Jacques Hochmann

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Jacques Hochmann
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Saint-ÉtienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychiatreVoir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Hochmann, né en 1934 à Saint-Étienne, est un psychiatre et psychanalyste français spécialisé dans le domaine de l'enfance, en particulier de l'autisme. Il est professeur émérite à l'université Lyon I, Claude-Bernard, membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris et médecin honoraire des hôpitaux de Lyon[1], membre de l'Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon.

Parcours[modifier | modifier le code]

Avant d'exercer la psychanalyse et la psychiatrie, Jacques Hochmann s'était d'abord orienté vers les neurosciences et souhaitait pratiquer la médecine expérimentale tout en se formant à la neurologie et à la psychiatrie. Il a ensuite travaillé en criminologie, notamment avec des adolescents délinquants. C'est à la suite de cela qu’il a pu se rendre aux États-Unis où il s'est initié aux idées de Carl Rogers avec lui directement[2]. C'est aussi en Amérique qu'il a rencontré les tenants de l'école de Palo Alto et qu'il s'est initié aux dynamiques des groupes dans l'orientation de Kurt Lewin[3]. Il a ensuite exercé l'essentiel de sa carrière à Lyon où il a été professeur d'université en pédopsychiatrie. Il a créé et dirigé à Villeurbanne, l'ITTAC (Institut de traitement des troubles de l'affectivité et de la cognition), un centre public de soins psychiatriques ambulatoires pour enfants et adolescents, dans lequel il a, en particulier, organisé un service de soins, d'éducation spécialisée et d'accompagnement à l'insertion sociale et scolaire pour des jeunes présentant des troubles envahissants du développement (TED). Il a contribué de manière importante au développement de la psychiatrie de secteur et a écrit de nombreux articles et ouvrages sur les soins psychiatriques, sur l'autisme et sur l'histoire de la psychiatrie[4]. Également psychanalyste il s'est intéressé à l'application de la psychanalyse à l'étude des textes littéraires.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La relation clinique en milieu pénitentiaire, Paris, Masson & Cie Éditeurs, 1964
  • Pour une psychiatrie communautaire, Paris, Le Seuil, 1971.
  • Pour soigner l’enfant psychotique, Toulouse, Privat, 1984, (ISBN 2708973215).
  • avec Marc Jeannerod, Esprit, où es-tu ? Psychanalyse et neurosciences, Paris, Éditions Odile Jacob, 1991, (ISBN 2738103987).
  • L'institution sans institution, Cahiers de l'IPC, n°1, pages 33-42, 1985 (ISBN 9782749209463)
  • La Consolation, Paris, Paris, Ed. Odile Jacob, 1994, (ISBN 2738102662).
  • Psychanalyse, neuro-sciences, cognitivismes, Paris, PUF, « Débats de psychanalyse Monographies RFP », 1997.
  • Pour soigner l’enfant autiste, Paris, Ed. Odile Jacob, 1997, (ISBN 2738124429). - rééd. 2013 (ISBN 9782738130082)
  • Autismes de l’enfance, Paris, PUF, « Monographies de psychanalyse », 1997.
  • Histoire de la psychiatrie, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 2004, (ISBN 2130586481).
  • Histoire de l’Autisme, Paris, Ed. Odile Jacob, 2009, Prix Demolombe 2010 de l'Académie des Sciences morales et politiques (ISBN 2738121535).
  • Sous la dir. Trente années de psychiatrie lyonnaise. En l'honneur du professeur Jean Guyotat, Césura, Lyon, 1991
  • Jacques Hochmann, Une histoire de l'empathie : Connaissance d'autrui, souci du prochain, Odile Jacob, (ISBN 2738127924) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Les antipsychiatries, une histoire, Paris, Odile Jacob, 2015
  • La Psychiatrie pour les Nuls, Paris, First Éditions, 2015

Prises de position[modifier | modifier le code]

Jacques Hochmann prend position dans le cadre d'une bataille idéologique autour de l'autisme à l'échelle internationale, notamment en France. Il s'exprime ouvertement pour la défense de la psychanalyse appliquée à l'autisme, contre le militantisme des associations françaises de parents d'enfants autistes qu'il accuse de « pensée totalitaire » et de « caricaturer la psychanalyse », et contre celui des personnes autistes elles-mêmes, qu'il accuse de communautarisme et de promouvoir la revendication de la condition d'autiste comme « vêtement social »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marmion 2009, p. 25.
  2. Hochmann 2012, p. 15.
  3. Hochmann 2012, p. 16.
  4. Hochmann 2012.
  5. Jacques Hochmann, « Le communautarisme dans la bataille de l’autisme », PSN, vol. me 14,‎ , p. 7–16 (ISSN 1639-8319, lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Claude Allione (dir.), Raconter avec Jacques Hochmann : monographie de la revue Adolescence, Georg, , 317 p. (ISBN 2825708593, OCLC 54041353)
  • Jean-François Marmion, « Autisme deux siècles de polémique. Rencontre avec Jacques Hochmann », Sciences Humaines, no 206,‎ , p. 24-29. (lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]