Bruno Bettelheim

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Bruno Bettelheim
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Silver SpringVoir et modifier les données sur Wikidata
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Margarete Bettelheim-Roederer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Robert Reininger (d), Karl BühlerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions

Bruno Bettelheim, né le à Vienne et mort le à Silver Spring (Maryland), est un pédagogue et psychothérapeute américain d'origine autrichienne.

Il s'est rendu célèbre par la publication de livres où il explique les théories pédagogiques et psychothérapiques, mises en œuvre à l'École d'orthogénie de l'université de Chicago qu'il a dirigée pendant trente ans, et par ses théories sur les causes de l'autisme exposées notamment dans La Forteresse vide. Au XXIe siècle, ces théories sur le traitement de l'autisme sont considérées comme obsolètes, et jugées pseudoscientifiques par un certain nombre d'auteurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Bettelheim a géré pendant une dizaine d'années l'entreprise de sa famille, dans le commerce de bois[1], son père étant mort prématurément de la syphilis[réf. nécessaire]. Il a obtenu un doctorat en Philosophie à l'université de Vienne, sans mention[1]. Il est l'un des derniers Juifs à passer un doctorat à l'université de Vienne (en esthétique, une des branches de la philosophie) avant l'Anschluss de mars 1938[réf. nécessaire].

Il revendique s'être formé au sein de la Société psychanalytique de Vienne, et avoir fait une analyse avec Richard Sterba[réf. nécessaire]. Il n'existe cependant aucune trace de son éventuelle candidature à l'institut de psychanalyse de Vienne[2].

Arrêté par les nazis en mai 1938, il est déporté dans les camps de concentration de Dachau puis, après les accords de Munich, de Buchenwald. Libéré en mai 1939, il émigre aux États-Unis, et débarque alors « sans un sou », avec un besoin important de trouver un travail salarié[3]. Son expérience des camps de concentration sera une des clés de ses théories psychanalytiques, il écrira sur les phénomènes psychologiques à l'œuvre, selon lui, au sein des camps de détention, entre les prisonniers et leurs tortionnaires et publie en 1943 Comportement individuel et comportement de masse dans les situations extrêmes dont la lecture fut rendue obligatoire par le général Eisenhower à tout officier des états-majors américains en Allemagne[4][source insuffisante]. Cette étude fut complétée plus tard pour en faire un livre : Le Cœur Conscient.[réf. souhaitée]

Bettelheim fut aux États-Unis l'un des plus éminents et ardents défenseurs du livre Eichmann à Jérusalem[5] de la philosophe Hannah Arendt[6][source insuffisante].

Ayant perdu sa femme et redoutant la dégradation de sa santé, il se suicide le en enfermant sa tête dans un sac en plastique ; il a 86 ans. Peu après, une polémique se développe, concernant sa réelle compétence de psychanalyste.[réf. souhaitée]

Aperçu de ses idées[modifier | modifier le code]

Bruno Bettelheim considère que l'angoisse est l'élément central de la psychose de l'enfant. Il détecte dans les troubles comportementaux des enfants de l'École orthogénique des carences affectives et l'angoisse de la mort. Sa thérapie se fonde sur la construction d'un environnement rassurant, matériel et affectif, préalable nécessaire à toute démarche thérapeutique. D'un point de vue purement pédagogique, Bettelheim rejoint en cela des idées développées par A. S. Neill à l'École de Summerhill. Il insiste sur l'idée que, quels que soient les symptômes manifestés par les patients, ils sont la meilleure réponse que ceux-ci aient trouvée à leur angoisse.

Il expose ses recherches dans de nombreux ouvrages dont plusieurs connurent un grand retentissement dont La Forteresse vide, qui aborde les problèmes de l'autisme encore peu connus à l'époque, et Psychanalyse des contes de fées dans lequel il montre comment ces textes transmis de génération en génération répondent de façon précise aux angoisses du jeune enfant. Le roi et la reine sont une image inconsciente des « bons » parents, comme la marâtre, la sorcière, l'ogre, font partie des fantasmes de l'enfant qui voit en ses parents, parfois non plus les « bonnes images », mais celle de parents méchants et frustrants.

En 1974, une suite d’émissions télévisés est réalisée par Daniel Karlin. Elle est publiée en 1975 sous le titre de « Un autre regard sur la folie » et servira à le faire connaitre en France[7].

Autisme[modifier | modifier le code]

Psychanalysé par le praticien viennois Richard Sterba, Bruno Bettelheim se pose à la fois comme un fidèle des idées freudiennes et comme un éducateur[réf. nécessaire]. Il professe que, sans fondement organique démontré, l'autisme peut être réceptif à la psychothérapie. De son expérience des camps, il a acquis la conviction que sans une pédagogie centrée sur un milieu voué à l'écoute de l'enfant, de ses angoisses et besoins, aucun enfant perturbé ne peut trouver les bases sur lesquelles construire une personnalité harmonieuse. Les camps de concentration ayant été pensés pour anéantir le moi, un environnement stable, lisible et positif pourrait à l'inverse créer les conditions favorables à son édification.

Bruno Bettelheim reprend le terme et le concept de « mère réfrigérateur » (« refrigerator mother »)[8] de Leo Kanner[source insuffisante] créateur de la notion moderne d'autisme. Alors que Kanner défendait l'idée d'une cause innée de l'autisme, revenant à une approche plus médicale, Bettelheim reprend l’expression pour orienter les thérapeutes vers l'idée d'une cause acquise et relative aux parents.[réf. souhaitée]

Cependant sa conception de l’étiologie de l’autisme ne cesse d’osciller entre deux positions contradictoires[Interprétation personnelle ?]. D’une part, il cite Anna Freud et commente « Heureusement, les psychanalystes commencent à dénoncer le spectre de la mère rejetante »[9], il affirme « ce n’est pas l’attitude maternelle qui produit l’autisme, mais la réaction spontanée de l’enfant à cette attitude »[9]. Bruno Bettelheim ajoute que « ce serait […] commettre une lourde erreur que de prétendre qu’un parent désire créer, chez son enfant, une chose comme l’autisme »[9] ou encore « bien que les attitudes de la mère devant le retrait de son enfant soient capitales, nous ne pouvons pas en déduire qu’elles l’ont provoqué »[9] ; cependant il écrit par ailleurs : « tout au long de ce livre je soutiens que le facteur qui précipite l'enfant dans l'autisme infantile est le désir de ses parents qu'il n'existe pas »[9]. C'est surtout cette dernière prise de position qui a été retenue et considérée comme une condamnation des parents. Pourtant, là encore, sa pensée est plus nuancée que ce qui en est en général rapporté[Interprétation personnelle ?] : " même si on devait découvrir un jour, écrit-il, que la contribution des parents est vraiment primordiale, il n'en resterait pas moins que ces parents se sont comportés ainsi parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement. Ils ont eu plus que leur part de souffrance avec cet enfant. Les culpabiliser ajouterait certainement à leur malheur et n'aiderait certainement personne"[9].

Les théories de Bettelheim concernant l'implication des parents dans la genèse de l'autisme sont aujourd'hui contestées, y compris par certains psychanalystes. Ainsi, en 2012, la psychanalyste Marie-Christine Laznik avance : « Bettelheim était complètement à côté de la plaque. Les mères n'ont rien à voir avec l'origine de l'autisme »[10]. Au reste, du vivant même de Bettelheim, beaucoup de psychanalystes affirmaient ne pas partager ses thèses concernant l'étiologie de l'autisme. Contrairement à l’hypothèse d’un désir pathogène de la mère, M. Malher soutient dès les années 1970 que le traitement de l’enfant autiste passe par la mise en place d’un « principe maternant »[11], de sorte que dans sa pratique la mère et le psychanalyste sont associés dans le travail avec l’enfant. Le thérapeute, précise-t-elle, fonctionne comme un « catalyseur », et il « encourage prudemment, mais continuellement », une « redécouverte de la mère »[11]. Frances Tustin, psychanalyste britannique, formée à la prestigieuse Tavistock Clinic de Londres, publie entre 1972 et 1990 quatre ouvrages qui ont formé pour une grande part l’approche psychanalytique de l’autisme – en particulier celle diffusée dans les Instituts et les Écoles. Sa condamnation de la thèse de Bettelheim sur les parents nocifs est sans ambiguïté. Kanner, écrit-elle en 1986, a lancé une mode bien regrettable en caractérisant les mères d’autistes comme « froides et intellectuelles ». « Depuis qu’il a dit cela, on s’est constamment renvoyé des expressions comme « mères réfrigérantes pour parler d’elles. Je ne souscris pas à ce point de vue. […] Je suis convaincue qu’il y a quelque chose dans la nature de l’enfant qui le prédispose à l’autisme »[12]. Quatre ans plus tard, elle insiste sur ce point. « Il me semble, écrit-elle, que la plupart des théories sur l’autisme n’insistent pas assez sur les propensions innées des êtres humains ». Elle cite les propos d’une psychologue australienne, avec laquelle elle déclare se trouver en plein accord, « en tant que psychologue ayant travaillé avec des enfants autistes et leurs parents pendant douze ans, je n’ai trouvé aucun rapport entre l’état de ces enfants et le manque d’amour des parents. En fait, certains des parents les plus attentionnés que j’ai rencontrés sont précisément ceux qui se trouvent avoir un enfant autiste »[13]. Dès 1981, elle soulignait qu’il fallait se garder de « mettre systématiquement en cause les soins nourriciers », elle ajoutait qu’il était difficile de « faire la part des facteurs organiques, métaboliques, psychologiques », aussi lui paraissait-il déjà « regrettable que les tenants des thèses psychodynamiques et ceux des thèses organicistes se situent dans des camps opposés et aboient les uns contre les autres »[14].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Expérience et éducation, Armand Colin éd., Paris 1968 (1965)
  • La Forteresse vide, NRF Gallimard éd., Paris, 1969 (1967)
  • L'Amour ne suffit pas, Fleurus éd., Paris 1970 (1950)
  • Les Enfants du rêve, Robert Laffont éd., Paris, 1971 (1969)
  • Les Évadés de la vie, Fleurus éd., Paris 1971 (1955)
  • Les Blessures symboliques, NRF Galimard éd., Paris 1971 (1954)
  • Le Cœur conscient, Robert Laffont éd., Paris, 1972 (1960)
  • Dialogue avec les mères, Robert Laffont éd., Paris, 1973 (1962)
  • Jeunesse à l'abandon, Privat éd., Paris 1973 (1965)
  • Un lieu où renaître, Robert Laffont éd., Paris, 1975 (1974)
  • Enfance et société, Delachaux et Niestlé éd., Paris 1976 (1950)
  • Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont éd., Paris, 1976 (1976) rééd.1999: (ISBN 2-266-09578-1)
  • Survivre, Robert Laffont éd., Paris, 1979, rééd.1999: (ISBN 2-266-09578-1)
  • La Lecture et l'enfant, Robert Laffont éd., Paris, 1983 (1982): (ISBN 2-221-00982-7)
  • Freud et l'âme humaine, Robert Laffont éd., Paris, 1984 (1983)
  • Pour être des parents acceptables, Robert Laffont éd., Paris, 1988 (1987)
  • Le Poids d'une vie, Robert Laffont éd., Paris, 1991 (1990)

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, la personnalité et l’œuvre de Bettelheim sont soumises à des controverses. « Sa théorie sur les liens entre l’indifférence de la mère et l’autisme est considérée comme dépassée »[15]. D'après Patrick Zimmermann, cité par Richard Pollak dans Le Livre noir de la psychanalyse, il est décrit par certains comme « psychanalyste autodidacte[16] ».

Biographie critique de Richard Pollak[modifier | modifier le code]

D'après l'enquête de son biographe Richard Pollak, qui le qualifie d'« imposteur », Bruno Bettelheim a régulièrement menti dans son curriculum vitæ et à propos de ses titres universitaires durant les années 1940, notamment en prétendant être diplômé en psychologie ; le contexte de la Seconde Guerre mondiale rend très difficile toute vérification des faits[17]. Au début des années 1940, alors qu'il commence à se faire connaître et enseigne à l'université de Chicago, ses propos ne sont pas remis en cause[17]. Il assure avoir été libéré de Buchenwald par Eleanor Roosevelt, alors que rien ne le corrobore[18]. Il affirme aussi avoir connu Sigmund Freud et avoir suivi des enfants autistes à Vienne, là aussi sans que rien ne permette de le confirmer[19].

D'après Pollak, les administrateurs de l'université de Chicago sont rassurés par son récit selon lequel il s'est occupé d'une enfant autiste à Vienne, et lui confient en 1944 la direction de l'école orthogénique[19]. Il obtient la direction de cette école dédiée aux enfants émotionnellement perturbés, dont certains sont diagnostiqués comme psychotiques ou autistes. Avec son équipe, il travaille dès lors à obtenir la guérison de l'autisme grâce à la psychanalyse, un objectif qui ne sera en réalité jamais atteint[19].

Maltraitance et escroquerie[modifier | modifier le code]

Dans leur chapitre intitulé « Distinguer la science de la pseudoscience », Mary E. MacDonald et la Pr Florence D. Digennaro Reed citent Bruno Bettelheim en tant qu'auteur et propagateur d'une causalité pseudoscientifique de l'autisme, elle-même à l'origine de grandes souffrances pour les enfants autistes et leur famille[20]. Ces théories ont en effet mené à des « parentectomies », via le placement des enfants[20],[21]. D'après le Dr. Bruce A. Thyer et Monica Pignotti, qui citent sa théorie psychodynamique parmi d'autres théories pseudoscientifiques des troubles du neurodéveloppement, Bettelheim avance le chiffre de 85 % de réussites de son école orthogénique, sans s'appuyer sur la moindre étude[21].

Dans l'article du Washington Post du 26 août 1990, d’anciens patients et des membres de son personnel dénoncent sa brutalité et les mauvais traitements qu'il leur infligeait. Les entretiens de deux anciens patients et du frère d'un autre patient décrivent un tyran aux idées rigides, incapable d'autocritique, maltraitant ses patients. Plusieurs associations de parents d'enfants handicapés s’appuient sur ces témoignages pour promouvoir d'autres méthodes thérapeutiques[22].

En 1998, Richard Pollak, frère d'un autiste « soigné » par Bettelheim, l'accuse d'être un escroc manipulateur, mythomane et despotique, disposant de puissants soutiens financiers et médiatiques pour réduire ses détracteurs au silence[23]. Nina Sutton, biographe de Bettelheim, conteste ces accusations et donne ses propres arguments concernant la position de Richard Pollak[24].

Plagiats[modifier | modifier le code]

Des éléments de la biographie de Bruno Bettelheim et de ses résultats ont été contestés[25] (et déconstruction de cette critique, note précédente) par Richard Pollak, journaliste, frère d'un ancien patient de l’École orthogénique.

Psychanalyse des contes de fées a été dénoncé par l'anthropologue Alan Dundes comme un plagiat de A Psychiatric Study of Myths and Fairy Tales: their origin, meaning, and usefulness (1974) de Julius Heuscher. Psychanalyse des contes de fées est de ton comme de contenu très similaire au premier, cependant Julius E. Heuscher affirme qu’il ne croit pas au plagiat délibéré mais plutôt au concours de circonstances[26],[27],[28]. Alan Dundes, lui-même auteur de livres sur le sujet des mythes, reproche à Bettelheim de ne pas citer les auteurs auxquels il emprunte éventuellement thèmes ou idées[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pollak 2005, p. 534.
  2. Pollak 2005, p. 536-537.
  3. Pollak 2005, p. 535.
  4. "Survivre" Bruno Bettelheim
  5. Eichmann in Jerusalem. A Report On The Banalisation Of Crime. The Viking Press 1963
  6. The New Republic 20 juillet 1963
  7. Pamela Tytell, « Bettelheim Bruno - (1903-1990) », Encyclopædia Universalis, consulté le 13 juin 2013. Lire en ligne
  8. Jacques Hochmann : Histoire de l'autisme", Ed. O. Jacob., 2009, (ISBN 2738121535)
  9. a b c d e et f Bruno Bettelheim, La forteresse vide, Paris., Gallimard., 1969., p. 101, p. 102, p. 103, p. 174, p. 171, p. 500, p. 495.
  10. Autisme : la neurobiologie discrédite la psychanalyse, Martine Perez, Damien Mascret, Le Figaro.fr, 9 février 2012
  11. a et b Margaret Malher, Psychose infantile, Paris, Payot, , p. 185 et p. 178
  12. Frances Tustin, Le trou noir de la psyché, Paris., Seuil., , p. 49
  13. Frances Tustin, Autisme et protection, Paris., Seuil., , p. 25
  14. Frances Tustin, Les états autistiques chez l'enfant, Paris., Seuil., , p. 32.
  15. Biographie, L'Encyclopédie de L'Agora.
  16. «The clinicat thoughts of Bruno Bettelheim : a critical historical review, in Milieu therapy : significant issues and innovative applications.» de Patrick Zimmerman, éditions Goldsmith and Sanders, New York, Haworth press, 1993, p. 28 (cité en français par Richard Pollak. "Bettelheim l'imposteur" dans « Le livre noir de la psychanalyse ». éditions les arènes, Paris, 2005, pages : 533–548) .
  17. a et b Pollak 2005, p. 534-536.
  18. Pollak 2005, p. 536.
  19. a b et c Pollak 2005, p. 537.
  20. a et b (en) Sam Goldstein et Sally Ozonoff, Assessment of Autism Spectrum Disorder, Second Edition, Guilford Publications, (ISBN 978-1-4625-3310-7, lire en ligne), p. 423.
  21. a et b (en) Dr Bruce A. Thyer et Monica Pignotti, Science and Pseudoscience in Social Work Practice, Springer Publishing Company, (ISBN 978-0-8261-7768-1, lire en ligne), p. 202.
  22. ouvrage collectif Le Livre noir de la psychanalyse, éd. Les Arènes, 2005
  23. Autisme: la psychanalyse touche-t-elle le fond?, Peggy Sastre, slate.fr, 26 mai 2012
  24. « Bettelheim: pourquoi cette haine ? », sur libération.fr
  25. « Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe. Une biographie » Richard Pollak, traduction d’Agnès Fonbonne. Les Empêcheurs de penser en rond, Le Seuil, 2003
  26. (en) Judy Anderson, Plagiarism, Copyright Violation and Other Thefts of Intellectual Property : an annotated bibliography with a lengthy introduction, Jefferson NC, McFarland, , 201 p. (ISBN 0-7864-0463-9), p. 4
  27. (en) Robert Gottlieb, Lives and Letters, New-York, Farrar, Straus & Giroux, , 448 p. (ISBN 978-0-374-29882-1), p. 31
  28. Harold Julius Noah, Max A. Eckstein, Fraud and Education : The Worm in the Apple
  29. (en) « Bettelheim Accused Of Plagiarizing Book », sur chicagotribune.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patricia León et Ramón Menéndez, « Ce qui reste de Bruno Bettelheim », Psychanalyse, no 15,‎ , p. 91-99 (lire en ligne)
  • Geneviève Jurgensen, La Folie des autres, Robert Laffont éd., Paris, 1974. Témoignage de la seule éducatrice française ayant travaillé à l'École orthogénique avec Bruno Bettelheim
  • Stephen Eliot, La Métamorphose : Mes treize années chez Bruno Bettelheim, Bayard éd., Paris 2002.
  • Nina Sutton, Bruno Bettelheim, une vie, coll. Pluriel, Hachette Littératures, Paris 1996. Biographie
  • Rudolf Ekstein (1994) : Mein Freund Bruno (1903–1990). Wie ich mich an ihn erinnere. In : Kaufhold, Roland (ed.) (1994): Annäherung an Bruno Bettelheim. Mainz (Grünewald): 87–94.
  • Ernst Federn (1994), Bruno Bettelheim und das Überleben im Konzentrationslager. In: Kaufhold, Roland (ed.) (1999): Ernst Federn: Versuche zur Psychologie des Terrors. Gießen (Psychosozial-Verlag): 105–108.
  • David James Fisher, Psychoanalytische Kulturkritik und die Seele des Menschen. Essays über Bruno Bettelheim (coauteur : Roland Kaufhold), Gießen (Psychosozial-Verlag)
  • David James Fisher : Le suicide d'un survivant in Nouvelle Revue de Psychanalyse, no 43, 1991, (ISBN 2-07-072345-3)
    • David James Fisher et Bruno Bettelheim : L'ultime conversation,
    • François Gantheret : L'accusation.
  • Jacques Hochmann, « De l’autisme de Kanner au spectre autistique », in Perspectives Psy, 2017/1 (Vol. 56), p. 11-18, DOI : 10.1051/ppsy/2017561011, [lire en ligne]
  • Roland Kaufhold (Ed.), Annäherung an Bruno Bettelheim. Mainz, 1994 (Grünewald)
  • Roland Kaufhold, Bettelheim, Ekstein, Federn: Impulse für die psychoanalytisch-pädagogische Bewegung. Gießen, 2001 (Psychosozial-Verlag).
  • [Pollak 2003] Richard Pollak (trad. Agnès Fonbonne), Bruno Bettelheim ou la fabrication d'un mythe, Paris, Les empêcheurs de penser en rond / Autisme France Diffusion, , 525 p. (ISBN 2846710511 et 978-2846710510)
  • [Pollak 2005] Richard Pollak, « Bettelheim l’imposteur », dans Le Livre noir de la psychanalyse, Les Arènes, (lire en ligne), p. 533-548
  • [Severson et Aune] Katherine DeMaria Severson, Denise Jodlowski et James Anrt Aune, « Bruno Bettelheim, Autism, and the Rhetoric of Scientic Authority », dans Autism and Representation, (ISBN 9780203935088, DOI 10.4324/9780203935088-8, présentation en ligne, lire en ligne).
  • Pamela Tytell, « Bettelheim Bruno (1903-1990) », sur www.universalis.fr (consulté le )

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