Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Académie de Lyon et Belles-lettres.
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon
Image illustrative de l'article Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon
Blason de Lyon
Nom original Société littéraire
Fondation 1700
Discipline archéologie, arts, histoire de l’art, histoire, littérature et sciences
Pays France
Ville Lyon
Langue Français
Affiliation Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts et Comité des travaux historiques et scientifiques
Site web www.ac-lyon.frVoir et modifier les données sur Wikidata

L’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon est une institution intellectuelle lyonnaise, une société savante créée en 1700.

Anciennes tentatives et fondation[modifier | modifier le code]

Lyon ne possède pas d'université, et à plusieurs reprises, voit ses autorités essayer de développer un lieu de culture dans leur ville. La précédente tentative la plus notable est un groupe nommé Athenaeum Lugdunense restitutum au XVIe, qui a cependant fait long feu[1].

Les fondateurs sont sept Lyonnais qui souhaitaient se réunir pour disserter des sciences et des lettres :

  • Claude Brossette, avocat et échevin lyonnais, administrateur de l’Hôtel-Dieu ;
  • Laurent Dugas, président de la Cour des Monnaies ;
  • Camille Falconnet, futur médecin consultant de Louis XIV et membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres ;
  • Antoine de Serre, conseiller à la cour des monnaies de Lyon ;
  • Louis de Puget, naturaliste ;
  • le père Jean de Saint-Bonnet , professeur au collège de la Trinité ;
  • Thomas Bernard Fellon.

Historique[modifier | modifier le code]

Vie sous l'ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1704, de nouvelles personnalités prennent part aux réunions : Charles Cheynet (ou Cheinet), président de la Cour des Monnaies, Dominique de Colonia, Nicolas Mahudel et Pierre Aubert.

En 1713, d’autres Lyonnais, conduits par Jean-Pierre Christin, avec Nicolas Bergiron et Ferdinand Delamonce créent une académie qui deviendra la « Société royale des beaux-arts » qui organise des concerts et comprend aussi une classe de physique et une classe de mathématiques.

En 1717, l’archevêque François Paul de Neufville de Villeroy met une salle de son palais, proche de la cathédrale St Jean, à la disposition de l’académie. Tout au long du XVIIIe siècle, de nombreuses personnalités, comme l'abbé Pernetti, et plus tard le jeune Nicolas François de Neufchâteau rejoignent l'académie.

Vie à l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Médaille de récompense de la fondation Jean Chazière par Oscar Roty

Comme toutes les autres sociétés savantes, l’Académie est dissoute en 1793. Elle renaît en 1800, par la volonté du préfet Verninac de Saint-Maur, sous le nom d’« Athénée », avant de reprendre son titre dès 1802.

Elle sera reconnue d’utilité publique par ordonnance royale en 1839, puis par décret le .

L’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon est à l'origine de la Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts, qui, sous l’égide de l’Institut de France, regroupe vingt-huit académies provinciales.

En 1879, le lyonnais Jean Chazière (1821-1885) crée la fondation Jean Chazière qui lègue par testament à l'Académie la somme de 230.000 francs. Avec les revenus de cette somme, l'Académie devait encourager les sciences, l'histoire, la littérature, les beaux-arts, la poésie et l'archéologie et récompenser les actes remarquables de vertu et d’héroïsme.

Elle donne régulièrement au Palais Saint-Jean de Lyon des conférences auxquelles le public peut assister, en compagnie des académiciens, et décerne des prix scientifiques (prix Jean Thibaud, prix Platet-Mathieu, prix Chermette Mouratille, prix Arloing-Courmont-Institut Pasteur), des prix de bienfaisance (Fonds Rosa) et des prix littéraires (Jeux floraux) de manière intermittente. Les prix sont proclamés au cours des dernières séances publiques précédant les vacances d'été, c'est-à-dire fin juin et les vacances de Noël, c'est-à-dire en décembre. Les candidats ayant obtenu un prix ou une mention sont informés personnellement par l'académie et invités à la séance de proclamation. Les prix et mentions sont ensuite publiés dans la presse lyonnaise et sur les sites internet.

Domaines d'étude[modifier | modifier le code]

L’académie est spécialisée dans les études sur

Elle publie annuellement les Mémoires de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon et toute une série de publications thématiques dont dernièrement un Dictionnaire historique qui regroupe des notices biographiques et bibliographiques sur les 824 académiciens répertoriés depuis 1700. Ce dernier travail s'appuie sur les nombreux manuscrits qu'elle conserve depuis le début du XVIIIe siècle.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)
  • Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Stéphane Bachès, 2009, Lyon, p. 20, (ISBN 978-2-915266-65-8)
  • Louis David (dir.), Trois siècles d'histoire lyonnaise - L'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon 1700-2000, Lyon : Éd.Lyonnaises d'art et d'histoire, 2000, 477 p.
  • Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4 avenue Adolphe Max , 69005-Lyon), 2017, 1 369 p.


Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Historique de Lyon, p. 20

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]