L'Écho de l'Armor et de l'Argoat

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L'Écho de l'Armor et de l'Argoat
Image illustrative de l’article L'Écho de l'Armor et de l'Argoat

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse locale
Diffusion 11 400 ex. (jeudi)
Date de fondation 1832 (1851)
Ville d’édition Guingamp

Propriétaire Publihebdos
Directeur de la rédaction Stéphane Le Tyrant
ISSN 1141-2216
Site web http://www.lechodelargoat.fr

L'Écho de l'Armor et de l'Argoat est un hebdomadaire local français de Bretagne dont le siège est situé à Guingamp dans les Côtes-d'Armor.
La zone de diffusion du périodique de format tabloïd est localisée sur les cantons de Guingamp, Bégard, Belle-Isle-en-Terre, Bourbriac, Pontrieux, Plouagat, Châtelaudren, Lanvollon, Callac, Maël-Carhaix, Rostrenen et Saint-Nicolas-du-Pélem. Mais sa diffusion fait de nombreuses incursions dans les cantons limitrophes.
Chaque semaine (sortie le mercredi), il diffuse des informations locales sur la vie politique, économique, associative, culturelle et sportive.

L'hebdomadaire du pays de Guingamp[modifier | modifier le code]

L'Écho de l'Armor et de l'Argoat est une véritable institution dans le Pays de Guingamp.
Il est la référence incontournable en matière de festoù-noz notamment. C'est en effet l'hebdomadaire que tout amateur de danse bretonne se doit de consulter en priorité avant de sortir le week-end. Le journal accompagne aussi depuis de longues années les exploits de l'équipe de football locale : En Avant de Guingamp, double vainqueur de la Coupe de France.
L'Écho, comme on le surnomme, est enraciné dans son terroir.

Historique[modifier | modifier le code]

Le titre L'Écho de l'Armor et de l'Argoat était appelé à l'origine « La Presse Bretonne ». Ce journal fut fondé en 1851 par Benjamin Jollivet, un écrivain-éditeur-imprimeur.

Benjamin Jollivet est connu pour avoir écrit un important ouvrage en quatre volumes consacré aux Côtes-du-Nord. Le premier volume sur Saint-Brieuc et le second sur Dinan paraissant en 1854. Le troisième sur Guingamp paraît en 1856. Le volume IV sur Lannion et Loudéac en 1859. Il est encore possible de se procurer dans le commerce une réimpression des quatre volumes de cet ouvrage (datés de 1991).

En 1832, Benjamin Jollivet crée "Affiches, Annonces et Avis divers de Guingamp et Lannion, département des Côtes-du-Nord", premier hebdomadaire d'arrondissement dans le département. Il publie des annonces de ventes d'affaires, de fermes, etc.

En 1839, le titre devient « Le conteur bas-breton ».

Puis en 1842 : « Le prix courant des marchés de Bretagne ».

Enfin en 1843 : "Le caboteur" pour devenir en 1851 : « La Presse Bretonne ».

En 1885, le journal « La Presse Bretonne » est repris par M. Rouquette et devient « Le Journal de Guingamp ».

Trois ans plus tard, Louis-Alfred Anger épouse la fille de M. Rouquette et s'occupe du journal. Celui-ci va rester jusqu'à une époque récente dans la famille Anger.

Cette famille est depuis longtemps déjà présente dans le secteur de l'imprimerie et la presse locale. A Lannion, un certain Louis-Alfred-Anger crée en 1834 Le Journal de Lannion. Ce journal s'associera dans les années 1970 avec Lannion Républicain de M. Mauger pour créer Le Trégor.

On retrouve encore la famille Anger à Pontivy avec la création du Pontivy Journal mais aussi à Loudéac avec Le Courrier Indépendant. À la suite du décès accidentel à moto d'Alfred Anger, Léon Anger qui s'occupe de l'entreprise familiale à Lannion, décide en 1932, de partir pour Guingamp reprendre l'imprimerie Anger-Rouquette et Le Journal de Guingamp. Après la Libération, en repartant de zéro, il redonne une nouvelle impulsion au journal.

À partir de 1955, Michel, son fils aîné va s'occuper spécialement de l'imprimerie. En 1964, l'achat d'une nouvelle rotative va permettre d'augmenter la pagination mais aussi la diffusion avec un changement de titre : L'Écho de l'Armor et de l'Argoat. Le nouveau titre ouvre largement ses colonnes aux cantons de Callac, Belle-Isle-en-Terre, Bégard, Pontrieux, Lanvollon et Châtelaudren. André, le plus jeune fils, entre aussi dans l'entreprise en 1972 pour s'occuper plus spécialement du journal.

En 1975, Léon transmet l'affaire à ses deux fils Michel et André.

En 1995, Michel part à la retraite et vend ses parts au Groupe Ouest-France (qui entre alors dans le capital de la S.A. Anger). L'entreprise intègre alors progressivement Publihebdos, filiale du groupe Ouest-France.

En 2006, André Anger, responsable du journal pendant 34 ans, prend sa retraite.

Aujourd'hui, L'Echo de l'Armor et l'Argoat compte trois journalistes et s'appuie sur un réseau de correspondants locaux de presse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Le numéro 3034 de l'Écho de l'Armor et de l'Argoat du 22 au 28 mai 2008 publie un article très détaillé sur l'histoire de l'hebdomadaire guingampais.