La Différence invisible

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La Différence invisible
One-shot
Logo de l'album, 2016
Logo de l'album, 2016

Scénario Julie Dachez
Dessin Mademoiselle Caroline
Genre(s) Autobiographie

Thèmes Handicap invisible
Syndrome d'Asperger
Personnages principaux Marguerite, son compagnon, son amie, la boulangère, la libraire
Lieu de l’action Une ville
Époque de l’action contemporaine : début XXIe siècle

Langue originale Français
Éditeur Delcourt
Collection Mirages
ISBN 978-2-7560-7267-8
Nb. de pages 196

La Différence invisible est un album de bande dessinée, roman graphique sur une autiste Asperger. Le scénario est de Julie Dachez, qui présente sa propre histoire, avec des dessins de Mademoiselle Caroline. L'album est publié en 2016 par Delcourt.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Marguerite est une jeune femme apparemment comme les autres. Elle a des cheveux longs, bruns, est vêtue de façon ordinaire. Elle aime la nature, les animaux, le soleil, la nourriture végétarienne. Elle a fait des études, elle vit en couple et a une situation[1].

Elle a pourtant des différences de comportement, et des manies. Ainsi, elle marche toujours vite et la tête baissée, suit toujours le même parcours, fréquente les mêmes commerçants. Elle déteste l'imprévu, le bruit, les soirées animées, ignore le mensonge et ne comprend pas les allusions ou le second degré[1] ; elle ignore aussi l'implicite, la connivence, et la multitude de codes sociaux ordinaires[2].

Essayant cependant de se conformer aux autres, elle fait semblant et s'efforce de rentrer dans le moule. Mais elle est épuisée par toute confrontation, par la vie sociale, par le quotidien semé d'embûches[1],[2].

Marguerite se rend compte de ces différences, de son décalage aux autres ; elle s'inquiète et s'interroge[1]. Les psys ne l'aidant pas, elle cherche à comprendre par elle-même, entreprend des recherches sur Internet, et se découvre des ressemblances avec le syndrome d'Asperger[2].

Lorsqu'elle a la confirmation qu'elle est autiste Asperger, elle est soulagée, sa vie se transforme[3]. C'est comme une révélation, elle se comprend mieux, assume sa différence, et vit plus harmonieusement[4].

Genèse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

La scénariste, Julie Dachez, a vingt-sept ans lorsqu'elle est diagnostiquée autiste Asperger[3]. L'annonce de son diagnostic l'a libérée, elle a changé de vie et s'est réconciliée avec elle-même. Elle tient le blog militant Emoi émoi et moi, où elle met en ligne articles et vidéos sur le syndrome d'Asperger, surtout sur les femmes[5] ; elle s'occupe aussi d'une chaîne Youtube. Elle est doctorante en psychologie sociale[3].

Fabienne Vaslet, mère de deux enfants Asperger, a repéré le blog de Julie Dachez. Éditrice, elle est l'initiatrice de l'album[5].

Mademoiselle Caroline, dessinatrice depuis son enfance, fait des études de graphisme à l'Esag / Met de Penninghen, puis se consacre à l'illustration. Elle travaille pour le magazine Elle, et a publié sept albums aux éditions Delcourt, de 2010 à 2015[3] avant d'être sollicitée pour La Différence invisible.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Pour David Taugis, cet album très pédagogique est un « véritable manuel psychologique », et donne « un portrait humain d’une immense force ». Ce portrait est brillamment dessiné par Mademoiselle Caroline, avec des traits simples et clairs, et « une superbe maîtrise du noir », avec un graphisme « moderne et fluide ». Surtout, Taugis trouve durablement émouvant le personnage de Marguerite[6]. Pour Laura Crevel-Floyd de l'Express, l'album est « prenant, touchant, [on le] lit d’une traite avant d’avoir envie de le prêter à tout notre entourage[7] ». D'après Pauline Fréour du Figaro[8], le livre « fait passer de façon divertissante beaucoup de connaissances sur l'autisme » et « le travail des teintes est particulièrement réussi ». La journaliste souligne à la fois l'humour et la vocation pédagogique de La différence invisible. Dans Télérama, l'article sur l'album conclut : « en jouant habilement avec la typographie, les couleurs et les cases, la dessinatrice a insufflé ce qu'il faut de rythme et d'émotion pour transformer ce riche témoignage en une histoire passionnante[9] ».

Parution[modifier | modifier le code]

  • Première édition : Julie Dachez et Mademoiselle Caroline, La Différence invisible, Delcourt, coll. « Mirages », , 196 p. (ISBN 978-2-7560-7267-8).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Eric Guillaud, « La Différence invisible : le témoignage en bande dessinée de Julie Dachez, autiste Asperger », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France 3 Régions, France TV Info, .
  2. a b et c Stéphane Jarno, « La Différence invisible : Mademoiselle Caroline, Julie Dachez », sur telerama.fr, Télérama, .
  3. a b c et d « La différence invisible (Julie Dachez et Mademoiselle Caroline) », sur handicap.fr,
  4. S. Salin, « La Différence invisible », sur bdgest.com, BD Gest', .
  5. a et b Fabienne Vaslet, « La BD de Super Pépette ! », La lettre d’Autisme France, no 66,‎ , p. 14 (lire en ligne [PDF]).
  6. « La Différence invisible - Par Julie Dachez et Mademoiselle Caroline-Delcourt », Actua BD, .
  7. Laura Crevel-Floyd, « Une BD qui change notre regard sur l’autisme », L'Express, .
  8. Pauline Fréour, « L'éclosion à la vie d'une autiste qui s'ignorait », Le Figaro santé,
  9. Stéphane Jarno, « La Différence invisible », Télérama,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]