13 avril, mis en lumière par le président Bertrand Desplat qui en a alerté la LFP, et qui ont tendu les relations entre les trois clubs[189], alors en pleine course pour le maintien pour Caen et Guingamp[190].

Une fois sur le terrain, pourtant, les Guingampais se laissent totalement déborder par leurs visiteurs. Dès la quatrième minute, pressé par l'activité de Thauvin, Germain et Gustavo, Didier Ndong rate son contrôle dans la surface et voit le Brésilien ouvrir le score. Avant la pause, c'est Félix Eboa Eboa qui manque sa relance, ce dont profitent Thauvin et Ocampos (0-2, 40e). Jocelyn Gourvennec choisit alors de faire entrer Yeni Ngbakoto à la place de Lebogang Phiri, ce qui s'avère payant après la reprise, où le Congolais reprend un centre de Mehdi Merghem (1-2, 56e). Six minutes plus tard, Marcus Thuram croit tenir l'égalisation, mais sa frappe sur la transversale rebondit sur la ligne de but, sans la franchir entièrement... Le sort a choisi son camp, car dans les arrêts de jeu, Germain voit une frappe similaire être accordée, légitimement, par l'arbitre (1-3, 90e+1)[191].

Gourvennec garde cependant confiance en son groupe, très impliqué aux entrainements selon lui, et promet que l'équipe « sera là jusqu'au bout » et compte bien qu'elle soit « récompensée après [sa] belle deuxième mi-temps » face à l'OM[192].


Le déplacement à Nice, alors que l'EAG est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents directs pour le maintien, est l'occasion pour Jocelyn Gourvennec d'une nouvelle fois donner leur chance aux joueurs performants aux entrainements. C'est ainsi que Mehdi Merghem a pris la place de Marcus Coco depuis plusieurs matchs, ou que Félix Eboa Eboa se voit titulariser régulièrement en charnière centrale à la place de l'ex-capitaine Christophe Kerbrat, qui alterne le bon et le moins bon. Même le jeune Cheick Traoré, quoique peu régulier, profite des absences de Jordan Ikoko et Johan Larsson. Yeni Ngbakoto sait mettre à profit les quelques chances qui lui sont données, au détriment d'un Lebogang Phiri fiable mais au profil moins offensif. Seuls Jérémy Sorbon et Étienne Didot tiennent leur rôle, alors qu'Alexandre Mendy ne profite pas du manque de réussite de autres attaquants. Il justifie ses choix devant l'urgence de la situation, arguant qu'il va « [s']appuyer sur ceux qui y croient à 300%, ceux qui [lui] paraissent les plus fiables et les plus solides »[193]. C'est ainsi que ni Nolan Roux, ni Ronny Rodelin ne figurent dans le groupe pour la trente-quatrième journée, tandis qu'Ikoko et Djilobodji se voient offrir une chance de refaire leurs preuves[194].

Mais comme face à Marseille, l'équipe est mise en difficulté d'entrée de jeu par l'ouverture du score d'une volée du pied gauche de Youcef Atal (0-1, 9e). Quoiqu'aggressifs et volontaires, les Costarmoricains souffrent d'une défense trop friable et constamment en retard. Ce même Atal signe un triplé avec une chevauchée solitaire au milieu de terrain (0-2, 68e) puis à la réception d'un nouveau centre (0-3, 73e). Côté guingampais, la plus nette occasion est signée Ngbakoto, servi par Rebocho, mais dont la tête frôle le montant gauche niçois[195].

Il s'agit d'une très mauvaise opération à quatre journées de la fin du championnat, alors que Caen s'est imposé face à Dijon pour reprendre la place de barragiste et compter cinq points d'avance sur Guingamp[196].


Alors que le mois de mai annonce la fin du championnat, les Guingampais se trouvent encore en position de lanterne rouge, à cinq points du baragiste, Caen, qu'ils reçoivent au Roudourou pour le « match de la peur »[197]. Conscient que l'équipe « doit réussir [son] mois de mai [car] tout se joue maintenant », Jocelyn Gourvennec met de côté les affaires extérieures à la rencontre et notamment les récentes déclarations de Rolland Courbis, entraîneur adjoint du Stade Malherbe[198].

Les Caennais ont repris de l'allant avec deux victoires face à Nice et Dijon, basées sur une défense solide. Celle-ci a cadenassé la rencontre et les offensives guingampaises, dont les meilleures ont été soit repoussées (Blas à la 32e) soit mal cadrées (Merghem dès la 7e ou Didot à la 49e). En face, seul Tchokounté a pris sa chance, en toute fin de match, et aurait pu balayer tous les espoirs costarmoricains s'il avait pu reprendre un centre mettant à mal Caillard. Malgré une possession de balle favorable, et l'activité de Blas, Merghem et Marcus Thuram sur les ailes, l'EAG manque « de précision et de justesse technique » comme le fera remarquer Gourvennec, à l'image de Coco qui manque le cadre à plusieurs reprises lors de ses plus franches occasions ou Rebocho moins précis qu'attendu sur coups de pied arrêtés[199]. Si mathématiquement, les Bretons ne sont pas encore relégués, il faudra compter sur un « petit miracle » comme le note Étienne Didot. Et Gourvennec de conclure : « il y a encore neuf points à prendre. Ce sera difficile, mais pas uniquement pour Guingamp »[200].

Journées 36 à 38 : la descente en Ligue 2 actée[modifier | modifier le code]

Déjà que le couperet de la descente en Ligue 2 se faisait de plus en plus sentir à mesure que les journées passaient et que les occasions de ramener des victoires s'échappaient devant les Guingampais, les premiers résultats de la trente-sixième journée les poussent définitivement au bord du précipice. En effet, le samedi soir, Caen et Dijon s'imposent tous deux, respectivement face à Reims et Strasbourg. À huit points de la place de barragiste occupée par les Normands avant son déplacement à Rennes le dimanche après-midi, l'EAG est ainsi condamnée à remporter ses trois derniers matchs pour garder espoir, encore et toujours... Privé de Ngbakoto, Benezet, Djilobodji (blessés) et Merghem (suspendu), Jocelyn Gourvennec mise sur le « supplément d'âme » de son équipe et rappelle les scenarii des récentes qualifications inespérées de Liverpool et Tottenham en Ligue des Champions[201]. Ce Celtico passe au second plan tant les dynamiques des deux équipes sont dissemblables, avec d'un côté un petit poucet guingampais dont la santé sportive a connu une chute vertigineuse en à peine un an, et de l'autre un Stade rennais qui fête encore sa victoire tant attendue en Coupe de France face au PSG[202].

Avec une bonne entame, les visiteurs costarmoricains se procurent une belle occasion par Marcus Coco à la 9e minute, repoussée par le gardien rennais. Mais ils craquent quelques minutes plus tard face à M'Baye Niang qui reprend un centre d'Ismaïla Sarr (1-0, 15e). Sonnés, les Guingampais disparaissent du jeu et ne doivent leur salut qu'aux multiples parades de Marc-Aurèle Caillard. Si l'entrée en cours de match de Nolan Roux n'a pas beaucoup pesée, celle d'Alexandre Mendy a permis à celui-ci de ramener son équipe à égalité, après avoir bien suivi une frappe de Lebogang Phiri repoussée par Tomáš Koubek (1-1, 87e). La domination de l'EAG avait repris quelques minutes auparavant, après l'expulsion de Gerzino Nyamsi. Totalisant 23 tirs, le réalisme offensif fuit encore et toujours les Bretons. Dans le temps additionnel, sur un centre de Jordan Ikoko, Ramy Bensebaini se rend coupable d'une main dans sa surface de réparation. Mais à l'image de la saison, Guingamp passe à côté de cette occasion des plus nettes par l'intermédiaire de son joueur le plus emblématique cette année : Marcus Thuram voit sa frappe détournée par le portier rennais une première fois et, alors que la balle lui revient dessus, manque sa reprise de la tête. Concédant ainsi le match nul, Guingamp est assuré de descendre en Ligue 1 après six saisons dans l'élite[203].

Gourvennec, « très triste, évidemment », alors que son équipe méritait, selon lui, de gagner, se projette néanmoins très vite sur la suite de la vie de l'EAG en Ligue 2 en acceptant cette situation et en allant de l'avant pour rebondir[204].


Pour sa dernière rencontre à domicile de la saison en Ligue 1, l'EAG doit faire face à de nombreuses absences : à Ngbakoto, Djilobodji et Benezet s'ajoutent les blessures de Kerbrat et Rodelin, en plus de la suspension de Coco[205]. C'est aussi l'occasion de rendre hommage à Étienne Didot, qui prend sa retraite à la fin de la saison, après trois années en Rouge et Noir[206].

Libérés du lourd poids du classement supporté tout au long de la saison, les locaux se mettent en route d'entrée de match. Et, logiquement, ils ouvrent vite le score par l'intermédiaire de Marcus Thuram, bien servi dans la profondeur par Ludovic Blas (1-0, 6e). Entrecoupée de deux tirs nîmois sur la barre, la première mi-temps voit Alexandre Mendy doubler la mise avec assistance de la VAR (2-0, 36e). Mais, à l'image de la saison, l'EAG ne parvient pas à conserver cette dynamique. Nîmes revient au score avec deux buts coup sur coup de Ripart et Bouanga (2-2, 53 puis 56e minutes). Vingt minutes plus tard, ces deux même joueurs manquent l'occasion de donner l'avantage à leur équipe, avant que Guingamp ne lance ses dernières offensives par Roux, Ikoko, Mendy et Eboa Eboa sur un centre du jeune Carnot pour ses premiers pas chez les professionnels, sans succès[207].

Alors que le kop a manifesté son mécontentement avec des banderoles durant la rencontre, Jocelyn Gourvennec a regretté cette attitude pour la dernière de la saison au Roudourou, peu habituelle au sein du club guingampais, quand bien même il comprend la déception causée par cette année qui conduit l'équipe en Ligue 2. L'entraineur apporte aussi son soutien au président Bertrand Desplat, chahuté, et confirme son souhait de rester à la tête de l'équipe la saison prochaine[208].


À l'occasion de son dernier match, l'En Avant de Guingamp se déplace sur la pelouse d'Amiens, qui joue son maintien en Ligue 1 sans passer par les barrages en cas de victoire. Jocelyn Gourvennec souhaite « bien finir » pour sa part, même s'il doit faire face à de très nombreuses absences (Rodelin, Kerbrat, Ngbakoto, Djilobodji et Benezet)[209].

Pour l'anecdote, il s'agit de l'occasion pour le Guingampais Étienne Didot de prendre sa retraite sur son 515e match professionnel. D'abord crispés, les locaux se libèrent cependant rapidement grâce à une récupération de Guirassy sur une frappe repoussée par Caillard (1-0, 14e). Moussa Konaté, notamment, est intenable durant cette première mi-temps, mais c'est Ghoddos, servi par le premier buteur Guirassy, qui double la mise dès le retour des vestiaires (2-0, 47e). Le suspense est à peine relancé par le troisième but en trois matchs d'Alexandre Mendy, sur un service de l'inévitable Pedro Rebocho, vingt minutes plus tard (2-1, 66e). L'EAG a tout de même eu une occasion de prendre le point sur un nouveau match nul, mais Marcus Coco a vu sa frappe repoussée par la barre à la 78e minute. Une dernière sortie avec les honneurs quoique la fin de saison arrive à point nommé pour des joueurs qui n'avaient plus le cœur nécessaire après ces dernières semaines difficiles[210].

Le lendemain, le président Bertrand Desplat reconnaît que c'est un « soulagement » de clôre cette saison 2018-2019 qui « s'est apparentée à un long calvaire, sans âme, sans beaucoup d'émotions à part quelques fulgurances comme [la] qualification en finale de la Coupe de la Ligue ». Regrettant notamment pêle-mêle des affaires extra-sportives, des recrues pas satisfaisantes, des blessures, un manque de réussite globale, il note surtout que le club s'est éloigné petit à petit de son ADN en recrutant de plus en plus des joueurs pour leur nom. C'est en résumé une saison à ne pas oublier pour repartir sur des bases saines[211]. De son côté, Jocelyn Gourvennec a acté son départ du club après de multiples discussions avec son président laissant apparaître des divergences de points de vue, lui faisant dire que la fin de leur collaboration est « une décision sage pour le club »[212].

Classement[modifier | modifier le code]

Classement du championnat[modifier | modifier le code]

Extrait du classement de Ligue 1 2018-2019 :

Rang Équipe
v · d · m
Pts J G N P Bp Bc Diff Qualification ou relégation
14 Girondins de Bordeaux 41 38 10 11 17 34 42 −8
15 Amiens SC 38 38 9 11 18 31 52 −21
16 Toulouse FC 38 38 8 14 16 35 57 −22
17 AS Monaco 36 38 8 12 18 38 57 −19
18 Dijon FCO 34 38 9 7 22 31 60 −29 Participation au barrage de relégation
19 SM Caen 33 38 7 12 19 29 54 −25 Relégation en Ligue 2
20 EA Guingamp 27 38 5 12 21 28 68 −40
Date de mise à jour inconnue. Source : Ligue 1
Critères de départage :
1. Différence de buts générale
2. Plus grand nombre de points sur confrontations directes
3. Différence de buts particulière
4. Plus grand nombre de buts dans les confrontations directes
5. Plus grand nombre de buts à l’extérieur dans les confrontations directes
6. Meilleure attaque générale
7. Meilleure attaque à l’extérieur (général)
8. Club ayant marqué le plus grand nombre de buts sur une rencontre de championnat
9. Départage disciplinaire


Évolution du classement en fonction des résultats

Journée 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 19 20 18 21 22 24 25 23 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 Journées
en tête
Journées
barragiste
Journées
relégable
Rang 12 17 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 18 19 20 19 20 20 20 20 20 20 0 1 35
Résultat D D D D D D N V N N N D D D N D D V D V D D D D N V N D V D N N D D N N N D
Écart
(pts)
+0 +0 -1 -4 -5 -6 -6 -3 -5 -4 -4 -4 -5 -5 -5 -5 -8 -6 -7 -4 -4 -4 -6 -7 -6 -4 -6 -8 -7 -8 -8 -8 -8 -9 -8 -7 -8 -9

En gras et italique, le classement des journées pour lesquelles l'EAG compte un match de retard.

Classements annexes[modifier | modifier le code]

Le Championnat des Tribunes a pour objectif de mieux valoriser le travail des clubs et des supporters pour animer les stades et encourager le caractère festif des rencontres de Ligue 1 et de Ligue 2. Lors de chaque journée de championnat, une note est donnée aux clubs recevant sur la base de quatre critères : la fidélité, les animations du club et des supporters, l'ambiance dans le stade et l'engagement des supporters sur les réseaux sociaux[213]. Après un début de saison très compliqué à la recherche de la première victoire, durant laquelle les joueurs ont peu à peu perdu des supporters, la course au maintien a tenu en haleine le stade de Roudourou. L'EAG terine ainsi à la septième place du classement avec 235 points, le plus mauvais résultat du club depuis sa remontée en Ligue 1 six ans plus tôt[214]

Le Championnat des Pelouses récompense les clubs recevant pour la qualité de leur pelouse. Les notes sont données par les capitaines de chaque équipe, les entraîneurs de chaque équipe, l’arbitre central de la rencontre et le réalisateur TV principal de la rencontre. Ce classement ne concerne que les clubs disposant de pelouses naturelles[215]. En poursuivant l'effort fourni les saisons précédentes, Guingamp obtient la deuxième place derrière le PSG, avec une note moyenne de 17,9 sur 20, alors que le club avait remporté ce classement les deux saisons précédentes[216].

Coupe de France[modifier | modifier le code]