Adolescence

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Adolescents à Oslo, Norvège.
Adolescents polonais.

L'adolescence (du latin adolescere : 'grandir') est une phase du développement humain physique et mental qui se produit pendant la période de la puberté jusqu'à l'âge adulte.

Âge de la vie[modifier | modifier le code]

L'adolescence est un des âges de la vie décrits dans des écrits très anciens. Les âges de la vie sont souvent présents dans la littérature médiévale mais ils varient beaucoup, de trois à douze étapes, le nombre de sept est le plus souvent utilisé au Moyen Âge tardif. Les premiers âges de la vie distinguent[1] :

- infantia : les 7 premières années de la vie (cf. nouveau-né, nourrisson, petite enfance)

- pueritia : de 7 ans à 12 ans pour les filles, de 7 à 14 ans pour les garçons. Les enfants doivent être éduqués, par leur père pour les garçons, par leur mère pour les filles ; les enfants débutent aux côtés de leur parent leur apprentissage du métier

- adolescentia : le jeune de 14 ans à 21 ans ou au milieu de la vingtaine

- inventus : du milieu de la vingtaine vers 50 ans (cf. adulte, adulescence).

Au Moyen Âge, en occident, les jeunes à 14 ans quittent leur foyer pour aller en apprentissage ou pour aller servir dans d'autres maisons. Or au XIXe siècle, avec l'industrialisation, des proportions de plus en plus grandes d'adolescents restent au domicile familial et vont travailler pour soutenir financièrement leur famille, jusqu'à l'âge de leur mariage. Au XXe siècle, les progrès dans la protection des enfants et des jeunes, et la mise en place de scolarité obligatoire et l'augmentation de la durée de scolarisation a consolidé ce phénomène : les jeunes restent désormais au domicile familial de longues années après la fin de leur enfance. Sur le plan social et psychologique, ce phénomène place les adolescents dans une situation nouvelle, celle de dépendance financière envers leurs parents (rendue possible par la baisse de la natalité et la hausse de la qualité de la vie avec des logements plus spacieux en particulier). Toute la dynamique familiale en est modifiée[2]. L'adolescence pose alors de nouveaux problèmes et en particulier de nouveaux types de conflits ou de relations avec les parents et avec les frères et sœurs plus jeunes[3].

À quel âge commence et se termine l'adolescence ? Le début de l'adolescence est associé à la puberté, est un processus enclenché par des hormones dont le calendrier varie beaucoup d'une personne à une autre. Le processus pubertaire commence plus tôt chez la fille que chez le garçon. En France par exemple, la puberté démarre vers 11 ans chez les filles, 14 chez les garçons.La puberté peut être précoce ou tardive en raison de différents facteurs. Une puberté précoce peut être observée à partir de 8 ans chez les filles et 10 ans chez les garçons[4]. Cet âge varie selon le climat, le génome et la densité de population[4]. Elle démarre plus tôt dans les régions tropicales et méditerranéennes (9-11 ans), et plus tard dans les régions nordiques (14-17 ans) tandis que les régions tempérées la connaissent de 11 à 13 ans[5],[6],[7]. Enfin, la puberté démarre plus tôt en ville qu'à la campagne[7].

Cependant l'adolescence n'est pas seulement un changement dans la maturation sexuelle. De nombreux autres changements prennent place, sous l'effet des changements hormonaux : physiologiques, psychologiques, sociaux[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la population mondiale des adolescents (10 à 24 ans inclus) est évaluée à 1,8 milliards, la plus large population adolescente que le monde ait jamais connu[9]. En 2015, utilisant des critères d'âge différents (10 à 19 ans), l'Organisation Mondiale de la Santé évalue le nombre d'adolescents à 1,2 milliards, soit une personne sur six[10].

Changements physiologiques et hormonaux[modifier | modifier le code]

Photo du torse d'un adolescent. Suite à la puberté, la forme ressemble à celle d'un homme adulte

Puberté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Puberté.

La puberté est un phénomène enclenché par le système endocrinien et procède en deux étapes : l'adrénarche (maturation des glandes surrénales) et la gonadarche quelques années plus tard (la maturation des glandes sexuelles)[11].

Une étape majeure de la puberté pour les hommes est la sémenarche : la première éjaculation, qui se produit, en moyenne, vers 13 ans[12],[11]. Pour les femmes, c'est la ménarche : l'apparition de la menstruation, qui se produit, en moyenne, entre 12 et 13 ans[13],[14],[15],[16]. Cependant, les changements physiques et hormonaux commencent avant cet événement, vers l'âge de 8 ans lorsque les glandes surrénales produisent des taux d'hormones androgènes de plus en plus élevés et le développement se poursuit alors progressivement[16],[17].

Ainsi, les seins de la jeune fille sont au stade 3 de l'échelle de Tanner lorsque les premières règles sont observées[16]. L'échelle de Tanner décrit les modifications physiques des caractères sexuels secondaires qui ont lieu pendant la puberté et décrites par les cinq stades de Tanner nommés d'après le pédiatre britannique James Tanner qui a mis au point le système de catégorisation.

Les caractéristiques sexuelles primaires sont celles qui sont directement liées aux organes du système reproducteur[11].

Les changements dans les caractéristiques sexuelles secondaires comprennent tous les changements qui ne sont pas directement liés à la reproduction sexuelle. Chez les garçons, ces changements impliquent l'apparition de poils pubiens, de pilosité sur le visage et le corps, la mue de la voix, la rugosité de la peau autour de la partie supérieure des bras et des cuisses, et un développement accru des glandes sudoripares. Chez les femmes, les changements sexuels secondaires sont le développement des seins, l'élargissement des hanches, le développement de pilosité du pubis et des aisselles[11].

Le garçon et la fille peuvent connaître l'acné, qui correspond à la sécrétion de sébum par le corps, suite aux processus hormonaux.

Les changements hormonaux peuvent aussi expliquer en partie l'émotivité accrue et les changements d'humeur des adolescents, comme la détresse, l'hostilité, ou des symptômes de dépression qui augmentent au fur et à mesure que la puberté progresse[11].

Pic de croissance physique[modifier | modifier le code]

Augmentation de la taille moyenne par mois chez les filles (rouge) et les garçons (bleu) : la poussée de croissance pubertaire est plus précoce chez les filles (États-Unis, 2011).
Les extrémités grandissent plus vite.

La poussée de croissance est une augmentation rapide de la hauteur et de poids au cours de la puberté, résultant de la diffusion simultanée d'hormones de croissance, des hormones thyroïdiennes, et les androgènes.

La poussée de croissance commence chez les filles, entre 9 ans et demie et 14 ans et demie (vers 10 ans en moyenne) et dure deux années. Elle commence plus tard pour les garçons, vers 10 et 16 ans (avec une moyenne de 12 ou 13 ans). Pour cette raison, les filles ont tendance à être plus grandes et plus fortes que les garçons entre 11 et 13 ans[18].

Au cours du pic de vitesse de croissance (le moment où la croissance est la plus rapide), les adolescents grandissent à un taux de croissance à peu près identique à celle d'un très jeune enfant : environ 10.3 cm pour les jeunes hommes et 9 cm pour les jeunes filles sur un an[19].

Les filles ont généralement atteint leur développement physique vers les âges de 15-17 ans, alors que les garçons terminent leur puberté vers 16-17 ans[20]. Toute augmentation de la taille au-delà de la période post-pubertaire est rare.

L'accélération de la croissance dans les différentes parties du corps se produit à des moments différents, mais pour tous les adolescents, l'ordre de la séquence est assez régulier. En premier lieu se développent les extrémités (la tête, les mains et les pieds), suivies des bras et des jambes, puis le torse et les épaules[21]. Cette croissance non uniforme est une des raisons pour lesquelles un corps d'adolescent peut sembler mal proportionné.

À la fin de la puberté, les extrémités des os longs se ferment au cours du processus appelé épiphyse. Il peut y avoir des différences ethniques dans ces changements squelettiques, ce qui peut expliquer des risques différents de développer de l'ostéoporose ou de souffrir de fractures osseuses au cours du vieillissement[22].

Une autre série d'importants changements physiques au cours de la puberté concerne la distribution de la graisse corporelle et la masse musculaire. Les adolescents font également l'expérience d'une augmentation significative du poids (Marshall, 1978). Le gain de poids pendant l'adolescence constitue près de la moitié de son poids corporel adulte. Les jeunes, adolescents ou jeunes adultes, peuvent continuer à gagner en croissance musculaire naturelle, même après la puberté.

Ce processus est différent pour les femmes et les hommes. Avant la puberté, il n'y a presque pas de différence entre les sexes concernant la répartition de la graisse et des muscles. Au cours de la puberté, les garçons prennent de la masse musculaire beaucoup plus vite que les filles, bien que les deux sexes fassent l'expérience d'un rapide développement musculaire. Si les deux sexes voient leur graisse corporelle augmenter, l'augmentation est beaucoup plus importante pour les filles. L'augmentation de la masse graisseuse pour les filles débute dans les années qui précèdent la puberté. Le rapport entre les muscles et la graisse chez les garçons post-pubères est d'environ trois sur un, alors que pour les filles, il est d'environ cinq sur quatre. Cette différence peut expliquer en partie les différences entre les sexes en performance sportive[23].

Le développement pubertaire affecte également les systèmes circulatoire et respiratoire : le cœur et les poumons de l'adolescent augmentent en taille et en capacité. Ces changements conduisent à une augmentation de la force et de la tolérance à l'exercice physique. Les différences sexuelles sont apparentes car les hommes ont tendance à développer de "plus grands cœur et poumons, une plus haute pression artérielle systolique, une fréquence cardiaque au repos plus basse, une plus grande capacité de transport de l'oxygène dans le sang, un plus grand pouvoir de neutralisation des produits chimiques issus de l'exercice musculaire, des taux plus élevés d'hémoglobine et plus de globules rouges"[24].

Des facteurs culturels ou environnementaux peuvent influencer certaines de ces différences observées. Par exemple, il a été observé que des filles réduisent leur activité physique d'environ 50% pendant la pré adolescence[25],[26]. Elles sont plus à risque que les garçons de recevoir une nutrition inadéquate qui, souvent, le manque de micronutriments importants, tels que le fer[27].

Mortalité[modifier | modifier le code]

Globalement, dans tous les pays, riches comme pauvres, la première cause de mortalité des adolescents n'est pas infectieuse mais a des origines sociales, évitables et accidentelles[28],[29],[10]. Une revue de question des études de 1985 à 2004 incluant les adolescents et jeunes adultes de 10 à 25 ans indique qu'à l'échelle mondiale, les premières causes de mortalité sont les blessures involontaires, suivi des homicides, guerres et violences interpersonnelles[28]. En 2015, la première cause de décès des adolescents sur le plan mondial est l'accident de la circulation[10].

En 2009, une revue de question indique que les blessures volontaires et involontaires sont responsables de deux morts sur cinq chez les jeunes, globalement. La mortalité est beaucoup plus élevée dans les pays les plus pauvres : en 2004, sur un total de de 2,6 million de décès chez des adolescents et jeunes adultes (10 à 24 ans), 97% des décès touchent l'Afrique sub-saharienne et l'Asie du Sud-Est[30]. Cette étude indique que, sur le plan mondial, chez les filles, la maternité est responsable d'une large part des décès (15%) du fait des complications de grossesse, avortements ou accouchements. Le Sida et la tuberculose sont responsables de 11% des décès globalement. Chez les jeunes hommes, les accidents de la route expliquent 15% des décès (6% chez les femmes), la violence 12%. Le suicide est responsable de 6% des décès[30].

Au Québec, les accidents de la route représentent la première cause de mortalité des personnes de 15 à 24 ans[29]. Le suicide est la seconde cause de mortalité des 15-19 ans au Québec (213 morts en 2005 par exemple)[29]. Le suicide des jeunes touche trois fois plus les garçons que les filles, il touche cinq à sept fois plus les jeunes issus de nations "Premières Nations" en particulier les Inuits, et il touche beaucoup plus les régions peu peuplées que les régions urbaines[29].

Santé et morbidité[modifier | modifier le code]

Selon une enquête de l'Organisation Mondiale de la Santé menée en 2000, une large majorité des adolescents se considèrent en bonne santé dans les pays occidentaux[31],[32]. Cependant, bon nombre d'entre eux souffrent de maux de tête, de dos, d'estomac, de nervosité, de fatigue, et se sentent seuls ou déprimés[31].

Les problèmes de santé à l'adolescence diffèrent grandement de ceux de la petite enfance. Il s'agit moins de combattre les maladies infectieuses que de soigner ou prévenir les blessures et les comportements à risque[33].

Sommeil[modifier | modifier le code]

Le manque de sommeil est un problème très répandu chez les adolescents : la durée du sommeil et la qualité du sommeil sont affectées[34],[35]. Ce phénomène peut entraîner des troubles d'insomnie dans la vie adulte. Chez l'adolescent, le manque de sommeil augmente les troubles scolaires en diminuant la motivation, l'attention et en augmentant l'irritabilité. La somnolence est à l'origine de nombreux accidents de la route chez les 16-29 ans[36].

Les troubles du sommeil de l'adolescent sont dus aux activités du soir, mais aussi à des rythmes biologiques qui changent pendant l'adolescence : la mélatonine est sécrétée plus tard dans la nuit après la puberté[36].

Alimentation[modifier | modifier le code]

L'obésité et l'embonpoint sont des principaux risques de malnutrition touchant l'adolescent. L'épidémie d'obésité progresse et est associée à de nombreuses maladies en particulier l'augmentation du diabète de type II à des âges de plus en plus jeunes[37]. Les déficits en micronutriments, appelés parfois la « faim cachée » ou « faim invisible », affectent également beaucoup de jeunes. Elle a pour origine une nutrition trop pauvre en fruits et légumes et trop riches en produits gras et glucides, ou parfois peut résulter d'habitudes alimentaires excluant certains groupes d'aliments (comme le végétalisme).

Des troubles du comportement alimentaire liés aux préoccupations avec l'image corporelle et l'insatisfaction de son image corporelle peuvent s'installer durant l'adolescence et peuvent mener à l'anorexie mentale ou de la boulimie[38].

Santé mentale, dépression et comportements à risque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Psychologie de l'adolescent.

Les comportements à risque (la conduite sur la route, la consommation d'alcool et de drogues, la violence, les rapports sexuels non protégés, etc.) sont les premières causes de mortalité des adolescents dans le monde. Le sentiment de solitude et la dépression constituent également un facteur de risque important, les suicides constituant également une cause élevée de décès[10].

Changement émotionnels et cognitifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Psychologie de l'adolescent.

Sous l'effet des hormones, le cerveau adolescent connaît de grands changements dont les conséquences sont d'ordre affectif et cognitif. La pensée de l'adolescent se transforme : il devient capable de raisonner de manière plus abstraite et plus complexe ce qui permet à son jugement moral de progresser énormément. L'adolescent possède ainsi des outils mentaux qui lui permettent de faire des choix et un sens critique qui l'amène parfois à remettre en cause les lois ou règles adultes. Les pulsions sexuelles deviennent de plus en plus fréquentes et intenses. Les relations avec ses pairs prennent une grande l'importance. Cependant, l'adolescence est aussi marquée par un sentiment d'invulnérabilité qui augmente les conduites à risque et peut exposer l'adolescent à de nouveaux dangers[39].

Relations sexuelles et amoureuses[modifier | modifier le code]

Cf. Psychologie de l'adolescent ou l'article en anglais sur la Sexualité à l'adolescence (en).

Culture et cultures jeunes[modifier | modifier le code]

Japonaises gyaru à Tokyo

Certaines caractéristiques du développement de l'adolescent sont plus ancrées dans la culture que dans la biologie humaine ou dans les structures cognitives. La culture est définie comme « l'héritage symbolique et comportemental reçu du passé qui fournit un cadre communautaire à ce qui est valorisé »[40]. La culture est apprise et socialement partagée et touche tous les aspects de la vie d'une personne[41]. Les responsabilités sociales, l'expression sexuelle, ou encore les croyances, sont des exemples de ce qui peut varier en fonction de la culture.

En outre, les caractéristiques distinctives de la jeunesse, comme l'habillement, la musique, l'utilisation des médias, l'emploi, l'art, la nourriture et les boissons, les loisirs et la langue parlée et écrite, tout cela constitue une culture jeune.

La culture n'est pas seulement liée à la nation ou l'ethnie. De nombreuses cultures, ou sous-cultures, sont présentes à l'intérieur d'un pays et d'un groupe ethnique. Pour éviter l'ethnocentrisme, les chercheurs doivent veiller à ne pas définir le rôle de la culture dans l'adolescence en fonction de leurs propres biais culturels[42].

Devoir et responsabilités sociales[modifier | modifier le code]

Le skateboard comme activité de loisir (São Paulo).

Le mode de vie d'un adolescent dans une culture donnée est profondément influencé par les rôles et les responsabilités qu'il est supposé doit assumer, en particulier ses responsabilités familiales. Par exemple, on attend des adolescents qu'ils contribuent de manière significative aux tâches ménagères et responsabilités familiales dans certaines cultures[43]. Les tâches ménagères peuvent être décrites selon qu'elles concernent l'individu lui-même ou la famille. Ces tâches diffèrent non seulement selon les cultures, mais selon les âges de l'adolescent, et selon les familles[44]. Des recherches montrent que la participation de l'adolescent aux tâches et routines familiales a une influence positive sur le développement de l'adolescent, le sentiment d'estime de soi, et les soins et le souci des autres[43].

Certaines cultures attendent aussi des adolescents la participation aux responsabilités financières. Selon des spécialistes de l'économie familiale et de l'éducation financière, les adolescents développent de bonnes habiletés à gérer leurs argent par la pratique de l'épargne de la dépense et par la planification de futurs objectifs économiques[45]. Les différences entre les familles dans la répartition des responsabilités financières ou de l'octroi d'argent de poche peut être le reflet de différences dans les conditions sociales, les processus intrafamiliaux, qui eux-mêmes sont influencés par les normes et les valeurs culturelles, ainsi que par le secteur commercial et l'économie de marché d'une société donnée[46]. Par exemple, dans de nombreux pays en développement, il est commun, pour des raisons économiques, que l'adolescent doive quitter l'école et commencer à travailler[47].

L'adolescence marque le début de l'entrée dans la vie active pour de nombreux jeunes ; toutefois, le nombre d'adolescents dans la population active baisse avec l'augmentation de l'accessibilité et de la perception de l'importance de l'enseignement supérieur. Par exemple, en Chine, 50% des jeunes de 16 ans étaient employés en 1980, mais cette proportion a baissé pour atteindre 25% en 1990[48].

La quantité de temps que les adolescents passent sur le travail et les activités de loisirs varie grandement d'une culture à une autre en fonction des normes et attentes culturelles, ainsi que de divers facteurs socio-économiques. Les adolescents américains passent moins de temps à l'école ou au travail et plus de temps dans des activités de loisirs (sports, rencontres, prendre soin de leur apparence, etc.) que ne le font les adolescents dans de nombreux autres pays[49].

Utilisation des médias[modifier | modifier le code]

Exposition aux médias basés sur écran[modifier | modifier le code]

Adolescents, smombies (zombies du téléphone) ou phubbers (snobs par téléphone) ?

En raison de nouvelles technologies apparues au cours de la dernière décennie, les adolescents on accès à des médias de plus en plus nombreux lors de l'utilisation des ordinateurs, des téléphones portables, des jeux vidéo, en plus de médias nés au XXe siècle (baladeur, télévision). Il s'agit de médias basés sur écran et certains auteurs parlent de « culture de l'écran »[50],[51].

En France, une enquête menée en 1997 indique que tous les enfants et adolescents regardent fréquemment la télévision quels que soient leur âge, bien que les adolescents de 15/17 ans la regarde plus longuement (en soirée). À partir de 12 ans, les jeunes écoutent beaucoup plus de musique (cassettes, CD, radio, etc) ; l'intérêt pour la musique et le temps passé à écouter de la musique augmente encore à 15/17 ans : 72% des 15/17 ans écoutent des CD ou cassettes quotidiennement et la musique vient en tête des sujets qui les intéressent le plus et dont ils discutent le plus avec leurs amis. Les jeux vidéo voient une utilisation maximale durant les jeunes années adolescentes (21% d'utilisation quotidienne chez les 9/11 ans, 22% chez les 12/14 ans) et semblent décliner ensuite (12% chez les 15/17 ans). Les 15/17 ans diffèrent des plus jeunes adolescents quant à l'importance de leur communication avec leurs pairs : les rencontres, les sorties, les appels téléphoniques, les messages, prennent beaucoup d'importance. À cet âge, la lecture de livres diminue au profit de la lecture de magazines[51].

Le résultat le plus consensuel dans la recherche est que l'utilisation d'Internet encourage la sédentarité ce qui a un effet négatif sur l'activité physique des adolescents[52],[53]. La sédentarité est liée au temps passé sur internet ; or la sédentarité de l'adolescent est associée au surpoids ainsi qu'à des problèmes mentaux, en particulier la dépression[54].

Image du corps idéalisée et insatisfaction corporelle[modifier | modifier le code]

Les adolescents sont exposés à des taux croissants d'images de marketing, par de multiples médias (journaux, télévision, internet). Or les campagnes de marketing ainsi que les industries du loisir exposent surtout des représentations idéalisées (et souvent irréalistes) de la beauté. Cette surexposition est à l'origine d'une forte montée de l'insatisfaction avec sa propre image, son apparence : l'insatisfaction corporelle. Chez les adolescents, l'insatisfaction corporelle est souvent associée au poids, à une faible estime de soi, et des régimes alimentaires ou choix alimentaires atypiques. Bien que la pression sociale et médiatique soit plus forte concernant l'apparence des filles, les garçons sont également touchés négativement par ces images de corps idéalisés[55],[56].

L'effet des médias sur l'insatisfaction corporelle chez les adolescents est très étudiée par les scientifiques. Une méta-analyse de 77 études indique que les effets négatifs de l'exposition aux medias sur l'image de soi chez la femmes sont significatifs et de tailles faible à modérée[57].

Risques et bénéfices liés aux réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, les sites de réseau social ont proliféré. Une grande proportion des adolescents les utilisent régulièrement. En 2012 aux États-Unis, une enquête sur 251 lycées rapporte que 73% des 12-17 ans déclarent avoir au moins un profil sur un réseau social[58]. Soixante-huit pourcent des adolescents envoient des messages tous les jours ; 51% visitent un site de réseau social quotidiennement et 11% envoient ou reçoivent un tweet au moins une fois tous les jours. De nombreux adolescents ont une activité lourde : 23% utilisent au moins deux différents types de médias sociaux chaque jour[59].

L'utilisation des technologies de réseau et de communication électronique affecte les adolescents dans leur développement social. Une revue de question conclue en 2015 que "les adolescents manquent de stratégies pour faire face à la cyberintimidation, qui est toujours associée à un risque accru de dépression."[60]

Certaines recherches suggèrent qu'il existe aussi des aspects positifs à la communication sur Internet : elle rapproche les amis et est bénéfique aux adolescents socialement anxieux pour qui l'interaction en ligne est plus facile que l'interaction face-à-face[61].

Une étude sur six pays Européens suggère que ce sont surtout les plus jeunes adolescents qui sont à risque de développer des problèmes mentaux par un usage trop intensif des réseaux sociaux, tandis que les adolescents plus âgés sont plus susceptibles de profiter des bénéfices de ces réseaux sur leur socialisation[62].

Droit[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Pendant fort longtemps, l'adolescence n'a été envisagée que comme "minorité", doublée d'un volet répressif, notamment contre les pulsions sexuelles, avec des réponses comme l'enfermement, les règlements scolaires, un droit totalement soumis à la puissance paternelle, maintenue le plus tardivement possible [63].[réf. insuffisante]

Code napoléonien[modifier | modifier le code]

Le code civil napoléonien n'accorde aucun droit sauf l'engagement militaire : l'adolescent ne peut sortir de chez lui, on peut décacheter, lire et retenir son courrier. La famille peut lui interdire toute fréquentation (sauf les grands-parents), lui imposer une orientation professionnelle ou scolaire et lui interdire de faire des études, sa famille choisit sa religion.[réf. nécessaire] Pendant des décennies[Quand ?], la majorité pénale est à 16 ans. Cette tutelle et ce statut juridique durait jusqu'à 21 ans.[réf. nécessaire]

Malgré le passage de la puissance paternelle à l'autorité parentale (1970) et la majorité à 18 ans (1974) ces dispositions n'ont jamais vraiment été nettoyées du code civil français[non neutre]. L'engagement militaire sans autorisation parentale reste à 17 ans.

Droits de l'enfant[modifier | modifier le code]

Seule la Convention Internationale des Droits de l'Enfant met fin progressivement à ces dispositions depuis le 20 novembre 1989. Cette convention est censée, selon un arrêt de la Cour de Cassation du 18 mai 2005, s'appliquer directement en France de façon exécutoire. Le code français civil a ajouté : "Les parents associent l'enfant aux décisions qui le concernent selon son âge et son degré de maturité", ce qui ne donne aucun véritable recours solide en cas, par exemple, d'orientation scolaire forcée par la famille.[réf. nécessaire]

Revendications sociales et légales[modifier | modifier le code]

Une association - usant du droit associatif accordé aux lycéens depuis 1991 - et revendique une pré-majorité, statut juridique adapté aux adolescents, existant dans de nombreux pays européens et du monde[64].

En Suisse[modifier | modifier le code]

En effet, le code civil suisse, depuis 1907, délivre progressivement des droits [évasif] entre 12 et 21 ans.[réf. nécessaire]

En Angleterre[modifier | modifier le code]

En Angleterre, la Common Law d'origine médiévale ne fixe pas de véritable limite d'âge et accorde une capacité à agir à toute personne censée avoir discernement[65].[réf. insuffisante]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne et en Angleterre, les élèves peuvent refuser de jure leur inscription dans une école privée confessionnelle et disposent d'une pré-majorité religieuse (respectivement 14 et 12 ans). En Autriche, en Allemagne du Nord et dans un canton suisse (le Glarus), le vote est abaissé à 16 ans en plus d'autres dispositions. On retrouve des dispositions similaires en Argentine, en Équateur, en Asie centrale... l'Italie, en revanche, semble avoir gardé un droit très conservateur en la matière.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Enfance et Âges de la vie.

Rites de transition vers l'âge adulte et célébrations[modifier | modifier le code]

Une définition large de l'adolescence est le passage de l'enfance à l'âge adulte (en). Selon Hogan & Pierre (1986), cette transition peut inclure des marqueurs tels que la sortie de l'école, le démarrage d'un travail à temps plein, de départ du domicile familial, le mariage, et le fait de devenir parent. La durée de cette transition varie considérablement en fonction de la culture. Dans les pays économiquement affluents, l'adolescence peut durer près d'une décennie dans les classes moyennes et supérieures. Mais ailleurs, la transition est plus courte.

Les religions et leurs coutumes marquent souvent l'entrée dans l'âge de la maturité par des cérémonies et rites de passage. Dans certaines sociétés, les cérémonies d'initiation sont accompagnées par des marques physiques, changement de vêtements, tatouages ou scarifications. Souvent, les rites sont uniquement symboliques et les cérémonies sont l'occasion de célébrations dans la famille élargie et dans la communauté religieuse.

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L'entrée dans l'adolescence peut être marquée par des traditions locales autour de l'âge de 15 et 16 ans : la Quinceañeras ou « Fête des 15 ans » dans des pays d'Amérique Latine et dans les Caraïbes), les Sweet Sixteen (fête des 16 ans en Amérique du nord), les bals des débutantes, etc. Les régions du nord de l'Europe ont développé Cérémonies non religieuses de passage à l'âge adulte (en), comme la Jungendweihe en Allemagne (à 13 ans), ou des camps de jeunesse.

Les bals de promotion, les anniversaires (à l'âge de la majorité ou à 20 ans) revêtent aussi une importance spéciale et font souvent l'objet de célébrations.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hugh Cunningham, Children and Childhood in Western Society since 1500, London et New York, Routledge Taylor and Francis Group, , 2e éd. (1re éd. 1995), 238 p. (ISBN 9780582784536), p. 26-36
  2. (en) Hugh Cunningham, Children and Childhood in Western Society since 1500, London et New York, Routledge Taylor and Francis Group, , 2e éd. (1re éd. 1995), 238 p. (ISBN 9780582784536), p. 90-97.
  3. (en) Hugh Cunningham, Children and Childhood in Western Society since 1500, London et New York, Routledge Taylor and Francis Group, , 2e éd. (1re éd. 1995), 238 p. (ISBN 9780582784536), p. 183-194
  4. a et b Alain Braconnier et Daniel Marcelli, L'adolescence aux mille visages (ISBN 2-7381-0546-7, lire en ligne)
  5. (en) Rigon F, Bianchin L, Bernasconi S, Bona G, Perissinotto E et al., « Update on age at menarche in Italy: toward the leveling off of the secular trend », J Adolesc Health, vol. 46, no 3,‎ , p. 238-44. (PMID 20159500, DOI 10.1016/j.jadohealth.2009.07.009) modifier
  6. (en) Yvonne Lee et Dennis Styne, « Influences on the onset and tempo of puberty in human beings and implications for adolescent psychological development », Horm Behav, vol. 64, no 2,‎ , p. 250-61. (PMID 23998669, DOI 10.1016/j.yhbeh.2013.03.014) modifier
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]